AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 L'Union fait la Force » Rodolphus.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




MessageSujet: L'Union fait la Force » Rodolphus. Jeu 26 Aoû - 0:19

    Le rendez-vous avait été fixé depuis longtemps. L'homme le savait, et il était nerveux. D'ailleurs la nervosité le rendait presque effrayant ; ses yeux écarquillés fixaient le sol pavé et crasseux comme si quelque chose allait en surgir d'un instant à l'autre. Quant à sa démarche, elle paraissait décidée et forte, sans la moindre hésitation. Mais un oeil habile aurait décelé chez cet homme des signes de fatigue, de colère, de tristesse.
    Il faisait noir à présent. Il avait cessé de se retourner ; personne ne l'avait suivi. Engoncé dans un long manteau noir, il sortit de sa poche une cigarette. Il l'alluma en claquant des doigts.
    La première bouffée le calma un peu. La seconde le rendit paisible ou presque. La cigarette était presque la seule chose qui marchât. Peut-être même était-ce la seule.
    Il écrasa la cigarette sous son pied. Le mégot rejeté à terre, il s'alluma une seconde cigarette. A la faible lumière de celle-ci, son visage semblait plus blafard que jamais. Antonin Dolohov attendait, dans une des ruelles les plus sombres de Londres, l'un des premiers serviteurs du Lord.
    Mais Rodolphus était en retard. Peut-être ses obligations l'avaient-elles retenu ailleurs. Après tout l'arrivée au pouvoir du Lord était toute récente. A peine quelques mois. Et déjà les mangemorts étaient en nombre, commençant sournoisement à terroriser les populations civiles. Ils voulaient éradiquer les moldus, et les né moldus. Et Antonin, depuis... Depuis l'accident, voulait comme eux.
    Qu'ils meurent. Qu'ils expient. Qu'ils crèvent pour ce qu'ils avaient fait. Tous.

    - Qu'est ce qu'il fait...

    Il attendait depuis dix minutes. Le second mégot tomba à terre. La troisième cigarette fut allumée. Ils devaient discuter, Rodolphus et lui. Rodolphus devait lui parler de leurs actions. Lui parler du Lord. Lui parler de cette guerre qui semblait annoncer son prochain paroxysme.
    Des pas se firent entendre. Rodolphus.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Jeu 26 Aoû - 1:59

Les bruits de pas commçèrent à se faire de plus en plus audible dans la sombre rue déjà fréquenté. L'odeur de la cigarette ainsi que la légère lueur du foyer avait guider l'homme vers son point de rendez-vous. Même si le lieu avait fixé depuis un moment, vérifié si la personne présente était la bonne était toujours bon à prendre. Le peu de lumière qui enveloppait l'entité ne permettait pas encore d'aperçevoir l'homme qui s'avancait d'un pas assuré vers le deuxième homme qui l'attendait. Celui-ci savait parfaitement qui il était, ce qui était d'ailleur réciproque pour l'autre homme. Passant par un versant un peu plus éclairé de la rue, le mangemort Dolohov put alors aperçevoir une partie du visage de celui qui le rejoignait. Rodolphus Lestrange se profila alors à quelques mètres de son compagnon.

Vêtu d'un long manteau noir au col rehaussé, d'un jean sérré comme il fallait et d'un tee-shirt noir, le jeune homme se pointa à la vue entière de son compatriote. Fouillant un instant dans sa poche, Rodolphus envoya alors quelque chose vers le dénommé Dolohov. Celui-ci le reçu aisément. C'était un simple paquet de cigarette, neuf.


-J'ais été long, je sais. Aussi je te ramène ça... pour me faire pardonner...

Sa voix rauque et sussureuse vint casser le silence qui s'était installé. S'approchant un peu plus, Rodolphus fouilla une seconde fois dans une de ces poches. C'est à son tour qu'il en sortit un cigarette, complètement blanche. Il la coinca doucement entre ces lèvres, puis passa sa main devant celle-ci. Au moment ou il la retira, la cigarette était allumée. Tirant un première bouffée, il recracha doucement la fumée en direction de Dolohov. Faisant un fois de plus quelques pas, il se retrouva alors aux côtés de celui avec lequel il avait rendez-vous.

-Ca commençais à faire un bail Dolohov.

Tirant une seconde bouffée, Rodolphus ne dit rien de plus. Faisant glisser ces cendres d'un léger coup de doigt, il posa alors son regard sur le visage de son interlocuteur. Observateur qu'il était, il le vit fatigué, légrement abattu, mais toujours disponible. Les analyses rapides et claires de l'ainée Lestrange étaient de mise pour tous le monde... Tirant une autre bouffée, Rodolphus dévia finalement son regard vers le sol, rejetant une nouvelle fois ces cendre sur les dales noires et humides de la ruelle. Attendant d'entendre la voix de son compagnon, le jeune Lestrange continua de fumer sa cigarette.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Jeu 26 Aoû - 19:00

    -J'ais été long, je sais. Aussi je te ramène ça... pour me faire pardonner...

    Rodolphus lui lança un paquet de cigarettes. Dolohov sourit. Ainsi son vieil ami n'oubliait pas ses habitudes. Fumer était depuis longtemps une des seules choses qu'il aimât réellement faire - avec le piano, bien entendu. S'il ne connaissait Bellatrix que depuis peu, Rodolphus en revanche avait été l'un de ses meilleurs amis à Poudlard. Poudlard... Époque si belle. Et si révolue. Dolohov alluma une autre clope, la combientième ? Il n'en avait strictement aucune idée, et cela lui importait peu.
    Son ami rejeta la fumée de sa cigarette vers lui.
    Dolohov crispa sa main sur sa baguette. Rigide, lui avait dit Ollivander alors qu'il n'avait que 11 ans. Rigide, bois de houx... Apparemment destinée à de grandes actions. Très efficace pour les sortilèges dangereux, semblerait-il. A l'époque, Antonin s'était contenté de sourire, un peu intimidé. Aujourd'hui il comprenait que le vieux avait raison. Ses sourcils se froncèrent. Il avait faim. Faim de mort. De vengeance. Ses souvenirs s'éclaircirent et il revit le moldu qu'il avait assassiné quelques heures avant le rendez vous. Ses yeux brillèrent. Tant de temps à être guérisseur, à préserver des vies, à donner la vie même... Pour la prendre à présent. Depuis la mort de sa fille, Antonin ne voulait plus que tuer. La venger, et ce par tous les moyens possibles. Les flammes violettes qui, lancée sur la poitrine de ses victime, causait d'importants dégâts internes... Il avait inventé ce maléfice. Pour prendre des vies... Quel paradoxe... Lui qui voulait les sauver toutes.
    Mais la mort résoudrait tout. La sienne aussi, peut-être. Mais surtout celle de ces sangs impurs. Dolohov reporta son attention sur son interlocuteur, sa baguette toujours à la main.

    - Evanesco, murmura t-il entre ses lèvres, sa cigarette dans la main gauche.

    La fumée s'évapora avant qu'elle ne l'atteigne. La voix rauque de Rodolphus retentit dans la ruelle crasseuse.

    -Ca commençais à faire un bail, Dolohov.

    Un second sourire totalement dénué de la moindre joie illumina son visage. "Antonin" ne seyait pas vraiment à un mangemort. C'est pourquoi presque tous continuaient à l'appeler par son nom de famille. Dolohov. Ca sonnait tellement mieux.

    - Rodolphus, mon vieil ami... Tout a tellement changé, pas vrai ?

