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 Ton humanité ? Elle me dégoûte. | Melody Stanford » TERMINE

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MessageSujet: Ton humanité ? Elle me dégoûte. | Melody Stanford » TERMINE Mar 28 Sep - 21:03

    L'air était humide, comme chargé des milliers de larmes versées cette dernière semaine, et lorsque Maximus passa la porte du hall du Département de la Justice Magique, il ne s'aperçut pas tout de suite qu'il n'était plus dehors, où la pluie tombait à torrents, mais à l'intérieur. De toute façon, la teneur en eau de l'air n'y était que pour peu, puisque l'esprit du Ministre était obnubilé par les derniers évènements. Deux morts. Un blessé grave, handicapé à vie. Un responsable. Un prisonnier.
    Le Ministre poussa plusieurs portes sans regarder où il allait. Le véritable labyrinthe souterrain qu'étaient les différents niveaux du Ministère lui était progressivement devenu familier. Droite. Gauche. Encore à droite. Peu à peu les torches accrochées aux murs de pierre diffusaient une lumière moins vive, comme ternie. Max pénétrait dans un lieu sordide. Un lieu du Ministère que seules les personnes haut placées connaissaient. Un lieu qu'il valait mieux après tout ne pas connaître.
    Mais il n'avait pas le choix. Il avait assisté à l'arrestation du suspect, maintenant il devait assister à l'interrogatoire. Non pas que cela lui fusse un plaisir véritable - non, il n'aimait pas voir les autres souffrir, même, il détestait cela - , mais il se devait d'y assister. Cet... individu avait assassiné froidement deux de ses hommes. Deux de ses amis. Et en avait handicapé un troisième. Un homme qui ne demandait qu'à vivre une vie normale. Une vie de bien. Une vie d'homme bien.
    Tournant une dernière fois à droite, Max tenta d'extirper de son esprit les souvenirs de ses deux enfants. Ils étaient certainement à l'école. Tout allait très bien pour eux. "Tout ? Oh, non, Maximus. Tout ne va pas bien du tout. Leur mère est morte et comme leur père est trop lâche pour les élever, c'est leur oncle qui s'en charge..." Cobb secoua la tête. Ça suffit. ÇA SUFFIT.
    La porte qui se trouvait devant lui était énorme, cerclée de fer, avec une énorme serrure qu'un alohomora ne désamorcerait pas le moins du monde. Maximus posa sa main sur un renfoncement prévu à cette partie et la lourde porte bascula sur ses gonds avant de s'ouvrir en grand pour le laisser entrer.
    A l'intérieur, tout était sombre. Tellement sombre que les yeux de Max mirent un peu de temps avant de s'accoutumer à la pénombre. Enfin, il perçut des ombres et des silhouettes. La porte derrière lui se ferma brutalement et quelqu'un alluma une torche d'un coup de baguette.
    Tout s'éclaira.
    La pièce était grande, circulaire. Au centre se trouvait une chaise dont les bras et les pieds étaient munis de chaînes. Sur cette chaise se trouvait un homme au teint cireux, d'environ le même âge que Max. Ses bras et ses pieds étaient entravés... L'assassin.
    Autour de lui, plusieurs personnes étaient debout. Melody Stanford, son assistante. Elle le regardait d'un air lourd de sens. Ses yeux étaient rouges. Sans doute avait-elle pleuré la mort de ses deux amis, mais sa tenue était aussi impeccable qu'à l'ordinaire, malgré les circonstances. Rufus était également là. Ainsi que Croupton.
    Cobb les salua d'un rapide signe de tête. Fixant le prisonnier d'un air mauvais, il s'avança vers eux.

    - Où en est l'interrogatoire ?

    Croupton lissa sa robe et répliqua d'un air très sérieux :

    - Il allait commencer.

    Il claqua des doigts et deux aurors sortirent de la pénombre pour aller se placer aux côtés du prisonnier. L'homme se mit à se tordre de douleur sur sa chaise. Un Doloris informulé... L'homme gémissait. Cobb détourna le regard. C'était inhumain... Mais cette ordure ne le méritait-elle pas? Ses yeux se posèrent soudain sur Melody. Elle le regardait comme si il était un monstre. Mais il ne faisait pas stopper le sort... Etait t-il devenu un monstre ?


