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 INTRIGUE; Struggle for pleasure

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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 27/08/2010
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Jeu 21 Avr - 0:40

SUIS-JE DEVENUE FOLLE ? OUI, JE LE CRAINS. MAIS LA PLUPART DES GENS BIEN LE SONT ★❝J’ai entendu dire que quand on est perdu le mieux à faire c’est de rester où on est et d’attendre qu’on vienne vous chercher, mais personne ne pensera à venir me chercher ici.




Cette soirée aurait pu être merveilleuse. Oui, vraiment. Car dans l'esprit d'Alienor, elle aurait pu se dérouler d'une autre façon de ce qu'il l'attendait. D'une façon magnifique. Sur la route qui l'avait menée au Ministère, elle se l'était imaginée. Mais étrangement, c'était sans les événements passés. Elle avait imaginé tout ça sans que Josh soit parti. Il était là, toujours présent à ses côtés avec son sourire réconfortant. Et puis, il y avait Max. Dans son rêve, la nuit où elle l'avait torturé n'avait jamais eut lieu. Ils étaient toujours aussi proches. Et puis, il y avait Andréa, en petite robe beige, riant aux éclats parce qu'un serveur venait de renverser un petit four dans le décolleté d'une femme imposante. Et le joyeux petit groupe riait.
Mais à un moment, il fallait bien ouvrir les yeux. Revenir sur terre, dans la réalité. La vérité, c'était qu'elle sentait le regard pesant de Max posé sur elle. Alie sentait bien qu'il attendait le bon moment pour l'arrêter, la jeter en prison, lui voler sa vie. Elle pouvait voir son expression déçue, sa colère, sa pitié. Mais il suffisait qu'elle rêve encore pour le voir lui sourire faiblement. Et puis, elle détourna les yeux, pour ne plus avoir aussi mal.

Elle les posa finalement sur des cheveux. Des cheveux bruns, légèrement bouclés. Elle fronça les sourcils en essayant de détailler le visage de l'homme qui discutait plus loin avec une jeune femme. Elle l'aurait reconnu entre mille, évidemment. Mais elle savait que son imagination lui jouait des tours, parfois. Josh était partit. Il n'était pas là, il avait disparu. Il était mort, peut-être même. Qu'en savait-elle. Mais il n'était pas ici. Une simple illusion maudite.
C'est pourquoi elle passa à quelqu'un d'autre. Et elle fut prise d'un frisson. Là, au coin de la salle, elle apercevait une tête familière. Un des deux Lestrange, mais elle n'aurait su dire lequel. Il était présent, lors de l'enlèvement du Ministre. Et faire entrer un mangemort dans l'enceinte du Ministère sans problème n'était pas chose qui ressemblait à Cobb. Il n'était pas entré ici avec une invitation. Et puis vint le sens logique d'Alienor Willow. Jeune adolescente + Lestrange = piège. Et il y en avait sûrement d'autres dans la salle. Lâchant son verre sur un vulgaire plateau d'argent, la jeune femme n'eut pas le temps de faire deux pas vers le "nouveau couple Cobb" -qui, évidemment, comportait sa pire ennemie..- que le monde sembla s'arrêter. Une nouvelle présence, un souffle, un vent. Et tout le monde regarda l'estrade. Voldemort. Le maître des ténèbres, celui qu'elle avait il n'y a pas si longtemps faillit rejoindre. Elle aurait mieux fait de ne pas se faire repérer.. Les mangemorts étaient plutôt rancuniers, à ce qu'on disait. Et pourtant, elle ne put détacher ses yeux de ce spectacle. Des morts, pleins. Des jeunes surtout, les autres, personnes n'y faisait attention. Des éclairs fusaient, du sang coulait.. C'était comme un flash-back de ce qu'elle même avait fait à Max. Comme si on voulait le lui rappeler.. Comme si tout ça, c'était sa faute.

Les élèves disparurent, laissant les adultes comme à leurs habitudes régler tous les problèmes. Mais ça ne finirait jamais. Cette guerre... C'était un jeu de gamin. Les gentils contre les méchants. Tous. Ils auraient tous dû disparaitre. N'avaientt-ils aucune humanité ? Aucune conscience de leur bêtise ? Ils jouaient avec la vie, ils jouaient avec des personnes. Même les prétendus gentils.. Ils tuaient. Pour faire le bien, comme ils disaient. Oui, le bien, on le ramenait souvent sur la table celui la. Tuer n'était pas "bien". A la fin, qu'est ce que ça pèsera sur votre balance ? Rien. Vous aurez tué. Vous aurez fauté. Vous irez dans les enfers, mangemorts et aurors inclus. Alors à quoi bon..
Elle regarda cet homme un instant, qui ressemblait tellement à son frère. Il était toujours pareil, il n'avait pas changé. Son esprit lui jouait vraiment de mauvais tours.. Et alors un éclair la frôla. C'était reparti. Se mettant à avancer vers une femme qui semblait blessée, Alienor reçut de plein fouet un incarcerem, qui la ligota au sol. Ca faisait un mal de chien... Tout lui paraissait flou, noir, puis blanc.. Et vert. Des éclairs, dont un qui toucha la dites femme. Elle la regarda tomber au sol, juste en face d'Alie. Celle-ci vit l'inconnue la regarder fixement, pour finalement abaisser les paupières dans un dernier souffle de vie. Alie n'allait pas se battre. Elle n'allait pas se battre avec ces cordes, n'y avait personne d'autre.

Elle attendrait.
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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 14/01/2011
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Lun 25 Avr - 1:05

    Il aurait pu la contempler ainsi encore longtemps, mais la soirée n’avait pas prévu de leur laisser un moment de répit… En effet, il s’était écoulé bien peu de temps entre son arrivée, et les événements d’une catastrophe imminente…

    Tout était confus, tout était fouillis.