    Il amorça un geste en avant et donna une accolade bourrue à l'homme vêtu de noir qui se tenait en face de lui. Maladroitement. Il n'avait plus l'habitude. Cela faisait tellement longtemps... Une fine pluie grise se mit à tomber, les glaçant tous les deux jusqu'aux os. Mais cela, Antonin ne le ressentait pas vraiment. Il se rappelait de l'époque où Rodolphus et lui étaient comme les deux doigts de la main. Déjà à cette époque, Lestrange était plus porté que lui en matière de magie noire... Déjà à cette époque, Dolohov était amoureux.
    Il arrivait à la fin de sa cigarette.
    Maintenant il fallait qu'ils parlent.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Jeu 26 Aoû - 21:50

La légère pluie qui commença à s'abattre sur les deux hommes fut une bénédiction. Pour Rodolphus, un peu de fraicheur dans cette ambiance lourde ne faisait pas de mal. De plus, c'est comme si il se sentait laver des crimes qu'il avait commis aujourd'hui. 3 moldus de plus... de moins pour être exact. Tous fais dans la plus grande discrétion. Au fur et à mesure que le temps passait, Rodolphus devenait de plus en plus aguérris. Son âme était désormais totalement voué au côté noir de la magie. Ce qui le rassurait dans tous ça, même si il ne sentait pas inquiet, c'est qu'il n'était pas seul. Antonin Dolohov, lui, sa plus vieille connaisance de Poudlard l'avais suivis. Aussi, à chaque fois qu'ils se retrouvaient, certain moment nostalgique venait hanté l'esprit du jeune homme. Le sortilège prononcé par son ami fonctionna à merveille. Puis, dans un début de silence, le nostalgie tomba, pour venir faire place à la réalité du moment.

-Rodolphus, mon vieil ami... Tout a tellement changé, pas vrai ?

Il avait entièrement raison... tout a tellement changé...

-Tu le dis si bien... Je nous revois encore assis en cours, notant les remarques pertinente de nos professeurs. Tout est déjà si loin...

Terminant sa cigarette, Rodolphus la jeta au sol. D'un geste souple, il écrasa le mégot encore chaud. Puis, il ne dit rien. Le bruit de la pluie qui tombait dans le sombre ruelle le rendait presque pacifiste. C'était beau. Remettant ces main dans ces poches, quelques goutelettes vinrent ruisseler sur son manteau et son visage. Il était heureux de le retrouver, mais ne le montrais pas, comme d'habitude. De toute façon, Antonin savait ce qu'il ressentait. Rodolphus et lui était la pair inmanquable... Les nouveaux tueurs du seigneur des ténèbres.

Laissant la pluie tomber encore un, Rodolphus souffla un coup. Puis, il commença enfin. Parlant d'un ton sombre mais fin, sa voix retentit encore une fois.


-Nos assasinnats de moldu se déroulent à merveille. Le Lord est fier de nous et tient à ce que nous le sachions. Il a d'ailleur une petite préférence pour tes méthodes Dolohov...

Rodolphus posat un regars serein sur son ami. Lui faire savoir que le Lord appréciait ces qualités ne pouvait être que bénéfique.

-Nous devons tenir ce rythme jusqu'au milieu du mois de septembre. Nous recevrons la suite des ordres un peu avant cette limite. Personellement, je n'y vois aucun inconvénient, je pense que toi non plus.

Rodolphus marqua une pause. Reposant son regard sur son ami, il attendit que celui-ci lui fasse part de ces ressentiments avant de continuer. L'avis de tout les membres du groupe était important. Celui d'Antonin l'était d'autant plus pour le jeune Lestrange.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Ven 27 Aoû - 0:15

    -Tu le dis si bien... Je nous revois encore assis en cours, notant les remarques pertinente de nos professeurs. Tout est déjà si loin...

    Antonin sourit légèrement, le regard dans le vide, les yeux fixés vers le ciel. Le ciel que l'on voyait à peine, en cette fin d'après midi. Le ciel tellement gris. La pluie fine lui mouilla le visage et il cligna des yeux, tentant d'échapper à l'eau. Il finit par plonger son regard brun dans celui, plus clair, de Rodolphus. Poudlard... Oui c'était loin. Loin et bien fini. Mais quelle époque cela avait été alors. Élèves doués, assidus et populaires, les deux mangemorts étaient pourtant devenus des hors la loi. Du mauvais côté de la bataille. Et même, bientôt, de la guerre.
    Pour le moment il n'y avait pas de mot d'ordre véritable. Juste : tuer. Tuer le plus possible, le plus discrètement possible. Et menacer, semer la peur. Semer la terreur. Car il n'y avait rien de mieux que la peur pour contrôler la population. Rien de pire, aussi.
    Or, cela, Lestrange et Dolohov savaient le faire. Tueurs débutants, mais presque aguerris. Le sang sur leurs mains était celui de la vengeance, aux yeux de Dolohov. Celui de le justice. Car perdre un enfant est une chose si terrible qu'elle ne devrait jamais arriver à personne. Et Dolohov était quelqu'un de si violent que la moindre étincelle pouvait donner naissance à un feu. Un feu terrible qui embraserait Londres tout entier, et l'Angleterre. Rodolphus et Dolohov. La terreur commençait par les noms...


    -Nos assasinnats de moldu se déroulent à merveille. Le Lord est fier de nous et tient à ce que nous le sachions. Il a d'ailleur une petite préférence pour tes méthodes Dolohov...

    Le Lord. Relevant la tête malgré la pluie sourde qui les trempait tous les deux, Antonin sourit encore une fois. Il avait une manière particulièrement atroce de faire mourir ses victimes, ne se contentant pas toujours d'un simple Avada Kedavra. Non, son attaque sournoise était beaucoup plus délectable... Beaucoup plus terrifiante. La vengeance est un plat qui se mange froid.


    -Nous devons tenir ce rythme jusqu'au milieu du mois de septembre. Nous recevrons la suite des ordres un peu avant cette limite. Personellement, je n'y vois aucun inconvénient, je pense que toi non plus.

    Il ne fallut que quelques secondes à Dolohov pour finir sa cigarette. Il l'écrasa sous sa chaussure.

    - Effectivement, je ne pense qu'à continuer... Il nous faut persévérer. Mais pour le moment le combat n'est pas vraiment commencé. Les gens ne connaissent pas le nom du Lord. Mais cette nouvelle invention... Vraiment remarquable.

    Dolohov remonta sa manche de manteau jusqu'au coude. La marque des ténèbres s'étalait sur son bras, d'un vert presque noir tant sa peau était pâle. Il passa son doigt sur les contours du tatouage.

    - Nous dominerons le monde, bientôt. Déjà au Ministère, on ne parle que de cela, d'après mes sources. Tuons ensemble, Rodolphus, comme il se doit...

    Mais le souvenir revint. Plus fort que tout, bien sûr. Juliet souriait, posait un doigt sur ses lèvres. "Tu te souviens du jour de notre mariage ? Tu m'avais dit que tu voulais vieillir avec moi. Tu te souviens ?". Oh oui, il se souvenait. Il ne se souvenait que trop bien. Il baissa la tête, les yeux écarquillés, et commença à marcher droit devant lui, se retournant par instants pour voir si ils n'étaient pas suivis. Lestrange le suivait. La voix cassée de Dolohov retentit, à peine étouffée par son col.

