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 Un après-midi pluvieux et un piano - Ivana

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MessageSujet: Un après-midi pluvieux et un piano - Ivana Ven 29 Oct - 20:28

Il avait plu toute la semaine. Scarlett aimait la pluie, mais elle empêchait toute sortie. Depuis plusieurs jours, les élèves de Poudlard n'avaient pu sortir, et même si elle aimait le calme, et être à l'intérieur, bien au chaud, Scarlett commençait à s'ennuyer. Après avoir lut deux fois Romeo et Juliette, fait ses devoirs pour les deux semaines à venir et avoir rangé son armoire, sa chambre, sa valise, Scarlett se rendit dans la Salle Commune, et s'effondra dans un fauteuil, et essaya de faire une sieste.

Cependant, l'agitation présente, le bruit de la pluie frappant les carreaux, le manque de chauffage et une désagréable odeur de chou l'empêcha de fermer l'oeil. Pestant intérieurement contre le groupe de petites filles qui faisaient un exposé sur les licornes et faisaient plus de bruit qu'un troupeau d'éléphants en déplaçant leurs chaises, Scarlett remonta dans son dortoir, enfila un pull par-dessus sa chemise, et sortit de la Salle Commune. Curieusement, elle n'était pas fatiguée, et n'avait pas envie de dormir. Maintenant qu'elle était debout, elle était bien réveillée, aussi, elle décida de faire une petite balade dans les couloirs déserts du château.

Ne connaissant pas trop la partie haute du château, elle monta dans les étages, s'éloignant de la tour dans laquelle se trouvait sa Salle Commune. Au sixième étage, elle le savait, se trouvait le Salon de détente, mais au septième étage... Elle n'y était jamais allée, cependant, elle avait entendu parler d'une salle qui apparaîtrait sur demande, avec ce que l'on voulait à l'intérieur : livres, canapés, terrains de Quidditch ou dressing géant, tout, tout était possible dans cette salle. Scarlett monta alors au dernier étage du château. On lui avait raconté que la porte de cette salle n'était pas visible, mais qu'elle apparaissait quand on passait plusieurs fois devant l'endroit où elle devait être.

Elle n'avait aucune idée d'où cette salle se trouvait, mais elle savait qu'elle était sur un mur vierge. Se baladant dans les couloirs, elle soupirait à chaque fois qu'elle voyait un mur avec un tableau, une lampe, une fenêtre. Finalement, au bout de quinze minutes de recherche intensive, Scarlett trouva le-dit mur vierge. Elle ne savait pas si c'était celui-là, mais c'était le seul vierge de tout l'étage. Elle inspira un grand coup, puis passa trois fois devant le mur, en pensant "Une salle pour me distraire, une salle pour me distraire, une salle pour me distraire"...

Tout d'un coup, la porte apparut. C'était une porte comme les autres, en bois, et si Scarlett n'avait pas su que c'était là la Salle sur Demande, elle serait passé devant le mur sans se retourner. Elle sourit de satisfaction, puis s'avança vers la porte. Elle retroussa ses manches, puis posa sa main tremblante sur la poignée dorée de la porte. Elle la tourna, et la porte s'entrouvrit. Scarlett la poussa de la main gauche, et entra.

C'était une salle assez simple. Plutôt grande, et lumineuse. Il y avait de grandes fenêtres, et au-dehors, il faisait beau. Les murs en boiseries étaient peints avec une peinture beige, le sol était un parquet en chêne. Au milieu de la salle trônait un immense piano à queue en bois noir verni, et Scarlett ne put s'empêcher de sourire. Elle poussa la porte derrière elle, sans la fermer complètement. Elle s'approcha du piano, effleura le bois du bout des doigts, puis s'assit sur le petit siège devant le clavier. Elle posa ses doigts sur les touches en ivoire, et commença à improviser un morceau.

Elle n'avait pas fait attention à la porte entrouverte, et ne s'était pas rendue compte que la musique du piano s'entendait hors de la salle... Et qu'elle ne tarderait pas à attirer quelqu'un vers elle.

