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 Unintended. { Seth }

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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 14/11/2010
● MESSAGES : 34


MessageSujet: Unintended. { Seth } Mer 20 Avr - 14:29



Destin enchanté qui n’existerait pas,
Si nous n’étions pas faits de rêves et déceptions,
Dans un monde glacé qu’arpentent toi et moi,
Obligés d’admettre qu’il nous faut une raison.


[ Note ; On est encore Noël dans ce sujet . ]


--- S’enivrer de parfum, de clarté et lumière, sentir tout le poids de son corps devenir poussière… Elle se sentait si légère, en cet instant. Elle ne pouvait expliquer ce qu’elle ressentait exactement, pas par les mots, ni par les gestes. Peut-être par le regard, si on prenait la peine de comprendre les multiples lueurs et ombres qui s’y trouvaient. La lumière n’existait que si la pénombre subsistait. N’est-ce pas ? De toute façon, l’un n’était ni beau sans l’autre. La plus magnifique des liaisons était celle de ces deux éléments étroitement enlacés, sans pouvoir se confondre. Comme un cœur, une âme, à l’apogée de sa splendeur lorsqu’elle prouve sa bonté et son sadisme, leur ligature bornée qui faisait de ce cœur quelque chose de vraiment intriguant, de compliqué et long à savourer. La petite ingénue aimait définir les esprits des autres, sans révéler quoi que se soit du sien. Elle aimait être spectatrice et actrice en même temps, être bien présente tout en étant indéchiffrable. Après tout, elle était au sommet du compliqué, ne sachant se décrire elle-même. Mais là, c’était inutile de chercher à comprendre ; c’était incompréhensible. Surtout pour un inconnu, mortel jusqu’à la plus infime partie de son corps vibrant de vie. De chaleur. D’arôme. Suave fragrance. Megan freina le pas, ferma les yeux. Une brise légère vint frôler son visage, et elle inspira profondément. Le bal prenait fin, et de nombreuses personnes descendaient les marches de marbre qui les guideraient dehors pour se balader dans le parc, entre amis ou amoureux. Tout comme elle avait franchit les marches il y a peu de temps, à la recherche de son cavalier. D’où elle était, les voix se mêlaient pour ne former qu’un brouhaha. Ce bruit était rythmé par un slow, chanté par une voix masculine. Tout était agréable. Même la froideur de l’hiver semblait douce. Et les étoiles brillaient dans un ciel lointain. Oui, tout était bien. Et maintenant Megan se devait de retrouver celui qui l’avait accompagné à ce bal enchanté ; Seth Voltfield.

Elle avait gardé son invitation, modeste morceau de parchemin, sur son chevet. Sans savoir si elle devrait le déchirer une fois la nuit passée, ou le garder tel un joyeux souvenir. À présent, elle savait. Elle savait car son cavalier l’avait retrouvée dans la foule de gens, pour lui proposer de danser. Et c’était tout ce qu’elle aurait pu espérer. Tout l’espoir que cet adolescent lui avait offert sous les yeux des hiboux malodorants. Il le lui avait donné. Et sans doute aurait-elle profité de la soirée même s’il ne s’était pas pointé, pas pour elle. Mais il était tellement plus agréable de s’être fait un ami si intriguant. Oui, Seth l’intriguait. Si son jugement était resté assez septique lors de leur première rencontre dans la volière, l’esprit du garçon l’avait obnubilé lors de ce Bal. Et les grains du temps avaient coulé avec précipitation dans le sablier. Sans pour autant se connaître, ils avaient passé un moment plaisant. Pour elle en tout cas, et même si cela pouvait paraître effrayant, elle, n’en était qu’enchantée. Transportée. Heureuse. Elle était comme ça. Naïve peut-être, mais si facilement heureuse, parfois…

Un frêle sourire aux lèvres, elle observa autour d’elle. Il faisait frais, tout de même, et sa robe, bien qu’elle soit de saison, s’ouvrait dans son dos. Mais ça n’avait pas d’importance. Elle allait rapidement retrouver Seth, qui lui avait pourtant dit qu’il reviendrait. Mais elle n’avait pas su attendre. Était-ce une mauvaise chose de partir à sa recherche ? Peut-être souhaitait-il être seul. Peut-être aurait-elle dut l’attendre où il l’avait laissée. Mais peut-être cela le rendrait-il heureux de la voir arriver. Alors elle pourrait lui prendre naïvement la main pour l’inciter à retourner près des lumières chaleureuses du bal, et des flocons artificiels qui tombaient doucement du plafond, au rythme des chansons.

Si seulement elle pouvait le trouver.