    - Je pense à elles sans cesse, Rodolphus... elles me hantent, toutes les nuits, toujours...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Ven 27 Aoû - 14:35

- Effectivement, je ne pense qu'à continuer... Il nous faut persévérer. Mais pour le moment le combat n'est pas vraiment commencé. Les gens ne connaissent pas le nom du Lord. Mais cette nouvelle invention... Vraiment remarquable.

Les paroles de son ami rassurèrent Rodolphus. Le savoir motivé était une bonne chose. Et puis... la motivation de Dolohov était similairement la même que lui, aussi ne doutait-il jamais de lui sur ce point. Le voyant remonter sa manche et admirer la marque des ténèbres, Rodolphus passa instinctivement sa main sur son bras gauche. Lui aussi il la sentait, lui aussi l'appréciait...

- Nous dominerons le monde, bientôt. Déjà au Ministère, on ne parle que de cela, d'après mes sources. Tuons ensemble, Rodolphus, comme il se doit...

Il avait raison encore une fois. Le Ministère commençait à s'affoler devant tout ces meurtres. Les enquêteurs ainsi que les aurors avaient beau chercher, encore et toujours, jamais une trace n'était laissée. Aussi, Rodolphus et Antonin étaient considérer, pour l'instant, comme des sorciers passif, mais légerment suspécté. Il faut dire que lorsque l'on s'apelle Lestrange, on ne eput être mis à l'écart. C'était de même pour son ami. Le Ministère connaisait ces compétences, mais savaient-ils seulement comme il les utilisaient...

- Je pense à elles sans cesse, Rodolphus... elles me hantent, toutes les nuits, toujours...

Les deux hommes s'étaient mis à marcher. Rodolphus suivait son ami de près. Une fois encore, celui-ci évoqua ces souvenirs, ces souvenirs qui le hantait jour après jour. Rodolphus connaissait bien l'histoire de Dolohov, il avait d'ailleur été un des premier au courant. Juliet, l'amour de son ami. Leur enfant... Une histoire tragique qui ne devrait arriver à personne. Et pourtant. Rodolphus laissa un blanc, continuant à marcher calmement. Arpentant du regard le dos de son ami, le jeune Lestrange laissait les gouttes tomber sur son visage. Fermant les yeux un instant, respirant un coup, il parla d'une vois faible mais audible.

-Elle est à Londres en ce moment... Le Lord ne s'attarde pas sur les relations de nos vie privé. Cependant... je peux faire une partie de ton boulot, ça ne me dérange pas.

Rodolphus détourna son regard, l'envoyant vers les vieux immeubles trempé. Même si lui, était marié, son coeur n'avait plus droit désormais au vrai amour. Il n'avait d'ailleur jamais vraiment eu ce droit. A part peut être une fois... Vitany... Malgrès tout, il comprenait ce que ressentait son ami.

-Je sais que tu as besoin d'aller la voir. Libère toi ne serait-ce qu'une journée.... Je ferais ce qu'il faut pour que tu n'ais pas de problème.

Après ce paroles, Rodolphus s'arrêtat quelques seconde. Sans un regard vers Antonin, il sortit une nouvelle cigarette de sa poche intèrieur. Il la coinça entre ces lèvres, puis fit apparaitre une petite flamme au creu de sa main. Celle-ci éclaira faiblement son visage l'espace d'un instant. Protégant sa flamme de la pluie, Rodolphus l'approcha de sa cigarette et l'alluma. Puis, il ferma la main et la flamme disparut. Après ceci, il se remit à marcher et arriva presque à hauteur de son ami. Tirant sur sa clope, il relacha la fumée vers le ciel, comme si il lancait un défi à la fine pluie qui tombait toujours.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Ven 27 Aoû - 15:05

    -Elle est à Londres en ce moment... Le Lord ne s'attarde pas sur les relations de nos vie privé. Cependant... je peux faire une partie de ton boulot, ça ne me dérange pas.

    Un blanc. Antonin ne s'arrêta pas, mais au fond de lui-même il était quelque peu blessé. Que Rodolphus pense qu'il fasse passer sa mission après Juliet... Mais en même temps il avait parfaitement raison. Juliet était et serait encore et toujours sa priorité. Un instant Dolohov eut honte de lui. Rodolphus le connaissait si bien, finalement... Trop bien. Comme avant. Comme s'ils ne s'étaient jamais séparés. Comme si leurs chemins n'avaient divergé que pour se rejoindre finalement, se rejoindre après bien des années. Il ne répondit rien, hésitant légèrement. Que répondre, après tout ? Que répondre à cela ? Rien ne lui vint à l'esprit, aussi préféra t-il laisser son ami improviser. L'improvisation était son fort.

    -Je sais que tu as besoin d'aller la voir. Libère toi ne serait-ce qu'une journée.... Je ferais ce qu'il faut pour que tu n'ais pas de problème.

    Antonin sourit tristement. Les pas cessèrent dans son dos. Un bruit discret. Il n'eut même pas besoin de se retourner pour comprendre que Rodolphus allumait une cigarette. Dolohov attendit un instant qu'il eut terminé et s'alluma une autre clope, avant de se remettre à marcher. La loyauté de son vieil ami le rendait plus sûr de lui, plus déterminé qu'il ne l'était déjà. Les Aurors étaient certainement sur leur piste, mais à moins de voir la marque des ténèbres sur leur bras, ils ne pourraient pas les confondre. Les serviteurs du Lord ne laissaient jamais de traces. En revanche, être un suspect impliquait ne plus avoir de relations avec Juliet. Et cela, Antonin n'osait même pas y songer.

    - Rodolphus, mon vieil ami, j'apprécie ta proposition mais je...

    Tout à coup, un léger bruit d'étoffe mouillée lui parvint, juste derrière eux. Dolohov, mût par un réflexe de longue date, fit volte face et plaqua Lestrange contre le mur à leur gauche. Il jeta sa clope à terre et l'écrasa sous son talon. Des silouhettes arrivaient. Très calme et plein de sang froid, Dolohov murmura à son ami :

    - On vient. Reste calme.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Ven 27 Aoû - 15:46

Temps maussade dans les rues de Londres. Carter avait était muté dans une nouvelle équipe d'Aurors afin de poursuivre son job après les récents évènements dont il avait témoin, y a quelques semaines déjà de cela. Toutefois les souvenirs de ce jour-ci étaient restés présents dans son esprit, il avait alors beaucoup bu pour essayer justement d'oublier. Chose qui n'avait pas était facile, mais à présent, il y pensait moins. Se concentrant sur la mission du jour il avait porté toutes ses pensées même les plus sombres envers celle-ci. Accompagné d'une autre Auror, le Danois passait les ruelles de Londres au peigne fin. Cela faisait déjà quelques heures qu'ils cherchaient sans savoir quoi trouver. On leur avait vaguement dit que deux personnes étaient entrain de trainer dans le coin dans une attitude plus que suspecte. L'Auror prit en charge la mission qui lui était donné de faire, et voilà ou il en était à présent, se promener dans les rues de Londres sans la moindre trace des deux individus, et encore le must des must. Il ne savait pas à quoi pouvait ressembler les concernés. Il lâcha un soupir avant de s'abriter sous une petite toiture au coin d'une rue pour pouvoir s'allumer une petite cigarette sans qu'elle soit touché par la pluie fine qui se déversait dans la ruelle. Ainsi fait, il la coinça entre ses lèvres avant d'en laisser échapper une fumée & repartir sur la piste dont ils étaient lancés avec sa collègue auquel il adressa un petit sourire entre deux bouffée de sa clope. Il suivit celle-ci, histoire de ne pas la laisser le distancer. Après tout, ils étaient une équipe, ils se devaient de rester ensemble.

