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 Le vrai courage ne se laisse jamais abattre » A. Osgood.

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MessageSujet: Le vrai courage ne se laisse jamais abattre » A. Osgood. Lun 28 Mar - 22:15


La nuit pâlissait sous la pluie au dehors et Sirius Black était en retard. Remontant sa cape jusqu'à son menton, il se hâta de franchir la porte qui le mènerait aux escaliers du septième étage. Il était tout le temps en retard, mais cela ne semblait pas déranger la plupart des gens. Ou uniquement ceux qu'il n'aimait pas, et il fallait bien avouer que dans ce cas-là, ce n'était pas tellement dérangeant.
Mais non, Sirius n'était pas en train de faire attendre quelqu'un qu'il n'aimait pas. Lorsqu'il avait enjambé le corps de James, à moitié affalé et endormi sur un sofa de la Salle Commune, il s'était pris à songer que leur histoire était au fond peu commune. La Serdaigle tombée par hasard sur le chemin d'un Lion. Le plus étrange était que le hasard semblait n'avoir aucun rôle dans leur histoire. Le hasard ne contrôlait rien. Eux seuls avaient pu en arriver là.
Et c'était plutôt triste à regarder. Bien sûr qu'il l'aimait. Il n'aurait pas pu ne pas l'aimer. Mais aimer, dans la bouche de Sirius, était un mot instable, un mot qui ne voulait rien dire. Aimer, détester, haïr même ; cela revenait au même. Il n'avait jamais pu tomber amoureux. On ne tombe pas amoureux quand on n'a soi-même jamais été aimé. Sirius n'avait jamais été aimé. Sirius avait été le paria. Et aujourd'hui, à l'heure où les ténèbres montaient au dehors, elles ne faisaient que progresser en lui, sournoisement, plus sournoisement que du lierre qui se serait introduit dans son coeur, progressant à chaque fois qu'il posait sur elle son regard.
Depuis les vacances, leurs rapports avaient été presque inexistants. Hésitant un instant, le jeune homme se transforma en chien. Sous sa forme animagus, Patmol se sentait en général mieux. Un chien ne ressent pas les émotions humaines. Il se contente de les subir. Au pire de les imaginer.
L'obscurité l'avait à présent avalé tout entier. S'il n'avait pas eu la vue perçante d'un clébard, il y aurait eu fort à parier que même Sirius Black se serait perdu. Mais les couloirs de Poudlard n'avaient pas de secrets pour Patmol; et très vite il rejoignit les escaliers qui menaient à la tour d'astronomie.
La tour. Bel endroit, belle métaphore pour leur rencontre ! Étouffant un gémissement, le chien redevint jeune homme en un instant. Si les transformations étaient à présent toujours réussies, elles lui demandaient beaucoup d'énergie, et étaient plutôt douloureuses. Tendre vers les étoiles pour atteindre un idéal qu'ils n'avait tous les deux pu que caresser. Sensible à la poésie du geste, Black sourit. Il desserra sa cape et laissa entrevoir un sweat sombre portant un slogan quelconque, un truc moldu comme "PUCKS NOT DEAD" ou "NO FUTURE". Un truc qui ne voulait rien dire, en somme. Rangeant la carte du Maraudeur dans la poche arrière de son jean, qui contenait déjà sa baguette en bois de rose, Sirius montait les marches.
La dernière fois, au fond, il n'était pas pleinement conscient, n'est-ce pas ? Il était blessé. Elle l'avait secouru. Et lui, beau geste, l'avait plantée là, au beau milieu d'une ruelle, couverte de sang, de son sang, désemparée et les vêtements en lambeaux pour l'avoir pansé. En y repensant il eut honte. Pourtant la honte n'allait pas bien à son beau visage hautain. On ne choisit pas ses traits. Les siens étaient nobles, gracieux, désinvoltes et royaux. Les traits des Black, en moins durs. Des traits qu'il aurait volontiers échangé avec quelqu'un d'autre.
L'air était frais, la pluie tombait toujours.
Respirant pleinement par le nez, Sirius sortit. Aussitôt il fut presque trempé. Marmonnant une formule à voix basse, il fit baisser le volume d'eau qui lui tombait dessus. Il restait mouillé, mais au moins il pouvait regarder autour de lui. Elle n'était pas là.
Il éclata de rire, d'un grand rire qui ressemblait à un aboiement de chien. Ariana ! Toujours en retard, elle aussi. Pas vraiment l'exemple de la Serdaigle moyenne. Mais elle viendrait, n'est-ce pas ? Elle ne lui poserait pas de lapin. Pas à lui. Pas comme ça. Ce serait trop... cruel.
Cruel, comme s'il ne l'était pas. Secouant la tête pour en chasser les idées qui le rongeaient, Sirius leva le nez. Les étoiles. Elles étaient magnifiques. D'ici, on les voyait mieux que nulle part. C'était un spectacle superbe et unique. le seul qui ne l'ait jamais lassé.
Le seul ?
Non.
Il ne s'était jamais lassé de regarder Ariana.
Jamais.
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MessageSujet: Re: Le vrai courage ne se laisse jamais abattre » A. Osgood. Lun 28 Mar - 23:45