Dernière édition par Maximus J. Cobb le Ven 24 Déc - 4:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ton humanité ? Elle me dégoûte. | Melody Stanford » TERMINE Mar 28 Sep - 23:24

    Melody était là, le regard dans le vide, elle avait les yeux rougis, rougis d'avoir tant pleuré, rougis par la fatigue. La jeune femme, assistante du ministre, auror et enceinte en faisait sans doutes trop...elle combattait le mal, réglait des affaires, toutes de la plus haute importance, ou presque. Elle ne dormait plus, ses nuits étant mouvementées par des cauchemars incessants, des angoisses, son esprit n'était jamais tranquille. Toujours des questions. Toujours des images horribles. Toujours des souvenirs douloureux. Le pire étant celui de la mort, la mort d'un ami, et même celui d'un ennemi. Car l'un ou l'autre était un être humain. Le problème était que Melody, souvent emportée par la rage ne se contrôlait pas, le vase débordait, la colère la rendait inhumaine, et elle tuait. Pour le bien, mais elle tuait. Et parfois elle aimait ça, mais elle regrettait d'avoir aimé. Et alors les doutes l'assaillaient. C'était un cercle vicieux.

    Elle donnerait bientôt naissance à une fille, et cette enfant, ne méritait-elle pas une vie heureuse ? Ne voudrait-elle pas une mère douce et attentionnée ? Elle l'était, mais elle avait peur. Et elle pensait chaque jour à ça. Et chaque jour les doutes montaient ! Melody ferma les yeux un instant, elle devait se calmer, se calmer. Se raisonner. Elle se mordit la lèvre, l'interrogatoire. Elle ne voulait pas regarder cet homme, celui qui avait tué des amis, des être chers. Elle n'arrivait pas à le regarder, elle n'en avait plus la force, car cet assassin la dégoutait. Et car elle avait de la peine pour lui. Lorsqu'elle voyait ce genre de personne, elle ne pouvait s'empêcher de se demander la cause...la cause de cet effondrement, pourquoi cette envie de tuer ? Pourquoi ce besoin ?! Quand on commence à tuer, on ne peut plus s'arrêter, et ça en devient presque une maladie. Mais pourquoi ? On ne se lève pas un matin en décidant de commettre des meurtres ! Même lointaine, même enfouie, il y a une raison. Melody pouvait être dure, très dure, et cruelle. Mais à l'inverse, elle pouvait être douce, attentionnée et cherchait en chaque personne une part de bien. Sur le terrain, elle ne réfléchissait pas, ne pensait pas, elle n'avait qu'un mot en tête, un but. Réussir. Mais après...après, ce n'était que questions, incertitude.

    La jeune femme serra les poings, sa grossesse la rendait plus fragile, physiquement, mais aussi mentalement. Elle pensait trop et n'aimait pas ça. Un bruit qui lui parut lointain la sortit de ses pensées néfastes. Maximus. Elle le regarda s'avancer. L'interrogatoire allait commencer. A partir de cet instant, le temps s'arrêtait. Melody étouffait déjà. La seule chose qu'elle souhaitait, c'était sortir de cet endroit. Mais elle ne le pouvait pas, elle devait rester, rester et supporter. Du courage, il lui en faudrait.
    Deux aurors arrivèrent, elle repensa à ses deux amis morts à la suite d'une embuscade, elle repensa à Carter, et....NE PAS PENSER. Interrogatoire. Un Doloris informulé, l'homme attaché se tordait de douleur, la jeune femme ne pouvait regarder, c'était trop dur, elle en avait mal au cœur. Maximus détourna lui aussi le regard, mais pourquoi n'arrêtait-il pas ? Pourquoi ?! C'était un assassin, certes, mais pourquoi faire une telle chose. Elle ne le comprenait pas, elle ne le supportait pas, et le ministre, son ami, ne faisait rien pour arrêter. Inhumain, c'était inhumain ! Monstrueux.