Ils prirent une autre ruelle plus sombre que les autres qu'ils avaient "visités" & surtout plus vide, car en effet même en ce mauvais temps, les gens trainaient dans les rues pour faire on ne sait quoi. Mais ça c'était pas ses oignons, se concentrait sur sa mission première était son devoir du moment. Jetant un regard aux alentours, il observa minutieusement le moindre mouvement suspect. Une main dans sa poche auquel cas ou il devait sortir sa baguette pour riposter si jamais on viendrait à les prendre par surprise. Mais rien, personne ne songeait à s'en prendre à eux. Rassurant, peut-être mais ne parlons pas trop vite. S'engouffrant à la suite de sa collègue & son amie de fortune dans une einième ruelle. Ils virent quelques mètres plus loin. Deux silhouettes qui semblaient à vue d'oeil adossés au mur. Se rapprochant, le Danois sentit légèrement le bruit d'étoffe de sa veste mouillée le trahir, venant à remarquer un soudain mouvement venant des deux personnes devant eux. L'un d'eux était plus ou moins plaqué contre le mur dans une attitude presque naturelle tant dis que l'autre à coté se tenait seulement à quelques centimètres de lui. Carter passa une main dans ses cheveux mouillés, se grattant légèrement la tête. Il arriva a la hauteur de ces deux gaillards et les salua d'un bref signe de tête. « Messieurs. On se demandait si éventuellement vous pouviez nous renseigner sur une affaire. » demanda-il avec son petit accent. Une manière comme une autre d'interpeller les gens, mais pas forcément dès plus délicate, il devait l'admettre. Qui sait il se ferait envoyer sur les roses ? peu importe. Le refus de coopération était d'affaire courante après tout. Il laissait le soin aux deux individus de répondre.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 24/08/2010
● MESSAGES : 52


MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Ven 27 Aoû - 16:14

Melody venait de sortir de chez elle, elle devait rejoindre son collègue, Carter. Ils devaient enquêter sur une affaire, assez habituel mais pour la jeune femme, toutes les missions étaient importantes, et elle se donnait à fond, toujours. Elle ne supportait pas l'échec, elle ne supportait pas le chaos. Elle voulait faire régner la justice. Ce soir là, elle avait du mentir à sa meilleure amie, Juliet, ne voulant pas la mettre en danger. Elle avait donc prétextée une simple ronde dans les sombres rues de Londres. Elle ne savait pas si elle y avait cru, mais en tout cas, elle ne venait pas avec elle. Melody savait que son amie ne voulait pas qu'elle se mette trop en danger, à cause de sa situation, elle était enceinte...mais elle ne faillirait pas, son but était de réussir, elle ne pensait à rien d'autre. Elle rejoignit son collègue, qui était aussi son ami...elle l'aimait beaucoup, mais ses sentiments ne devaient en aucun cas se mêler au travail, sa soif de justice était bien plus grande.

Elle le salua d'un sourire et d'un signe de tête. Son humeur ce soir là était sombre, elle ne parlait pas, restait silencieuse et obscur, comme à chaque mission. Elle était courageuse mais avait peur de l'échec, si elle pensait à trop de choses, elle se perdrait et ne réussirait pas à mener à bien l'affaire. Elle regardait droit devant elle, et avançait sans jamais se retourner. Elle ne remarqua même pas Carter qui s'arrêtait pour fumer. Il lui sourit, elle aussi, avant de reporter son regard sur la nuit noire et la pluie qui tombait à grosse gouttes. Où étaient-donc ces individus suspects ? Elle regardait partout, fouillait les recoins les plus sombres, les moins habités...parfois, ils croisaient des personnes saoules, ils voyaient des bagarres de rues, mais ils ne devaient pas s'en mêler. Melody avait du mal, elle ne supportait pas de voir des gens se faire ainsi battre pour trois fois rien...elle était compatissante et ressentait la douleur des autres, mais elle luttait contre ce que lui disait son cœur.

La jeune femme commençait à fatiguer, cela faisait longtemps qu'ils marchaient, qu'ils marchaient sans rien trouver. Elle ne voulait cependant pas s'arrêter, pas une seule fois, car s'arrêter pour elle, signifiait penser. Et elle ne devait pas penser, elle ne devait pas réfléchir, elle devait juste, avancer. Sa capuche noire tomba sur ses épaules à cause d'un coup de vent et ses longs cheveux blonds se retrouvèrent mouillés en un rien de temps. La nuit était fraiche. La pluie ne cessait pas. Ambiance morbide. Soudain, devant eux, deux silhouettes. Melody regarda Carter et ils s'avancèrent, ils étaient adossés contre un mur. L'auror prit les devant en leur demandant des informations. La jeune femme resta muette, se contentant de les observer en détail. Sa main était dans sa poche, et tenait fermement sa baguette, prête à intervenir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 24/08/2010
● MESSAGES : 16


MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Ven 27 Aoû - 17:40

    Juliet n'accepterai jamais de rester derrière, ou Melody avait-elle eu la tête? Ou était ce Juliet qui était bonne comédienne? Ses acquiescements, ses sourires, bien sûr qu'elle resterait là, bien sûr qu'elle lui laisserait -quand même- deux cookies, bien sûr que sa mission n'était pas dangereuse. Déjà envoyée de force chez elle par l'hôpital après un malaise à force d'être de garde depuis près d'une semaine, la jeune femme n'allait certainement pas boire son thé dans leur divan pendant que son amie risquait sa vie pour en sauver d'autres . Juliet, savait, les aurors ne comprenaient pas. Le bras de son frère portait la trace de ses actes... Pourquoi ne rien dire à sa meilleure amie ? Pourquoi ne pas dire au ministère ce qu'elle savait? Pourquoi ne pas aider le " bien " , pourquoi ne pas faire en sorte de cesser au mieux les massacres?

    Juliet avait choisi, emprunté la route inverse de celle de son frère, et par la suite n'avait pas suivi celle d'Antonin, par deux fois elle avait repoussé les tenêbres qui mouraient pourtant d'envie de se jeter sur elle. Juliet soignait, ils tuaient, elle soignait, ils tuaient...elle laissait, ils tuaient.

    Melody l'embrassa sur le front, Juliet ne sourit pas, prenant un air faussement boudeur et la regarda sortir de leur maison. Aussitôt Melody partie, elle se leva , incapable de rester immobile, elle fit les cent pas le long de leur salon. Lui laisser prendre l'avance. Juliet attrapa sa baguette sur leur table basse et enfila sa maigre veste au dessus du t-shirt qu'elle portait à l'intérieur, le bas étant recouvert de son jean favoris. Elle laissa passer cinq minutes et à son tour ferma la porte à clef avant de s'enfoncer dans les rues sombres et humides.

    Ayant préalablement demandé ou se dirigeait son amie, Juliet n'avait pas eu à la suivre à la trace. Elle s'alluma à son tour une cigarette sous un endroit abrité, à croire qu'aucun d'eux ne pouvait s'en passer. Sa meilleure amie enceinte échappait évidemment à la règle et Juliet ne s'autorisait à fumer que dehors, protéger l'enfant... Protéger son enfant, puisqu'elle n'avait pas pu protéger sa fille, un but. Personne ne toucherait Melody, personne ne lui ferait du mal.