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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 10/10/2010
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MessageSujet: Re: Un après-midi pluvieux et un piano - Ivana Lun 1 Nov - 3:14

    Cela faisait quelques semaines qu’Ivana vivait en territoire britannique, quelques semaines qu’elle avait vécues quasi-exclusivement entre les murs de Poudlard. Non pas qu’elle souffrait d’être enfermée –le domaine était immense !, mais elle s’était attendu à être dépaysée, à être surprise par des us farfelus et des coutumes étranges. Au lieu de quoi, elle s’était très vite fait aux murs lézardés et aux uniformes standardisés de sa nouvelle école.
    Si les premiers jours avaient été fabuleux, à découvrir le plafond enchanté de la Grande Salle ou la salle commune chaleureuse des Poufsouffle, le mois d’octobre s’était simplement écoulé de façon… plaisante. Il s’était écoulé lentement, sans qu’elle ait à se plaindre de l’ennui ou qu’elle ait à s’émerveiller encore devant quelque bizarrerie. Le bilan était neutre. Juste neutre. Et cela ne lui déplaisait pas foncièrement ! simplement, elle aurait, peut-être, aimé être encore surprise.
    Etudier à Poudlard se révélait être agréable. La concurrence entre les maisons semblait à Ivana saine et stimulante ; les professeurs étaient souriants, les locaux charmants. Elle ne s’était pas encore tout à fait intégrée parmi ses camarades. Si son anglais était très bon et sa compréhension parfaite, elle avait du mal à s’exprimer de façon fluide. En classe, elle était très contrariée quand certains termes techniques lui échappaient encore même si elle finissait par s'y retrouver. Non, la barrière de la langue n’était pas celle qui empêchait à Ivana de se faire des amis. Elle était appréciée mais manifestement, elle était de trop. Les personnes avec qui elle partageait sa chambre et ses repas se connaissaient déjà depuis six ans, se côtoyaient chaque jour de l’année scolaire et il était naturel qu’elles soient soudées par de profondes amitiés. Elle, elle venait d’arriver et elle n’avait été qu’un temps –très court, au demeurant, l’objet de toutes les curiosités. On lui avait posé mille questions, on s’était étonné devant sa marque de shampoing, on avait inspecté ce qu’elle cachait derrière ses oreilles, on avait voulu soulever sa jupe… Plein de trucs bizarres, donc. Puis on l’avait laissée, avant même qu’elle ait compris que c’était elle qu’on appelait « la nouvelle ».
    La solitude ne déplaisait pas à Ivana, même si elle s’installait pour longtemps. Toutefois, elle admettait sans embarras qu’il était plus facile d’en jouir à Durmstrang, où tous se lorgnent et renâclent. Et certainement plus accommodant. A Poudlard, par contre, Ivana tenait tant bien que mal dans une bulle, terne et au silence assourdissant, qui se réduisait progressivement et la contraignait à un exercice de contorsion virtuose. Pour le moment, ça ne la dérangeait pas plus qu’un minuscule caillou dans son mocassin. Mais elle avait conscience de cette faiblesse et de l’importance qu’elle prenait et cela la tourmentait.
    Elle balaya la salle du regard et observa sous ses yeux inexpressifs des troisième année en train d’étudier ensemble, des première année en train de chuchoter furieusement et la complicité de quelques étudiants plus âgés, qui, semble-t-il, fomentaient quelque mauvais coup. Aucune amertume dans le cœur d’Ivana. Simplement une désagréable sensation de malaise. Elle se leva soudainement –aucune réaction dans la salle commune, et quitta d’un pas léger la pièce. Elle n’était faite ni pour languir, ni pour soupirer. Elle n’avait aucune idée d’où aller –elle se repérait dans le château depuis une ou deux semaines seulement et seulement pour les trajets simples ; mais elle avait décidé de se mettre en quête d’un désœuvrement plus productif.
    Elle laissa son pied leste et son instinct de chasseresse la guider. Quand elle s’aperçut qu’elle était au sixième étage et qu’elle se dirigeait de toute évidence vers la Salle de Détente, elle retint un juron. Oui, elle avait déjà fait les devoirs qu’elle avait à faire mais elle se refusait à paresser sur un sofa ou un gros fauteuil, fussent-t-ils les plus profonds, les plus confortables, les plus… moelleux !
    Ivanka… Reprends-toi !

