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 Quand les frères se déchirent } Maximus - TERMINE -

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AUROR ϟ Super Papa
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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 02/09/2010
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MessageSujet: Quand les frères se déchirent } Maximus - TERMINE - Ven 3 Sep - 21:55

AVANT L'ENLÈVEMENT DU MINISTRE


Clemens traversa le couloir, d'un pas rapide, un air de colère peint sur son visage. En quelques grandes enjambées, il avait rejoint l'ascenseur et avait pénétré dedans, pestant devant le nombre de sorciers qui l'occupaient. Il prit son mal en patience, lorsqu'il vit qu'ils devaient s'arrêter à chaque étage et qu'il venait du dixième étage. On l'avait demandé en salle d'audience pour assister à l'interrogatoire d'un potentiel comparse du Lord noir. A peine la séance était-elle levée, qu'on était venu l'informer que son frère avait refusé une énième proposition s'escorte. Son frère, LE MINISTRE ! Clemens n'en avait pas cru ses oreilles. Combien de fois avait-il conseillé à son frère ces gardes du corps totalement dignes de confiance ? Et il venait de les refuser, une fois de plus. La fois de trop ! Cette fois, il allait lui dire sa façon de penser. Maximus était peut-être ministre de la magie, mais il étant d'abord et AVANT TOUT, son frère aîné !

A présent, Clemens marchait, ou plutôt trottait, dans le couloir menant au bureau de son aîné. Il ne s'arrêta pas lorsque la secrétaire lui indiqua que Maximus était occupé. Il balaya sa remarque du revers de la main et entra, sans frapper. Il rabattit le battant d'un geste furieux de la main et s'avança jusqu'au bureau de Maximus, qui leva la tête. Il paraissait occupé par de la paperasse. * Une futilité *, pensa Clemens.

- Maximus, je viens d'apprendre que tu as encore refusé les aurors pour ta protection ! Tu es ministre de la Magie, non d'un Sombral ! Tu as besoin de cette protection !

Ayant perdu son calme habituel, Clemens était hors de lui. Rouge de colère, il croisa les bras sur sa poitrine et attendit que son frère réagisse.


Dernière édition par Clemens L. Cobb le Mer 27 Oct - 13:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand les frères se déchirent } Maximus - TERMINE - Sam 4 Sep - 1:23

    Fichue paperasse. Cobb avait beau détester devoir se soumettre à cette activité qu'il jugeait plus que futile et qu'il laissait volontiers à sa secrétaire, il était tout de même obligé par sa fonction de s'y soumettre parfois. C'était le début de sa longue journée, et déjà trônaient sur son bureau une dizaine de mandats d'arrêts qu'il devait authentifier et signer, sans compter son sac de courrier et les lettres de l'Administration. Et ne parlons pas des plaintes.
    De plus, Melody lui avait encore rabbaché qu'il avait besoin d'une escorte d'aurors pour le suivre partout - comme s'il en avait envie. Cobb soupira et attrapa le premier mandat. Un pli barra son front soucieux. Max sortit une plume et gribouilla une signature sur le parchemin. Il fit de même avec quatre autres papiers, quand soudain la porte s'ouvrit à la volée.
    S'il y avait bien une chose que le Ministre détestait, c'était qu'on le dérange. Il releva la tête, prêt à renvoyer l'impertinent abruti qui avait réussi à planter sa secrétaire - ce qui arrivait de plus en plus souvent. Mais ce n'était que Clemens, le frère jumeau du jeune Ministre. Bien qu'ils s'entendaient très bien, les deux frères étaient très différents. Clem avait été à Serdaigle et Max à Gryffondor. Clem était plus doux, plus posé et plus raisonnable que son aîné. Aîné qui n'en faisait le plus souvent qu'à sa tête.


    - Maximus, je viens d'apprendre que tu as encore refusé les aurors pour ta protection ! Tu es ministre de la Magie, non d'un Sombral ! Tu as besoin de cette protection !