    Melody bouillonnait intérieurement, son regard était dur. Il fallait agir, au moins essayer. Un interrogatoire, pas une séance de torture ! Elle regarda l'homme crier, se détourna de cette horrible scène bien rapidement et dit, presque dans un chuchotement :

    "Arrêtez les, Monsieur."

    Elle soutint son regard et ne cilla pas. Son expression était froide mais elle pleurait intérieurement. Se contrôler, c'était crucial. Mais tellement difficile...avait-elle un monstre devant elle ? Elle ne voulait pas le croire, pas lui, pas son ami.
    Que tout ça cesse...que le cauchemar prenne fin...
    ce n'était que le début, et déjà c'en était trop, mais elle...était-elle devenu faible ? Elle pensait de nouveau bien trop, mais au moins, elle était ailleurs, la torture était plus lointaine. Mais elle revenait aussi vite qu'elle avait disparue. Et c'était un choc à chaque fois, une blessure de plus.
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MessageSujet: Re: Ton humanité ? Elle me dégoûte. | Melody Stanford » TERMINE Mer 29 Sep - 19:47

    Et le prisonnier hurlait. Cobb le regarda soudain bien en face, les yeux rivés sur ceux, fermés, de celui qui avait assassiné froidement deux de ses hommes. Méritait-il ce traitement ? Méritait-il cela ? Le méritait t-il ? Le Ministre n'avait pas de réponse, et finalement cela importait peu en l'instant présent. Plus rien ne comptait que la souffrance... La souffrance... Mais méritait t-il de souffrir...?
    Alors Max repensa à ce qui lui permettait de ne pas sombrer, pendant les moments difficiles. Jane. Phil. Son esprit se remplit de leurs odeurs, de leurs rires, de leurs visages. Jane et ses yeux dorés, ses cheveux blonds, Phil et le regard de son père, Phil qui lui ressemblait tellement... Auraient t-ils aimé voir leur père se comporter comme cela ? Auraient t-il approuvé ? Bien sûr que non.
    Perdu dans ses pensées, Max ne vit pas Melody s'approcher de lui insensiblement. La jeune femme enceinte chuchota à son attention :

    - Arrêtez-les, Monsieur.

    Cobb tourna la tête vers elle précipitamment. Melody dans toute son innocence... Il cligna des yeux et regarda autour de lui comme s'il venait de se réveiller, comme s'il était encore dans un rêve. Les cris, Croupton impassible, les aurors... Tout cela était tellement ...

    - Ça suffit, Bartemius.

    Croupton leva la tête vers lui, presque étonné, mais avec un mouvement de baguette, il dit de sa voix grave :

    - Finite incantatum.

    L'homme cessa de hurler et laissa échapper un gémissement soulagé. Cobb se rapprocha de Melody. Il la regarda longuement, les yeux écarquillés. Cette ordure ne méritait pas sa pitié. En aucun cas. S'il s'était trouvé face à elle, il n'aurait pas hésiter à la tuer, elle et l'enfant qu'elle portait. Le Ministre ouvrit la bouche comme pour dire quelque chose, puis se ravisa. Il se rapprocha de l'homme qui haletait, et sans lui accorder un regard, remonta la manche de sa chemise. Sur la peau pâle de son bras s'étalait un tatouage. Une tête de mort. Un serpent. La Marque des Ténèbres, comme ils l'appelaient... Celle qu'ils avaient fait apparaître au dessus des maisons des victimes, à quelques reprises déjà... La Marque. Il était donc bel et bien coupable, bien que cela ne fasse presque plus aucun doute.
    Cobb rabaissa la manche d'un coup sec et ses yeux soudain rencontrèrent ceux du prisonnier.

    - Ces deux hommes que vous avez tué...

    Sa voix était neutre. Neutre mais tellement froide.

    - Ils avaient une famille. Ils ne demandaient qu'à vivre, pas vrai ? Ils avaient des enfants qui sont orphelins... Mais vous... vous, avec votre petite bande... Pour des idées stupides... Vous, vous avez tout simplement décrété qu'ils n'en avaient plus le droit; c'est ça ?

    Le silence du mangemort le mit hors de lui. Sa voix se fit plus forte.

