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 Blood {Bérénice}

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MessageSujet: Blood {Bérénice} Jeu 22 Juil - 21:13

Sang…Du sang sur sa main…Deborah était figée, assise, les genoux ramenés le long de son corps. Tremblante et pâle la jeune femme regardait sa main droite, dont la paume était traversée d’une longue coupure d’où coulait le liquide qui la terrifiait tant.
Comment en était-elle arrivée là alors qu’elle faisait perpétuellement attention à n’apercevoir aucune goutte de sang (et c’était difficile lors d’une certaine période du mois), et elle y arrivait globalement. Mais là…En plus s’était bête…
Sa tête la faisait souffrir suite à une blague excessivement bruyante ou a cause d’une soirée trop arrosée, elle ne savait pas vraiment, vu que les deux avaient été fait. La demoiselle était donc sortie prendre l’air, profiter du parc et du lac pour se rafraîchir un peu, et en s’asseyant à même le sol, ne faisant pas attention car elle détestait les chichis, elle avait posée la main sur un éclat de verre qui l’avait profondément coupée, libérant le liquide rouge qui hantait ses nuits.
Evidement, elle avait revécu l’accident en accéléré, avec la vision terrifiante du sang de son père sur ses mains. Par le slip de merlin ! On lui avait pourtant fait subir le sort d’oubliettes car elle n’avait pas cinq ans et qu’on voulais la protéger de possibles traumatismes, mais son oncle n’avait pas dût avoir la main assez lourde car elle avait tout oubliée sauf le souvenir de la mort de son père.

Cela devait déjà faire 10 minutes qu’elle s’était coupée, et le sang dégoulinait lentement le long de son bras, ne faisant qu’augmenter son horreur et son incapacité totale à réagir…Certes elle était une Gryffondor, elle était brave et courageuse, mais cette phobie dépassait toutes ses prétentions.
De sa main gauche elle tenait sa baguette de bois sombre au composant encore plus sinistre, un crin de sombral. Elle pouvait les voir, étant donné qu’étaient morts devant ses yeux des dizaines de personnes, et aimait leur compagnie un peu sordide.
Deborah essayait de se soigner, sans y arriver, son esprit étant obnubilée par le sang. Incapable de réagir de manière compétente, et au bord du malaise, elle n’arrivait même pas à prononcer la première syllabe du sort Episkey qui lui aurait été bénéfique.
Quel triste spectacle elle donnait là, tremblante, pâle, terrifiée, alors qu’elle s’évertuait à donner d’elle l’image d’une fille courageuse, forte et digne de porter ses couleurs.
Aussi pâle que la mort, elle donnait l’impression de n’être qu’une chose fragile prête à être emportée par le premier coup de vent.

Mais elle ne s’en préoccupait guère, de l’apparence qu’elle avait, en fait, le château aurait pût s’écrouler, McGonagall rouler un patin à Slug’, et le directeur s’habiller en clown qu’elle n’aurait pas réagit. De même, la douleur causée par la coupure ne lui semblait rien. Non, dans son esprit il n’y avait que le sang, le sang qui coulait de plus en plus et teintait son bras de rouge, le sang qui faisait remonter les pires souvenirs possibles, ce sang qui ne lui laisserais jamais de répit car elle en avait cinq bons litres en elle. Ce sang synonyme de mort et de vie, qui était présent partout, tout le temps.
Quelle idiote elle avait été de ne pas faire attention ! Maintenant elle gisait presque là, tremblotante, tel un enfant qui aurait fait un cauchemar dont la mère et le père seraient absents. Sa mère était morte…Dans du sang, le sien, quand elle avait accouchée et que son cœur fragile avait lâché. Son père était mort, dans du sang lui aussi, son sang, dans l’accident, la tête sur le volant.
En ce moment-ci, ses oreilles n’entendaient plus, sa voix était inexistante, ses yeux ne voyaient que le rouge, bref, ses sens étaient hors-services, comme un enfant terrifié qui aurait besoin d’un réconfort immédiat. Et elle ne remarqua donc pas que l’on approchait (non, le château qui s’écroule, le patin entre les profs et le dirlo avec un nez jours n’étaient pas prévus aujourd’hui)

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MessageSujet: Re: Blood {Bérénice} Ven 23 Juil - 21:40

Il était tard, trop tard. Bérénice n'aurait jamais dû sortir cette nuit là. D'ailleurs, pourquoi l'avait-elle fait ? Après avoir quitter la grande salle, la jeune femme avait pris le chemin du dortoir, visant à être bien seule. Arrivée là-bas, elle s'était agenouillée devant sa commode, et avait taté le sol à la recherche de la petite latte bancale. Elle l'avait soulevée, en avait sorti un petit carnet noir renfermant des feuilles jaunis par le temps, et certaines déchirées. Attrapant une de ses plumes, Bérénice s'était assise à son bureau, commençant comme chaque fin de semaine, le résumé de ses émotions.