    La voix de Clem retentit si fort dans l'immense bureau de Max que sa très jolie secrétaire passa la tête par la porte, étonnée. Le Ministre cligna des yeux et lui adressa un petit regard qui signifiait "laissez, je m'en charge" avant de retourner à sa paperasse.

    - Je... Il signait des mandats tout en parlant. N'ai ... Pas ... Besoin ... De quinze boulets à mes pieds, Clem.

    Une fois qu'il eu terminé son laborieux travail - Max préférait dix mille fois se déplacer lui même sur le terrain, mais sa fonction lui imposait quelques aléas - il regarda enfin son cadet dans les yeux.

    - Et s'il te plaît, appelle moi "Chef", "Patron" ou "Monsieur le Ministre", comme tout le monde ici. Tu restes mon employé, Clemens, et tout le monde n'est pas censé savoir que tu es mon frère, bien que tu sois une de mes meilleures recrues, c'est bien clair ?

    De mauvaise humeur, Max se rapprocha de la fenêtre. La vue était magnifique. Londres... Londres dans toute sa splendeur. Maximus n'avait jamais été très tendre avec son frère, mais il tenait à lui plus qu'à toute autre chose. Depuis qu'il était son patron, cependant, il se montrait de plus en plus distant envers Clem, bien malgré lui. Il dit un peu plus fort :

    - Et donc, Cobb, vous vouliez m'entretenir d'un sujet important concernant ma ... sécurité ?
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AUROR ϟ Super Papa
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MessageSujet: Re: Quand les frères se déchirent } Maximus - TERMINE - Sam 4 Sep - 19:49

Patron ? Monsieur le Ministre ? Clemens ouvrit de grands yeux. Depuis quand devait-il considérer son frère comme supérieur ? Il était certes SEULEMENT son employé, mais ils étaient frères ! Cependant, depuis que Maximus avait accédé à la plus haute instance du monde magique, il devenait de plus en plus distant, de plus en plus froid. Il ne passait plus à l'improviste apporter des sucreries à Jadel, discuter avec son frère et rester diner, pour le plus grand plaisir du petit, qui adorait son oncle, presque autant que son père.

La dernière phrase de son aîné le laissa pantois. Entendre leur nom de famille prononcé de cette manière, avec ce ton froid et sans sentiments, d'ordinaire réservé aux autres employés. Pas à son frère. Clemens sentit un pincement au cœur. La question de son frère le blessait, même si cela ne devait pas être volontaire. Clem savait que Maximus avait beaucoup de travail, avec les multiples arrestations, plaintes et autres futilités qui réglaient sa nouvelle vie de ministre. Mais il oubliait de plus en plus une chose, la plus importante de toute ! Sa famille ! Certes leurs parents ne souhaitaient plus les voir, mais LUI et Jadel étaient encore là. Mais depuis que son aîné était devenu ministre, il s'éloignait. Clem avait l'impression d'être un fardeau, de le gêner car ils portaient le même nom de famille et travaillaient au même endroit.

Pourquoi tout le monde n'était pas sensé savoir qu'ils étaient frères ? Maximus avait-il honte de son cadet, pourtant excellent dans son travail ?

- En effet, Mr le Ministre, répondit Clemens, d'une voix froide, qu'il réservait d'ordinaire aux interrogatoires. Je considère que vous jouez de trop près avec la mort à refuser cette escorte.

Vouvoyer son propre frère. Quelle stupidité ! Clem avait l'impression de s'adresser à un parfait inconnu, ou non. A son patron, en fait. Sauf que ce dernier partageait le même sang que lui, les mêmes origines. Clemens perdit complètement le calme qu'il s'était débrouillé pour retrouver. Il ferma la porte d'un violent coup de pied, pour être seul en face de son frère.

- Maximus, je ne suis pas là pour te lécher la botte ou quoi que ce soit d'autre. Je suis là pour te dire que, même si tu refuses cette escorte parce que tu la considères inutile pour toi, acceptes-là pour moi. Pour ma tranquillité. Je saurais ainsi que tu es en sécurité.


