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 Ain't nothing without you in this Carnival of Rust. [ft. Amaranth]

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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 04/08/2010
● MESSAGES : 120


MessageSujet: Ain't nothing without you in this Carnival of Rust. [ft. Amaranth] Mer 18 Aoû - 15:48

    Une... deux... trois…

    Les gouttes de plus arrivèrent plus nombreuses pour remplacer la fine bruine. Décidemment, il ne pouvait pas faire beau plus de quatre jours en Angleterre. Assis sous un saule pleureur, Azaël contemplait le parc, l’air morose. La météo savait si bien influencer l’humeur des Hommes. La notion de temps lui avait échappée. Etait-il là depuis cinq minutes, une demi-heure ou deux heures ? Il l’ignorait. Bercé par le bruissement rassérénant de la pluie, le Serdaigle se perdait en spéculation. Depuis plusieurs années, il prenait le temps de s’isoler un instant durant la semaine pour pratiquer sa séance « d’ébullition cérébrale ». Bien que l’appellation fût pompeuse, elle correspondait tout à fait à la situation. Il laissait tout simplement son esprit se déchaîner. Génie – quel nom gênant ! – depuis sa genèse, il ressentait souvent une envie pressante de réfléchir avec ferveur. De résoudre des choses dites impossibles. De réfuter des théories. De commenter des théorèmes. De laisser ses neurones agir, en outre.

    Même s’il inspirait un certain respect dans ces moments-là, il préférait être seul. Azaël était un type humble. Une fois, durant sa quatrième année, il avait été frappé par une puissante idée en pleine nuit. Comme un possédé, il s’était levé d’un bond, s’était emparé d’une plume et avait écrit une suite de mots à même son bras qui aboutissait à « Dorvinte ». Sa démence intellectuelle prit fin quelques minutes plus tard. Pantois face à ce mot qu’il ne connaissait pas, il se rendit à la bibliothèque dès la fin des cours. Dix minutes lui suffirent pour constater que ce sort (il pressentait que c’en était un) n’existait pas. Il savait ce que cette formule signifiait. Puisqu’il l’avait inventée. Mais pas question de la vérifier, peut-être était-ce dangereux. « Souviens-toi de la solution, mon gars ». Puis, presque naturellement, un flash-back fit irruption dans ses pensées.

    « Mais je trouve ça beau, moi.
    - Ne dis pas n’importe quoi Azaël. Etre albinos n’a rien de beau !
    - Tu es unique, comme ça.
    - Unique, comme tout le monde. Je me dégoûte, Az. Mon reflet dans la glace me révulse, je suis un fantôme. J’ai certes pu colorer mes cheveux blancs, mais ma peau, je ne peux pas. Je suis condamnée à être diaphane. Si seulement il existait une potion ou un charme pour que ma peau bronze un peu ! Mais non. Il n’y en a pas. Je suis un fantôme pour toujours. Si tu savais à quel point j’en souffre Azaël. C’est intenable
    . »

    Il sortit de la bibliothèque en trombe, et quelques instants plus tard, son amie albinos était aux anges.

    Il ne lui avait jamais dit qu’il était l’auteur de ce sortilège. Il avait raconté qu’il l’avait trouvé dans un livre de la Réserve, traitant sur les charmes ancestraux d’une tribu au nom inventé. Trop heureuse pour être méfiante, elle l’avait cru sans se poser de questions. A quoi bon s’attribuer ce genre de petit prestige ? Ils n’étaient rien, à leurs âges. Certains s’habillaient avec des vêtements hors de prix, d’autres martyrisaient des élèves plus jeunes qu’eux. Ils se rendaient intéressants, se forgeaient une réputation au sein de l’école. Mais pour quoi faire ? Etre un sujet de polémique n’avait rien de tentant. C’était du masochisme, d’ailleurs. Mais apparemment se faire poignarder dans le dos dès qu’on traverse un couloir était une coutume très appréciée. Soit. Les gens étaient fous.