    - Reyjavick... Il ne marchera plus. Jamais plus il n'aura une vie normale. Mais peut-être qu'il ne demandait que cela, lui aussi... Faire son travail... Nourrir sa famille... Peut-être qu'il avait des projets... Des projets, bien sûr , qu'il ne réalisera pas.

    Il abattit d'un seul coup son poing sur le large accoudoir du siège, à quelques millimètres de la main du prisonnier.

    - ET TOUT ÇA A CAUSE DE VOUS !

    Furieux, il se détourna de l'homme et lança d'une voix forte à Melody :

    - Cet homme ne mérite pas votre pitié, Melody. Il ne mérite que de mourir pour ce qu'il a fait !

    Cobb regarda l'homme.

    - Mais il ne va pas mourir. Il ne va pas mourir parce que nous valons mieux que lui... Mais je n'aurais eu aucun scrupule à le tuer. En attendant il va nous donner ce que nous lui demanderons... Cobb tourna la tête vers son adjointe. Melody, qu'avez vous découvert à son sujet ?


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MessageSujet: Re: Ton humanité ? Elle me dégoûte. | Melody Stanford » TERMINE Mer 29 Sep - 23:32

    Enfin....enfin la torture cessa, les cris cessèrent, ce fut un soulagement...un poids en moins même si elle portait encore beaucoup sur ses épaules. Elle regarda l'homme, et le ministre, Maximus. Il la regardait avec de grands yeux, il ouvrit la bouche, voulait-il dire quelque chose ? Il se ravisa. Elle détourna le regard. Il se rapprocha de l'assassin et remonta sa manche. La marque des ténèbres. Melody serra encore plus les poings, un mangemort, évidemment. Elle le savait, s'en doutait, mais ça lui fit un choc. Elle qui haïssait ces...ces êtres humains ? Oui, ils l'étaient...ils l'avaient été, avant d'être animés par cette haine, cette rage qui les avaient fait déraper, qui les avaient rendus monstrueux, inhumain. Mais au fond, ils étaient nés humains. Une fois de plus, tout s'embrouilla dans son esprit. Tout était contradictoire. Elle éprouvait de la haine, mais aussi de la pitié, de la pitié ! De la faiblesse de sa part ? Non. Ce n'était pas ça ! Cette rage...elle la vouait au mal lui même, ceux qui faisaient n'étaient que des objets, des pantins, ils n'avaient plus rien, à part cette voix, à l'intérieur de leur être qui dictait tout, qui les manipulait. Leur cœur ? Il n'était plus que poussière, dévoré par la soif de mort. Leur raison ? Il n'en avait tout simplement plus. Tuer. Voilà ce qu'était leur unique but. Mais pouvait-on leur en vouloir ? Oui, oui, surement...mais si le mal n'avait pas existé, si la haine, la rage, la peur et le désespoir n'étaient qu'illusions, ces personnes là, ces pantins, ces humains vivraient une vie, et non un cauchemar sans fin, qu'ils croient être un rêve. Oh bien sur, on lui disait souvent, pas de bien sans le mal. Pas de bonheur sans malheur. Et c'était vrai. Les épreuves traversées, rendent plus fort. Lorsqu'on se croit au fond du gouffre, la lumière apparait et se transforme alors en espoir. Et alors on remonte, doucement, on se relève et à nouveau on vit. Seulement, pour ces personnes, qui ne cessent de s'enfoncer dans leur souffrance, ces êtres seuls, meurtris, ne peuvent se relever ainsi...car ils ont déjà touchés le fond, et que leurs forces les ayant quittés, ils ne peuvent faire ce si long chemin. Le plus court chemin est donc le moins emprunté, le pire. Le plus facile à atteindre, un rêve, qui se transforme en ce cauchemar sans fin. Leur vie ne devient qu'illusions, ils sont enfermés dans une cage.

    Melody ferma les yeux, non, elle ne cherchait pas à justifier les actes ! Elle voulait simplement...simplement trouver une lueur d'espoir quelque part chez ces êtres morts il y a si longtemps.