❝ "- Qu'est ce qu'on fait, Ariana ? Qu'est ce qui te rendrait heureuse, toi ?" Un long silence s'installa entre les deux jeunes amis. D'un côté, Ariana était assez surprise de la question de Sirius. Un sourire triste s'afficha sur ses lèvres, et la serdaigle le regarda à nouveau. Oui, il était beau... Son charme agissait sur elle comme une drogue, et instinctivement, Ariana posa une main sur la joue ensanglantée du garçon. "Il n'y a rien à faire... On est différents, tu as changé, j'ai changé... Ce n'est plus comme autre fois, malheureusement." ❞





Ariana n'aimait pas les glaces. Ca y'est, maintenant elle en était certaine. Ça lui était apparu comme une illumination. Ou pas en fait. Une heure plus tôt, elle avait regardé des première année faire mumuse avec des aliments dans le réfectoire. Des serdaigles un peu excités. Elle n'avait pu s'empêcher de les comparer à elle : des gens, intelligents, érudits, mais on ne savait vraiment pas ce qu'ils foutaient ici. Ariana avait été comme ces deux gamins : différente. Elle aurait pu aller autant à serdaigle qu'à serpentard. Et autant à poufsouffle qu'à gryffondor. Mais elle avait été placée dans la maison des bleus, et ne regrettait pas le choix du châpeau ; au moins, elle était quelqu'un. Une serdaigle, certes, mais une serdaigle pas comme les autres. Rêvassant à ses jeunes années où cette idée avait migré dans sa tête, la jeune fille se releva précipitamment lorsqu'elle sentit un liquide froid rentrer en contact avec sa joue gauche. Hum, glace à la vanille, délicieux... Avant qu'elle n'est pu attraper les deux petits cons qui avaient décidé de lui faire payer ses pêchers ils s'enfuyait par la porte principale, un sourire bête aux lèvres. Personne n'avait osé "rire" de la situation. Ils avaient trop peur. Surtout qu'en ce moment, Ariana était d'une humeur de chien. Rentrée de sa fugue avec Vanille depuis à peine quinze jours, elle ne parlait quasiment à personne. Et personne ne cherchait la fureur d'une serdaigle qui en avait ras-le-bol des questions.
Elle quitta la grande salle, un sourire crispé aux lèvres, et se dirigea directement vers les salles de bains désertes à cette heure-ci. Parfait. Lâchant un soupir agacé, elle commença à se laver les cheveux, sifflant entre ses lèvres des insultes incompréhensibles. Elle serait en retard. En retard pour qui ? Pour quoi ? Pour Sirius. Il lui avait donné un espèce de rendez-vous en haut de la tour d'astronomie. Des siècles qu'ils ne s'étaient pas adressés la parole... Depuis cet été, lui semblait-il. Non, en fait, elle en était certaine. Elle s'en rappelait très bien. Cet été là n'avait pas été d'un succès remarquable. Elle se souvenait avoir avoué des sentiments qui auraient dû rester cachés. Parce que les sentiments, ça vous pourrissaient la vie. Une pure invention de quelqu'un qui s'ennuyait, alors il a inventé ces petits sentiments. Ce gars, il savait pas tout le bordel qu'il était entrain de créer. Il savait pas qu'il allait faire souffrir autant de gens. Les sentiments, c'était la troisième guerre mondiale. Sauf qu'elle, elle ne finirait jamais.