    Son seul réflexe fut d’attraper la jeune femme par le bras et de la glisser dans son dos. Hors de question qu’il lui arrive quelque chose. Il ne se le pardonnerait pas… Tous sens en alerte, ses yeux balayaient la salle qui n’était plus qu’un vaste capharnaüm. Les élèves furent envoyés à l’étage en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, mais ce fut insuffisant pour garantir leur entière sécurité. Deux jeunes femmes s’effondrèrent, frappées par un sortilège dont on ne revient jamais… Mais, étrangement, cela ne lui fit ni chaud ni froid. Etait-ce sa part d’inhumanité qui s’exprimait alors? Il n’avait pas le temps de s’en préoccuper, il fallait agir et vite…


    « Jordane, s’il te plaît… Reste près de moi… »

    Il aurait pu être plus ferme dans son intonation, mais il craignait fort qu’un ordre un peu sec suffise pour la conduire à désobéir. Or, ce n’était vraiment pas le moment de jouer les fortes têtes et de s’amuser à mettre une quelconque vie en danger. Surtout pas la sienne!

    Tandis qu’il espérait aussi fort que possible qu’elle se soumette à sa demande, il chercha du regard la seule personne en qui il savait pouvoir avoir confiance. Max. Rapidement, la voix de celui qui était désormais le Ministre de la Magie lui parvint. Bon sang, mais où étaient ces fichus Aurors, censés protéger l’homme le plus important du pays?! Une bavure n’avait pas été suffisante pour leur faire comprendre que la vie de cet homme était une des seules choses que ce mage noir voulait prendre? Il avança d’un pas en direction de son – ancien? – meilleur ami. Tous ses sens étaient en alerte, et sa main gauche fermement serrée sur la baguette magique dont il n’hésiterait pas à se servir, si l’une des personnes auxquelles il tenait se trouvait en danger.

    Jordane… Max… Si le second avait toujours été d’une importance vitale pour cet homme, la première était une nouvelle venue dans sa vie. Une fille qu’on aurait pu croire de passage. Il ne s’était rien passé entre eux – du moins pas encore – mais il avait la sensation douloureuse d’avoir affreusement besoin d’elle. Bien sûr, il n’était pas prêt d’admettre une chose pareille de vive voix. Monsieur Willow avait sa fierté.
    Mais était-il nécessaire qu’il dise quoique ce soit, pour que les gens s’en rendent compte?

    A nouveau, il avança vers Max, qu’il n’avait pas réussi à revoir depuis leur entrevue dramatique qui avait tourné au cauchemar. L’homme était devenu invisible, inapprochable. Pourtant, il était là ce soir, à quelques mètres de lui. Et Josh espérait encore que la dernière fois n’était qu’un passage à oublier, une ardoise à effacer. Il crevait d’envie de le serrer dans ses bras, de le protéger coûte que coûte. Josh serait capable de donner sa vie pour cet homme.
    Max ne pouvait pas ignorer ça… Il ne pouvait pas.

    Alors que les deux hommes n’étaient plus qu’à quelques pas l’un de l’autre, Max lança un sortilège dans une direction opposée. Josh eut soudain du mal à respirer, comme si c’était lui qui avait été frappé de plein fouet par l’incarcerem. Il vacilla, mais parvint à rester sur pieds. Jordane l’avait-elle aidé à se maintenir? Il était bien incapable de le dire, il ne s’était pas réellement rendu compte de ce qu’il venait de se passer.
    Comprenant à demi la raison d’un pareil étourdissement, il tourna le regard dans la direction où Max avait lancé son sortilège, craignant de voir un spectacle qui le dégoûterait… Mais ce ne pouvait être qu’elle… Il n’aurait pas pu avoir une telle réaction sans savoir, si ça avait été une autre personne qu’elle… Ils étaient liés d’une façon indescriptible, incroyable et incompréhensible. On aurait pu les prendre pour des jumeaux, tant leur relation était fusionnelle – avait été, du moins.
    En la voyant, son cœur bondit dans sa poitrine, et il hurla sans même s’en rendre compte…


    « Alie! »

    Oubliant Jordane qui était proche de lui, oubliant Max qui luttait déjà contre des adversaires cruels et assoiffés de sang, oubliant qu’il avait disparu pendant neuf longues années, oubliant même qu’il n’avait toujours pas eu le courage de revenir vers sa petite sœur qu’il aimait tant, il se précipita vers elle. Peu importe les réactions ahuries, peu importe les incompréhensions, peu importe les idées fausses que l’on pourrait se faire. Peu importe les éclairs verts qui jaillissaient de toutes parts, peu importe les dangers qu’il prenait en traversant la pièce à découvert, peu importe que l’homme le plus dangereux du monde se trouve dans cette salle ou à l’autre bout du monde. Il n’avait en tête que de rejoindre sa petite sœur, sa petite sœur chérie pour laquelle il aurait tout donné.

    Il se mit à courir pour couvrir la distance le plus vite possible, et lorsqu’il arriva, ce fut presque en plongeant au côté de la jeune femme. Geste qui lui sauva la vie, puisqu’un Avada Kedavra lui passa juste au-dessus du crâne… Certains Mangemorts avaient repéré la proie facile qu’il représentait en cet instant. Mais il ne s’en rendait toujours pas compte. Il était comme rongé par une folie sourde qui neutralisait tout instinct de survie. Son unique pensée en cet instant était de sortir sa petite sœur de là.


    « Alie… Alie c’est moi… Alie… Je vais te tirer de là… »

    Il chercha à annuler le sortilège lancé par Max, mais c’était une tâche bien difficile. Après tout, Maximus Cobb n’était pas devenu Ministre de la Magie à la seule force de ses poings… Réalisant que ses sorts restaient inopérants pour briser les liens qui immobilisaient sa sœur, jusqu’à l’étouffer, il fut submergé par une colère sourde. Pourquoi son meilleur ami avait-il agi ainsi? Comment avait-il osé exposer Alie à ces assassins? Pourquoi la laissait-il attachée, bloquée au sol? Ses poings se serraient autour de sa baguette, ses phalanges blanchissaient tant il serrait fort, et son visage changeait du tout au tout.
    Ses iris noirs étaient effrayants à voir, en cet instant précis. Il aurait été capable de n’importe quoi pour secourir sa petite sœur. D’absolument n’importe quoi. Alors qu’il restait accroupi au côté d’Alie, son visage se tourna vers l’homme qui était responsable de ce sortilège. La fureur l’envahissait, coulait dans chacune de ses veines, et le rendait terrifiant… Sa voix trembla de rage lorsqu’il lança dans l’immense pièce décorée pour une réception flamboyante…


    « MAAAAAAAAAAAAAAAX! »

    Il ne laisserait pas son meilleur ami détruire sa petite sœur. Il ne laisserait pas une seule personne faire du mal à la prunelle de ses yeux. Pas même Max… Et personne ne l’arrêterait, s’il devait aller trop loin…
    Sauf peut-être cette demoiselle qu’il avait un moment oubliée, mais qui se tenait toujours là. Exposée à tous les dangers. Peut-être que Jordane serait capable de le raisonner… de l’empêcher de réduire à néant une amitié qu’ils avaient construite pendant de longues années…
    Mais y a-t-il encore un soupçon d’amitié, quand on s’en prend à la famille?