Dernière édition par Clemens L. Cobb le Mer 27 Oct - 14:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand les frères se déchirent } Maximus - TERMINE - Sam 4 Sep - 21:16

    Bien sûr, il avait conscience que sa réponse n'avait pu qu'ébranler Clemens. Maximus et Clemens. Quels drôles de noms. La mère des deux sorciers était professeur de latin dans un lycée moldu, d'où l'origine des deux prénoms. Quand au second prénom de Max, John, c'était le même que celui de son père, John Cobb. Son père... Max secoua la tête, refusant d'y penser trop fort. Cela faisait trop de temps qu'il ne lui avait plus parlé pour y repenser sans se sentir encore une fois coupable de la mort de son frère cadet. Enfin... De leur frère cadet, plutôt. Le Ministre se retourna vers Clemens alors que celui-ci se décidait enfin à prendre la parole.

    - En effet, Mr le Ministre, répondit Clemens, d'une voix froide. Je considère que vous jouez de trop près avec la mort à refuser cette escorte.

    Max eut un sourire amusé, ce sourire qu'il arborait toujours quand il était en tort. Sourire désabusé, aussi. La vérité, c'était que Jadel lui manquait. Clemens lui manquait. Depuis sa toute récente élection, Maximus peinait à garder une vie sociale stable. Son neveu était bien trop jeune pour comprendre ça, mais son frère... Souriant toujours, le Ministre de la Magie ne broncha pas lorsque son frère claqua la porte d'un coup de pied - alors que si ç'avait été n'importe lequel autre de ses aurors, il ou elle aurait immédiatement récolté un regard glacial suivi d'un reproche aiguisé. Mais là, son sourire aux lèvres, Cobb laissa faire.

    - Maximus, je ne suis pas là pour te lécher la botte ou quoi que ce soit d'autre. Je suis là pour te dire que, même si tu refuses cette escorte parce que tu la considères inutile pour toi, acceptes-là pour moi. Pour ma tranquillité. Je saurais ainsi que tu es en sécurité.

    Sa tranquillité. Mais que valait sa tranquillité quand le monde de la magie était dans une situation pareille ? Cobb savait bien que sa sécurité était importante ; mais il n'en faisait qu'à sa tête. Il la secoua d'un air fougueux, énervé. Clem était son frère. Mais dans sa vie professionnelle, c'était aussi son auror. Son agent. A ses ordres. Max éclata d'un seul coup, comme une bombe à retardement.

    - Clemens, ne me dis pas ce que je dois faire ou pas. JE suis le Ministre de la Magie. J'AI atteint le but que je m'étais fixé ! Et regarde... Regarde le climat dans lequel je vis ! Regarde ça
    ! (Il envoya valser la pile de papiers par dessus la table.) Et tous ces gens qui disparaissaient... Tous ces mangemorts qui me narguent...

    Il se mit à faire les cent pas, contrit. Blessé. Fier. Furieux.

    - Alors je ne leur ferai pas ce putain de plaisir, Clem. Je ne leur ferai pas le plaisir de me voir me trimballer à chaque minute une dizaine de gardes du corps, de... Bref. Je tiens au peu de liberté qui me reste. Tu me connais.

    Max s'arrêta net, devant la grande photo qui trônait derrière le bureau. Elle ne s'animait pas, c'était une photo moldue. On pouvait y voir Maximus, aussi blond que Clemens était brun, ce dernier au premier plan, arborant un air plus sérieux que celui de son aîné. Il y avait aussi leurs parents, et un garçon un peu plus petit, encore plus blond que Max, les cheveux bouclés. Il souriait avec sa famille. Sa famille... Déjà dans la photographie, prise dans leur onzième année, on sentait comme un malaise. Comme si quelque chose n'allait pas.

    - Ca fait seize ans, Clem... Seize ans que je me bats contre les préjugés. Seize ans...