"Rien ne va. Rien n'a de sens. Pourquoi eux ? Cette question qui me torture depuis des années ne trouve toujours pas de réponse. Pourtant, chaque instant passé dans cette voiture défile devant mes yeux dès que je les ferme, me hantant comme si je n'avais pas terminé quelque chose. Ou comme si l'accident n'était pas terminé. Cet inlassable souvenir me parle, me hante chaque soir, me faisant culpabiliser encore et encore. Tout était de ma faute...? La gamine de 5 ans dans cette voiture aurait elle pu créer tout ça ? Un geste, une parole, tellement de possibilités et tellement de larmes.
Après toutes ces années, leurs visages m'apparaissent flous, comme si le souvenir que j'avais d'eux s'éffacait peu à peu. Bientôt, il ne me restera rien de mes parents. Ni de mon frère... Il me manque tellement..
"


S'immobilisant, elle ne put continuer son récit. Sans s'en rendre compte, le bout de sa plume s'était brisé, laissant une tache d'encre sur la feuille. Séchant les quelques larmes qui perlaient aux coins de ses yeux, Bérénice maudit ce psy moldu. Il lui avait conseillé de rapporter ces pensé dans ce journal, et de le brûler une fois terminé. Elle avait déjà 4 journaux, incapable de les jeter. Ce serait jeter ses souvenirs, les seuls qu'elle avait de sa vraie famille. Impossible pour elle.
Lachant la plume, elle se leva et prit sa veste. Autant se changer les idées, vu que la nuit était déjà fichue.

Bérénice a marcher longtemps, très longtemps. Il devait être minuit passé. Seule la lune éclairait son chemin, se baladant dans le parc, perdue dans ses pensées. Un bruit la fit se retourner, et ses yeux glacés se plantèrent sur une silhouette vague, à quelques mètres de là. Haussant un sourcil, elle avait le choix entre snober cette inconnue, et voir ce qui lui arrivait. Continuant tout d'abord son chemin, elle finit par se rapproché de la fille, s'agenouillant auprès d'elle.


Tu vas b...


A peine avait elle posé une main sur l'avant bras de Deborah, qu'elle venait de reconnaitre, qu'elle sentit un liquide couler le long de son bras. Deborah était en sang, le bras rouge. Mais Bérénice était pétrifiée. Des centaines d'images défilèrent devant ses yeux, tel d'anciens démons revenus terminer leur travail. Son père lui apparut le premier. Immobile, les yeux fermé et la tête baissé, un filet de sang descendant de ses cheveux. Puis son frère, allongé sur la banquette arrière, un sourire rêveur dessiné sur ses lèvres enfantines de 7 ans. Et enfin, sa mère, qui n'était plus dans la voiture, et qui avait été retrouvée quelques mètres plus loin, face contre terre. Les policiers avait d'abord cru à une tentative de survit, qu'elle avait réussis à sortir, mais il découvrirent une petite fille brune, d'à peine 5 ans, terrifié, cachée dans les bras de la femme.


Revenant à la réalité, Bérénice resta planter là, avec une seule envie : déguerpir de là.
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MessageSujet: Re: Blood {Bérénice} Mar 27 Juil - 7:43


