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 INTRIGUE; Struggle for pleasure

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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Lun 4 Avr - 23:23


Oh, I Can live again.




Keenan était très demandé, apparemment. Le Ministre eut un haussement de sourcil quand une jeune fille très jeune vint rejoindre le jeune homme déjà occupé avec cette Elena. Qu'à cela ne tienne, il reviendrait plus tard. Il fallait laisser les jeunes gens s'amuser ! Pensant ainsi, Maximus se sentait de plus en plus vieux... Le vouvoiement involontaire mais presque naturel de Keenan ne faisait que renforcer la chose. Keenan. Il lui rappelait tellement Joshua. Et tellement le jeune homme téméraire que Max avait été. La seule chose, c'est qu'il ne savait pas qu'il l'était resté.
Dans le lointain flottait une musique. Le lac des cygnes, de Tchaikovski. Sa musique préférée. Bien sûr, il aimait mieux ce qui se rapprochait au rock moldu. Mais la musique du ballet tant reconnu n'avait jamais su mieux le calmer qu'une autre. Or il avait à cet instant précis besoin d'être calmé, d'être rassuré, d'être transformé, d'être lui le temps d'une soirée. Une soirée qui changerait la face du monde. Une soirée après laquelle, il l'espérait, rien ne serait plus pareil.
Déjà les invités affluaient. Déjà il voyait Alienor s'engouffrer dans la salle immense. Alienor.. Elle serait l'une des premières sur la liste. Peut-être même la première. Elle le méritait amplement. De la pitié ? Il n'en éprouverait pas. Pourquoi ? Cela aurait-il servi à quelque chose ? Avait-elle éprouvé de la pitié quand il s'était fait torturer par ses sbires ? Avait-elle simplement éprouvé de la compassion ? lui avait-elle seulement demandé s'il avait eu peur, s'il s'était senti seul, s'il avait craint de mourir ?!
Non, elle paierait, et les autres paieraient aussi.
Mais les surprises ne s'arrêtaient pas là, apparemment. Josh... Il était évident qu'il allait venir. Aliénor était conviée, Josh viendrait également. Après sa sortie plutôt... musclée, Max avait précisé aux membres de la sécurité de ne pas le laisser entrer jusqu'à ce qu'il lève l'interdiction. Il l'avait levée le matin même. Josh avait-il tenté de revenir ? Avait-il tenté de lui dire quelque chose ? Il lui semblait avoir entendu un cri, un cri étouffé par quelque chose comme un coup au ventre tandis qu'ils l'entraînaient dehors comme un clochard. La tête dans les mains, Cobb n'avait rien pu dire, rien pu faire. Il n'en avait pas la volonté ni la force. Il voulait le voir partir, le voir dépérir loin de lui. Car il avait honte de l'aimer encore autant, après tant d'années. Après tant d'années...

Kate.
Kate était là. Elle devait être là. Le Ministre se ressaisit et but sa coupe de champagne, un sourire aux lèvres. Elle était là, il venait de l'apercevoir; magnifique dans une tenue qui ne la rendait qu'encore plus belle. Magnifique. S'il avait du donner une définition du beau, il n'aurait eu qu'à prendre un cliché de celle qui le dévorait des yeux. Oh, il pouvait vivre à nouveau. C'était inscrit dans son regard, c'était inscrit sur son corps et sur son nom. Kate. Kate. C'était comme une chanson, une promesse arrachée au do du lac des cygnes. Kate.
Il écarta ceux qui tentaient de le suivre pour lui adresser quelques mots et s'avança vers elle. Il sentit sa gêne depuis leur dernière rencontre, il se sentit tour à tour honteux de s'être évanoui devant elle puis heureux de la revoir enfin, après ce qui avait paru être une éternité.

- Bonsoir, Kate.

Il l'embrassa sur la joue, un baiser furtif mais qui incarnait tout ce qu'ils ressentaient sans pouvoir réellement se l'avouer. Ils s'aimaient, c'était indéniable. Mais Cobb parviendrait-il à effacer Mary de ses souvenirs ? Il en doutait sérieusement. Mais ses enfants lui manquaient. Pour la première fois, il se sentait capable d'être un bon père. Un vrai père. Pas le genre qui s'enfuit à la première occasion. Mais le genre de père qu'il avait pu être.
Clemens se tenait à côté de la belle Winsterstale. Avec un sourire, Max étreignit son jumeau.