Après un passage rapide à la salle commune pour attraper sa cape, Ariana se dirigea vers le point de rendez-vous, le coeur vide, l'esprit sain, le visage impassible. Elle était en retard, oui, et ? L'heure. Ca aussi c'était une belle connerie. Mais bon, on faisait avec. Sirius ferait avec. La pluie tombait en masse, et à peine avait-elle eut le temps de se faire une tresse à la sortie du bain qu'elle se retrouvait trempée, des pieds jusqu'à la tête, en omettant la partie centrale du corps humain. Elle s'en fichait de ça aussi. Être trempée, ne pas l'être... Ce n'était que de l'eau, non ? Alors.
Grimpant doucement les marches de la tour, Ariana put percevoir des sons, venant de plus haut. Des bruits de pas, impatients lui semblait-il. Ça devait-être lui. Elle se montra enfin, dégoulinante d'eau, le regard un peu trop dur. Elle lança un "Salut..." tranquille, comme si elle le voyait chaque jour.
Comme si il n'était rien.


WE CAN TRY.. MAKE ME SMILE ★❝I'm not a perfect person, there's many things I wish I didn't do. And so I have to say before I go that I just want you to know : I've found a reason for me to change who I used to be. A reason to start over new, and the reason is you. I’m sorry that I hurt you, it's something I must live with everyday, and all the pain I put you through. I wish that I could take it all away, and be the one who catches all your tears : and the reason is you.❞ A&S

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MessageSujet: Re: Le vrai courage ne se laisse jamais abattre » A. Osgood. Mar 29 Mar - 17:16

- Salut...

Les mots le firent frémir. Sirius Black se retourna d'un seul coup, et elle était là. Il avait presque oublié à quel point elle était blonde. A quel point elle était belle. Et à quel point elle lui manquait. Manquer à Sirius Black ? Mais non, mais non, ce n'était pas possible, pas pensable, même pas envisageable. Mais si. Apparemment si. Et il fallait croire que tout cela n'était pas prêt de s'arrêter, à vrai dire. Tout n'avait fait qu'empirer. Tout n'était plus que poussière, absolument tout, depuis les premiers sentiments qu'ils s'étaient tous deux avoués jusqu'à cette soirée.
Mais que faire, alors ? Balancer la tête en arrière et s'écrier en riant que la vie était bizarre, décidément ? Ou faire comme si de rien n'était, comme si tout était comme avant, pareil, exactement pareil ? Alors que tout avait changé. Il était le même pourtant. Fidèle à lui-même, oui, dragueur, charmeur, beau, terriblement insolent, terriblement ravageur... Terriblement tout. Et elle ! elle était l'Ariana qu'il aimait mais qu'il ne savait plus par quel bout prendre. Fallait-il qu'il essaie de la comprendre ? Mais comprendre quoi ? Et pourquoi ? Et comment ? Autant de questions qui s'entrechoquaient dans sa tête. Et Sirius n'avait pas encore trouvé les réponses.

Pourtant la sienne lui avait fait mal. C'était une réponse, oui, une réponse à ses craintes, à ses espoirs aussi. Mais quels espoirs Sirius ? Pourquoi encore espérer ? Espérer quoi, merde ? Et pourquoi ? Oh, laisse tomber, putain. Et arrête de jurer par la même occasion. Black serra ses deux bras autour de son sweat moldu, avec le slogan qui ne voulait rien dire, en grosses lettres blanches capitales qui se découpaient sur le noir du tissu.
Il la rejoignit près des remparts. Tout près du vide. Comme si là encore le hasard, le destin, appelez ça comme vous voudrez, s'était chargé de les réunir à un endroit qui leur convenait, et pas ailleurs. Non, pas ailleurs.

- C'est beau, hein ?