    La pluie tombait drue, à présent. Le garçon se rapprocha du tronc pour éviter de se faire mouiller. Quelques gouttes perçaient la barrière de feuilles. Aujourd’hui, il n’avait pas vraiment envie de se balader sous la pluie. Pas envie d’être trempé jusqu’au os. Le rhume de la dernière fois le dissuadait sévèrement. Il croisa les bras et s’appuya contre le tronc parsemé de plaques de mousse. Les racines noueuses de l’arbre remontaient pour apparaître aux côtés des quelques touffes d’herbe. Le lit de feuilles mortes avaient chassé la pelouse foisonnante du parc. Entre une pierre et une racine proéminente, Azaël remarqua une sorte de petite pochette. Il se pencha et s’en empara. C’était une petite bourse en velours vert d’eau. Le système de fermeture s’effectuait par un cordon avec quelques perles aux bouts de chaque extrémité. Trois lettres y étaient gravées. « A.D.R. ». Quelqu’un avait dû l’oublier ici. A travers le tissu, il sentit un petit objet. Rectangulaire. Plat. Fin.

    Il réfléchit un court instant aux initiales. Mais les initiales le rattrapèrent avant d’avoir pu les démasquer.
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MessageSujet: Re: Ain't nothing without you in this Carnival of Rust. [ft. Amaranth] Ven 20 Aoû - 16:16


" Tu es stupide, Rowle. Stupide et tête en l'air, à croire que tu le fais exprès, à croire que ça t'amuse... "

Amaranth avançait à vive allure dans les couloirs de Poudlard, ne se retournant pas, pas même pour jeter un regard dédaigneux et méprisant sur ceux qui l'insultaient parce qu'elle venait de les bousculer. Non pas que sa minuscule carrure ai pu blesser quiconque, bien entendu, mais pour le geste, ils s'attendaient surement à ce qu'elle se répande en excuses... Et bien ils pouvaient toujours attendre. Elle était pressée et ce parce qu'elle avait perdu quelque chose et que cela la rendait folle.

Plus que l'agacement d'avoir perdu un de ses objets, c'était le fait que cette petite bourse en velours sombre était compromettante pour ce qu'elle contenait, à savoir une lame de rasoir. Et plus que l'attachement masochiste qui allait envers cet objet, ce qui la chagrinait était le côté nostalgique qui se rattachait à la bourse. C'était un cadeau de Thorfinn, et bien entendu, elle portait son nom. Ou presque. Trois initiales : A.D.R . Il n'y en avait pas des masses à Poudlard, c'était le moins qu'on puisse dire.

Tiraillée entre l'envie qu'on la lui ramène et celle que personne ne découvre jamais cette chose, Amaranth jouait des coudes, se frayait un chemin et elle arriva finalement à se dégager de la foule qui peuplait les couloirs et à atteindre les portes menant au parc. Elle avait fouillé partout, tous les lieux où elle s'était rendue aujourd'hui avaient déjà été passé au peigne fin, mais il lui restait ce qui s'annonçait comme être le plus fastidieux... la pelouse luxuriante et immense qui s'étendait devant l'école. Elle soupira, déjà agacée par le côté irrationnel de la tâche...

Perchée sur le perron, les bras croisés, elle cherchait desespérement un petit éclat argenté, envoyé par les perles accrochées au cordon. Mais rien ne venait, rien à deviner, rien à voir. A nouveau elle soupira puis manqua de se gifler. Elle était réellement lente, parfois. Se martelant mentalement combien elle pouvait être inutile et combien le sens pratique lui faisait défaut, elle tira sa baguette et lança un "Accio" général dans le parc.

Elle sentit la présence de l'objet. Oui, il était là. Seulement, il refusait de venir, il était coincé quelque part... Gardant sa baguette à la main, elle s'élança dans l'herbe. Au moins, elle avait la bonne direction, c'était déjà ça.

Elle resta interdite un moment quand elle réalisa pourquoi la bourse de velours n'était pas venue. Quelqu'un la tenait entre ses doigts, et cette personne -étrangement familière d'ailleurs- avait ouvert la pochette et en examinait le contenu. Elle aurait hurlé. Elle reprit sa procession, plus en colère qu'autre chose à présent. Le regard noir, elle s'approcha de celui qu'elle reconnu rapidement. Evidemment, sur 400 élèves, il fallait que ça soit Azaël qui pose ses mains de rats de bibliothèque sur ce qu'elle avait perdu...

" Stanwell, lâche ça, immédiatement ! " aboya-t-elle à l'adresse de celui qui incarnait sans doute le mieux ce qu'elle détestait chez les Serdaigles.

C'était un ordre, et il était sans réplique. Du pur Amaranth, du pur Serpentard. Elle avait sa baguette à la main, elle en serrait avec violence le manche, faisant jaillir des étincelles par intermittences. Dardant sur le garçon un regard meurtrier et plein de menaces sous-jacentes, elle tendit la main, présentant sa paume pour qu'il y dépose ce qui ne lui appartenait pas.
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