- Clem.. Comment vas-tu ? Tu m'as manqué. Tu n'es venu qu'une fois, à l'hôpital, dit il comme une remontrance. Et les clopes n'étaient même pas autorisées... Bref, je suis content de te voir. Comme tu peux le constater, je suis en pleine forme, ponctua t-il avec un grand sourire, en essayant de masquer ses côtes saillantes et ses ecchymoses.

Il ne pouvait cependant pas faire disparaître l'attèle à son bras gauche.
Mais les choses sérieuses allaient devoir débuter.

- Vous n'ignorez pas que l'appréhension des suspects se fera ici et ce soir - je sais bien que tu n'étais pas pour, Clemens, mais c'est un ordre et je ne veux plus que tu le discutes. Vous passerez à l'action le plus vite possible. Et si un évènement inattendu se présente, accélérez la procédure.


Ce faisant, Cobb disparut dans la foule, laissant deux de ses aurors au courant de ce qui les attendrait. Et une moitié de son coeur derrière lui.


HJ TOUS : interdiction de faire parler ou bouger les autres persos. Crystal; c'était sympa de me faire partir pour parler à Keenan mais j'étais toujours là ! enfin bon. Les arrestations vont commencer! Gare à vous les vilains.


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ADMIN'TASTETHEFRUITϟ La bièraubeurre et moi, on déchire
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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 18/07/2010
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mar 5 Avr - 18:53





    Mais de quel droit pleurait - elle ? Pensait - elle le pouvoir ? En faisant entrer cet homme, elle avait choisi de mettre une assemblée d'innocents en danger, elle avait pris ce risque de voir ses amis mourir. Pour qui se prenait - elle à pleurer au cou de l'homme en question ?

    Elle regarda , sourcils froncés, l'échange entre Rabastan et Flynn, n'y comprenant pas un traitre mot. Son regard survola les environs. Quelque chose se préparait, Fraise Swars ressentait les choses bien d'une manière différente, plus intensément que les autres. Elle ressentait, prévoyait, se trompait rarement, ce " don " lui venait , elle le pensait du moins, de sa grand mère, qui se disait avoir le troisième oeil. Elle le pensait sans y accorder grande importance, elle n'en avait jamais eu de preuves, mais elle se donnait cette excuse.

    Il était temps de s'assumer. Assumer ses actes, ses choix, ses ressentis. Le mal était fait, quelque chose allait changer dans peu de temps. Elle ne savait ce qu'il se passerait, mais elle savait maintenant, qu'elle n'aurait qu'un but : protéger ses amis, protéger ses proches, et y laisser la vie s'il le fallait, car les seuls être aimés qui lui restaient, étaient tous là ce soir et sans eux, sa vie n'aurait plus la moindre valeur. Elle n'aurait plus le droit de verser une seule larme, avant d'en avoir terminé, avant de se retrouver seule dans la tour d'astronomie ou elle allait souvent la nuit pour sortir tout ce qu'elle gardait en elle. Elle espérait pouvoir le faire ce soir là, elle espérait qu'ils rentreraient tous, sains et saufs. " Assume ... " Fraise leva son regard vers Rabastan Lestrange, elle décida de lui faire confiance, elle le choisissait, il ne lui ferait pas de mal. Et si elle se trompait ? Les choix étaient nécessaires.

    - Flynn, je vais bien. Je t'assure. Rabastan ne me fera aucun mal.

    Sa voix trembla mais elle lui accorda son sourire le plus rassurant. Elle s'approcha de lui, la main du mangemort restant dans la sienne, son bras libre enserra les épaules de son ami et elle l'embrassa sur la joue. Elle se recula et planta ses yeux clairs mais quelque peu meurtris de ses pleurs dans les siens. Plusieurs secondes de regard intense pour qu'il soit rassuré et parte le plus loin d'eux possible.

    De douces notes parvinrent aux oreilles de la jeune femme. Le lac des cygnes... Peu d'adolescents reconnaitraient réellement cette musique, mais Fraise Swars, vous l'aurez compris, n'était pas comme les autres. Elle laissa toute l'intensité de la mélodie la pénétrer et elle inspira quelques longues bouffées d'air. Voilà, elle reprenait ses esprits alors que la musique s'énervait, les notes graves ne faisant que renforcer le pressentiment dangereux qu'elle ressentait.

