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 On peut oublier, le temps d'un soir, mais à quel prix? | Dirk.

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MODO'LAET'S.GOϟ Qui a dit que les Serd' étaient sérieux ?
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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 24/07/2010
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MessageSujet: On peut oublier, le temps d'un soir, mais à quel prix? | Dirk. Sam 14 Mai - 15:32


Les trois balais. Un jour de mai, par une froide après midi.

« Un autre verre. »

La voix de Vanille était cassée, ses yeux étaient fatigués, ses mains tremblantes. Sa vie continuait, sans aucun doutes. Et même si ses malheurs avaient été atténués par l'être aimé, elle ne pouvait marcher avec. Ils continuaient à la hanter à chaque heure du jour et de la nuit. Et la peur qu'avait éprouvé la jeune fille le jour de ce " bal " en l'honneur du ministre restait présente. L'image de ce Lord restait ancré en elle, ses paroles, son regard...les meurtres qu'il avait commis. Tout était sombre. Et lorsqu'Evan n'était pas là, Vanille ne l'était pas non plus. Son esprit était ailleurs, du moins s’efforçait-il de l'être. Elle ne voulait plus penser, parce que c'était trop dur. Et la seule chose, à part lui, qui pouvait lui permettre de s'éloigner de la réalité, rien qu'un instant, c'était l'alcool. Elle ne parvenait pas à se résoudre de s'éloigner de cette substance enivrante. C'était tout simplement impossible. Elle se tenait donc au comptoir des Trois balais, l'air complètement ailleurs. Elle n'était pas encore saoule. Elle pensait encore. Pourquoi était-ce si dur...d'oublier? Devait-elle rester lucide, même avec l'alcool dans le sang? Elle boirait jusqu'à devenir ivre morte.

Il y avait du monde. C'était bruyant. Elle avait mal au crâne, pourquoi tous ces gens criaient?! Elle aurait voulu se lever et leur balancer un verre à la figure, mais c'était une chance d'oublier en moins. Alors non. La jeune fille se retourna un instant, regardant la porte. C'est alors qu'elle vit quelqu'un qu'elle avait étrangement l'impression de connaitre...elle se concentra. En vain. Elle devait délirer. Mais le jeune homme semblait s'approcher lentement vers elle. Que voulait-il? Venait-il de Poudlard? Elle ne voyait pas la façon dont il était habillé. Elle ne voyait rien, sa vue lui faisait défaut. Elle descendit un autre verre. Son sixième, vodka. Pourquoi ne voyait-elle pas de nounours volant, comme d'habitude? Et pourquoi ces fichus pensées restaient là...

Elle s'étala sur le comptoir. Une voix lointaine parut à ses oreilles. Mais elle ne pouvait pas entendre clairement ce qu'elle disait. Elle ouvrit les yeux, c'était le garçon. Vanille le fusilla du regard et lui dit, malgré tout, avec une voix aussi froide que ses yeux éteints.

« Qu'est-ce que tu me veux? »

En réalité, c'était Dirk. Et la serdaigle le connaissait bien. Mais leur histoire était bien compliquée. Pourtant, tout avait commencé si simplement...quoi de plus banal que de rencontrer un serdaigle du même âge, dans la bibliothèque? Mis à part le fait que ce garçon de première année l'avait aidé à ramasser les livres qu'elle avait fait tombé sur sa tête, ça avait été plus qu'ordinaire. Mais arrivé à sa cinquième année, Vanille l'a oublié. Son passé est remonté à la surface, et la souffrance a tout masqué, tout enfoui. Peut-être l'avait-elle fait volontairement...pour ne pas avoir à faire face. Après tout, elle était une lâche.

Dès qu'elle le croisait dans les couloirs, elle lui accordait à peine un regard, et ne lui décrochait que trois mots. Il devait souffrir, et être dans une totale incompréhension. Quel ami ne le serait pas? Ils avaient été proches! Et la jeune fille avait balayé cette amitié comme on balaye une poussière. C'était assez horrible.