    Habituée aux rues de Londres, Juliet ne craignait par les étranges phénomènes qui y rodaient la nuit, son bras amenant la cigarette à ses lèvres tremblait néanmoins, de froid et de crainte pour l'auror, elle accélera le pas. Elle les vit enfin et se recula dans une ruelle étroite le temps d'un instant, eux, prenaient la suivante. Une fois les aurors hors de vue, la blonde s'avança au maximum sans se mettre dans le champs de vision des acteurs de la nuit. Elle s'adossa contre un mur de pierre froide. Elle ne pouvait et regarder et rester invisible, aussi elle tendit l'oreille, si quelque chose d'anormal se passait, les voix s'éleveraient.





Aucun parent ne devrait avoir à pleurer son enfant
Chaque heure nous meurtrit ; la dernière nous tue.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité




MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Ven 27 Aoû - 21:13

Rodolphus avait parlé, et proposé. Son ami s'était comme fragilisé face à cette propostion. Il était presque sûr qu'il trouverait quelque chose à redire, ce n'était pas dans son style de se laisser aider comme ça. La clope au bec, les mains dans les poches, Rodolphus vit son compatriote se retourner vers lui.

- Rodolphus, mon vieil ami, j'apprécie ta proposition mais je...

La fin de la phrase n'eut pas lieu d'être. Exactement en même temps, les deux mangemorts venaient d'être mis sur le pied d'alerte. Un bruit au bout de la rue, suivit de quelques bruit de pas. Le réflexe presque militaire d'Antonin vint rattraper le petit retard de Rodolphus. Celui ci le plaqua contre le mur puis lui murmura quelque chose.

- On vient. Reste calme.

Calme, Rodolphus l'était parfaitement. Même si un petite montée d'adrénaline montait en lui, son visage ainsi que son attitude restait incroyablement passible. Les deux hommes étaient en positions de défense. Sans un mot, le clope toujours entre les lèvres, Rodolphus dévia son regard vers l'autre bout de la rue. Là, il put aperçevoir un homme, vêtu contre la pluie, également en possession d'une cigarette. Après lui suivait une seconde personne. Une femme cette fois. Rigide et strict, elle le suivait de près. Décapuché, l'air méfiant, Rodolphus se tenait sur ces garde. L'une de ces main à l'intèrieur de sa grande poche caressait sa baguette du bout des doigts. Ne jamais relacher son attention, surtout maintenant. Antonin et lui était désormais entrainés face à ce genre de situation. La possibilité que ces deux personnes soient des aurors était de plus de 50%. Oui, Rodolphus calculais tout intèrieurement. C'était une de ces faculté que le Lord appréciait parituclièrement chez lui. Il était non seulement un bon assassin, mais il était aussi particulièrement rusé. L'intelligence mélangée aux actes, tel était le portait du mangemort Lestrange Rodolphus.

Le premier homme s'avança vers eux, l'air fatigué et un peu blasé. Il devait marcher dans les rues depuis un bon moment vue l'état de ces habits. Calmement, celui ci leur adressa la parole. Les deux regards froids des deux individus en face de lui se posèrent sur son visage.

"Messieurs. On se demandait si éventuellement vous pouviez nous renseigner sur une affaire. "

Après quelques secondes de silence, et une légère observation entre les quatres individus, Rodolphus prit calement la parole. Sa voix froide et rauque s'éleva doucement dans la ruelle.

-Posez votre question, nous verrons si nous pouvons y répondre.

Un minimum de politesse était de mise. Il fallait maintenant savoir ce que voulaient ces deux personnes avant d'agir...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Ven 27 Aoû - 23:14

    Les pas se rapprochaient et Dolohov garda son calme. Ne pas montrer signe qu'il était tout le contraire que ce que l'on croyait. Juste garder son sang froid et son calme, comme d'habitude. Deux silhouettes se montrèrent, l'une grande et plutôt carrée, l'autre plus fine et chétive. Un homme et une femme, Antonin le sut avant qu'ils ne se montrent. À une heure pareille dans Londres, soit animés des pires intentions, soit animés des meilleures. Dans les deux cas ils leur fallait se méfier d'eux. La main crispée sur sa baguette, Dolohov attendit qu'ils se rapprochent.

    L'homme marchait devant. Mal rasé, jeune, l'air grave et fatigué. Mais ce n'était pas un mangemort. En toute logique, il devait donc appartenir aux rangs des aurors. Quel dommage...

    "Messieurs. On se demandait si éventuellement vous pouviez nous renseigner sur une affaire. "

    Les yeux bruns de Dolohov allaient de la femme, qui se tenait en retrait, à l'homme. Ils s'attardèrent un instant sur la main droite de l'Auror qui tenait fermement sa baguette. Ainsi, de toute évidence ils étaient suivis. Si leurs poursuivants n'avaient pas pu les localiser tout de suite, en revanche ils devaient être au courant que deux hommes suspects s'étaient donnés rendez vous dans les secteur, ou bien ils avaient eu beaucoup de chance. Or, Antonin ne croyait plus à la chance.
    Rodolphus parla le premier.

    -Posez votre question, nous verrons si nous pouvons y répondre.

    Dolohov se ralluma une cigarette, comme si de rien n'était. Il rejeta la fumée vers l'homme, comme Lestrange l'avait fait avec lui quelques minutes auparavant, mais cette fois ci la fumée était beaucoup plus forte, beaucoup plus poussée avec l'intention de piquer les yeux du supposé auror. Relevant la tête vers les deux individus qui prétendaient les interroger, il se contenta d'ajouter d'un ton glacial :

    - Mais je doute que nous puissions vous aider en quoi que ce soit.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Sam 28 Aoû - 15:58

Le Danois plissa légèrement les yeux. Ses yeux quelque peu rougis par la fatigue d'avoir marcher dans toutes ses ruelles sans rien donné. La chose n'avait pas était facile pour les deux aurors, partir en mission pour aller rechercher des suspects dans tout Londres n'est en rien une partie de plaisir, il faut se le dire. Et quelle mission d'ailleurs, peu d'infos .. on leur avait dit le strict minimum pour enquêter, le reste était confidentiel de quoi faire lâcher un soupir a l'auror. Bon sang, quand vont-ils comprendre qu'ils ont faut plus pour pouvoir réussir une mission ? .. A coté de ça, les états de service du Danois ne jouaient pas en sa faveur. Sa dernière mission avait était porté jusqu'au ministre lui-même qui avait convoqué le Danois dans son bureau pour des explications. Des explications, oui .. il les avait donnés & en échange de bon procédé, il s'était fait blâmer par le ministre d'être trop inconscient & d'agir de son propre interêt sans se soucier de ses camarades. Ce qui eut pour tout effet de faire fuir l'auror qui avait jugé en avoir trop entendu tout en claquant la porte du bureau derrière lui.