    Elle se surprit en prenant compte de la -trop rapide- affection qu'elle éprouvait déjà pour l'homme qu'elle aurait du haïr. Elle considéra cette idée, mais elle lui parut impossible. Libérant Flynn de son attention, elle reposa ses yeux sur le mangemort. Il se questionna peut être sur cette attitude dénuée de sens. Elle souhaitait simplement le regarder. Son visage, son corps, ce qu'elle pouvait lire dans ses yeux. Soudain les faibles années qui les séparaient, leurs statuts opposés, soudain, ces éléments semblèrent ne plus rien signifier. Il l'intriguait. Ses yeux clairs, d'un bleu envoutant, ses lèvres claires et douces. L'humanité dont il avait fait preuve. Pourquoi ... La trompait-il au plus haut point , ou avait - elle raison de vouloir percer son mystère? Désormais, elle était déterminée à comprendre l'homme, à connaitre ses secrets et ses peines. Alors qu'une voix dans sa tête résonnait encore et encore, lui conseillant de fuir, d'arrêter.

    Une connexion s'était trop vite établie entre la belle... et le supposé monstre. Cela n'aurait pu être possible, si l'homme était dépourvu de bien, Fraise le savait. Elle savait aussi que malgré le fait que ce baiser fasse partie de son jeu, elle n'avait en rien répugné à gouter ses lèvres. Alors... elle se surprit une fois de plus, avec ce sentiment naissant en elle pendant qu'elle le dévisageait. L'envie ... de le protéger lui aussi. Comme si elle était en mesure de le faire, comme si elle pouvait protéger celui qui la tenait prisonnière. Comme si ...

    Trop de pensées, de doutes, de troubles et trop de calme dans l'assemblée, cela jurait insupportablement avec ce qui traversait son esprit. Elle ramena une mèche rebelle derrière son oreille, et ... et elle sourit faiblement mais avec honnêteté au cadet Lestrange.

    - J'ai soif Rab'...

    Elle avait employé le surnom sans réelle difficulté et avec une voix douce, la froideur envers lui semblait s'être envolée. Elle souhaitait détendre l'atmosphère et l'éloigner de son -apparemment- ennemi, Flynn, qui n'était autre qu'un de ses meilleurs amis.







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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 6 Avr - 12:33

Il n’y avait rien de plus désagréable que l’échec. Rien que ce mot. Il inspirait le dégout, la haine, et une autre multitude de choses déplaisantes. Personne ne l’aimait, ce mot. Personne n’y aspirait. Victoire était mieux. Pourquoi croyez-vous qu’on en a fait un prénom ? Il faudrait être abominable pour nommer ses enfants Défaite ou Echec ! Cela n’apporte que le mécontentement. De la terrible colère à la simple et fugace frustration, personne n’aime perdre. Et d’autres encore moins.
Il le méprisait, le détestait de toutes les parcelles de son corps. On aurait pu dire de son cœur, mais il n’en avait plus. On aurait pu dire de son âme, mais elle n’était plus là. Elle voyageait, un peu partout, cachée. Et le fait qu’elle soit en morceaux, invisibles, le rendait lui invincible. Ah ! Quelle joie que l’invincibilité pensée et créée pouvait amener. Mais dès qu’il était vaincu, même d’une aussi infime manière que cela s’était déroulé, ça le mettait dans une colère folle, une rage meurtrière, dangereuse. Certains en avaient payés les frais. Les coupables châtiés. Le respect qu’ils lui devaient augmenté par la vue de la souffrance d’autrui. Mais ça, ce respect, il le voulait mêler à la crainte que l’on avait de lui, cette peur sourde qui commençait à gronder en chacun. Oui, plus il y aurait de gens terrifiés à l’entente même de son nom, plus il serait satisfait. Il désirait que tous le connaisse, ce nom, qu’ils l’aient tous sur la langue, sur le bout des lèvres, comme un mortel baiser, mais qu’ils n’osent le dire, par crainte. Cela arriverait, ça débutait déjà. Mais pour le moment, il voulait leur faire mal. D’un coup. Beaucoup. Les saigner, leur arracher tout l’espoir qu’ils pouvaient encore à voir. Tuer l’espérance et leur confiance sur la totalité des points, voilà qui était beau. Qu’ils perdent leur stupide conviction d’un monde meilleur sans son aide à lui. Même leur cher premier ministre avait perdu tout espoir à un moment. Il l’avait vu dans ces yeux. La mort aurait presque été salutaire, mais il ne la donnait pas à n’importe qui la mort. Car venant de lui, c’était un présent d’une grandeur inestimable. Mourir de SA main, voilà qui bientôt vaudrait toute les convoitises.
En attendant ce jour qui serait proche, il avait besoin de les faire souffrir, de se venger d’un affront. Calculateur, il attendrait un peu, ne se défoulerait que sur des moldus ou du sang de bourbe, mais il avait le besoin macabre de tuer de l’innocent. Prendre une vie qui n’avait rien commis. En fait, sa victime aurait même du le remercier dans ce cas, ainsi, il la fauchait dans son innocence et sa pureté d’âme (mais rarement de sang), ainsi elle resterait pour toujours une sorte de martyr, adulée comme tel par les siens. Il rendait donc service pour la prestance du nom du mort. En fait, il était un Saint. Oui, il était un homme Bon qui n’apportait que la lumière dans ce monde. Mais la lumière arriverait avec une flopée de rayons verts. Il fallait tout d’abord exterminer la vermine.