♫ “I've been down to the bottom of every bottle”
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ADMIN'TASTETHEFRUITϟ La bièraubeurre et moi, on déchire
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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 18/07/2010
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 27 Avr - 0:50




    Elle sombrait lentement. Elle perdait connaissance de temps à autre, avant d'être ramenée à la réalité par la dangereuse et bruyante atmosphère qui l’entourait. Les sentiments déchirants qu'elle éprouvait. Elle l'avait compris, c'était l'auror brune qui s'était rapprochée. Sa tête tournait tellement, elle avait tellement mal... Une horrible douleur qui semblait vouloir s'emparer de tout son être. Plus que quelques minutes et le choc la ferait définitivement s'évanouir. La culpabilité, la tristesse, la souffrance, la peur l'étouffaient.

    Le mangemort les fit pivoter, Fraise ouvrit avec peine ses paupières meurtries. Si elle perdait connaissance, elle s'écroulerait, ne serait plus d'aucune utilité, elle ne serait plus rien. Plus rien aux yeux de ces Hommes qui ne pouvaient en être de part leur cruauté.

    La baguette quitta son cou pour se diriger vers quelque chose. Avec le peu de forces qui lui restait, la Gryffondor garda ses yeux ouverts et tourna la tête. Le flux de ses larmes semblait ne jamais pouvoir s'arrêter. Elle fixa la scène, qui lui était floue. Son amie ambre eut la gorge découpée, du sang gicla et elle s’effondra. Cet évènement eut raison d'elle. Trois de ses amies venaient de mourir. Et l'horreur du dernier spectacle la hanterait jusqu’à la fin de ses jours.

    Si à cet instant Rabastan n'avait pas resserré son étreinte, elle se serait effondrée sur le sol froid. Il la retourna et la soutint, la tenant dans ses bras, elle appuya son visage contre son corps. Elle ne sentait plus ses jambes. Elle n'avait plus conscience de rien. Ses yeux se fermèrent et elle alors elle aperçut le lac... Ariana était là, elles criaient toutes les deux, mais Fraise n'entendait pas, elle revoyait simplement ce garçon, cet enfant se noyer sous leurs yeux, se noyer sans qu'elles ne réagissent assez vite. Fraise revoyait sa plus grande erreur.

    Dans les romans moldus à l'eau de rose qu'elle adorait lire, il était souvent dit qu'avant sa mort, l'on revoit défiler les moments les plus marquants de sa vie. Fraise était persuadée qu'elle ne tarderait pas à subir le même destin que le garçon.

    Alors, comme elle se pensait condamnée, elle n'avait plus à protéger l'auror. Elle sentir de l'air frais non loin, mais il était trop tard. L'homme qui la portait murmura quelques mots, dont elle ne saisit pas le sens. Soudain les jambes lâchèrent. Le corps également.

    La délivrance ... enfin. Fraise avait perdu connaissance.






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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 24/02/2011
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Sam 30 Avr - 22:30

« Je...comment peut-on faire? Nous ne sommes pas assez fort. Je ne veux pas mourir...je ne veux pas te voir mourir...je...j'ai peur, je n'ai jamais eu aussi peur...je ne supporte plus la mort. »

Elle avait raison, évidemment. Mais comment l'admettre ? Comment aurait-il put cesser de croire qu'il pouvait aider ces gens, là-haut ? Il était la victime et au lieu de se battre, de se battre pour que son sang ne soit plus un critère sur lequel le juger, de se battre pour que la vie puisse enfin retrouver le goût joyeux qu'elle aurait toujours avoir ? Oui, comment faire pour cette mort en forme d'éclair vert cesse de frapper ces âmes innocentes, cesse de tuer pour le simple plaisir de voir une figure souriante et des souvenirs se figer dans la glace ? Non, il ne pourrait pas faire face à un mangemort. Il ne tenait même pas tête à de pauvres imbéciles de collégiens. Mais peut être qu'avec l'adrénaline, qu'avec une volonté de fer, peut être alors qu'il pourrait tuer. Car oui, c'était ce que voulait profondément Aaron à ce moment précis. Ces gens, là-haut, menaçait par leur prétendu jugement du sang, l'une des deux femmes de sa vie. Sa mère. Sang-pure, peut être, mais ayant « fauté » avec un moldu, le père d'Aaron, Jacques. Sa propre famille ne lui parlait plus, qu'en serait-il de ces assoiffés de cauchemars, de sang et de meurtres ? Il était déjà plus ou moins leur esclave, aidant sa mère comme il pouvait l'été, astiquant un couteau en argent par ici, faisant briller un parquet luxueux par là. Il ne serait pas dit qu'il serait également une proie facile ou un lâche.
Non, Aaron n'était pas un lâche. Il était simplement inconscient.