    - Ils avaient une famille. Ils ne demandaient qu'à vivre, pas vrai ? Ils avaient des enfants qui sont orphelins... Mais vous... vous, avec votre petite bande... Pour des idées stupides... Vous, vous avez tout simplement décrété qu'ils n'en avaient plus le droit; c'est ça ?

    Elle vit alors l'image de son ami, son visage souriant...ses rires, comme elle, il rayonnait, comme elle, il voulait vivre. Vous avez tout simplement décrété qu'ils n'en avaient plus le droit...ils ne supportaient pas de voir quelqu'un vivre, ils supprimaient ces vies, ne supportant pas leur bonheur. La raison les avaient quittés, mais au fond...au fond, n'auraient-ils pas eux aussi voulu une vie ? Une véritable vie ? Ne regrettaient-ils pas ? Melody essaya de se ressaisir, elle devait se raisonner...elle devait s'avouer à elle même qu'elle haïssait ces monstres, ces tueurs...au moins pour ses amis défunts. C'était dur, mais elle ne devait se laisser emporter par ce tourbillon de pensées, elle devait....elle devait se renforcer. Bien que ses dernières ressources aient presque disparues.

    - ET TOUT ÇA A CAUSE DE VOUS !

    Un coup de poing sur la chaise. Melody sursauta, elle était partie trop loin, trop loin de la réalité qu'elle devait accepter...Melody, ta compassion te mènera à ta perte, je ne dois pas me laisser emporter...penses à la raison de ta présence ici.... Elle coupa court le fil de ses pensées. Ne pas penser, elle devait se le répéter, sans cesses, comme à chaque mission. Comme à chaque fois qu'elle tuait.

    - Cet homme ne mérite pas votre pitié, Melody. Il ne mérite que de mourir pour ce qu'il a fait !

    Mourir...le méritait-il vraiment ?! Elle aussi tuait, elle aussi ! Même pour le bien, même pour ça, c'était mal. MAL. Mais elle le faisait, car elle voulait éradiquer le mal, elle voulait faire naitre une terre nouvelle, des sentiments nouveaux...et le chemin était long.
    Sa pitié...elle estimait avoir le droit de la donner à qui elle voulait. Elle...elle ne tenait plus, elle avait essayé, par tous les moyens, de se contenir. Mais c'en était trop ! Assez, elle en avait ASSEZ ! Elle approcha de l'assassin, et le regarda, droit dans les yeux, sans détourner le regard, elle voulait le percer, percer son esprit...briser cette barrière qui semblait infranchissable. Qui pouvait bien y arriver, si même lui ne le pouvait pas ? C'était sans doutes pour cette raison que Melody ne devait se fatiguer pour ça, elle ne devait en aucun cas se soucier de cet homme, de cet assassin, irrécupérable. Elle devait. Mais elle n'y parvenait pas.

    - Melody, qu'avez vous découvert à son sujet ?

    Maximus. Elle détourna alors le regard du coupable et, avec une voix qu'elle voulait forte, elle dit :

    "John McMarn, 34 ans...il est entré au service du Lord pour une raison inconnue. Ce n'est pas son premier meurtre, loin de là. Il a été arrêté peu après l'assassinat des deux hommes qu'il a commis."

    Elle resta le visage impassible, elle le devait. Faire son boulot, faire son boulot...
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MessageSujet: Re: Ton humanité ? Elle me dégoûte. | Melody Stanford » TERMINE Lun 1 Nov - 3:15

    "John McMarn, 34 ans...il est entré au service du Lord pour une raison inconnue. Ce n'est pas son premier meurtre, loin de là. Il a été arrêté peu après l'assassinat des deux hommes qu'il a commis."

    Très bien. L'homme, en plus d'être un meurtrier, n'en était pas à son premier forfait. Il fallait frapper dur, frapper là où cela faisait le plus mal, pour l'exemple. Max n'aimait pas les exemples. Mais parfois ils étaient nécessaires - et en l'occurrence, là, ils l'étaient totalement. Le Ministre remercia son adjointe d'un simple signe de tête avant de retourner vers l'homme qui regardait le sol, tête baissée, toujours enchaîné au fauteuil. Qu'allait-il lui faire ? Lui-même n'en avait aucune idée. Après tout, il ne méritait pas mieux que ce qu'il avait fait subir à ses deux hommes. L'un après l'autre ils étaient morts. Sans oublier un handicapé à vie.