Le Lord était un être empreint de sagesse. Il avait ordonné à ses hommes de se faire plus discrets. Disparaître un court temps pour frapper encore plus fort le moment venu ! Et il avait choisi son temps.
Manifestement, Cobb désirait régler quelques affaires en grandes pompes. Aussi, il semblait qu’il avait oublié l’invité le plus important.
Mais pas besoin d’invitation pour lui. En effet, il était là, accompagné de certain de ses fidèles, de fidèles qui ne l’avaient encore pas déçus et qui attendaient sans doute avec impatience et joie de pouvoir lui montrer de quoi ils étaient capables. Les braves petits. Tout faire pour lui plaire. C’était utile.
Le rôle clef de la pièce, en plus du sien, ce trouvait être celui de Rabastan, qui en somme se devait de rattraper l’erreur monumentale de son frère pour l’honneur de la famille.
Manifestement, il avait réussi à entrer sans aucun problème, traînant au milieu de la foule comme parfaitement intégré et innocent avec à son bras une demoiselle qui était devenue pion sans l’avoir prévu. Personnellement, le Lord ne comprenait pas comment elle avait pu s’attacher à un jeune au point de bien vouloir se compromettre pour le sauver. Ce qui bien sûr n’arriverait pas.
Charmante petite d’ailleurs.
En tout cas, tout fonctionnait comme il l’avait prévu. De plus il se targuait de pouvoir prévoir avec une grande facilité ce qu’allait faire Cobb. Voyez, le grand homme, l’immense tacticien qu’était le Lord savait qu’il n’y avait pour le moment eut aucune tentative d’arrestation. Le ministre avait donc sans aucun doute pour unique point commun avec le Seigneur des Ténèbres que de vouloir régler ses comptes ce soir.
Voldemort quant à lui observait les fait et gestes du ministre. Mais le comment de cette histoire ne vous intéresse pas. Dites-vous simplement qu’il s’agit du Lord. Tout lui est donc possible. Et puis infiltrer le ministère avait presque été d’une facilité enfantine, quand on savait comment faire, quels pions bouger. Car oui, si les mangemorts s’étaient fait discrets pendant quelques temps, ils n’avaient pas pour le moins disparus, maintenant ils étaient partout, sans que l’on s’en doute, attendant une parole de leur Guide pour agir.
Et agir, il le faudrait bientôt, étant donné que ce rat impur qui servait de premier ministre semblait enfin s’agiter.
La fête pouvait commencer.
Vous vous demandez sans aucun doute : osera-t-il vraiment attaquer le ministère avec autant d’aurors ? Et bien oui. Vous savez, il existe pour les personnes expérimentées et un peu moins sottes que vous deux choses très utiles. En fait trois. La discrétion. Le sortilège d’immobilisation. La métamorphose, ou le polynectar, dépendant du goût de chacun.
Oui. Quand je dis que les mangemorts étaient partout dans cette petite fête, ce n’était pas dit au bas mot. Certes il restait des vrais aurors, mais bien moins qu’auparavant, ils n’étaient même plus à nombre égal, de plus les mangemorts avaient une chose que les Aurors n’avaient pas. La cruauté. Et un nombre incalculable d’otages d’un jeune âge, surtout.