Une main se posa sur son bras, mais cela ne fît pas sortir Deborah de son espèce de transe, au contraire, elle y replongea avec encore plus de vivacité, plus violemment, rien que de voir cette main pâle faisait ressortir le sanglant pourpre.
C’était terrible, elle avait l’impression qu’un étaux lui resserrait la poitrine, la comprimait. Elle allait mourir, là, même pas de sa maladie, mais pour s’être laisser se vider de son sang.
L’accident avait été gigantesque, il y avait eu treize morts, dont son père, mais elle avait survécue, alors que sa voiture avait été l’une des premières à finir encastrée dans le bus, et toutes les autres étaient venue s’enfoncées dans la berline blanche de Tobby Fenders, qui était décédé au premier choc. Elle aurait dût mourir, en toute logique, écrasée dans un terrible mélange de métal et de sang, mais elle avait survécu, et elle savait pourquoi, car ses pouvoirs s’étaient révélés là, à 4 ans, et l’avaient sauvée. Et son père…Il n’en avait pas, c’était un sorcier privé de magie, sans aucune chance de survivre. Il lui arrivait de penser qu’elle lui avait en quelque sorte volé sa vie, elle l’avait privée de sa femme après tout, et puis le tuait quatre ans plus tard. Elle était une assassin, elle avait tué sa mère et son père , d’une manière ou d’une autre, tout était de sa faute. Le destin avait bien fait de lui donner cette fichue maladie, au moins elle mourrait jeune et payerait plus vite ses crimes.

Manifestement, son cerveau s’était remis à fonctionner après presque 20 minutes d'interruption totale vu que des larmes commençaient à couler de ses yeux, sans pouvoir s’arrêter. Elle qui était déjà en partie poisseuse de sang allait finir par être trempée de larme. Encore une fois, quel triste spectacle elle devait donner…
D’ailleurs, ce ne fût qu’à cet instant qu’elle remarqua vraiment que quelqu’un était près d’elle, et leva ses yeux humides, elle aperçu une personne que cette situation devait mettre bien plus mal à l’aise que toutes les autres. Bérénice. Elle et Deborah s’évitaient, elles connaissaient pourtant leurs passés respectifs, et la majorité des gens s’étonnaient qu’elles ne soient pas de très bonnes amies avec leurs ressemblances. Mais non, les deux se fuyaient le plus possible, chacune rappelant à l’autre l’accident et le fait qu’il n’y ai eu qu’un seul survivant dans les deux…Elles.
Pourquoi c’était celle là qui l’avait trouvée ?
Si cela avait été une autre personne, un de ses amis au courant pour sa phobie, ça aurait été mieux, et cela se serait vite fini, un sort de soin et puis c’est tout.
Mais là, les deux traumatisée restait plantées, sans rien dire, sans rien faire. Et si ça continuait comme ça, qui sais si Deborah ne finirait pas par mourir à cause d’une trop grosse perte de sang ? De toute façon, si elle perdait connaissance, rien ne prouverais que Bérénice ne partirait pas en la laissant ici et quand on la retrouverait le lendemain matin, il serait trop tard.
Et oui, elle allait mourir de la manière la plus idiote possible. C’était la vie. Et tout ça à cause d’une phobie qui l’empêchait de faire quoique ce sois.
On dit qu’on peut les dépasser, les phobies. Plus facile à dire qu’a faire, et Debbie n’était pas en état d’essayer d’oublier tout. On avait essayer de lui faire oublier de force et sans son consentement son passé, et cette peur du sang constituait désormais le seul souvenir qu’elle avait de sa vie d’avant, avec les cauchemars, alors essayer de la laisser de côté aurait eu la même incidence que si elle reniait son passé, et elle ne le voulait absolument pas. Un peu maso comme manière de penser certes, mais elle avait ses raisons.

D’ailleurs, que faisait Bérénice ici ? Pourquoi était-elle dehors si tard ?
Le fait qu’elle se pose ce genre de question prouvait que l’esprit de Deborah recommençait à fonctionner petit à petit, bien que les larmes coulaient de plus en plus abondantes sur son visage et que le débit du sang ne semblait vouloir s’arrêter, faisant défiler sans arrêt le film démoniaque du souvenir de l’accident.
Et puis la douleur arriva enfin, celle de la coupure, qui était stockée dans une partie de son cerveau en attendant qu’il se désembue, mais aussi la douleur du souvenir, encore plus cuisante et déroutante que cette de la blessure, car c’était la coupure de son cœur, une douleur sourde et inimaginable pour ceux qui n’avaient pas perdu, et ne se constituaient pas comme cause directe du décès d’un ou plusieurs proches.
Enfin elle se révoltait intérieurement contre la situation. Son père n’aurait sans doute pas voulu qu’elle se laisse se vider de son sang, mais comment faire avec le combat interne qui naissait en elle, celui qui l’empêchait de vouloir renoncer à cette peur, l’ombre de la phobie planant et la glaçant toujours en parallèle.
Néanmoins, elle avait assez repris conscience pour que ses lèvres arrêtent de trembler un court instant et pour que sa voix se remette à fonctionner, très légèrement et pour un moment terriblement éphémère, lui permettant de lâcher un très faible et presque inaudible appel à l’aide. Restait à savoir si il était pour elle, pour Bérénice ou dans un tout autre sens, voulait-elle qu’on la sauve de l’enfer qu’elle vivait en permanence ? Ou juste qu’on la sorte de cet instant qui semblait duré et se faisait de plus en plus douloureux ? La réponse est dure à trouver, mais dans un souffle elle murmura son s.o.s à qui voudrait bien l’entendre, car si c’était moyennement possible physiquement, il fallait aussi de la volonté pour réagir, du courage, et quand on avait vécu et qu’on restait autant traumatisée que la victime qui demandait du secours, notre cerveau pouvait très bien ordonner de ne rien faire. Pour ne pas souffrir un peu plus.