Une goutte d'eau vint ruisseler le long de son visage le ramenant ainsi à la réalité des choses. Il avait fixé l'un des deux hommes sans ciller, adressant ainsi un regard vide ou on pouvait laisser entrevoir son âme blessée. L'Auror porta une main à ses yeux qui commençaient à sérieusement à le piquer, tout en jaugeant de l'autre l'homme qui était en ligne direct devant lui. Il retira ensuite celle-ci, pensif cherchant comment poser une question d'une façon la plus neutre qui soit, sans qu'ils aient l'impression qu'ils soient suspects aux yeux des deux aurors. Cependant, si l'un d'eux se montraient coopératifs en sortant un : « Posez votre question, nous verrons si nous pouvons y répondre. » Ca n'était pas le cas de l'autre qui avait cru bon faire son malin en essayant d'intimider en crachant sa fumée sous le nez de l'auror tout en prononçant ses paroles d'une froideur : « - Mais je doute que nous puissions vous aider en quoi que ce soit. » Qui aurait pu faire frémir n'importe quelle personne peu sûre d'elle, mais pas Carter. Pour toute réaction, il eut un vague sourire en coin en le regardant, avant de rétorquer : « Vous êtes surement au courant des derniers meurtres récents n'est-ce pas ? » Fit-il à l'adresse du provocateur. En gardant son air neutre & quelque peu fatigué. Fixant l'homme, il sortit son paquet de clopes & en coinca une entre ses lèvres. Avant de porter un regard derrière lui sa partenaire étant resté en retrait, il lui fit signe d'avancer de la manière la plus naturelle qui soit. Prenant par la même occasion dans l'arrière poche de son pantalon son zippo. Il alluma sa clope avant de le ranger tout en reportant son attention vers les deux hommes, tirant une bouffée.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 24/08/2010
● MESSAGES : 52


MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Dim 29 Aoû - 0:36

Cette voix...elle l'avait déjà entendue quelque part...mais bien sur, Antonin ! Il ne manquait plus que ça...ils étaient les suspects qu'ils cherchaient. Bon sang. La jeune femme s'avança pour être à la même hauteur que son collègue. Elle posa son regard de glace sur le premier mangemort, puis sur son ami...elle avait longtemps cherché à le raisonner, mais rien n'y avait fait. Cependant, elle savait que leur amitié était toujours présente. Mais Melody devait mener à bien sa mission. Et si elle devait se battre, elle se battrait. La pluie s'intensifia, gelant les os de la jeune femme. Elle avait toujours la main sur sa baguette, la serrant le plus fort possible, au point de se faire saigner. Ignorant la douleur, elle s'avança un peu plus et dit d'une voix aussi glaciale que l'ambiance qui régnait.

« Au courant vous l'êtes forcément. Pensez-vous que seul les mangemorts peuvent se servir de leur baguette ? Rendez vous. Ou perdez votre dignité. »

Ne pas penser. Rester concentrée. Ne pas écouter son cœur. Elle se répétait sans cesse ça dans sa tête, elle ne devait en aucun cas se laisser dépasser. Elle savait pertinemment que les deux hommes ne se rendraient pas. Ils se battraient. Melody venait peut-être de s'attirer des ennuis, mais de toutes façons, Antonin l'avait forcément reconnu, et il savait qu'elle était Auror. Et elle savait qu'il faisait parti du camp des ténèbres. Alors à présent, le dé était lancé...plus moyen de faire marche arrière.

Melody ne laissait rien paraitre sur son visage. Pas une émotion. Il était de glace. Comme son cœur à ce moment même. Réussir. Elle ne pensait qu'à ça. Seulement elle n'avait toujours pas remarquée que dans l'ombre, se tenait Juliet...mais il ne valait mieux pas qu'elle sache. Car cela rendrait la situation bien plus compliquée qu'elle ne l'était déjà. Si elle savait, elle se mettrait en colère, ne supportant pas de mettre ses amis en danger. Antonin...A présent qu'ils n'avaient plus rien à perdre, elle porta son regard sur le mangemort.

« Antonin, il n'est peut-être pas trop tard...la rage t'aveugles. Ne crois pas que je ne te comprend pas, car c'est faux. Mais t'enfoncer encore plus dans les ténèbres n'arrangera rien. La vengeance mène à la vengeance. La haine mènera à ta perte. »

Elle ne réussirait certainement pas à le raisonner...comme d'habitude, mais elle essayait, pleine d'espoir. La pluie se stoppa net, le silence se fut, un silence de mort. On n'entendait plus que le cri du vent. La jeune fille n'avait pas voulu réveiller la soif de sang des mangemorts mais elle n'avait pas eu le choix. Elle fonçait, sans prendre le temps de réfléchir, elle était comme ça. Elle ne ressentait plus aucune fatigue, plus aucune angoisse, ni même le froid. Elle ressentait juste les battements incessants de son cœur dans sa poitrine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 24/08/2010
● MESSAGES : 16


MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Lun 30 Aoû - 18:54

    Silence insuportable.
    Juliet attendait un signe. Elle attendait et si elle le ratait? Et si, une fois de plus, elle laissait les évèvements se dérouler sans pouvoir rien y faire? Si, comme plusieurs mois auparavant, elle arrivait trop tard...Pourrait-elle le supporter? Laisserait-elle quelqu'un toucher aux dernières personnes qu'elle aimait?

    Non. Juliet écrasa sa cigarette et sortit sa baguette de sa poche. Elle ignorait tout de ce qu'il se passait , de ce qu'il se passerait lorsqu'elle tournerait elle aussi dans la ruelle sombre. Sur qui étaient tombé Carter et Melody? Ils avaient sans aucun doute interpeller quelqu'un puisqu'ils ne revenaient pas. Inspirant une bouffée d'air, Juliet se décida.

    La pluie avait cessé, le vent sifflait et elle s'avançait. Bientôt elle fut dans le champs de vision des deux mangemorts qu'elle reconnut directement. Rodolphus Lestrange qu'elle reconnaissait de Poudlard, et ...et Antonin. Bien sûr, le destin aimait à lui jouer des tours. Les aurors se retournèrent, Juliet planta un instant ses yeux dans ceux de sa meilleure amie qui comprit qu'elle ne devait rien dire. La guérisseuse se planta à son côté, avec un discret pas de plus que seul Rodolohus put voir car elle le dévisageait. Quiconque voudrait toucher Melody devrait premièrement en finir avec elle.


    - Une réunion nocturne, et je ne suis pas invitée?

    Sa voix ironique et sure ne fut en aucun cas le reflet de ses sentiments. Elle frola la main de Melody de la sienne et ses yeux quittèrent le dangereux mangemort pour vriller sur son ex compagnon qu'elle n'avait pas vu depuis plusieurs semaines. Son coeur s'emballa. Elle était là à présent, mais que faire? Elle invita les yeux d'Antonin à suivre les siens jusqu'au ventre arrondit de l'auror à son côté. Attaquerait-il une mère portant son enfant? Attaquerait-il sa meilleure amie? ...Attaquerait-il Juliet?





Aucun parent ne devrait avoir à pleurer son enfant
Chaque heure nous meurtrit ; la dernière nous tue.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité




MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Lun 30 Aoû - 19:53

    L'atmosphère était glaciale. Les longs silences qui s'entrecoupaient dans cette conversation étaient presque aussi déplaisants que la température elle même - température qui devait bien avoisiner les 10 degrés. Antonin laissa l'homme parler. Cet Auror... Il le fixait avec un air qui semblait laisser penser qu'il était persuadé que Dolohov était un provocateur. S'il avait su ce qu'était réellement Dolohov... Pour un peu cette pensée l'aurait fait sourire. Mais il n'était pas dans les habitudes de Dolohov de sourire beaucoup, non, vraiment...

    « Vous êtes surement au courant des derniers meurtres récents n'est-ce pas ? »

    L'Auror paraissait perdre patience. Antonin laissa échapper un petit soupir satisfait et finalement un horrible sourire sans joie étira ses lèvres minces. Il fixait les yeux sombres de l'auror qui venait de s'allumer une cigarette. Antonin leva la main devant lui. " Evanesco " murmura le mangemort, et la clope de l'homme disparut entre ses doigts. Le sourire mauvais de Dolohov s'étira encore plus.