Dans le registre des répliques pourraves, celle-là avait sa place à 100%. Mais Sirius s'en foutait. Il n'était pas là pour être romantique. Il était là pour être lui. Et elle, sa blondeur, son ironie, sa froideur et tout son être l'attiraient profondément. Comme toujours. Mais ça, il était bien trop fier pour le savoir, et pour pouvoir correctement s'en démêler. Car Sirius Black était un jeune homme. Et les jeunes hommes sont rarement clairvoyants en amour, vous en conviendrez... Vous en conviendrez.

- C'est comme toi et moi. C'est beau mais c'est sombre, on n'y voit rien. Rien du tout, du tout.

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MessageSujet: Re: Le vrai courage ne se laisse jamais abattre » A. Osgood. Mar 26 Avr - 17:31



C'était une belle soirée. Il faisait frisquet, mais c'était beau. Les étoiles, la lune, l'atmosphère... Ariana aurait dû se sentir flatter de pouvoir assister à un tel spectacle. Et pourtant, elle ne ressentait rien, n'osait pas voir cette beauté. A cet instant plus qu'à n'importe quel autre, elle voulait paraitre normale. S'émerveiller, dire à Sirius à quel point elle était heureuse de le retrouver ici, de le voir, à quel point il lui manquait, même si elle ne se l'avouait pas. Elle aurait voulu le prendre dans ses bras, et pendant un temps, faire comme si il n'y avait qu'eux ici, que deux vieux amis qui avaient vu beaucoup de choses leur arriver. Et pourtant, elle resta muette, presque froide devant l'expression ravie du gryffondor. Elle ne contrôlait plus sa personne, semblait absente, partie. Mais n'importe qui aurait pu affirmer que c'était Ariana Osgood qui se tenait devant eux. Pour la simple et bonne raison que c'était le cas. Elle avait toujours été ainsi. Froide, instable, dépourvue d'amour et de joie. Elle n'avait rien à offrir, en fait. C'était bien là le problème avec cette fille. Elle même s'en rendait compte, mais ne faisait rien pour changer. C'était trop tard.. Depuis bien longtemps, il n'y avait plus d'espoir de la voir heureuse. Enfin, ça c'était ce qu'elle pensait.

Se rapprochant des remparts, Ariana regarda le gouffre au dessous d'eux. Elle aimait cette profondeur, ce noir, ne pas savoir ce qu'il y a dans la profondeur du monde. Un sourire ralluma la flamme de son visage, puis s'éteignit presque aussitôt, sentant que Sirius l'avait rejoint. La proximité, ça n'avait jamais été le point fort de la serdaigle. Elle était un casse tête à elle toute seule. Un puzzle. Seulement, personne ne pouvait retrouver la pièce manquante. Elle l'avait si bien enfouie que ni Isaac, ni Sirius ne pouvait ou ne l'avait retrouvé. Sans ça, la vie de la jeune fille se résumait à peu de choses. Ou plutôt, à beaucoup, mais pas de la bonne manière. Tournant son regard bleu vers le gryffon, elle détailla son visage, toujours avec cette expression neutre de toute vie coller à ses traits. Il était toujours aussi beau. Première fois depuis cet été qu'elle se faisait la réflexion.


- C'est beau, hein ?
-Très.


Elle ne rajouta rien, se perdant à nouveau dans la pénombre, et détaillant doucement les alentours.De cette tour, tout semblait plus beau, plus... Plus tout, en gros.


- C'est comme toi et moi. C'est beau mais c'est sombre, on n'y voit rien. Rien du tout, du tout.


Sous son uniforme, le ventre d'Ariana se contractait. Evidemment. Ils n'étaient pas là pour parler chiffons. Et en fin de compte, ça lui faisait plaisir. Sans comprendre pourquoi, elle lui prit la main, comme si ça pouvait éclaircir quelque peu l'horizon, et allumer la lumière qui leur permettrait de comprendre un peu mieux ce que l'avenir leur réservait. Sirius était promis à faire de grandes choses. Et elle... Ariana avait plusieurs options, mais aucune d'elle n'était alléchante. Rejoindre sa mère et sa soeur, Zooey, ou fuir pour peut-être trouver un semblant de vie normale. N'importe qui aurait choisi la deuxième, seulement, Ariana n'était pas n'importe qui... Malheureusement. Car elle aurait voulu, pour une fois, être tout à fait normale. Elle avait déjà essayer mais ça avait été peine perdue.