« Et si je suis partie...c'est en partie à cause d'elle, parce qu'elle m'a fait perdre la tête. J'aimerais tant tout te dire...il y a beaucoup de choses que tu ignores sur moi, Aaron. »

Dans sa tête, Aaron était déjà partit en haut. Et c'est avec un effort hors du commun qu'il réussit à sortir de son obstination malsaine pour se concentrer sur les paroles de Vanille. Vanille.. Vanille, l'autre femme de sa vie. Est-ce que partir en haut avec elle, ou même tout seul, ne serait pas la mettre en danger, elle aussi ? Si, bien sûr. Si Aaron pouvait mourir pour ses principes, pour une cause qu'il le concernait, ce ne serait pas le cas de Vanille : elle était sang-pure, après tout. Et comme à chaque fois qu'il pensait à cette sorte de « barrière » entre eux, Aaron avala sa salive douloureusement. Un petit pincement au cœur. Il était le berger quand elle était la princesse. Et si beaucoup ont essayé de refaire le conte, si les bergères épousent les princes, le contraire n'existe pas. Et encore moins les bergers prétendus gays.
Il baissa les yeux, prit le temps de comprendre ce qui sortait des attirantes lèvres roses de son amie.
Pourquoi ? Pourquoi était le seul mot qui tournait dans sa tête, alors. Pourquoi la mort a-t-elle à voir avec ton départ ? Pourquoi ne peux-tu pas tout me dire, à moi, qui suis ton meilleur ami ? Pourquoi.. Pourquoi est-ce que tu me dis cruellement que je ne te connais pas ?
Il pensait connaître Vanille Gauthier. Bien sûr, il avait souvent remarqué que sous la moue amusée de la jeune fille perçait une pointe d'angoisse ou une vague de mélancolie. De la haine, parfois. Et trop en ce moment, les yeux de la belle étaient teintés d'une lueur qu'Aaron n'arrivait pas à interprété. Mais jamais il n'avait pensé ne pas la connaître, ignorer à ce point une partie de sa vie, de ces sentiments.
Il en voulait à Vanille de lui avouer comme ça, qu'elle lui avait caché quelque chose. Mais il n'arrivait pas à la rendre coupable. Non, il ne pouvait pas lui en vouloir. Aussi gros que ce que Vanille pouvait lui dissimuler, ce ne serait pas de la même envergure que ce qu'enfouissait Aaron. Vanille, même si elle ne lui avait pas toujours tout dit, ne lui avait jamais réellement tout caché. Contrairement au serdaigle. Il se rendait compte à présent qu'il était en permanence d'une effroyable hypocrisie avec elle. Il lui mentait en permanence, et elle le croyait. Et ça lui faisait mal, qu'elle puisse le croire. Très mal.
Les paroles sortirent toute seules, sans qu'il est besoin d'y réfléchir. C'était comme un aveux, mais pourtant, il n'y en avait aucun. Mais ça lui faisait du bien. De dire quelque chose à propos de ses émotions qui soit vrai. C'était une vague qui déferlait, et il savait que cette vague finirait par atteindre la côte. Et sur la plage, Vanille pourrait savoir la vérité. Mais pas ce soir.

«  Je sais. Je sais, Gauthier. Tu crois que je vois pas que tu te caches ? Tu sais.. Je sais pas qui tu es vraiment, c'est vrai. Mais je sais déjà qu'on se ressemble. Et on se ressemble tellement, enfaite, Vanille. Bien plus que quand on est tout les deux dans notre rôle. Je t'avouerais que au début, j'y croyais, à ton numéro de fille parfaitement heureuse, toujours sympa, le sourire du matin au soir. Et puis, à force de t'observer, je me suis un peu reconnu, tu vois. Par ce qu'on est tout les deux des menteurs, hein ? Des putains de menteurs. »


Il la regardait mais son regard était absent. Il se voilait, il se cachait encore, il ne voulait pas voir ses yeux bleus le fixer, le fixer alors qu'il s'accusait. Non, il ne voulait pas dire la vérité à Vanille. Mais rien que ce qu'y s'était passé tout à l'heure prouvait qu'il était grand temps de tout lui dire. Pourtant, ce ne serait pas ce soir. Et Vanille l'avait bien compris, le ton d'Aaron n'avait émis aucun doute.

«  Mais, si tu veux arrêter de me mentir, Van', vas-y. Tu sais que ça te ferait du bien. Et tu sais que je suis là. Je.. veux le savoir, Vanille, qui tu es vraiment. Je veux connaître la personne qui se cache derrière ta bouille insouciante. On sait tout les deux qu'on pourra pas toujours mentir aux autres. Je vais pas te forcer, meilleure, mais tu sais que je serais toujours là pour toi. Toujours. Et saches que.. Je serais toujours fou de celle que tu es, hein ? (: »


Il était prêt.
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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 20/03/2011
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Jeu 5 Mai - 18:45

Enfin ce monde révélait son véritable visage. Celui de son habitant dominant, celui de l'homme belliqueux et capable du pire comme du meilleur, celui du pouvoir. La salle si calme auparavant bien que légèrement sous tension, avait à présent, perdu toute sa quiétude, pour laisser place au désarroi le plus total de ceux que l'on appel la justice. La prise en otage s'était déroulé parfaitement et le Lord avait une assez bonne marge de manœuvre, entouré de ses mangemorts. Ce qu'ils se complaise à appeler le mal venait de s'emparer de cette pièce et y répandait un chaos sans nom depuis maintenant quelques minutes interminables. Le sourire victorieux avait maintenant disparu des visages et le discours du ministre devait être bien loin des esprits. Il n'y avait à présent, que le froid, un froid glacial, celui de la mort venant éteindre la chaleur du sang. C'était ce qui était arrivé à la jeune fille que Rabastan avait égorgée. Son sang chaud avait jailli de sa gorge tendit que les forces abandonnait le corps de sa victime et qu'elle s'écroulait. Le fluide pourpre avait alors continué sa course sur le sol gelé, devenant légèrement plus foncé et glacé.
Bientôt la raideur du corps de la jeune fille n'aurait d'égal que celui de sa baguette.

Le mangemort aurait pu se délecter du spectacle, de ce morceau de spectacle qu'il offrait aux autres. Il aurait également pu savourer le léger sourire qu'il perçut sur le visage de son maitre qui semblait avoir apprécié ses manières. Mais il n'avait pas ce temps, il ne pouvait se payer ce luxe. Car sa captive, venait, à la vue de ce spectacle de se faire encore plus lourde dans ses bras. Un corps mort, un corps sans vie, voilà ce qu'elle était à présent. Evanouie, endormi du sommeil du juste, voilà ce que donnait à voir le visage de Fraise qui maintenant reposait contre le torse du mangemort qui la soutenait tant bien que mal d'un bras, tandis que l'autre menaçait toujours de frapper d'un coup de baguette.
Par chance l'auror qui plus tôt les menaçait, venait d'être mis hors course par le Lord. Rabastan ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Il atteint sans encombre une des issues et s'y engouffra avec Fraise comme morte dans ses bras. Il était à deux doigts de quitter les lieux lorsqu'un homme fit mine d'intervenir, mais le pauvre fou eut à peine le temps de sortir sa baguette. Rabastan le foudroya sur place d'un avada kedavra. L'homme s'effondra immédiatement lorsque le rayon vert jaillissant de la baguette du mangemort, rencontra son corps.