Elle croyait avoir un parfait inconnu devant elle. L'alcool n'arrangeait rien. Elle ne pouvait pas le voir clairement, chaque trait de son visage était flou. Elle était agressive. Presque parano. Elle pensait qu'il lui voulait du mal. Elle pensait que tous les gens autour d'elle la regardait, laissant percer la haine dans leurs yeux sombres...elle avait peur. Et à ce moment précis, elle ne savait pas pourquoi. Habituellement, l'alcool la rendait gaga, elle lui faisait faire des choses complètement décalées...elle parlait de bonbons, de pays des merveilles...mais là, c'était différent. Elle oubliait, petit à petit, ce qu'elle était, ce pour quoi elle vivait, où elle était...et la peur s'intensifiait. Son esprit était embrouillée. Mais ce sentiment désagréable restait, la tiraillant douloureusement, de l'intérieur.

« Arrête de me regarder, putain ! »





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MessageSujet: Re: On peut oublier, le temps d'un soir, mais à quel prix? | Dirk. Sam 14 Mai - 18:16

Bien qu'il ne soit généralement pas adepte des beuveries solitaire, Dirk fit cette fois-ci exception. Tracassé par diverses problèmes qu'il n'arrivait pas à démêler, il pensait surtout à Vanille qui, du jour au lendemain, ne lui avait plus donner signe de vie, alors qu'ils avaient été des amis très proches dans le passé, pire encore, Dirk l'avait connu dans le Poudlard Express lors de sa première année, c'était donc l'une de ses plus vieilles amies, blessé et ne comprenant pas la distance de la jeune femme, il avait du mal à comprendre comment cette fille, a qui il avait révéler le malheur de sa vie, l'ignorait ainsi. Pourtant, Dirk n'était pas du genre à avoir besoin du soutien des autres, au contraire, il affrontait ses problèmes seul et ne s'en plaignait pas, mais il n'était pas insensible pour autant, voir une amie s'éloigner de lui alors qu'il n'y a pas de raison à cela le faisait sombrer dans la tristesse, voir dans la mélancolie des instants qu'il avait passé avec celle-ci.

Usant de l'un des passages secrets de l'école, il emprunta le chemin qui conduisait à Pré-Au-Lard. A l'origine, ça n'avait été sans doute qu'un champ, puis, au fur et à mesure des passages réguliers des élèves fraudant pour se distraire au village, un chemin de terre s'y était formé, dessinant un sillon à travers la campagne anglaise qui conduisait du château au village magique. Bien que la saison soit assez chaude, la nuit était toujours froide, Dirk s'enroula dans sa cape à la première rafale de vent en frissonnant. Bientôt les lumières dansantes des belvédères se désigna au loin, Dirk accéléra le pas pour se mettre plus rapidement au chaud. Bien vite, il arriva à Pré-Au-Lard, les rues commençaient doucement à se vider tandis que les gens se rendaient chez eux pour déguster le repas du soir, Dirk, lui, avait déjà manger à Poudlard, pas grand chose, ses derniers temps, sa faim était si minime qu'il en était venu à se forcer pour terminer son assiette. Une fois son repas fini il était bien vite remonter au dortoir pour revêtir des vêtements qui éveilleraient moins les soupçons et avait emprunté un passage secret pour que personne ne le voit quitter l'enceinte de l'école, en sachant pertinemment qu'il n'était pas prudent de se risquer dehors ses derniers temps.

L'insigne grinçante des Trois Balais retentit bientôt à ses oreilles, d'instinct il suivit le bruit pour aboutir devant la porte de l'établissement, il réajusta ses vêtements et relâcha sa cape qui revint se placer d'elle-même dans son dos. Il poussa la porte et... Ce fut le choc, il connaissait cette chevelure blonde par coeur pour l'avoir vu chaque jour ou presque depuis sa première année : Au comptoir, verre à la main, se tenait Vanille, visiblement déjà passablement éméchée par les verres qu'elle avait dû boire jusqu'ici. En lâchant un soupir découragé, Dirk se dit qu'il était peut-être enfin temps de mettre les choses au clair, même si la jeune femme était saoule, elle était enfin à sa portée. Il la fixa et s'installa à côté de celle-ci, restant silencieux en attendant de voir si elle lui parlerait et il n'eut droit qu'à un froid "Qu'est-ce que tu me veux ?". La gorge du jeune bleu et bronze se serra davantage, se tournant vers le serveur, il commanda un whisky pur-feu et se massa la tempe droite.

Il pensait que Vanille l'avait reconnue, après tout ils se connaissaient depuis déjà cinq ans ! Cinq longues années où Dirk avait toujours été proche d'elle, comment aurais-elle pu l'oublier en l'espace de si peu de temps. Il ne pensa pas nécessaire de l'informer de son identité.