    Silence. Regard froid.

    - Je refuse cette escorte. C'est non. Je ne suis pas prisonnier de ma fonction, je l'ai voulue. Et je sais me défendre. J'ai été le meilleur auror. Tu le sais. Je ne me ferai pas prendre.


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AUROR ϟ Super Papa
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MessageSujet: Re: Quand les frères se déchirent } Maximus - TERMINE - Dim 5 Sep - 18:34

- JE suis le Ministre de la Magie. J'AI atteint le but que je m'étais fixé !

Clemens ne dit rien. Il laissa le ministre s'énerver tout seul et se justifier. Mais cela n'avait rien d'une justification. Clemens le voyait au sourire qu'arborait le visage de son aîné : il savait qu'il avait tort et pourtant, il s'entêtait à conserver sa liberté.

- J'ai été le meilleur auror. Tu le sais. Je ne me ferai pas prendre.

Bien entendu, que Clemens le savait. Combien de fois n'avait-il pas entendu de la bouche de ses collègues ignorant leur lien de famille, que le ministre était jeune, dynamique, agréable, travailleur, un excellent sorcier et un homme agréable. Tout cela n'avait fait que rabaisser Clemens, qui n'écoutait plus ce qui se disait. Il avait assez souffert de n'être QUE le deuxième. Celui qui suit, caché dans l'ombre, à tenter furtivement de devenir quelqu'un quand son frère aîné dirigeait le monde magique.

L'occurrence de JE dans les paroles de Maximus gêna Clemens, le fit se sentir mal. Il n'était après tout qu'un employé, ici. Reçu dans le bureau de son patron. Rien de plus. Être le frère jumeau du ministre de la Magie ne lui avait rien apporté comme avantages. Il avait espéré un peu plus de reconnaissance de la part de Maximus, mais rien. Ce dernier avait pris son rôle à cœur et s'était enfermé dans une bulle. Une bulle dont Clem cherchait désespérément la faille.

Ah, la liberté. Maximus en avait toujours demandé plus que ce qu'il pouvait avoir, tandis que Clemens avait accepté ce qu'on lui offrait. Mais ici, Maximus faisait un choix dangereux.

- Maximus, dit-il dans un souffle. Tu choisis là ta liberté, à ta vie. Nous savons tous ici le dur labeur qui t'a mené jusqu'à ce poste, que tu mérites largement. Cependant, tu l'as accepté en connaissance de cause. Diriger le monde magique comporte des sacrifices, comme une partie de ta liberté, pour mieux conserver ta vie. Tu n'es pas obligé de prendre tous les aurors disponibles du ministère. Un ou même deux suffiraient.

Il planta son regard dans les yeux de son aîné, puis s'assit sur un fauteuil, à l'écart du bureau ministériel. Il était à bout. Depuis quelques jours, Jadel ne dormait pas bien, le tenant lui-même éveillé toute la nuit. Ses heures de sommeil en étaient donc considérablement diminué. Ajouté au nombre d'arrestations croissantes auxquelles on leur demandait de procéder, Clemens voyait ses forces diminuer de jours en jours. Et là, devoir s'expliquer avec son frère sur une chose aussi importante que sa vie, c'était pour lui le comble.

Il prit sa tête entre ses mains. Mais quand Maximus allait-il POUR UNE FOIS entendre raison ?



Dernière édition par Clemens L. Cobb le Mer 27 Oct - 14:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand les frères se déchirent } Maximus - TERMINE - Ven 10 Sep - 21:17