    Cobb regarda brièvement son prisonnier avant de lever la tête vers Croupton. Il hocha alors la tête furtivement; pour lui indiquer qu'il lui laissait la charge du prisonnier. Mais cela, n'importe qui l'aurait su, indiquait surtout que le prisonnier était dans de sales draps. Car quiconque était aux mains de Bartemius Croupton Sr. pour un interrogatoire n'était pas certain de s'en sortir sans séquelles. Max détourna le regard et se dirigea d'un seul coup vers la sortie. Dans son dos il entendit les cris retentir, des cris de douleur atroces. Les cris d'un homme qui avait pris des vies, qui en avait brisé d'autres, les cris d'un homme qui ne méritait rien que de la haine et de la souffrance. Les cris d'un monstre.

    Mais croire aux monstres ne signifie t-il pas en être un ?

    Cobb passait la porte. Il était dans le couloir, marchant à grands pas quand il entendit des bruits de talons hauts qui battaient le sol de pierre dans son dos, accélérant pour le rejoindre. Une démarche énergique qu'il aurait reconnu entre mille ; celle de Melody Stanford. Tandis que les cris devenaient plus lointains, elle tentait sans doute de le raisonner.
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MessageSujet: Re: Ton humanité ? Elle me dégoûte. | Melody Stanford » TERMINE Ven 12 Nov - 18:49

    Melody criait intérieurement. L'homme cria de nouveau, Maximus sortit. Elle devait faire quelque chose, elle le sentait, elle devait arrêter ça. Faire du mal à quelqu'un qui en avait fait, n'avoir aucune pitié pour un homme qui ne savait pas ce qu'il faisait...c'était ignoble. Elle ne pourrait pas regarder cette scène sans rien dire, elle ne pouvait pas prétendre que ça ne lui faisait rien. Elle haïssait pourtant cet homme, qui avait volé des vies, détruit des familles, rempli de d'une haine profonde le ministre ! Elle le haïssait. Mais pourtant. Pourtant. Elle n'aurait su dire pourquoi, mais elle devait raisonner le ministre, son ami, ne pas le perdre...ne pas laisser ne serait-ce qu'une partie de leur amitié, si forte. Elle se lança donc à la poursuite de Maximus. Il marchait devant lui, toujours devant, elle peina à le rattraper, ne l'avait-il pas entendu l'appeler ? Il était parti, son cœur était ailleurs, loin, très loin...elle passa devant lui pour lui barrer le passage et, le regard dur, elle dit :

    "Monsieur le ministre...Max...pourquoi ?"


    Il comprendrait. Il avait toujours compris. Mais elle aurait du mal à le raisonner...la haine lui voilait le visage, mais n'était-il pas blessé, au fond ? Si, surement. Maximus n'était pas un monstre. Et jamais il n'en serait un. En réalité, qui l'est ? Et qu'est-ce que c'est ? Quelqu'un...ou quelque chose qui fait le mal ? Qui fait souffrir les gens ? Qui aime à les voir souffrir ? Qui ne ressent rien ? Rien que de la haine. La haine est un sentiment. Ces personnes ressentaient. C'était indéniable. Simplement, elles ne pouvaient ressentir autre chose que le mal, la souffrance, la douleur, la peine...tout le reste avait été enseveli depuis bien longtemps. La jeune femme regarda son ami, oui, elle le reconnaissait, c'était toujours lui. Elle le savait.

    "Cet homme, pense-tu donc qu'il n'est pas comme nous ? Pense-tu que lui, n'a jamais eu de famille ?"