    Et pour se remettre les idées en ordre, elle fonça droit vers les escaliers et les monta quatre à quatre ! Elle n’était pas une fainéante ! elle sentait bien que l’ombre du spleen menaçait de l’engloutir et elle refusait de se laisser prendre. Elle arriva donc au septième étage, qu’elle n’avait jamais eu le plaisir de visiter. Et pour cause ! la salle commune des Poufsouffle n’était qu’au premier étage. Quant aux tours qu’elle empruntait pour accéder à certaines salles de classe, Ivana prenait le trajet qui ne communiquait pas avec les étages. Ce n’est pas clair ? Tant pis. Aux oubliettes !
    Elle était sur le point d’enchaîner avec un sprint vers l’étage suivant mais elle perçut ce qui ressemblait à la mélodie de… non. Peut-être le château avait-il été conçu pour accompagner la vie de cette musique d’ambiance originale ? Non, c’était un morceau inédit, qu’elle ne connaissait pas. Il y avait quelques maladresses. C’était incontestablement quelque chose de nouveau, d’embryonnaire.
    Elle s’approcha prudemment de ce qui semblait être la source de la musique, qui n’était pas assez diffuse pour être un enchantement. Elle finit par découvrir la salle depuis laquelle le pianiste faisait jouer ses doigts. Elle le guetta un instant, à travers la fente de la porte entrouverte et fut surprise par la longue chevelure blonde de la musicienne. Non pas parce qu’elle était blonde ni parce qu’elle était femme (bien qu’Ivana convenait que c’était là de bien lourds désavantages pour bien commencer une vie). Non, c’était parce qu’elle était jeune et Ivana était toujours émue devant les jeunes talents (, vous comprenez (: ?)
    Ivana n’était pas musicienne mais elle s’y connaissait un peu… Son grand frère, Lavrenti, avait pris des cours de batterie quand il vivait encore à la maison et Afinoguen et Milla faisaient du piano. Elle leur avait fait réviser leur solfège, elle avait appris avec eux l’histoire de la musique. Et elle-même possédait un très bel instrument : ses cordes vocales (C’est-y pas beau Surprised ?) Quoiqu’il en soit, elle s’y connaissait suffisamment pour repérer les maladresses, pour qualifier le style de la musicienne et surtout, pour reconnaître que c’était là une très prometteuse composition.
    Ivana, le plus discrètement qu’elle put, entra dans la salle. Tout en écoutant la Gryffondor –Ivana avait appris à qualifier les gens dont elle ignorait le nom par leur maison (c’était une métonymie pittoresque et un instrument sociétal de premier ordre dans la communauté poudlardienne), elle apprécia les dimensions de la salle, sa décoration et, enfin, le piano qui trônait et derrière lequel la fille siégeait. Ivana ressentait le respect auguste du profane pour un art dont il ignore la profondeur et les mécanismes. Alors, comme pour accroître la tension de cette atmosphère particulièrement propice à l’explosion musicale qui rythmait les battements cardiaques d’Ivana, elle ferma la porte derrière elle, sans se retourner mais…
    La poignée fit du bruit et la porte claqua. Oh !


HJ | JOYEUX HALLOWEEN !!
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MessageSujet: Re: Un après-midi pluvieux et un piano - Ivana Jeu 30 Déc - 5:23

HJ | Désolée du retard ♪

Le bruit de la porte se fermant brusquement tira Scarlett de sa rêverie. En effet, la Serdaigle était partie au pays des Bisounours, et elle ne pensait plus à rien qu'à la musique qu'elle faisait avec le piano. Ses doigts couraient sur le clavier sans même qu'elle les regarde, et d'ailleurs, sans même en être consciente, Scarlett avait fermé les yeux. Elle ne faisait plus attention à rien, n'entendait plus que sa musique, rien que sa musique, et rien d'autre n'était important à ses yeux. C'était la première fois qu'elle improvisait un morceau aussi long. D'habitude, ils duraient entre cinq et dix minutes, pas plus, car elle était vite à cours d'idées, et même un morceau improvisé sans idée ne ressemble à rien. Cependant, cette fois, elle en avait, des idées, et cela devait bien faire vingt minutes qu'elle jouait.