    Le visage de Clemens lui faisait mal. Il lui ressemblait si peu, cependant. Longtemps le fait qu'ils soient jumeaux avait étonné. Et c'est vrai qu'ils n'avaient pas grand chose en commun. À part les yeux qu'ils avaient tous les deux d'un gris presque bleu, rien ne les rapprochait. Clemens était aussi brun que Max était blond. Ses cheveux aussi bouclés et rebelles que ceux de Max étaient dociles et presque raides. Ils mesuraient à peu près la même taille ; Maximus dominait son cadet de trois centimètres seulement, de son mètre 83. Du côté de leurs caractères... Rien n'aurait pu les séparer plus. Alors que Max était un fonceur déterminé, courageux et rebelle qui avait plutôt tendance à agir qu'à réfléchir, son frère se révélait intelligent, plutôt fragile malheureusement. Mais souvent sa tendance pondérée avait sorti Maximus de nombreuses situations déplaisantes alors qu'ils étaient tous deux à Poudlard. L'aîné à Gryffondor, le cadet à Serdaigle. Seulement le fait que le choixpeau les aie séparé n'avait jamais altéré leur amitié profonde, cet amour si particulier qui lie les jumeaux d'un lien si spécial que même eux ne peuvent le définir clairement tant il est confus. Un lien unique.
    Un lien unique qui s'altérait seulement depuis quelques mois. Depuis qu'elle était morte. Comment avait t-elle pu le laisser ? Comment avait t-elle pu ? Mary... Son souvenir le suivait partout. Comment avait t-elle pu les laisser ? Comment avait t-elle pu ?
    Mais elle n'était pas partie de son plein gré. Ils la lui avaient prise. Ils allaient payer.

    L'ombre de ses deux enfants passa devant ses yeux. Ils devaient être heureux avec leur cousin, avec leur oncle. Parfois, Max passait leur apporter des cadeaux, des peluches animées qu'il allait furtivement acheter le soir, après ses longues journées. Mais il ne restait pas longtemps. Souvent, il attendait que les enfants dorment. Il déposait un simple baiser sur leur front et remontait la couverture sous leur menton. Puis il descendait dans l'immense cuisine de Clemens et prenait un f-verre avec son frère, son frère qui se montrait à présent beaucoup plus courageux que lui.

    Mais elle était morte et Cobb n'assumait plus son rôle de père. Savez vous ce que cela fait d'être amoureux ? Savez vous ce que cela fait d'être la moitié d'un tout ? Sans sa moitié, le ministre n'était plus rien. Son frère non plus, mais lui se raccrochait à ceux qui lui restaient. Alors que Max... Max voulait venger sa femme. Max voulait la justice. Max voulait se battre. Mais il ne voulait pas regarder ses responsabilités en face.
    La voix de Clemens le tira brusquement de ses pensées.

    - Maximus, Tu choisis là ta liberté à ta vie. Nous savons tous ici le dur labeur qui t'a mené jusqu'à ce poste, que tu mérites largement. Cependant, tu l'as accepté en connaissance de cause. Diriger le monde magique comporte des sacrifices, comme une partie de ta liberté, pour mieux conserver ta vie. Tu n'es pas obligé de prendre tous les aurors disponibles du ministère. Un ou même deux suffiraient.

    Bien sûr qu'un ou même deux suffiraient, mais à quoi cela servirait t-il ? Plus rien ne le retenait, sinon les siens. Mais il n'avait plus leur garde. Officiellement, il n'était plus leur tuteur. Il n'était que l'ombre d'un père pour eux. Il n'était plus rien.

    - Ma vie ne regarde que moi, Clem. Je suis ton supérieur et je ne veux plus entendre parler de cette question de sécurité, c'est un ordre, agent Cobb.

    Sa voix était froide. Tout en lui était froid. À sa droite, Mary le regardait en souriant. Elle battait des paupières et tenait dans ses bras leur fille et leur fils. Derrière, Max souriait lui aussi à l'objectif. Qu'ils avaient été heureux alors. On voyait Clemens dans le fond qui tentait d'allumer un barbecue, et Jadel qui riait aux éclats. Qu'ils étaient heureux alors.

    - Comment... Comment vont-ils ?

    Cobb avait fait placer une escorte devant chez son frère. Il avait conscience de faire exactement le contraire de ce qu'il disait - mais c'était certainement son principal défaut.
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MessageSujet: Re: Quand les frères se déchirent } Maximus - TERMINE - Mar 14 Sep - 19:35

- ... C'est un ordre, agent Cobb.