- Peut-être qu'on devrait simplement éclairer la pénombre, tu crois pas ?



Sortant discrètement sa baguette de sous sa cape, Ariana fit un petit roulement de poignet, et d'une formule restée muette, fit apparaitre une petite boule de lumière blanche très vivace. Elle la fit descendre, jusqu'à ce que celle-ci éclaire le fossé en bas de la tour. C'était beau, simple..

Vivant.


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Dernière édition par Ariana Osgood le Jeu 5 Mai - 18:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le vrai courage ne se laisse jamais abattre » A. Osgood. Mar 3 Mai - 21:35

- Peut-être qu'on devrait simplement éclairer la pénombre, tu crois pas ?

Jolie métaphore, Osgood. Pourquoi, pourquoi avait-il fallu qu'elle ne soit pas de sang pur ? Pourquoi avait-il fallu qu'il le soit ? Leur union était impossible, scellée à jamais comme irréalisable. Oh, il ne l'avait pas accepté ; même sous les coups de son père. C'étaient les mots d'Ariana qui l'y avaient amené. Comme un chien au bout d'une laisse ; était-il un chien au bout d'une laisse ? Cette idée était pire que déplaisante. Et pourtant. La regarder n'était pas lassant, au contraire. Ses cheveux blonds, ses yeux un peu trop grands et son nez un peu trop long. Il n'arrivait plus à la recréer, dans toute sa perfection, dans toute son imperfection. Un être exceptionnel. Froide. Mauvaise. Brisée. Les parents absent ça donne rien de bon, ça donne des enfants malheureux et les enfants malheureux ça donne des adultes mauvais. Elle lui avait raconté, une fois. Comment sa mère n'était jamais là. Au début il n'avait pas compris. Lui-même, lui-même aurait tout donné pour que sa propre mère ne soit jamais là; lui-même aurait tout donné pour n'avoir pas connu son père ! Mais le temps avait passé, et avec le temps les cruelles désillusions de la vie. Et Sirius avait compris. Même si ça devait faire mal. Forcément.
Il n'y avait pas qu'Ariana, évidemment. Il y avait aussi Folkhart. Folkhart. Comme s'il ne pouvait pas se décider à l'appeler par son prénom. Il se sentait bizarre en sa présence. C'était à la fois dérangeant, gênant, énervant, et tellement bon. Ce n'était pas comparable à ce qu'il éprouvait pour Ariana, non. Ariana avait été la seule, celle pour qui il serait mort, celle qui lui avait dit "C'est fini, Sirius. ça n'aurait pas marché e toute manière."
Pourtant, avait murmuré Sirius une fois seul, en balançant son poing contre le mur de la chambre square Grimaurd, pourtant ça aurait marché. Mais c'était bel et bien terminé. Alors quoi ? Pleurer, taper du poing, serrer les dents, crier, se battre ? Tout cela avait déjà été fait. Sirius avait fini par l'ignorer. L'ignorer comme s'il ne l'avait jamais connue. Jamais aimée. L'été dernier, il lui avait parlé. C'avait été la dernière fois. Mais il l'aimait, Dieu qu'il l'aimait, il serait resté avec elle toute la vie et plus encore si elle l'avait voulu. Mais elle ne voulait plus de lui. Elle l'avait dit. Elle l'avait dit.
Et maintenant, comme une évidence, elle parlait d'allumer la lumière. Un sort fit le reste. Une boule de lumière blanche qui n'était pas assez forte pour vaincre la nuit s'éleva avant de redescendre. Lentement. Et la nuit, si elle n'était pas vaincue, semblait alors beaucoup moins invincible. Peut-être étaient-ils assez forts, après tout.