"Vanille... Qu'est-ce que tu fout là ? A te prendre une cuite toute seule ? Tu es devenue comme ses poivreaux, ses piliers de bar qui régurgitent se qu'ils ont bus une fois dehors ?"

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MessageSujet: Re: On peut oublier, le temps d'un soir, mais à quel prix? | Dirk. Sam 14 Mai - 19:16

" Vanille... Qu'est-ce que tu fout là ? A te prendre une cuite toute seule ? Tu es devenue comme ses poivrots, ses piliers de bar qui régurgitent se qu'ils ont bus une fois dehors ? "

Comment...comment connaissait-il son prénom? Qui était ce mec...putain. Sa voix lui était familière, et le peu qu'elle pouvait percevoir de lui lui disait quelque chose...elle l'avait surement connu...rencontré à une fête? Ou en cours? Sa présence l'irritait. Il posait des questions et ça lui tournait encore plus la tête. Elle avait envie de lui dire de se la fermer et de la laisser tranquille, mais en même temps, elle voulait savoir qui il était. Merde, hein. Ses pensées fusaient, encore plus fortes que sans l'alcool. C'était quoi, ça? Habituellement, elle ne se sentait pas comme ça ! Peut-être qu'un autre verre arrangerait ça...

« Tu permets. Je fais ce que je veux...un autre. »

Sa voix était glaciale, absente. Elle ne voulait pas se prendre la tête, elle voulait juste oublier! Le temps d'une soirée, éloigner cette réalité cruelle et prenante. Si elle pouvait s'endormir, plonger dans un sommeil profond, là, maintenant, elle remercierait le ciel. Mais ce n'était pas possible. Elle n'avait pas assez bu, et malgré sa grande fatigue, elle voulait tenir. Ce garçon l'intriguait. Elle savait qu'elle l'avait déjà vu...avait-il été proche d'elle? Trop de questions...trop...les gens la toisait encore. Pourquoi? Qu'avait-elle fait, hein? Elle avait tué des innocents et un meurtrier qui ne méritait plus de vivre, ET ALORS? Elle tremblait, elle voulait absolument crier à ces personnes d'arrêter de la fixer ainsi. Elle reporta son attention sur le garçon.

« T'es qui? Et comment tu connais mon nom...? Quelqu'un t'as dis, hein, c'est ça? Tout le monde est au courant maintenant? »

Elle délirait, complètement. Elle était malade. Elle n'allait pas bien. Elle était très instable. Pourquoi devait-elle supporter tout ça, seule? Pourquoi ne pouvait-elle pas se libérer? Seul Aaron savait...et Evan? Elle ne savait même plus, trop embrouillée. Elle voulait juste se sentir libre, ne plus dépandre des autres. Arrêter de mentir. Mais ça, elle s'en sentait incapable. Elle était passée à côté de la mort, le jour de ce fichu bal, et pourtant, est-ce que ça avait changé quelque chose? Elle était là, elle buvait à s'en rendre malade et se morfondait. Il n'y avait que lorsqu'elle était en face de ceux qu'elle aimait qu'elle pouvait se rendre compte de ses erreurs, qu'elle trouvait la force d'avancer. Mais là...elle se sentait complètement seule, livrée à elle même.

Abandonnée. C'était étrange, avec la vodka, tous ses sentiments s'intensifiaient. Sa peur, sa colère, son désespoir, tout devenait plus sombre. Non, non, non...pas ça. C'était la seule chose qui pouvait enfin la rendre...out. Prendre l'air, elle voulait prendre l'air. Souffler, respirer. Mais elle ne pourrait même pas marcher jusqu'à la porte, dans son pitoyable état. Et son corps ne lui obéissait pas. Elle était coincée. Les paroles que prononçaient les gens lui faisaient l'effet de bourdonnements désagréables. Comme des milliers d'insectes, prêt à attaquer. Pitié, laissez moi tranquille, parasites.

« Sérieux, dégage ! Tu...tu me fais peur ! Je voulais pas, j'ai été obligé... »

Il devait se poser tant de questions...et Vanille qui ne se rendait compte de rien. Elle le blessait, à ne pas le reconnaitre, à ne pas avoir été assez présente, alors qu'elle savait bien que ça lui ferait du mal...comment aurait-elle réagi, si elle avait été lucide? L'aurait-elle ignoré? L'aurait-elle aussi envoyé balader? Ou bien aurait-elle éprouvé une once de remords? Devenir l'ami de Vanille était presque suicidaire. Elle pouvait pousser les gens à se dégouter de la vie, rien que par des paroles...sans le vouloir. Car même lorsque ça semblait volontaire, ça ne l'était pas vraiment. Vanille Gauthier n'était jamais vraiment elle même. Elle cherchait sans cesse qui elle était, et il n'y avait qu'à Evan, qu'elle ne mentait pas. Il était le seul à pouvoir faire ressortir ses bons côtés. Le seul. Ou presque...