Aide-moi…
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MessageSujet: Re: Blood {Bérénice} Sam 31 Juil - 14:47





"Être ou ne pas être, telle est la question..."


Shakespeare avait toujours fascinée Bérénice, d'une part pour ses raisonnements réalistes, et d'une autre pour sa beauté d'esprit... Mais ce soir, elle le haïssait. Voir Deborah ainsi, dégoulinante de sang, et noyée dans ses larmes, cette fameuse question ne se posait même plus. Qu'avait fait cette fille ? Certes, les deux n'étaient pas en de très bons termes, mais ça n'empêchait pas qu'à ce moment là, la pitié se lisait clairement dans les yeux la serdaigle. Un accident ? Ou non, aucun moyen de savoir. Dans les deux cas, la gryffondor se vidait de son sang à une allure impressionante, et ne faisait rien pour que ça change. D'ailleurs, Bérénice non plus ne faisait rien. Ses yeux fixait la plait, où le liquide rougeâtre se vidait. Des flash-back lui nouait le ventre, et lui donnait un mal de crâne assez prononcé. Mais pourquoi donc était-elle sortie ? Elle n'avait pas besoins de voir ça, pas besoins de voir une autre personne périr sous ses yeux.
Sans était trop, trop de sang, trop de larmes, trop de souvenirs... S'appretant à se lever pour rentrer comme si de rien était, elle entendit cependant un murmure, venant de Deborah.


Aide-moi…


S'arrêtant net, la jeune fille planta son regard froid dans celui de Deborah, examinant son expression. Elle était en pleine détresse... Elle ne pouvait pas la laisser là, seule, et bientôt morte. Serrant les poings, elle se sentait trembler de tout son corps, et finit par s'agenouiller auprès de la souffrante. Il était tard, et elle n'avait pas pensé à sa baguette... A ce moment là, elle n'avait qu'un seul objectif, qu'une seule chose à penser... Sauver Deborah. Et même si elle ne l'appréciait pas vraiment. Déchirant un long bout de sa jupe, elle garda ses yeux fixés sur le bras de la gryffone, nouant le bout de tissus sur la plaie. Finissant son bandage par un noeuds, qu'elle serra d'un coup sec, elle lacha le bras de Deborah, et regarda ses propres mains.

C'était elle qui était en sang à présent. Celui de Deb avait taché ses mains, et de nouveau prise de panique, Bérénice les essuya sur sa chemise, qui s'imprima à son tour de liquide rouge. Si quelqu'un l'avait croisée, on l'aurait prise pour une meurtrière. Du sang, encore, et partout... Essuyant du revers de la main une larme qui perlait au coin de ses yeux, elle en rajouta sur son visage, avant de se stopper. Sans vraiment les sentir, des larmes se mirent à couler le long de ses joues, attérissant sur ses mains sales. Sur son visage, seul la panique se lisait. Elle n'était pas triste, elle ne pleurait pas pour ça, mais les démons du passé avaient ressurgits, pour son plus grand malheur. Elle avait peur, et Deborah ne pouvait pas l'aider...


Pourquoi tu as fait ça...?


Elle s'adressa d'une voix triste à Deborah, pleine de reproche. Oui, en y réfléchissant bien, c'était sa faute. Pourquoi s'être coupée ?! Elle ne savait pas faire attention ?! Ne ressentant plus que de la haine pour la rouge et or, la panique s'évapora, et son visage se transforma en une expression qu'elle arborait rarement... Un mélange de colère et de reproches, ponctués par les larmes qui continuaient de couler à flots.
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MessageSujet: Re: Blood {Bérénice}

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