- Il était une fois une fille. Elle était amoureuse mais jamais elle ne se l'était avouée... Il la regarda bien en face, la prenant par les épaules. Il était plus grand qu'elle et ses yeux gris rencontrèrent les siens, bleus. Jusqu'au jour où elle comprit. Mais les parents de celui qu'elle aimait ne voulaient pas que leur fils soit avec elle. Sa voix se brisa sur les derniers mots. Alors elle le quitta. Pourtant elle aurait été capable de tout pour lui. Cap ou pas cap, c'était leur jeu. C'était leur jeu. Mais je ne sais pas comment finit l'histoire.

Et dans le silence inquiétant de la nuit de Mai, dans leurs sentiments qui s'entrechoquaient plus fort que tout le reste, Sirius et Ariana se tenaient debout, debout contre le destin et la vie qui ne les avaient réunis que pour mieux les séparer. - Et là, Ariana, dis moi... à quoi est-ce que tu penses ?



Dernière édition par Sirius Black le Jeu 5 Mai - 20:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le vrai courage ne se laisse jamais abattre » A. Osgood. Jeu 5 Mai - 20:31

Flashback Les Black et les Osgood réunis. C'aurait pu être beau, comme un nouveau tournent, un nouveau chemin. Et pourtant, une gêne planait dans l'air. Côté Osgood, la mère s'affairait à ce que tout soit parfait. Sûrement voulait-elle remonter dans l'estime de la famille en face d'eux. Avoir eut relation et enfants avec un moldu, ce n'était pas ce qu'on pouvait qualifier de très bénéfique. C'était sûrement pour se racheter qu'elle avait organiser ce déjeuner. Les pelouses verdoyaient, les fleurs fraichement coupées trainaient dans de beaux vases de cristal, et la poussière avait été faite jusque dans les moindres recoins de la pièce. Les Blacks attendaient en bas, dans le hall. La servante prit leurs manteaux, et alors que la première fille Osgood nommée Zooey tentait de faire belle impression, sa tentative échoua à cause de sa petite soeur. Une fille nommée Ariana. Oh, sa mère omettait souvent de préciser qu'elle avait eut un troisième enfant. Le premier était parti loin, la deuxième était parfaite réplique de Katarina, et la troisième était... Différente. Trop pour être invitée à pareil dîner. Elle risquait de tout fiche en l'air. Alors la mère l'avait consignée dans sa chambre grâce à un sortilège. Bête, car Ariana avait toujours été douée pour les sortilèges, même à seulement seize ans. La fille n'avait eut qu'à enfiler une robe estivale, et descendre. Elle lisait tellement de choses dans le regard de chacun. Katarina, c'était un mélange de colère et de tristesse. Zooey, c'était du mépris. Quant aux Blacks, ils semblaient s'en fiche complètement. Mais pas le plus jeune. Sirius était là. Ca l'avait étonnée d'ailleurs. Mais il était bel et bien là, contre les règles visiblement. Il était habillé d'un jean... Le refus d'obtempérer aux ordres. Elle ne lui adressa aucun sourire, aucun regard. Trop risqué. Les vautours attendaient le moindre faux geste de la part des Osgood. Et même si la vue d'une Katarina excusée ne lui plaisait pas particulièrement, Ariana ne souhaitait pas être renvoyée en Russie. Alors elle se tiendrait, même si sa présence ne devait pas être au départ. Ce qui lui vaudrait sans doute quelques remontrance. Le déjeuner se passa relativement bien. Formules de politesse, cinq fourchettes par assiette, cuisinier exceptionnels pour l'occasion, blagues lourdes.. Les Blacks s'ennuyaient, mais seule Ariana semblait le voir. Elle resta silencieuse, ignorant toujours le jeune homme assis en face d'elle. Le repas terminé, la mère Osgood proposa une balade. Le parc était magnifique oui. Entretenu, pour l'occasion. Alors ils partirent tous, presque joyeusement. L'atmosphère était détendue. Ariana recula et arriva à la hauteur de Sirius. Elle lui effleura la main, comme pour lui dire qu'elle était là, qu'elle ne faisait que jouer un jeu pour éviter le pire. Les autres avançaient plus rapidement, s'émerveillant devant plantes et fleurs rares. Et les deux amants en profitèrent pour quitter les lieux d'un pas rapide mais discret. Une bouffée d'adrénaline les menait. Défier l'autorité, c'était ça leur passion. Ils se cachèrent entre feuilles et arbres, comme pressés de se retrouver seuls. Cette matinée leur paraissait tellement longue.. Ils étaient là tous les deux, et pourtant, ils leur étaient impossible de se parler, ni même de se voir. Un sourire illuminant son visage froid, Ariana se mit sur la pointe des pieds pour rejoindre les lèvres du fils des Blacks. Une de ses mains glissa derrière son coup, et lorsqu'elle interrompit leur étreinte, les mots sortirent enfin. Ce qu'elle pensait ne jamais redire un jour. Ce qu'elle pensait niais. « Je t’aime Sirius. »