Il y avait aussi Aaron. Son meilleur ami. Mais c'était encore tellement compliqué. Elle était compliquée. Impossible à cerner. Il était difficile d'avoir confiance en elle...surtout une deuxième fois. Car elle décevait très souvent ses amis, qu'elle aimait pourtant tellement. Elle leur faisait du mal, alors qu'ils pensaient voir en elle quelqu'un d'extraordinaire, quelqu'un de souriant, joyeux, positif, courageux...mais c'était tout le contraire. Elle n'était qu'une lâche et sa mélancolie la bouffait chaque jour. Sa haine la manipulait et ses mensonges la menait en enfer. Elle était certainement voué à un destin tragique. Tout finirait mal pour elle. Car, peu importe ce qu'elle faisait pour arranger les choses, elle finissait toujours par abandonner. L'espoir? Elle n'en avait jamais vraiment eu...il fut un temps, elle croyait avoir une vie paisible, sans malheur, elle croyait que tout allait pour le mieux, que ses amis n'avaient que peu d'importance...sa vie n'avait été qu'un mensonge, et c'était toujours le cas.

Sortir d'une spirale de mensonges, c'est terriblement difficile. Le mécanisme du mensonge est sournois. Ça commence avec un rien, et ça finit par avoir des conséquences terribles. Il faut avoir du courage et une force extraordinaire pour s'en sortir. Elle ne possédait pas cette force. Du moins en était-elle persuadée. Le jeune homme la fixait toujours...son regard...il semblait triste? Perdu? Pourquoi? Hein...qu'avait-elle dit?

« Quoi? Pourquoi t'es toujours là? »



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MessageSujet: Re: On peut oublier, le temps d'un soir, mais à quel prix? | Dirk. Dim 15 Mai - 21:51

Plongé dans ses interrogations, le jeune homme comprenait de moins en moins Vanille, ils avaient été si proches pendant cinq ans que l'idée qu'elle ne se souviennes plus de lui ne lui effleura pas un instant la mémoire, croyant qu'elle se moquait de lui, le jeune homme lâcha un soupire et attrapa son verre sur le comptoir, avalant une gorgée de son whisky pur-feu. Il ne releva cependant pas sa remarque assez acerbe, sans doute était elle de mauvaise humeur et l'alcool jouant, elle ne devait plus avoir les idées claires. Le garçon se posait tant de questions qu'il s'emmêlait les pinceaux. Ses songes redoublèrent lorsqu'elle l'interrogea, qu'avait-elle pue bien faire pour se mettre dans un état pareil, de quoi les gens pourraient-ils être au courant que lui ignorerait ? La nature protecteur du jeune garçon le poussait à s'inquiéter pour Vanille, cette petite blonde qu'il connaissait, du moins le croyait-il, depuis des années.

"Mais de quoi est-ce que tu parle enfin ? Je te connais, si tu avais fait quelque chose de mal, je le saurais, non ?! Explique-moi ce qu'il se passe Vanille, merde, ça fait cinq ans que l'on se connait et du jour au lendemain tu ne me donnes plus un seul signe de vie, pas même un regard quand tu me croises dans un couloir ? S'il y a un problème avec moi, mettons les choses à plat et dis-moi ce que tu as à me dire !"

Inconsciemment, le jeune homme commençait à s'importer, c'était une chose assez chez lui qui était pourtant d'un naturel si calme, en général, il était quelqu'un de calme et de serein, qui réfléchissait posément aux choses mais dans la situation actuelle, il avait beau retourner le problème dans tout les sens, il ne voyait pas son erreur, il ne voyait pas pourquoi son amie s'éloignait de lui alors qu'il n'avait rien fait. Bien sûr ce n'était pas le garçon le plus parfait du monde mais il s'efforçait d'être sincère avec ses amis, à être honnête et ne leur mentaient presque jamais, prêt à prendre leur défense même lorsque ceux-ci avaient trots. Blessé que les efforts qu'il faisait ne soit pas reconnu, il vivait assez mal l'éloignement de Vanille alors qu'il n'avait rien fait pour la perdre, au contraire, il tenait beaucoup à elle, mais ce n'était a priori plus réciproque.