Rabastan ne tarda pas à transplaner avec Fraise dès qu'il en eu le droit et l'occasion. Il transplana non loin du ministère, mais dans une petite ruelle très peu fréquentée et cependant assez éloigner pour s'occuper d'elle avant de disparaître pour de bon, sa mission accomplie. Il jeta un rapide coup d'oeil autour d'eux avant de s'accroupir sur le sol, le corps de Fraise devenant lourd pour ses bras pourtant robuste. Il déposa sa baguette à côté de lui, sur le pavé, tout près et allongea la jeune fille de façon à la garder tout de même dans ses bras. Son bras gauche soutenant son buste, sa main droite vint caresser le visage presque serein de la gryffondor. Il ne voulait pas la réveiller immédiatement, il aurait voulu la laisser profiter de ce répit dans la conscience, il aurait voulu la regarder dormir un moment. Mais le temps était compté. Il prit sa baguette en main et la dirigea vers le visage de Fraise, comme pour l'achever.

« Aguamenti » fit le sorcier. Un léger flux d'eau sortit alors de sa baguette et vint caresser le front de la jeune fille allongée dans les bras du mangemort.
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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 14/01/2011
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Ven 6 Mai - 2:01


PARFOIS, J’AIMERAIS NE JAMAIS ME RÉVEILLER. VOIR LE MONDE DISPARAITRE SOUS MES YEUX SANS RESSENTIR LE BESOIN DE FAIRE QUELQUE CHOSE POUR TOUT CES PAUVRES GENS.



Il était là, il la fixait. Il ne parlait pas, elle non plus. Un dialogue de sourd. C’était aussi agréable que gênant. Josh l’avait déjà vu dans plusieurs états. Capricieuse, saoule, timbrée, chanteuse, têtue, malicieuse, souriante, hautaine... Jordane ne savait plus comment être à présent. Comment le surprendre à nouveau, en tout cas, si un jour ça avait été le cas. Mais ici, entourée de tous ces gens qui riaient et blaguaient, c’était plus dur qu’elle ne le pensait, d’être soit-même. Comment regarder un homme - un inconnu ? - et vouloir lui transmettre d’un simple regard tout ce qu’il pouvait apprendre d’elle ? Elle était née moldue. Elle n’avait que vingt et un ans. Elle n’était pas du genre à se soumettre. Elle n’avait pas de chien, elle était allergique. Elle n’aimait pas les épinards, et après ? Elle aimait les romans à l’eau de rose, les bains aux sels parfumés, dormir dans son peignoir encore humide, poser son chat sur son ventre en regardant un film sur son vieux post qui n’offrait que film vieillots. Elle aimait ramener des babioles dans son petit appartement. Elle détestait garder ses chaussures après être rentrée. Le bus lui donnait la nausée. Voilà ce qu’elle voulait lui dire, là. Mais alors qu’elle voulait ouvrir la bouche pour lui parler de ces envies de discussion, un hurlement la fit se retourner. Et soudain, tout devint infernal. Impossible d’y voir clair. Des gens se ruaient vers la sortie, d’autres couraient, les enfants avaient disparus et un homme se tenait debout sur l’estrade avec un sourire plus que crispé. Jordane ne devait pas rester là. Son sang... Cette figure, elle savait qui c’était. Le grand mage noire, celui dont tout le monde parle. Aux yeux de cet homme, Jordane était un parasite. Mais elle ne prendrait pas la fuite, non. Ce n’était pas digne, ni courageux. Elle sortit sa baguette de son sac à main, au cas où un sort un tant soit peu non fatale la toucherait.


« Jordane, s’il te plaît… Reste près de moi… »


En temps normal, elle aurait tenu tête à Josh, elle lui aurait balancer quatre bonnes raisons de lui désobéir. Mais là, il n’était pas question de faire la gamine. Il y avait des morts, des blessés. Risquer sa vie, ça ne la gênait pas. C’était celle des autres qui la rendait raisonnable. C’était un vrai carnage. Des cris, des larmes, du sang... Elle envoya à l’autre bout de la pièce un mangemort qui s’approchait dangereusement des deux futurs... amants ? Elle n’y réfléchit pas. Elle ne perdrait pas ses moyens maintenant. Alors que Josh tentait de la protéger derrière lui, elle se retourna, tentant de distinguer dans le flux de personnes une solution. Les sortilèges fusaient, des rayons verts, rouges... Tellement que tout semblait flou. Quand elle se retourna à nouveau, Joshua n’était plus là. Un coup au coeur, comme un marteau. Une gifle en pleine tête. Elle se sentait vide, pire que seule, pas abandonner, mais plutôt faible. Plus de protection, plus aucune raison de rester en vie. Elle avait toujours été fière de ses origines, mais à cet instant, elle avait certains regrets. Fermant les yeux l’espace d’une seconde, elle tenta d’y voir clair. Elle le cherchait des yeux, mais il y avait trop de monde. Alors qu’elle l’apercevait enfin, un couple courait vers elle, et avant que la jeune femme ne puisse esquiver, un violant coup de coude dans la lèvre la fit basculer à terre. Alors qu’elle plaquait sa main sur son nez, elle sentit du sang couler, assez pour qu’elle relève des yeux pleins de malheur sur un homme qui ne la vit pas, là, assise par terre. Un autre coup de genoux cette fois, et là, Jordane tomba dans un profond sommeil...
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Ven 6 Mai - 12:54