C'est pourquoi le bruit de la porte claquant contre le battant la fit sursauter brusquement, produisant avec son piano un son horrible. La jeune fille de Serdaigle se retourna, vexée d'avoir été stoppée dans un élan de génie, et dévisagea la nouvelle venue. Blonde, l'air un peu perdue et plus étonnée encore que Scarlett que la porte ait claqué, le visage de la jeune fille n'était pas familier à Scarlett, même si elle était sûre de l'avoir déjà vue une ou deux fois depuis le début de l'année. Elle creusa dans sa mémoire, mais ne trouvant rien, elle demanda à la jeune fille :

- Qui es-tu ? d'un ton mi-interrogateur, mi-méprisant. C'était vrai, même si elle ne manifestait pas de haine apparente contre les gens qu'elle ne connaissait pas, cette jeune Poufsouffle - elle était à peu près sûre que c'était une Poufsouffle, allez savoir pourquoi, certainement son air perdu et son visage un peu naïf - l'avait dérangée alors qu'elle était en plein travail, alors que pour une fois, elle aurait pu qualifier son morceau de "intéressant" et pas de "nul" comme d'habitude. Oui, Scarlett pensait souvent que son travail était mauvais... C'est pourquoi elle était en perpétuelle quête de perfection. Perfection qu'elle espérait bientôt atteindre.

Mais juste après avoir posé sa question, le nom de la jeune fille lui revint en tête... Oui, c'était bien Ivana Lubika - ou quelque chose dans ce genre, elle ne la connaissait pas plus que ça - ; cette fille qui débarquait tout droit de... D'où, déjà ? De Durmstrang, d'apèrs les souvenirs de Scarlett. Oui, c'était ça. La jeune fille était arrivée alors qu'elle était en sixième année. Ca ne s'était jamais vu à Poudlard, elle devait être la première à qui cela arrivait. On l'avait longtemps regardée comme une "chose" bizarre, débarquée d'on ne sait où, et finalement, quand on s'était aperçu qu'elle était une fille de tout ce qu'il y a de plus quelconque, on l'avait laissée tranquille. Si son ascension vers le centre de l'attention de tout Poudlard avait été fulgurante, sa chute vers les "gens normaux" de Poudlard l'avait été tout autant. Aujourd'hui, quand on la croisait dans les couloirs, on passait à côté d'elle sans la remarquer, on la bousculait sans s'excuser, elle était redevenue une élève lambda. Peut-être n'était-ce d'ailleurs pas plus mal pour elle ?
Scarlett, avant de laisser le temps à Ivana de répondre, reprit :

- Tu es Ivana Lubinjka... Non ? Désolée si j'écorche ton nom, mais il est un peu difficile à prononcer. Elle avait dit cela d'une voix plus douce, moins sèche que tout à l'heure. Elle continua : Qu'est-ce que tu faisais ici au juste ? Sa question avait l'air innocente, mais Scarlett l'avait camouflée sous un ton gentil, amical, alors qu'en fait, elle en voulait à Ivana d'être venue pendant qu'elle jouait, de l'avoir espionnée... Car Scarlett s'était en effet sentie espionnée par la Poufsouffle. Par exemple, elle, Scarlett Grant, ne se serait jamais permis de l'écouter si ça avait été Ivana au piano... Ou alors, elle aurait été plus discrète, en évitant de claquer la porte. Par exemple.

Mais avec tout cela, Scarlett en oubliait les politesses ! Vu la tête que faisait Ivana, elle ne devait pas la connaître. Rien d'étonnant à cela, elle était nouvelle à Poudlard. L'espace d'un instant, Scarlett se demanda si Ivana s'était bien intégrée, si elle avait réussi à se faire des amis. C'était toujours difficile, elle le savait... Et puis, la réputation d'Ivana de "chose bizarre" n'avait rien arrangé à tout cela. Mais au final, est-ce que le fait qu'une fille qu'elle ne connaissait pas ait des amies ou non intéressait Scarlett ? Pas vraiment. Cependant, le silence devenait pesant, Ivana ne disant rien, aussi, elle pensa qu'il serait bien qu'elle se présente :

- Excuse-moi, je ne me suis pas présentée, dit-elle en se levant de son piano. Elle se rapprocha d'Ivana, et reprit : Je m'appelle Scarlett Grant, je suis en sixième année à Serdaigle. Tout en disant cela, elle lui avait serré la main. C'était trop formel, un peu ridicule. Tant pis. Puis, dans un élan de curiosité, Scarlett demanda à Ivana : Est-ce que... Est-ce que tu as aimé ? Je veux dire, le piano. Tu en joues ? Ou... d'un autre instrument ? Ivana se terrait dans son mutisme, et tout à coup, Scarlett fut saisit d'un horrible doute : Tu... Tu comprends l'anglais, au moins ?



HJ | C'est court et mauvais, désolée u_u


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MessageSujet: Re: Un après-midi pluvieux et un piano - Ivana

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Un après-midi pluvieux et un piano - Ivana

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