Dans la salle où l’amusement était à son plein, les lumières vacillèrent et se coupèrent un court instant. Un instant suffisant pour que les portes et les fenêtres claquent, verrouillées. Pour que les mangemorts installent confortablement leurs baguettes sur le cou de certains élèves où prennent même un groupe sous la coupe d’un possible sortilège qui ne pardonnerait pas.
Il n’y eu guère qu’un cri, même les lumières rallumées. Tout était silence. Personne ne bougeait. On ne comprenait soit pas assez, sois trop vite, mais tout le monde semblait avoir capté qu’il s’agissait d’une situation inextricable. Et le sentiment qu’une panique général n’entraînerait qu’une boucherie sans nom était d’autant plus présent que véridique.
Il était donc temps qu’il fasse son apparition. Il aimait soigner ses entrées.
De la brume se forma au niveau de l’estrade où Cobb avait fait son discourt. Une tête de mort de fumée noir, le symbole des Mangemorts faisait autant son apparition dans la salle que dans le ciel au-dessus du ministère.
Apparut enfin la guest star de la soirée. Adossé contre le mur, l’air las, Voldemort se mit à applaudir d’une manière plus qu’ironique. L’envie de mort se lisait dans ses yeux ainsi qu’une grande satisfaction.


Et bien, monsieur le ministre, je vous félicite pour cette soirée exquise !
Toutefois, avant que vous et vos hommes ne vous fatiguiez à quoique ce soit, sachez que les miens n’auront aucune pitié pour les jeunes gens présents dans cette salle. D’ailleurs, je vous remercie de m’avoir apporté toute cette jeunesse, cela me facilite la tâche.
Aujourd’hui, je suis d’une humeur magnanime. Si vous êtes sage Cobb, il n’y aura pas de morts ce soir, vous ne voudriez pas avoir ça sur la conscience ?
Je voulais juste montrer à tout ces gens, réuni ici pour vous acclamer, que votre système ne les protègera en rien. Cette soirée en est la preuve. Les mangemorts sont partout, vous ne leur échapperez pas et dans à peine quelques années, ce monde sera libre des vermines de votre espèce Cobb.


Tel était le discourt de Voldemort, prononcé avec toute la majesté et le froid du Lord, plongeant encore plus la salle dans un silence de plomb.
Mais ce n’était pas fini, le Lord savait que certains ne croyaient pas sa menace. Jamais il n’oserait tuer autant d’innocents. Alors, sur un simple : Et je suis extrêmement sérieux il leva sa baguette et l’abattit au hasard dans la foule qui ne bougea pas, cloués sur place par la peur.
Et avec un sourire carnassier destiné aussi bien à la jeune rousse en larme qui semblait avoir tout comprit qu’au reste du monde, il prononça la funeste formule.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 6 Avr - 14:48




C'était le moment. Le moment de sortir de l'ombre. Sortir pour arracher des innocents à la lumière et les envoyer directement dans les antres de l'enfer. Leur arracher tout espoir, leur ôter tout rêve. Les laisser sur le sol, glacés, baignant dans le sang et tourmentés par la mort. Ne leur laisser aucune issue. Faire de leur soirée merveilleuse un cauchemar sans nom. Le rêve touche à sa fin. Il est temps de se réveiller, c'en est fini de se mentir, de croire à un monde parfait, sans ombre. Il faut savoir plonger. Plonger dans les ténèbres et souffrir. Souffrir comme jamais. Souffrir au point de vouloir s'arracher le cœur pour faire cesser tout ça. Souffrir à s'en rendre muet d'avoir tant crié. Souffrir à s'en rendre fou, hors de contrôle. Oui, c'était le moment de montrer à tous ces ignorants ce qu'est la véritable souffrance. Patience, la mort viendra bien vite chercher ces pauvres corps tiraillés par cette souffrance. Souffrance, souffrance, souffrance. Ce seul mot raisonnait dans son crâne et parcourait ses entrailles depuis des années. Elle ne cherchait qu'à faire mal, c'était son unique réconfort. Son unique but. Elle marchait sur des ronces à chaque instant, et elle aimait ça. Pour elle, souffrir, c'était comme se nourrir, c'était vital. Vital de ressentir à chaque instant qu'en elle, quelque chose se déchirait. Vital de savoir que son âme s'évaporait. Proche de la mort, proche des enfers, elle se sentait en sécurité. Dans son élément.