Tout allait très vite, une fois de plus. Mais les élèves étaient tous en sécurité. Tous, ou presque... Une jeune fille était aux prises avec un mangemort, et Kate tentait de l'aider. Kate. Sa Kate. Maximus vit le Lord encaisser son sort. Il voulait lui faire manger la poussière, il voulait lui montrer que le Ministère ne ploierait pas son la menace de ce fou furieux. Il voulait lui montrer que les sangs ne voulaient rien dire. Cet homme n'en était pas un. Il se prétendait le vecteur directeur d'une rébellion juste et censée, d'une révolte de sangs plus purs, supérieurs. Des millions de juifs avaient été exterminés vingt ans auparavant exactement pour la même raison. Oui, Voldemort avait beaucoup de points communs avec Hitler. Mais il ne devait même pas connaître son nom. Être né moldu avait ses avantages, après tout...
Ce n'était pas un homme ; c'était un bloc de glace animé. Un homme, cela parle et cela pense, mais cela ressent, cela aime et cela pleure. Ce Lord démontrait toute son inhumanité ce soir. Mais Cobb savait à quoi s'en tenir, ayant déjà été son prisonnier.
La peur. Voilà ce que voulait cette ordure ; la terreur ! C'était une arme terriblement efficace, qui rongerait les coeurs au plus profond, qui monterait des familles les unes contre les autres, qui déchirerait les frères et qui perdrait tout un monde si on ne l'arrêtait pas. Mais il allait l'arrêter. Maintenant.
Cobb sortit sa baguette. Un seul crin d'une très grande licorne mâle. Bois de chêne centenaire. 32,5 cm. Parfaite pour l'attaque, avait dit Ollivander's. Quant à la défense ? La meilleure était l'attaque.
Un mangemort se jeta sur lui, celui là même qu'il avait entr'aperçu à l'entrepôt des Malefoy lors de sa captivité. Fidelis ! Il lui jeta un avada Kedavra que Cobb évita en se penchant sur le côté adroitement.

- INCARCEREM !

Des cordes jaillirent de sa baguette, les mêmes cordes qui l'avaient entravé quelques semaines plus tôt. Elles immobilisèrent le mangemort, qui tomba à terre. Aussitôt deux aurors s'emparèrent de lui et transplanèrent. Un aller simple pour Azkaban, songea Max, mais il du reporter son attention vers le chef de cette mascarade. Car il se passait une chose effroyable. Une chose lâche. Une chose indigne d'un homme.
Mais apparemment le Lord n'en avait cure.

- LÂCHEZ-LA !

Il tenait Kate. Il la touchait, de ses mains impures, il la touchait et la tenait en joue. Elle semblait terrifiée. Elle semblait sur le point de s'évanouir. Elle semblait presque morte.
Cobb eut envie de crier, de hurler, de le tuer, de faire quelque chose.
Mais il sut très vite qu'elle mourrait si il tentait le moindre mouvement qui déplairait à son bourreau.
Infâme.
Menteur.
Lâche.
Brute.

-Maintenant, débarrassez-vous de votre baguette monsieur le ministre, je ne veux plus la voir, jetez-la loin d’ici et rendez-vous gentiment avec vos Aurors, ou je la tue. Comme Mary. Vous ne voudriez pas avoir, en plus de tous les morts de la soirée, celle-ci en plus sur la conscience tout de même ?

Cobb était hors de lui.

- Espèce d'ordure.., commença t-il en peinant à se maîtriser.

Se maîtrise n'avait jamais été son point fort. Comment réussir à se dominer, à taire ses émotions dans un moment pareil ? Il enviait souvent le tact et la sagesse de Clemens. Lui n'était qu'impulsivité, impulsivité et inconscience. Sans doute cela le perdrait.
L'être aimé

-Max…J’ai peur…Je ne veux pas mourir…Max, rend-toi je t’en supplie, ne me laisse pas mourir.

Oh non, non non non non non... Cobb secoua la tête. C'est alors qu'il entendit qu'on hurlait son nom. On l'appelait, comme le cri d'une bête, un défi lancé à quelqu'un qu'on hait mais qu'on aime aussi. Il se retourna. Josh. Et Alienor toujours à terre. Maximus secoua la tête. Comme pour dire "plus tard, Joshua. Plus tard.", il reporta son attention sur Kate et Voldemort.
Ses poings se crispèrent.
Il relâcha le droit.
La baguette du Ministre tomba à terre.

- Lâchez-la. Je me rends, mais lâchez-la immédiatement.

Oh, bonté, bonté, comme tu peux être stupide.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Ven 6 Mai - 22:26

    La frustration qui le submergeait était à peine mesurable, encore moins contrôlable. Il tremblait de tout son corps, et tout en lui n’était plus que noirceur, colère, destruction. Son corps était tout entier tourné vers la haine, vers la rage. Son âme plongeait dans une abîme où ne régnait que le mal, le sombre, le cruel…
    On lui arrachait le cœur.
    Il devenait une machine.
    Incapable de se maîtriser.

    D’un geste, il dégaina sa baguette en bois de saule, courte mais d’une rapidité surprenante. Lorsqu’il l’avait achetée chez Ollivander – car c’était toujours la même, malgré sa disparition – le vieil homme avait prononcé quelques mots quant aux caractéristiques de l’objet magique. Idéal pour les duels et les enchantements. L’arme avait effectivement fait ses preuves depuis… et Joshua comptait bien faire une nouvelle démonstration ce soir… puisqu’on ne lui en laissait pas le choix.
    Attaquer sans sommation? Attaquer son meilleur ami? L’homme en était-il seulement capable? Un sentiment de culpabilité jaillissait à la surface, refoulant quelques secondes le côté sombre de cet ancien disparu, de cet oublié, de ce fantôme. Non, il ne pouvait pas s’en prendre à l’homme avec lequel il avait tout partagé, avec lequel il avait tout appris, avec lequel il avait tout essayé, avec lequel il avait tout vécu. Non, il ne pouvait pas blesser cet homme qui représentait tant pour lui… c’était impossible…
    Malgré Alienor? Impossible? Comme cela avait été « impossible » pour Max de s’en prendre à sa petite sœur? Sérieusement? Adieu sentiment de culpabilité, adieu instant de lucidité. Le regard de Joshua n’était plus qu’un feu destructeur, qu’une noirceur ravageuse. La fureur aveuglait cet homme…

    Tandis qu’il avançait en direction du Ministre de la Magie, il ne voyait pas que la jeune femme qui avait pris peu à peu de l’importance à ses yeux était au sol, il ne voyait pas qu’une fille qui avait commencé à compter pour lui était effondrée. Il ne voyait plus rien, à part cet homme qui avait trahi sa famille, qui avait trahi son sang, qui l’avait trahi, lui.
    Pourtant, Jordane avait besoin de lui, en cet instant. La jeune sorcière était à terre, le nez en sang, inconsciente. Une jeune femme qui avait des origines dangereuses, par les temps qui couraient. Une jolie fille qui risquait bien d’y rester, s’il ne réagissait pas, s’il ne se précipitait pas pour la secourir.