Le jeune homme se pencha sur Vanille, parlant plus bas pour que personne ne les entendent, il s'inquiétait et sa voix le laissait clairement comprendre, sa main était venue se poser sur l'épaule de la jeune femme dans un geste amical, sans qu'il est conscience encore une fois que celle-ci ne se souvenait même pas de son existence.


"Enfin Vanille, mais dis-moi ce qu'il y a, je ne vois pas de quoi tu parle, crois-moi, personne ne sait de quoi tu parle, ou en tout cas, personne n'en parle, sinon, je le saurait... Tu peux me faire confiance, c'est moi.. C'est Dirk, on se connait depuis notre première année, tu te souvient ? Raconte-moi ce qui ne va pas, s'il-te-plait, je pourrais.. Je pourrais peut-être t'aider ?"

Plus il passait de temps avec elle, plus il réalisait à quel point il était facile d'avoir mal, de se sentir détruit lorsqu'un ami ne nous reconnaissait plus, il avait pourtant apprécier cette jeune blonde, il avait été là dans les moments difficiles, certes, ils n'avaient jamais été les meilleurs amis du monde, mais on ne renie pas une amitié comme on passe un coup de balais quand il y a trop de poussière. Très vite, le jeune homme vint à se poser davantage de questions, avait-elle subit un lavage de cerveau ? Peut-être que quelqu'un lui avait fait subir ce sortilège dont il avait entendu parler, le sortilège d'Oubliette, un sortilège que le Serdaigle aimerait d'ailleurs beaucoup apprendre, mais il divaguait, se reconcentrant sur la conversation, il plongea son regard dans celui de la jeune femme et ne le décrocha plus. La manière envoûtante qu'il avait de fixer les gens les poussaient souvent à se confesser, pourtant, il usait rarement de ce talent pourtant, en vérité, il avait rarement à le faire, mais la situation le nécessitait, il ne pouvait tout bonnement plus supporter la manière qu'avait Vanille de l'ignorer, il aurai préféré qu'elle l'insulte, qu'elle le tape même, pourvu qu'elle lui prête un peu de son attention, mais là, il avait l'impression d'avoir une inconnue en face de lui, une personne qui ne semblait pas le connaître et qui n'avait aucune intention de faire un effort pour rétablir les choses comme elle était à l'origine.
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MessageSujet: Re: On peut oublier, le temps d'un soir, mais à quel prix? | Dirk. Jeu 19 Mai - 20:48

"Mais de quoi est-ce que tu parle enfin ? Je te connais, si tu avais fait quelque chose de mal, je le saurais, non ?! Explique-moi ce qu'il se passe Vanille, merde, ça fait cinq ans que l'on se connait et du jour au lendemain tu ne me donnes plus un seul signe de vie, pas même un regard quand tu me croises dans un couloir ? S'il y a un problème avec moi, mettons les choses à plat et dis-moi ce que tu as à me dire !"

Trop de paroles. Beaucoup trop de mots. Elle ne suivait plus, elle était complètement déconnectée. Sans pour autant stopper ce flot de pensées aussi violent qu'une cascade. Elle retenait quelques paroles qu'ils venaient de dire, des paroles importantes, qu'elle ne percutait pas pour autant très bien. Je te connais ; Vanille, merde, ça fait cinq ans que l'on se connait ; tu ne me donnes plus un seul signe de vie...il était donc un ami? Elle le connaissait vraiment bien? Elle ne comprenait plus. De quoi parlait-il? On oublie pas une amitié comme ça! Et Dieu sait combien cette notion d'amitié était importante pour la jeune fille, car elle avait beau avoir commis des actes ignobles, elle n'en accordait pas moins une importance au dessus de tout à ses amis. Sa seule raison de vivre. Elle n'avait pas pu oublier. N'est-ce pas...? On oublie pas des moments magiques passés avec un ami, on oublie les peines partagées, les joies, les conneries. On oublie pas ce lien qui lie deux personnes, plus résistant que n'importe quelle corde...