Zooey Jordane Osgood avait perdu toute humanité. Elle n'aspirait plus qu'à tuer, à torturer chaque parcelle d'une âme innocente. Elle aimait à entendre supplier ses victimes, à les entendre crier, pleurer, et le silence morbide qui s'en suivait n'était que plus jouissif. La mangemorte ne voyait plus rien, cela faisait bien longtemps que la mort elle même l'avait enveloppé. Mais sans l'emporter. Elle restait sur cette terre, aussi froide et pâle qu'un cadavre. Chaque jour, elle se perdait un peu plus. Mais son heure n'était pas encore venue, elle avait encore bien des choses à accomplir. Elle vivait pour le Lord. Le grand Lord. Son guide. Elle lui vouait une admiration sans faille, une fidélité à toute épreuve, sans lui, elle n'avait plus qu'à s'enfoncer un pieux dans le cœur et à sombrer dans les abimes de l'enfer. Elle le servirait, lui, être éternel et plus cruel que personne. C'était cette extrême cruauté que Zooey recherchait. Elle voulait lui ressembler.

Ce soir, elle pourrait enfin assouvir sa soif de vengeance. La dernière fois, le ministre avait réussi à vaincre la mort, à passer au travers, mais cette fois ci...c'était la fin. C'était ses pions qui mourraient, ses pauvres petites choses innocentes. Il ne pourrait pas les protéger, tout était déjà joué. Dans la salle, les mangemorts étaient plus que présent, ils ressemblaient à tous ces gens dégoutants, empestant la vie. Qui pourrait se douter de ça? Qui...? Et même si les doutes parvenaient à les envahir, il serait trop tard pour faire marche arrière. Les aiguilles de l'horloge tournaient...tournaient vite, bien trop vite pour eux. Et quel intérêt à vouloir s'enfuir? La mort ne laisse passer personne. La mort s'amuse, la mort manipule, la mort emporte lorsqu'on s'y attend le moins. Il suffit d'une fraction de seconde pour que cette mort arrache un être au monde du vivant. Une fraction de seconde pour que tout s'écroule.

La salle était décorée somptueusement, les élèves étaient nombreux, vêtues de robes scintillantes et de cavaliers tous aussi exquis les uns que les autres. Les rires fusaient et la bonne humeur était apparemment contagieuse. Mais au contraire de ceux qui s'amusaient naïvement, il y avait ceux qui doutaient sur leur venue en ce lieu. Pourquoi diable étaient-ils là? Pourquoi n'étaient-ils pas restés bien au chaud dans leur dortoir? Pourquoi le ministre les avaient-ils conviés à cette soirée? Ils devaient se poser des questions, ils devaient même en perdre la raison. Zooey sourit, un sourire teinté d'ironie. Elle se régalait de voir ces élèves là, en proie à une peur qui ne cessait de grandir en eux et qui allait surement bientôt déborder. La soirée allait être...amusante. Et il y avait les aurors, bien sur. Ces parasites, ces sauveurs, ces abrutis qui pensaient pouvoir protéger tout ce petit peuple, au prix de leur vie. C'est bien beau tout ça. Mais c'était également complètement idiot. Pensaient-ils vraiment pouvoir continuer à jouer les supers-héros aussi longtemps qu'ils le souhaitaient? Ils allaient se laisser doucement emporter dans la folie, eux aussi. Doux euphémisme.