Réouvrant les yeux, Ariana n’osa pas le regarder. C’était trop de mal pour rien, n’est ce pas ? Oui, rien. Ils n’étaient plus rien. Au final, elle aurait dû le savoir. L’amour, ça finissait toujours mal... Et pourtant elle était retombée dedans une seconde fois, comme une idiote. A tel point qu’elle ne se regardait plus dans la glace. Elle n’était redevenue que froide et malheureuse. Avec lui, comment était-elle ? Elle ne savait plus. Le mot « heureuse » ne semblait pas vouloir s’imprimer dans son esprit. Comme si les évènements passés reflétaient bêtement toute leur histoire. Ca n’avait pas été que larme et colère, si ? Non, bien sûr. Ce souvenir lui prouvait que non.


- Il était une fois une fille. Elle était amoureuse mais jamais elle ne se l'était avouée... Il la regarda bien en face, la prenant par les épaules. Il était plus grande qu'elle et ses yeux gris rencontrèrent les siens, bleus. Jusqu'au jour où elle comprit. Mais les parents de celui qu'elle aimait ne voulaient pas que leur fils soit avec elle. Sa voix se brisa sur les derniers mots. Alors elle le quitta. Pourtant elle aurait été capable de tout pour lui. Cap ou pas cap, c'était leur jeu. C'était leur jeu. Mais je ne sais pas comment finit l'histoire.


Détournant faiblement les yeux, Ariana sentit une barrière céder, comme l’été dernier. Elle mettait des mois et des mois à la reconstruire, à chaque fois. Ca faisait tellement mal... Tellement de mal toute cette rancoeur. De la rancoeur envers sa mère, envers elle même... Elle avait été lâche. Lâche d’obéir, de ne pas broncher, de le quitter comme ça. Elle y pensait souvent, et elle se punissait à sa manière. Mais jamais elle ne le lui avait dit.


- Et là, Ariana, dis moi... à quoi est-ce que tu penses ?


Peut-être qu’elle devrait. Qu’il était temps. Elle ne voulait pas le perdre. Seulement, elle ne se rendait pas compte qu’elle l’avait déjà perdu, au fond. Qu’ils n’y arriveraient pas. C’était impossible. Encore une douleur, qui la força à le regarder à nouveau. Son visage était déformé par une grimace de tristesse et de douleur. Ses battements de coeur s’accéléraient à mesure qu’elle pensait à ce qu’elle pouvait lui dire ou non. Que sa mère la menaçait de la renvoyer en Russie ? Non, elle paraitrait désespérée. Mais elle l’était, en même temps. Non. Elle ne lui parlerait pas non plus de la nuit passer dans cette endroit sombre et humide, où Katarina avait fait ce qu’elle pensait meilleure pour sa fille, et qui lui avait valu plusieurs cicatrices encore présentes. Elle ne lui parlerait pas des menaces contre Sirius, des séances de legilimancie, de tout.. Non. Trop lâche pour le faire.


- On ne pouvait pas Sirius. Tu le sais. Ce que j’ai fais, je l’ai fait pour toi, pas pour moi...


« Pour eux ». C’était pas pour lui qu’elle l’avait fait, mais pour eux. Ces deux familles. Ces monstres. Mais elle n’avait pas été capable de le lui dire.


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MessageSujet: Re: Le vrai courage ne se laisse jamais abattre » A. Osgood.

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