    Mais lui ne voyait rien, ne sentait rien. Il ne tenait plus que par la rage. Il ne marchait plus que par la haine. On s’en était pris à sa petite sœur. Max s’en était pris à Alienor. Cet homme qui avait été son meilleur ami, qui le connaissait par cœur, qui n’ignorait pas que la famille était quelque chose de sacré pour lui… ce même homme avait frappé là où ça fait mal. Pourquoi? Etait-ce sa façon de le maudire, après neuf ans d’absence? Non. Il n’était pas assez bête pour s’y prendre de cette manière! Il y avait autre chose. Il avait là-dessous une histoire que Joshua n’était pas en mesure de saisir, lui qui venait de revenir, lui qui avait tout raté, lui qui leur avait manqué. Mais comment aurait-il pu comprendre qu’Alienor était la responsable des blessures de son meilleur ami? Comment aurait-il pu savoir que sa sœur avait dévié du bon chemin? Comment?!! C’était en toute ignorance qu’il se trouvait là, marchant tout droit vers un homme dont il ne savait plus rien, guidé par toute sa colère, toute sa rancœur, toute son amertume.
    Et peut-être un peu par les regrets… les regrets… tous les regrets… le goût amer de l’absence… des moments que l’on rate… l’âpreté des changements auxquels on n’a pas assisté… le dur retour à une réalité dont on ne mesure plus les éléments… la violente prise de conscience que l’on a tout loupé. Tout.

    Malgré lui, malgré ses poings serrés, malgré son cœur asséché, une larme roula sur sa joue gauche. Une seule et unique larme. Salée. Et déjà la trace de la goutte de mer se cristallisait.
    Sa voix s’éleva, une dernière fois, pour crier le nom de celui qu’il avait perdu ; se brisant presque aussitôt. Non, il n’avait pas le cœur de se battre contre cet homme… mais il le ferait… pour sa sœur…

    Maximus se retourna alors à cet instant. Avant de secouer la tête. Non. Pas maintenant. Ainsi, ce cher Ministre avait d’autres chats à fouetter. Joshua ne réalisait même pas que face à son meilleur ami se trouvait l’être – puisqu’on ne peut pas parler d’homme – le plus dangereux, le plus maléfique, de leur univers. Joshua ne réalisait pas non plus que Kate – qu’il n’avait pas encore connue – était pour Max, ce que Jordane serait pour lui un jour. Joshua ne se rendait même pas compte que l’avenir des sorciers de ce monde se jouait en cet instant.
    Il leva sa baguette, tandis que Max laissait tomber la sienne… Instant figé. Incompréhension. Puis les lèvres qui murmurent, et la baguette qui s’abaisse… Alors que des flèches jaillissaient du bout de la baguette, un bouclier dévia le sortilège qui frappa de plein fouet un Mangemort. L’encapuchonné fut ainsi projeté au mur, fermement maintenu par les flèches enfoncées dans le mur, de par et d’autre de ses membres.

    Colère. Frustration. Rage.

    Et quelques Aurors qui resserrent les rangs, méfiants, tandis que le Ministre vient de se rendre…




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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Sam 7 Mai - 18:52

    « Je sais. Je sais, Gauthier. Tu crois que je vois pas que tu te caches ? Tu sais.. Je sais pas qui tu es vraiment, c'est vrai. Mais je sais déjà qu'on se ressemble. Et on se ressemble tellement, enfaite, Vanille. Bien plus que quand on est tout les deux dans notre rôle. Je t'avouerais que au début, j'y croyais, à ton numéro de fille parfaitement heureuse, toujours sympa, le sourire du matin au soir. Et puis, à force de t'observer, je me suis un peu reconnu, tu vois. Par ce qu'on est tout les deux des menteurs, hein ? Des putains de menteurs. »

    Aaron M. De Saint-Alban et Vanille Gauthier se ressemblaient? La serdaigle s’en étonna. Mais après tout, pourquoi pas…oui, pourquoi pas. Son meilleur ami ne connaissait rien d’elle, mais elle, connaissait-elle vraiment quelque chose de lui? Hors mis sa couleur préféré, son gâteau préféré ou son genre de vêtements? Non. Elle n’y avait jamais réfléchi, étant trop occupé à mettre en place son prochain mensonge. Mensonge, mensonge. C’était le cas chez son cher Aaron. Un menteur…c’était impensable. L’image qu’elle avait de lui n’était alors qu’une illusion? Lui aussi arborait un masque en permanence? Impensable…mais pas impossible. La nature humaine est tellement…compliquée. Et horrible. L’homme est-il né uniquement pour faire du mal? Pour mentir? Pour vivre caché derrière une image fausse et enfin mourir, l’esprit torturé et le cœur déchiré depuis longtemps? Etait-ce cela, la destinée de tous?
    C’était dur d’admettre que son ami de toujours lui mentait. Cela faisait mal, trop mal. Vanille n’était pas naïve, loin de là, mais jamais elle n’avait vu que le serdaigle lui offrait une illusion, pourquoi? Tout simplement parce qu’elle était aveuglée. Par la haine, le mensonge, la peur…l’amour.