    « Au courant vous l'êtes forcément. Pensez-vous que seul les mangemorts peuvent se servir de leur baguette ? Rendez vous. Ou perdez votre dignité. »

    Melody... Melody Stanford. Elle était enceinte, et le terme approchait. Pourquoi était t-elle toujours dans leurs pattes ? Dolohov étouffa un soupir agacé. Il l'avait apprécié. Maintenant elle lui importait peu. Même si il n'aurait pas touché à la jeune femme.

    « Antonin, il n'est peut-être pas trop tard...la rage t'aveugles. Ne crois pas que je ne te comprend pas, car c'est faux. Mais t'enfoncer encore plus dans les ténèbres n'arrangera rien. La vengeance mène à la vengeance. La haine mènera à ta perte. »

    Les yeux bruns d'Antonin se mirent à lancer des éclairs. Brillants de rage, ils se posèrent sur ceux de la jeune femme avec dédain. Le mangemort ne prit même pas la peine de lui répondre, puisqu'une troisième silhouette se dessina nettement dans l'ombre.

    - Une réunion nocturne, et je ne suis pas invitée?

    Cette voix. "Papa, Maman, dépêchez-vous, on va être en retard au parc". Les souvenirs revinrent d'un seul coup, d'un seul coup, comme une lance dans le coeur du mangemort. "Tu te souviens, le jour de notre mariage ? Tu avais dit que tu avais un rêve. Tu avais dit que tu voulais vieillir à mes côtés. Tu te souviens ?". Les souvenirs... Les putain de souvenirs qui ne voulaient pas s'arrêter... " Ce n'est pas possible... NON, CE N'EST PAS POSSIBLE ! MEGGIE ! JE VEUX VOIR MA FILLE ! MEGGIE ! NOOON !"... La jeune femme blonde se rapprocha de son amie, par instinct. Dolohov, lui, ne bougeait pas. Bien sûr qu'il l'aimait toujours. Bien sûr.

    - Juliet, je...

    Il ne put articuler autre chose. Les yeux exorbités, il fixait la jeune femme. Juliet. Juliet et les souvenirs. Juliet.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 24/08/2010
● MESSAGES : 16


MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Lun 6 Sep - 14:25

hj : Personne ne bouge alors je réponds pour faire avancer le schmilblick =).

    Juliet était sous la douche, Meggie sagement installée dans le salon. Un bruit au rez de chaussée. Un deuxième, plus violent. << Meg' ? >> , << Mamaaaan ! >> . Juliet était sortie précipitamment de la salle de bain, avait descendu les escaliers qui la séparaient de sa fille, le reflexe trop humain de courir vers son enfant lui faisant laisser sa baguette derrière elle. Déjà les trois hommes pointaient un fusil sur la tempe de sa fille. << Laissez la...Que voulez vous ? >> un éclat de rire venant de celui qui tenait l'arme, les deux autres s'approchant de la femme à peine vêtue qui n'aurait pu fuir sans sa fille...pourtant..sa baguette, en haut. Juliet se mit à courir mais des bras la ramenèrent bien vite en arrière, elle tomba dans les escaliers et fut violemment relevée. Une main enserra sa gorge , elle reposa sa question , aucune réponse. Elle cracha au visage de l'homme qui déjà posait sa main sur sa taille. Antonin ne rentrerait pas avant le lever du soleil.. On dit que dans ces moments là, on trouve des forces inespérées, que lorse que sa vie est en danger, on n'est plus vraiment sois même. On dit aussi qu'une mère devient folle si l'on fait du mal à son enfant. Juliet était sorcière. Elle sentit la main du moldu descendre, un instant plus tard il était projeté au sol, son ami voulut s'emparer d'elle, elle planta ses ongles dans son visage jusqu'a lui arracher la peau, hurlant de douleur il la lâcha, elle continua néanmoins, devenue animale, à lui lacérer le visage avant de courir dans la pièce ou se tenait encore son enfant. << Idiote >>... Un coup de feu. Une chute, la vie quittant les yeux de l'enfant, du sang s'écoulant sur le sol, une famille brisée et une douleur éternelle.

    Antonin avait fuit. La tristesse le tuait. Mais Juliet souffrait tout autant. Souffrait d'autant plus qu'il l'avait abandonnée. Antonin, faible, laissait sa femme détruite. Savait-il qu'il ne se passait pas une nuit sans que ces visions la hantent? Savait-il l'enfer qu'elle vivait sans en parler à quiconque? Et pourtant elle luttait. Chaque matin elle allait sauver des vies alors que lui en enlevait, comme si ses cruautés rameneraient leur enfant perdu. Il n'était pas là, il ne l'aidait pas, au contraire, il lui manquait. Elle l'aimait autant qu'elle lui en voulait


    - Tu quoi Antonin?







Aucun parent ne devrait avoir à pleurer son enfant
Chaque heure nous meurtrit ; la dernière nous tue.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 24/08/2010
● MESSAGES : 52


MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Sam 18 Sep - 17:35

Melody soutint le regard foudroyant d'Antonin, son ancien ami, jusqu'au bout. La rage le pourrissait. Il ne pouvait plus en sortir, à présent, il était prisonnier de sa propre haine. Du gâchis, c'était ce qu'elle pensait. Une amitié forte venait d'être réduite en cendres. La jeune femme sentit son cœur se serrer, le mal avait emporté quelqu'un qui avait compté et comptait toujours à ses yeux, pourquoi ? Elle ne laissa pas ses sentiments la submerger, il fallait lutter, le mal était partout, et réduisait des vies à néant, des vies qui n'étaient pourtant pas finies. Mort sans l'être, quelle cruauté. Mort dans l'âme, mort dans le cœur, elle ne pouvait le supporter ! Elle sentit un frisson lui parcourir l'échine, ses yeux se mirent eux aussi à brûler de rage, pas pour Antonin, non, mais pour les ténèbres eux même. Elle ne pouvait les anéantir seule, mais un jour, ils seraient réduit à l'état de cendres, réduit au silence. Et c'est pour cela qu'elle se battrait jusqu'à son dernier souffle, sa mort ne serait paisible que si le destin de ceux qu'elle aimait, de son enfant, serait tout simplement, beau.

Il n'avait rien dit, se contentant de la fusiller du regard, en silence. Elle s'apprêta à rajouter quelque chose mais une nouvelle personne fit son entrée. On se serait presque cru dans une pièce de théâtre où les comédiens arrivent les uns après les autres, mais cette pièce finirait-elle bien ? C'était à eux, et à eux seuls d'en décider. La nouvelle personne à être entrée en scène était malheureusement la dernière que Melody voulait voir en ce lieu si hostile. Juliet. Que faisait-elle donc là ?! Elle serra les poings, la colère prenait possession de son être, colère et inquiétude. Son côté protecteur prenait le dessus ! Elle voulait protéger sa meilleure amie à n'importe quel prix, aussi, ne voulait-elle pas qu'elle reste ici. L'avait-elle suivi ? C'était folie ! La culpabilité vint s'installer ensuite, elle lui avait mentie, elle n'aurait surement pas du. Car au lieu de la protéger, elle l'avait mise en danger. Juliet était intelligente et connaissait assez Melody pour savoir qu'elle lui avait mentie. C'était une grosse erreur que de vouloir la laisser hors de cette histoire.