Clemens réprima son envie de balancer ses quatre vérités à la tête de son aîné et de quitter le bureau ministériel. Cependant, cela n'arrangerai absolument rien. Clemens se leva et s'approcha à pas lents de la fenêtre. Il ne s'avouait pas vaincu, mais n'avait plus aucun choix qu'obtempérer. Maximus, même s'il était son frère, sa moitié, était également son patron. Et dans ce cadre-là, la famille n'existait plus. C'était en tout cas l'impression qu'avait Clemens en voyant sur quel ton lui parlait son frère.

- Compris, Mr... Le Ministre, murmura-t-il en buttant sur le dernier mot, involontairement.

Il avait toujours eu l'habitude, en présence de ses collègues, de l'appeler Cobb. C'était étrange de prononcer son propre nom pour appeler une autre personne, mais c'était le seul arrangement trouvé pour ne pas révéler à tous le lien qui unissait le Ministre de la Magie et son Auror. Mais le secret du Ministre s'étendait à autre chose qu'à ce lien de famille. Peu savaient que des trois enfants de Clemens, seul un était vraiment de lui. Mais il s'était rapidement habitué à présenter ses neveux comme ses propres enfants. Étant donné que leur père était... quasiment inexistant.

Clemens laissa ses yeux se promener sur les toits de Londres. Au loin, il aperçu le parc où il avait l'habitude d'amener les enfants après leur journée d'école. Il les aimait tous les trois autant. Les deux enfants de Maximus savaient que Clemens n'était pas leur père, mais l'Auror leur avait raconté que leur père avait dû partir après la mort de leur mère, mais qu'il avait promis de revenir. Le soir, avant de les coucher, Clemens leur racontait les aventures de Maximus le Héros. Il avait crée ce personnage dans l'espoir d'entretenir l'amour de son neveu et sa nièce envers un père dont ils ne savaient pas grand chose et même pas le visage. Pour cela, pour avoir abandonné ses enfants et n'avoir pas eu la force de les élever, Clemens en voulait à son frère. Lui qui n'avait pu supporter l'abandon de Gabrielle, ne comprenait pas comment il était possible d'abandonner ses enfants, sa chaire, son propre sang. Une partie de soi.

- Comment... Comment vont-ils ?

Clemens se retourna. Enfin, ils y arrivaient. Maximus n'aurait pu se retenir de demander de leurs nouvelles.

- Aussi bien que peuvent aller deux enfants qui savent qu'ils ne sont pas élevés par leur père biologique et qui ne connaissent de lui que les peluches qu'ils retrouvent le matin au pied de leur lit ! lança-t-il, plein de hargne.

Il ne souhaitait pas blesser son frère, mais il voulait tout le bonheur possible pour ces enfants et la situation était loin d'y contribuer.

- Ce matin, avant de partir, j'ai dû me battre avec Phil pour que l'ours que tu as déposé hier soir ne finisse pas dans la cuvette des toilettes, en charpies.

Clemens s'approcha de son frère et posa sa main sur son épaule.

- Max, je sais combien il est difficile de vivre sans Phil et Jane. Tu devrais passer à la maison et te présenter comme un ami à moi. Ainsi, tu pourrais les voir grandir de plus près. Jane me pose de plus en plus de questions, à ton propos. Et certaines sont gênantes. Il me devient de plus en plus difficile de trouver des réponses qui la satisfassent. S'il te plaît, fais-le pour tes enfants. Viens un jour. Tu le regretteras sinon et tu le sais.

Sa voix s'était faîte inquisitrice. Il voulait faire comprendre à Maximus qu'il se trouvait à présent devant un choix. Il devait dépasser le traumatisme de la mort de Mary et revenir vers ses enfants. Il le fallait, pour eux.