    Sa voix était presque éteinte, mais déterminée. Ils pouvaient encore entendre les cris. La souffrance. La douleur. Melody luttait pour ne pas s'enfuir, partir loin. Mais elle devait rester, c'était son devoir, mais pas seulement. Son cœur aussi, lui dictait de rester. Pour faire quoi ? Elle ne pouvait le dire...
    Elle avait choisi de devenir auror pour sauver le monde des ténèbres, pour faire en sorte qu'un jour, tous puissent se sentir en sécurité, vivre librement, rêver, se fonder un avenir, mais pas pour tuer ! Ce n'était pas ça ! Elle était obligée de le faire, mais elle ne le souhaitait pas ! Bien que parfois, elle prenait elle aussi plaisir à tuer, sur le coup...alors n'était-elle pas comme lui ?! Simplement, lui avait fait le mauvais choix.

    "Il ne mérite pas ça. Il n'a pas fait le bien, mais le faisons-nous ?! Max, je t'en prie, arrêtes ça tout de suite !"

    Elle ne criait pas, sa voix était faible, tout comme elle. Cependant, la colère n'était pas loin, elle attendait patiemment que Melody vienne la chercher...les larmes montèrent, mais ne coulèrent pas.
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MessageSujet: Re: Ton humanité ? Elle me dégoûte. | Melody Stanford » TERMINE Ven 24 Déc - 4:24

    "Il ne mérite pas ça. Il n'a pas fait le bien, mais le faisons-nous ?! Max, je t'en prie, arrêtes ça tout de suite !"

    Les mots ne l'atteignaient même pas tandis qu'il avançait à grands pas dans le couloir. Melody... Elle était trop sensible. Trop sensible envers des gens qui ne méritaient pas sa pitié. Du mépris, voilà tout ce que l'on devait à cet espèce de brute. Un meurtrier ! Que devait-on à un meurtrier ? Du respect ?! Jamais. Et cela, Max le savait mieux que quiconque. Il n'était pas pour les tortures, mais elles lui paraissaient parfois comme un juste châtiment ; le juste retour de ce que les hommes étaient capables de faire à leurs égaux. Comment lui, né moldu, aurait pu ne pas comprendre ce que ressentaient les victimes, leurs familles ? Ce que ressentait toute une population terrorisée par cette insurrection terrible ?! Il était leur Ministre. Il avait été élu. Il devait les protéger ; par tous les moyens possibles. Dans son dos, il entendit les pas de Melody qui se rapprochaient. Furtifs. Discrets. Mais les talons claquèrent plus fort que nécessaire contre le sol de pierre glacé et Max se retourna d'un seul coup, faisant volte face. Il était nettement plus grand que son adjointe et baissa le regard pour qu'elle voie ses yeux. Des yeux gris bleu qui paraissaient faits de glace en cet instant précis. Car il n'était que glace, une glace terriblement réelle. Il ne voulait pas particulièrement la souffrance de cet homme. Mais il ne voulait pas non plus particulièrement qu'elle cesse. Brusquement, le Ministre prit son adjointe par les épaules, sans lui faire mal ni à elle ni à l'enfant qu'elle portait.

    - Melody. Sa voix était forte, mais elle tremblait légèrement. Est-ce que vous vous rendez compte... Que cet homme... mérite son sort ? Qu'il mérite ce qui lui arrive ?!

    Il cessa, la lâcha. Il devenait fou, avec ce capharnaüm et tous ces meurtres affreux. Alors, faire cas d'un meurtrier ne lui paraissait pas comme la chose la plus importante. Loin de là.

    - Dites à Croupton d'arrêter... Dites lui que c'est un ordre du Ministre. Transférez moi cette ordure à Azkaban, je ne veux plus en entendre parler jusqu'au procès. Maintenant.

    Il la regarda s'exécuter, visiblement déboussolée. Mais lui-même ne savait plus très bien où il en était. Monstre ? Peut-être. Car après tout n'est monstre que celui qui croit aux monstres; et Max était convaincu d'avoir eut un très beau spécimen sous les yeux quelques minutes plus tôt. Les cris cessèrent quand il atteint le bout du couloir. Il soupira, passa une main dans ses cheveux. Au fond, il était soulagé.
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MessageSujet: Re: Ton humanité ? Elle me dégoûte. | Melody Stanford » TERMINE

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Ton humanité ? Elle me dégoûte. | Melody Stanford » TERMINE

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