La jeune femme posa son regard perdu sur elle et se tourna ensuite vers son ancien ami...elle repensa alors à la raison qui l'avait poussé à passer du côté des ténèbres. Cette rage n'était pas venue comme ça, elle n'était pas non plus justifiée, mais Melody pouvait néanmoins le comprendre. Elle qui aimait les siens plus que quiconque, elle qui les protégeaient, les chérissaient, n'aurait-elle pas fait pareil ? Non...non, pas de la même façon. La rage se serait emparée d'elle, la haine l'aurait rendue folle...mais elle aurait tout fait pour ne pas perdre quelqu'un de plus, tout pour rendre heureux ceux qui comptaient sur elle. Elle serait restée forte, aurait fait revivre la flamme du bonheur qui s'était éteinte. La souffrance serait restée, continuerait à la poignarder dans les moments les plus difficiles mais malgré tout, elle aurait lutée. Car elle était forte, car elle croyait au bonheur, car elle croyait en la vie.

Mais tout le monde n'était pas comme elle. Tout le monde ne réussissait pas à combattre ses sentiments. Tout le monde ne croyait pas au bonheur. Melody souffla et baissa la tête, laissant ses longs cheveux blonds voler, la pluie avait stoppée, laissant les comédiens en proie à un grand froid. La jeune femme tremblaient, mais ne ressentait pas le froid qui lui glaçait les os. Elle sentait simplement la rage, la haine, la peur et le désespoir. Tout ce qu'elle détestait au plus profond d'elle. Plus personne ne parlait, plus personne ne bougeait, Antonin regardait Juliet, Juliet regardait Antonin. Ils s'aimaient, et rien ne pourrait lui faire penser le contraire. Amour & amitié s'étaient envolés.
Melody ne supportait plus ce silence, elle devait le briser, faire quelque chose. Elle était trop distraite, elle devait se souvenir de la raison pour laquelle elle était là, en proie au désespoir le plus complet, désespoir...elle devait bannir ce sentiment ! Il n'avait pas sa place, seule la force & la détermination avaient le droit d'être là. Alors qu'elle voulait parler, aucun son ne sortit de sa bouche, le vent parlait à sa place, il criait.

De toutes manières, que dire ? La parole, dans ces moments là, était superficielle, inutile. Les yeux parlaient, les gestes aussi. A quoi bon user sa salive ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité




MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus. Sam 18 Sep - 20:09

Les minutes défilaient sous ce froid glacial. Le Danois était immobile et se contentait de fixer Antonin sans aucun clignement, tout en laissant échapper une fumée grisonnante & âcre .. l'odeur du tabac. Seul moyen pour s'occuper tout en attendant les réponses à ses deux questions qu'il avait su posé aux deux individus seulement quelques instants auparavant. Très patient, il détourna son regard quelques instants de l'homme pour placer un petit sourire rassurant à Melody avant d'en revenir à nouveau à son interlocteur en face de lui. Dégageant une einième bouffée de fumée, il vit Antonin faire un geste qui lui valu la disparition de sa cigarette. S'en foutant de cette "provocation" qui venait de lui être faite, l'Auror croisa les bras.

« Au courant vous l'êtes forcément. Pensez-vous que seul les mangemorts peuvent se servir de leur baguette ? Rendez vous. Ou perdez votre dignité. »

Ainsi s'annonçait le début d'un petit interrogatoire façon " aurors ". Si ce n'était pas le Danois qui posait les questions, Melody s'en chargeait de quoi faire trésaillir légèrement les deux individus par l'étrangeté des questions qu'elle venait de poser. Carter haussa les sourcils tout en continuant de regarder le "provocateur" qui venait à présent de lâcher un soupire agacé. Un sourire en coin vint se fondre dans le visage de l'Auror. Dans la pensée que chaque agacement amène à une discussion bien plus intéressante que lorsque tout le monde garde son calme. Pour cause, les répliques vont être bien plus cinglantes, et ça .. ça rajoute du peps dans les échanges, ce qui éviterait surement aux deux Aurors de s'emmerder à les fixer sans pour autant les faire réagir. A croire que les regards qui sont braqués sur eux ne les déranges en rien. Le Danois passa une main au niveau de son menton, songeur.

« Antonin, il n'est peut-être pas trop tard...la rage t'aveugles. Ne crois pas que je ne te comprend pas, car c'est faux. Mais t'enfoncer encore plus dans les ténèbres n'arrangera rien. La vengeance mène à la vengeance. La haine mènera à ta perte. »

Oh, oh voilà qui est intéressant. Ainsi le "provocateur" n'est rien d'autre qu'un de ces nombreux types qui ayant connus une déchéance sociale ou familial se voit quittés le coté de la lumière pour rejoindre celui des ténèbres. A cette pensée, l'Auror eut un rictus méprisant intérieurement en l'espace de quelques instants. Les répercutions des belles paroles de Melody ne se firent pas attendre. L'un des deux individus, celui en l'occurence en face de lui, semblait rageur. Alors maintenant, c'est qui, qui perds patience ? .. Silencieux, Carter attendit la suite des mimiques de la haine & de la colère. Prêt à dégainer sa baguette. Ouaip. Toujours se tenir prêt à riposter dans ces cas-là, surtout qu'on en sait que la haine est souvent irréfléchie et donc, l'individu atteint de cette haine se voit être imprévisible ce qui en revient à présenter un danger potentiel pour les deux aurors à proximité de celui-ci. Pas besoin d'être un génie pour le deviner, seul l'expérience compte.

- Une réunion nocturne, et je ne suis pas invitée?

Carter se tourna vers la jeune femme à qui appartenait cette voix. L'ayant déjà vu auparavant plusieurs fois en compagnie de Melody, il sait pertinemment qu'elle doit être une amie. Enfin .. faut voir. La dévisageant d'un bref regard. Il ne put s'empêcher de remarquer que c'était une bien belle demoiselle. Quoi que caractèrielle .. mais qui n'aime pas les femmes de caractère ? on se le demande. La reconnaissance faites, l'auror en revint à Antonin. Le jaugeant du regard. Bien beau d'être stoïque et rien dire, mais faudra bien passer à table à un moment ou a un autre. Et le moment vint ..

- Juliet, je...

Mouais, c'est un peu .. hein ? .. Carter se retint lourdement de se foutre inopinément de sa trogne. Ouais parce que, se foutre de la gueule d'un type qui perds ses moyens, c'est pas trop,trop classe ça. Donc on affiche, le visage neutre et on reste silencieux. Une main toujours dans sa poche, tenant fermement sa baguette.

- Tu quoi Antonin?

Ouais, ouais. Il allait dire quoi " le provocateur hein ? ", telle était la question que le Danois était sûr, qu'on se la posés tous en ce moment même. A croire, que bientôt un type ferait irruption dans la ruelle et viendrait à gueuler "COUPEEE" comme dans les films potaches. Mais ça bien-sûr ça reste dans le domaine de l'imagination et Carter était presque certain que ça n'arriverait pas. Alors autant être pendu aux lèvres (façon de parler) du dénommé Antonin qui donnerait réponse à cette femme. M'enfin faudrait pas trop que ça tardes, l'heure tourne .. et pour cause, Carter tourna la tête vers Melody et fit genre de se mettre la main devant la bouche pour étouffer un baillement. Ouaip', après que tout soit terminée, faudrait aller pieuter un bon coup.





Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: L'Union fait la Force » Rodolphus.

Revenir en haut Aller en bas

L'Union fait la Force » Rodolphus.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A WINDOW TO THE PAST  :: 
ANGLETERRE
 :: 
LONDRES
 :: UN TOUR DE LONDRES :: Ruelles Sombres de Londres
-