Dernière édition par Clemens L. Cobb le Mer 27 Oct - 14:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand les frères se déchirent } Maximus - TERMINE - Mer 15 Sep - 15:58

    - Compris, Monsieur... Le Ministre.

    Si Clemens n'était pas d'accord avec lui, du moins était-il son auror. Du moins devait-il lui obéir. Qu'il le veuille ou non. Son consentement n'entrait absolument pas en compte - car après tout Maximus était le patron. Cela avait toujours été comme cela, bizarrement. Quand ils étaient tous les deux, non. Liés par une amitié profonde et indéfectible, les deux frères s'entendaient alors à merveille. Mais en communauté, Max était le chef. Meneur par excellence, il ralliait tout le monde à sa cause. Le monde gravitait alors autour de Maximus. Et pas de Clemens. Mais tout s'écroulait, tout s'écroulait si vite que même Maximus ne discernait plus rien autour de lui. Tout était vain. Tout était mort. Tout ce qui avait été beau lui paraissait à présent être désolant. Une pure perte de temps. Puisqu'elle était partie... Puisqu'elle était partie.
    Parfois, le visage de Neil lui revenait. Il ne l'avait connu que très jeune. Ce frère moldu qu'il aimait beaucoup, aux cheveux de la même couleur que les siens. Neil... Neil ne verrait jamais ses neveux grandir. Neil était mort dans sa onzième année. Maximus fermait alors les yeux, en essayant de refouler les maudites larmes qu'il sentait perler à travers ses paupières. Il n'avait que trop pleuré pour avoir perdu ce frère qu'il aimait tellement. Il n'avait que trop pleuré pour avoir été considéré comme responsable de sa mort. Il n'avait que trop pleuré.
    Mais le fils renié avait rebondi. Le fils renié avait rencontré la femme de ses rêves. Mary avait été à Serdaigle avec Clemens et c'était une de ses amies, mais c'était Maximus le rebelle qu'elle avait choisi. Alors l'amour l'avait envahi et à nouveau il avait senti la vie, la vraie, celle qu'on ne vit qu'une fois.
    La première fois que Max avait fait l'amour à Mary, il s'était endormi la main posée sur son sein. Il s'en souvenait parfaitement. Après une heure de plaisir, il s'était doucement retiré et il l'avait embrassé sur le front. Ils n'avaient que 17 ans et pourtant déjà il savait qu'il mourrait pour elle. Et il s'était endormi la main posée sur son sein. Et il s'était endormi la main posée sur son sein.
    Mais elle était morte, elle était morte après lui avoir donné deux enfants, elle était morte et lui était vivant. Mais pourquoi avait-il fallu qu'elle meure ? pourquoi n'était-il pas mort, lui ? Pourquoi n'avait-il pas su la protéger...?
    Son travail l'avait alors sauvé. Il s'y abandonnait totalement, tentant d'oublier ce qu'il avait fait. Il avait abandonné ses enfants. Il avait laissé ce qu'il avait de plus cher au monde. Poser son regard sur eux lui rappelait trop Mary. Il ne pouvait pas être père. Il n'avait pas l'instinct de Clemens. Il n'en était pas capable.
    Son frère se retourna lorsqu'il demanda comment ils allaient.

    - Aussi bien que peuvent aller deux enfants qui savent qu'ils ne sont pas élevés par leur père biologique et qui ne connaissent de lui que les peluches qu'ils retrouvent le matin au pied de leur lit !

    Maximus tressaillit. Il dût se raccrocher à son bureau pour ne pas tomber.

    - Ce matin, avant de partir, j'ai dû me battre avec Phil pour que l'ours que tu as déposé hier soir ne finisse pas dans la cuvette des toilettes, en charpies.

    Le visage souriant de son petit garçon sur la photo fit se crisper les mâchoires de Max.