"Enfin Vanille, mais dis-moi ce qu'il y a, je ne vois pas de quoi tu parle, crois-moi, personne ne sait de quoi tu parle, ou en tout cas, personne n'en parle, sinon, je le saurait... Tu peux me faire confiance, c'est moi.. C'est Dirk, on se connait depuis notre première année, tu te souvient ? Raconte-moi ce qui ne va pas, s'il-te-plait, je pourrais.. Je pourrais peut-être t'aider ?"

Non, non, non, arrête de parler...
elle se détestait de ne pas se souvenir de lui. Dirk? Dirk...ce nom n'était rien, elle avait l'impression de ne jamais l'avoir entendu. Mais quel intérêt ce garçon aurait-il à inventer une telle histoire? Il semblait si sincère, si perdu. De toutes évidences, c'était Vanille le problème. Elle était en tort, et elle le savait. Mais bon sang, ce vide dans sa tête, ce parfait trou de mémoire - doux contraste - était déroutant. Ce visage, elle le connaissait, elle en était certaine, ce visage triste et ailleurs, doux et accrocheur...concentre toi, Vanille, merde. Sa tête lui faisait si mal qu'elle ne parvenait pas à se concentrer sur autre chose que sur les images de son crime. Elle posa ses yeux bleus sur le garçon et tenta d'écarter l'océan qui se déchainait dans son estomac, elle pouvait y arriver. C'était important, elle en était consciente. Les souvenirs remontèrent alors doucement...elle vit la salle commune de serdaigle se matérialiser dans son esprit, comme un décor qui s'installe lorsqu'on ouvre un livre et qu'on découvre les lieux, les personnages, ce qui les lient...

Et elle le vit lui. Sur le canapé, près du feu. Les flammes semblaient danser dans ses yeux, il semblait paisible, et il souriait à quelqu'un...à Vanille? Oui, il prononça son nom, elle le lisait sur ses lèvres. Ce souvenir semblait si réel, elle ne voyait plus rien autour d'elle, juste ça. Elle se laissa entrainer...la jeune fille s'assit à ses côtés et tout deux parlèrent...ils riaient. Oui...elle se souvenait. Leur rencontre, un jour comme les autres, un jour aussi faux que les autres, un jour qui lui paraissait beau, malgré tout. C'était à la bibliothèque, en première année. Cette si douce période de découvertes, de rencontres...cette période magique et excitante, elle se souvint alors de la sensation qu'elle avait eut lorsqu'elle avait passé les portes de Poudlard. Cette impression d'entrer dans une étrange aventure...cette envie irrésistible de découvrir chaque recoin du château...avec Dirk, elle avait été proche. Oui, à présent, c'était clair. Ils avaient été soudé, même s'il n'avait jamais rien su.

Et elle l'avait oublié. C'était horrible. Elle n'avait jamais été une bonne amie, elle ne faisait confiance à personne, et pourtant, tous, un jour, avaient eu confiance en elle, ils avaient cru en elle ! Pourquoi? Pourquoi s'attachaient-ils ainsi à une illusion? Elle était fausse. Chacun de ses gestes étaient prémédités, elle prévoyait tout, tout le temps. Ou presque. Alors pourquoi? Pourquoi Dirk semblait si triste de l'avoir perdu...elle l'avait abandonné, trahie, n'était-ce pas assez horrible pour la détester?

« Dirk, tu..tu sais, tu...et je... »

Les mots s'emmêlaient, et de nouveau ses pensées s'immiscèrent en elle sans prévenir. Elle secoua la tête et prit une autre gorgée de Vodka. C'était trop dur de parler. Mais…devait-elle tout lui raconter? C’était confus. Sans qu’elle ne puisse se contrôler, elle dit :

« T’es peut-être mon ami mais franchement, tu devrais t’éloigner de moi, je suis dangereuse, et impulsive, je me contrôle pas, je suis pas saine tu sais, alors, alors… »

Que disait-elle, déjà? A quoi pensait-elle? Qui...qui était-il? Les souvenirs revenaient, puis repartaient, ils n'étaient que de passage. Sa tête tournait. Elle avait envie de vomir. Et tout ce bruit, encore...

« Hé, toi ! Tu sais que j'ai tué des gens? Tu saurais pas où je pourrais les retrouver? »

Elle avait sorti ça comme on pose une question anodine, comme on demande son chemin à un parfait inconnu. Et déjà elle ne reconnaissait plus Dirk, Dirk...



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MessageSujet: Re: On peut oublier, le temps d'un soir, mais à quel prix? | Dirk.

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On peut oublier, le temps d'un soir, mais à quel prix? | Dirk.

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