    « Mais, si tu veux arrêter de me mentir, Van', vas-y. Tu sais que ça te ferait du bien. Et tu sais que je suis là. Je.. veux le savoir, Vanille, qui tu es vraiment. Je veux connaître la personne qui se cache derrière ta bouille insouciante. On sait tout les deux qu'on pourra pas toujours mentir aux autres. Je vais pas te forcer, meilleure, mais tu sais que je serais toujours là pour toi. Toujours. Et saches que.. Je serais toujours fou de celle que tu es, hein ? (: »


    Arrêter de mentir…aux autres, et à elle même…était-ce vraiment possible? A ce stade? Elle ne s’en sentait pas capable. Mais la vérité éclate toujours, et ce, au moment où on s’y attend le moins. Ca peut prendre du temps ; des mois, des années…mais elle finit toujours par éclater. Pourtant, la jeune fille ne voulait pas se montrer telle qu’elle était vraiment. Elle avait peur que les autres la voit réellement. Peur qu’on se moque d’elle, peur qu’on la fuit, peur des regards haineux, peur de la réalité. S’accepter…sans doutes la chose la plus difficile à faire. Certaines personnes ne parviennent jamais à s’assumer. D’autres luttent pour ça. Vanille Gauthier ne s’assumait pas, ne s’aimait pas. En vérité, elle se haïssait. Comme elle haïssait le monde. Ce monde dont personne ne connaît le véritable visage. Ce monde qui abrite la vie et la mort. Ce monde qu’elle voulait quitter, dans l’espoir de trouver la paix. Si elle existait.
    Elle ne regardait plus son ami. Son regard était ailleurs, ne voulait-il donc pas la regarder? Pourquoi? Et elle, fuyait-elle également ses yeux? Il fallait arrêter de mentir, de fuir…comment faire, après tant d’années à cultiver ce mensonge et cette lâcheté? Où donc était l’issue de secours? La jeune fille inspira profondément. Elle avait commencé, elle avait avancé d’un pas, ce n’était certainement pas le moment de reculer.
    Vanille, maintenant, parles, ton meilleur ami a raison, ça te ferait du bien. Ce poids que tu portes sur tes épaules et qui se nomme mensonge, ne veux-tu pas l’éradiquer? Je suis sure que si. Alors parles, dis la vérité, montres toi vraiment, pour une fois.

    « Aaron, je m’apprête à te révéler la personne que je suis vraiment, et cette personne là ne te plaira peut-être pas, peut-être que tu voudras la fuir et qu’elle te dégoûtera…mais écoute jusqu’au bout, ne t’arrêtes pas d’écouter, même si c’est dur. »

    Ce n’était que le début…ces paroles qu’elle allait laisser sortir, elle devrait les répéter beaucoup de fois. Elle devait se tenir prête. Et ne plus reculer, ne plus fuir, ne plus se laisser manipuler. Ecouter sa raison, et son cœur. Pas cette voix mesquine et terrifiante qui est logée dans son crâne et qui ne la lâche pas.

    « Je suis une sale menteuse. Depuis le début, je n’ai pas arrêté de te mentir ; pourquoi ais-je fais ça? Parce que c’est la seule chose que je fais bien. Et que lorsque je t’ai vu, toi, qui ne savait absolument rien de moi, quand j’ai vu la façon dont tu me regardais, quand tu m’as parlé pour la première fois…je me suis dis que je pourrais commencer une relation amicale normale. Et me cacher facilement. A l'époque, tu sais...je ne savais pas vraiment que ma vie n'était qu'un mensonge. Je ne l'ai su que très longtemps après. Et quand je l'ai su, je n'ai pas voulu te le dire. J'ai fais tellement de mal autour de moi. J'ai menti, blessé, manipulé...tué. J'ai...plusieurs fois et...je me suis enfuis...j'ai...tué...comme ces mangemorts qui sont en haut...par vengeance...»

    Elle fondit de nouveau en larmes, se jetant dans les bras de son meilleur ami.

    « Ne pars pas, je t'en supplie, ne pars pas... »




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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mar 10 Mai - 17:03

    Les paupières s'étaient fermées, elle avait sombré. Toutes les horribles visions avaient disparues, la réalité, elle s'en était déconnectée. Voilà pourquoi l'on aurait pu penser qu'elle s'était sereinement endormie. La paix dans l'ignorance. En s'évanouissant, elle se protégeait elle même, mais le phénomène était également preuve que la souffrance mentale avait eu raison de son état physique, ce qui s’avérait inquiétant.

    Fraise Swars avait beau avoir vécu bon nombre d'évènement peu agréables, elle n'en restait pas moins très sensible, fragile... Du cristal qui manque toujours de se briser, à chaque fois sauvé de peu, miraculeusement. Si la mort avait voulu s'emparer d'elle, il y a longtemps que la jeune femme aurait disparue. La Gryffondor en déduisait alors, peut être stupidement, qu'elle avait un rôle à jouer. Que sa vie avait une quelconque valeur.

    Le mangemorts fit une victime de plus, elle n'en sut rien, il transplana, elle n'en ressentit rien. Ils se retrouvèrent dans une ruelle étroite et reculée. Il aurait pu la laisser là, il aurait même pu laisser son corps inerte au milieu du champs de bataille. Il ne l'avait pas blessée, pas de lui même, aurait pu s'en aller sans avoir mauvaise conscience. Mais ces hommes, éprouvaient-ils encore ces sentiments ?


    Un léger filet frais ruisselait sur son visage. Un faible gémissement s'échappa de la jeune femme, qui s'agita tout aussi faiblement, les sourcils froncés. Il lui fallut quelques instants, et le mangemort fut patient. Soudain, elle ouvrit doucement les yeux. La vue floue, elle comprit qu'il faisait nuit, qu'elle était à l’extérieur. Après quelques battements de paupières, sa vue s'ajusta. L'élégant visage de celui dont elle avait été faite prisonnière... Ses yeux envoutants.

    - Non !

    L'adolescente tenta sans succès de se relever, elle s'agita à présent violemment, pour retomber sur le sol. Les crimes, ces crimes, le meurtre d'Ambre. Sa trahison. Sa douleur, ses vertiges qui recommençaient. Il voulait terminer le travail dans une ruelle ou personne ne la verrait s'éteindre?

    Oui, la Gryffondor était complètement perdue. Incapable de réfléchir correctement, n'arrivant pas à croire à des gestes doux et attentionnés.

    - Que voulez vous ?

    Elle avait recommencé à vouvoyer cette homme sur qui elle pensait s'être trompée entièrement. Mais pourquoi ne pas l'avoir tuée devant son maitre...? Pourquoi ne pas l'abandonner morte ici, pourquoi la réveiller ? Elle tenta une nouvelle fois de se relever quelque peu, de manière à s'asseoir, alors qu'elle dévisageait l'homme d'un regard dont la peur et la dureté semblaient lentement s'estomper à mesure qu'elle parvenait à réfléchir.






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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Dim 15 Mai - 14:07