    - Max, je sais combien il est difficile de vivre sans Phil et Jane. Tu devrais passer à la maison et te présenter comme un ami à moi. Ainsi, tu pourrais les voir grandir de plus près. Jane me pose de plus en plus de questions, à ton propos. Et certaines sont gênantes. Il me devient de plus en plus difficile de trouver des réponses qui la satisfassent. S'il te plaît, fais-le pour tes enfants. Viens un jour. Tu le regretteras sinon et tu le sais.

    Son frère posa sa main sur son épaule, et ce fut le geste de trop. Le Ministre de la magie se dégagea de l'étreinte d'un puissant coup d'épaule. Il fit un faux mouvement et le cadre tomba par terre avec fracas. Il y eut du verre partout. Max se pencha et le ramassa en soufflant. Il contempla la photo un instant. Désabusé.

    - Je ne peux pas. JE NE PEUX PAS.

    "Tu te souviens du jour où tu m'as fait l'amour ? Tu te souviens... Tu t'étais endormi sur mon sein, et moi je n'osais pas bouger, de peur de te réveiller..."

    Cobb lança le cadre à l'autre bout de son bureau.

    - Sors d'ici. Tout de suite.

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MessageSujet: Re: Quand les frères se déchirent } Maximus - TERMINE - Dim 19 Sep - 22:10

- Sors d'ici. Tout de suite.

Clemens le regarda, interdit. Le sec mouvement du bras de Maximus lui avait rapidement fait comprendre qu'il n'avait en rien le droit de se tenir là, à tenter de lui faire comprendre ses erreurs. Quel idiot... Clemens savait qu'il était stupide d'essayer de faire reconnaître au ministre qu'il avait tort. Chose impossible, même. Depuis leur plus tendre enfance, jamais Maximus n'avait accepté avoir tort. Jamais il n'avait écouté les avertissements de son cadet. Jamais. Pas même maintenant, alors que sa vie en dépendait.

Clemens recula, les yeux brillants. Son frère le décevait. C'était la première fois et ce sentiment créa une boule dans son estomac. Il y porta la main. Un âpre goût emplit sa bouche. Maximus le décevait grandement, à ne pas vouloir accepter la vérité.

L'auror continua à reculer. Il jeta un regard à son aîné et ouvrit la porte sans se retourner.

- Tu fais une grosse erreur, Maximus. Et tu le sais. J'aime Jane et Phil tout autant que Jadel. Je les ai élevés avec leur cousin, sans jamais rien te demander. Aujourd'hui, je voudrais que tu accèdes à ma requête. Je souhaiterai que tu restes en vie, pour eux.

Puis, sentant qu'une larme roulait sur sa joue, il se retourna et claqua la porte. Il s'arrêta devant la secrétaire de son frère, qui la regardait interdite, tout comme les autres membres du ministère qui attendaient là pour un rendez-vous. Clemens se pencha vers la jeune femme et lui dit, aussi fort qu'il le pût, espérant que Maximus l'entendent clairement.

- Si vous voulez conserver vivant l'homme qui se trouve derrière cette porte, autorisez la création d'une escorte d'Aurors.

Puis, il se retourna et traversa dignement le couloir, rejoignant l'ascenseur dans lequel il s'engouffra. Il sortit au niveau inférieur et se rua vers les toilettes. Elles étaient vides. Il s'arrêta devant une des glaces et plaça ses mains sur les rebords du lavabo, plantant son regard dans son reflet. Il avait les traits du visage tirés par les problèmes. Maximus comptait tellement pour lui. Que pourrait-il faire sans son frère aîné ?

Il glissa à genoux et se prit la tête entre les mains. Ses trois enfants lui manquaient tant. Avec son travail et tous les problèmes, il n'avait pas le temps de les voir grandir. Il les aimait tant tous trois. Phil, Jane et Jadel Cobb.
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MessageSujet: Re: Quand les frères se déchirent } Maximus - TERMINE -

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Quand les frères se déchirent } Maximus - TERMINE -

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 :: LE SIÈGE DU MINISTÈRE DE LA MAGIE :: NIVEAU UN : Bureau du Ministre de la Magie et Services Administratifs
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