En voyant une silhouette masculine, accoudé à un muret sur lequel grimpaient des plantes fleuries, elle s’approcha. Lorsqu’elle put discerner son visage, néanmoins, elle détourna vivement la tête. Ce n’était pas lui. Dans son dos elle sentit le regard de l’homme duquel elle s’était approchée. Alors elle s’éloigna, pour ne pas éveiller quelconque sous-entendus. Un groupe d’élèves passèrent à côté d’elle alors qu’elle s’éloignait des marches laiteuses pour s’enfoncer dans les jardins. Les joues un peu roses, ils riaient aux éclats. Une d’entre elle ne se souciait pas de taire ses notes un peu trop aiguës. Ce qui faisait rire son amie d’avantage. La frêle Poufsouffle rassembla ses deux mains et souffla de l’air chaud dans le creux qu’elles formaient. Pendant un bref moment, elle plaqua ses paumes sur ses oreilles, appréciant la chaleur. Son frère avait autrefois l’habitude de lui faire ça les soirs frigorifiant d’hiver, enveloppant ses oreilles et ses joues de ses paumes presque adultes, et posant parfois, pour rigoler un peu, un pouce sur le bout de son nez. À cette pensée, l’ombre d’un sourire anima son visage. Ses paupières se soulevèrent pour laisser voir ses pupilles ambrées, qui scrutèrent le paysage autour d’elle. Elle ne devait plus se préoccuper du passé. Personne n’avait le droit de le modifier. Elle en était bien incapable. Même ignorante. Était-ce possible ? Pourrait-elle, en s’appliquant un peu, trouver un moyen de revenir en arrière et changer toutes ces choses qui lui avaient déplus ? Serait-elle différente alors ? Les choses seraient-elles se qu’elles étaient aujourd’hui ? L’idée lui plaisait, mais elle ne parvenait pas à savoir comment elle agirait si, un jour, l’option lui serait accessible. Elle devait apprendre à vivre dans le présent. C’était son but. Elle devait apprendre à vivre dans son entourage, et surmonter son manque de familiarité et de compréhension avec ce qui l’entourait, car oui, elle ne saisissait que très rarement ce qui se déroulait autour d’elle. Ce n’était aucunement de la stupidité. Au contraire, elle trouvait les réactions et actions de certaines personnes dénudées de logiques. Et parfois, elle se sentait juste étrangère. S’engager dans une conversation n’était pas une chose des plus aisée lorsqu’elle finissait par regarder son interlocuteur de travers, ou à vouloir fuir le plus loin possible pour être tranquille, et ne pas se forcer à faire quelque chose qu’elle ne voulait pas. Elle n’avait pas l’art de tromper les gens autour d’elle. Sa nature la rattrapait toujours au grand galop. Elle ne pouvait pas se jouer des apparences et des caractères, car elle était bien trop naturel et sincère dans ses émotions et réactions. Ses mensonges n’en étaient pas vraiment. Ses faux-semblants bien peu fiables. C’est pourquoi il était agréable de se voir entourer de gens qui ne comprenaient rien à ce qu’ils pouvaient voir dans le regard d’autrui.

Une brise plus fraîche frôla son visage. Si la soirée avait l’air plus douce, c’était probablement due à ses quelques verres qui avaient eu le don de la réchauffer. Peut-être même d’être un peu plus franche et assurée ? C’était à Seth d’en juger, si seulement elle pouvait le trouver. Certaine de ne pas l’avoir vu rentrer dans la salle de bal, elle continua à le chercher dehors. Loin d’elle l’idée qu’il soit partit dans son dortoir. Loin d’elle l’idée qu’elle ne soit entrain de chercher l’ombre d’un fantôme. Non, bien sûr que non, il se devait d’être là. Peut-être même que la forme indécise qu’elle voyait plus loin, presque imperceptible là où les lanternes ne pouvaient l’éclairer, et dos aux arbres sombres de la forêt, peut-être était-ce lui. Alors elle s’approcha, et l’herbe, un peu plus haute ici, chatouilla ses chevilles.

« Seth ? »

Pas de réponse, juste un mouvement qu’elle ne parvenait toujours pas à comprendre dans la pénombre. Alors elle s’approcha. Elle n’avait rien à craindre, n’est-ce pas ? S’il s’agissait d’un élève qui souhaitait être seul, quelqu’un qu’elle ne connaissait pas, il aurait répondu à son appel, s’identifiant. Amincissant les possibilités de retrouver son cavalier d’un soir. Elle s’approcha. Pas à pas. Un peu inconfortable dans le silence qui suivait sa réponse. Mais ravie de trouver celui qu’elle cherchait alors qu’elle ne se trouvait qu’à quelques dizaines de pas de lui. Distance qu’elle franchie sans hésitation, et en conservant le silence. Puis elle s’arrêta lorsqu’il ne resta qu’un pas. Et dans sa mémoire vint la volière, les hiboux, et l’étrange réaction de Seth lorsqu’elle s’était un peu trop approchée. Mais maintenant il s’était habitué à elle, non ? Ils s’étaient tenus la taille et les épaules sur la piste de danse, et leurs corps s’étaient rejoints. Et elle reconnaissait son odeur. Son parfum. Pendant un instant, elle scruta son visage, et sa main agrippa la sienne.

« Je te cherchais. On… »

Devraient-ils rentrer dans la salle de bal ? Seth n’était pas sortit aussi loin pour rien, cependant. Il devait y avoir une raison. Peut-être avait-il eut besoin de s’aérer. Se changer les idées ? Peu importe. Ils rentreraient quand il en aurait envie. Seulement, la jeune magicienne voulait en profiter pour lui annoncer quelque chose qu’elle avait très rarement dit. Des mots qu’elle avait peu souvent rendus lorsqu’on les lui avait présentés. Et maintenant seulement se doutait-elle de ce qu’il en était lorsqu’ils n’étaient pas partagés. Deux mots qu’elle avait peur de dire, mais qu’elle se donna le courage d’annoncer, tentant de mettre de côté ses protections qui lui laissait si peu le loisir de déraper sur son chemin.

« Seth, je crois que… tu ne me laisses pas indifférente. »

Pourquoi je t’aimais ? Je ne savais pas, car tu étais l’unique réponse que je ne parvenais pas à saisir.

« Je… je suis là pour toi, Seth. Près de toi. »

Et si je suis une gamine à tes yeux, je te ferais comprendre que la vérité sort de la bouche des enfants. Je saurai m’adapter pour t’accompagner.

Elle posa une main délicate sur son torse, près de son cœur.

« Toujours là. »
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