Le lord fit alors son apparition. Zooey s'avança un peu, pour le regarder. Sa majestueuse cruauté lui donnait des frissons. Les lumières vacillèrent alors et se coupèrent durant quelques secondes. Les portes et les fenêtres claquèrent, à présent, plus personne ne pourrait sortir de cet endroit où ils venaient de s'enfermer eux même, par leur cupidité. Zooey ne bougea pas, elle regardait cet être fascinant. Puis, un silence macabre s'installa dans la grande salle. Plus un bruit, pas même un souffle. De la brume se forma alors sur l'estrade, où quelques minutes plus tôt, le ministre avait parlé au nom de tout son petit troupeau. Une tête de mort de fumée noir, le symbole des Mangemorts se forma. La jeune fille avaient les yeux pétillants. Le grand Lord apparut enfin.


« Et bien, monsieur le ministre, je vous félicite pour cette soirée exquise !
Toutefois, avant que vous et vos hommes ne vous fatiguiez à quoique ce soit, sachez que les miens n’auront aucune pitié pour les jeunes gens présents dans cette salle. D’ailleurs, je vous remercie de m’avoir apporté toute cette jeunesse, cela me facilite la tâche.
Aujourd’hui, je suis d’une humeur magnanime. Si vous êtes sage Cobb, il n’y aura pas de morts ce soir, vous ne voudriez pas avoir ça sur la conscience ?
Je voulais juste montrer à tout ces gens, réuni ici pour vous acclamer, que votre système ne les protègera en rien. Cette soirée en est la preuve. Les mangemorts sont partout, vous ne leur échapperez pas et dans à peine quelques années, ce monde sera libre des vermines de votre espèce Cobb. »


Pas de morts? Zooey offrit à son Lord un sourire magistral, pas de morts...seulement, le ministre ne les laisserait pas faire, comme ça, sans rien tenter. Il essayerait encore une fois, de sauver son peuple des mains de la mort, mais c'était en venir au suicide. Il tuerait des innocents en voulant lamentablement les sauver. Que la fête commence. La mangemorte regarda avec un plaisir non dissimulée, une jeune fille se tordre au sol, emprisonnée dans la souffrance tant aimée. Elle venait de mourir, Avada Kedavra. Le silence se brisa lorsqu'une fille se mit à crier, à geindre comme une bête sauvage. Alors, c'était son amie....? Quelle tristesse. Zooey était prête à faire une bonne action, ce soir. Elle s'approcha de l'élève en pleurs, effondrée sur celle qui devait être terriblement chère à ses yeux - peut-être était-elle son unique raison de vivre - et, pointant sa baguette sur elle, prononça ces mots avec lenteur, pour qu'elle puisse en être imprégnée :

« Ma pauvre petite...tu veux de l'aide? Viens, relève toi, elle est morte, tu ne peux plus rien faire. C'est ainsi, il fallait bien la laisser partir. J'imagine que tu ne pourras plus vivre comme avant, sans elle, je me trompe? C'est si triste...tu viens de perdre une partie de toi. Laisse moi abréger tes souffrances... »

La jeune fille la regardait avec effroi et se tut. Enfin du silence...Zooey lui sourit en lui offrant un regard aussi rassurant que possible.

« Avada Kedavra. »
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DARK&SECRETϟ Vivre, ça doit être une belle aventure
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 6 Avr - 16:46




PEUT-ÊTRE QU'AUCUN D'ENTRE NOUS NE COMPREND VRAIMENT CE QU'IL A VÉCU ; OU N'A LE SENTIMENT D'AVOIR EUT ASSEZ DE TEMPS.



Ariana était fatiguée. Dans le genre, vraiment. De tout. D'Isaac, de Sirius, de Vanille, de Fraise, de sa mère, de sa soeur... Vraiment de tout. Pourquoi on ne pouvait pas choisir de devenir quelqu'un d'autre ? Ou choisir de mourir. La mort frappait, oui, mais elle prenait souvent ceux qui le souhaitaient le moins. Ariana réfléchissait souvent à ça, même saoule. Après son étreinte avec John, la jeune fille avait ressenti un frisson parcourir son échine. La dernière fois qu'elle avait ressentit cela, une fille était morte. Une serdaigle, assez discrète, mais tout à fait charmante. Elle était morte. Comme si d'un coup, tout l'alcool qu'Ariana avait emmagasiné avait disparu, la serdaigle se retourna vivement, cherchant des yeux un corps inerte. A la place, elle tomba nez-à-nez avec Vanille. Vanille... Elle lui en voulait. Cette fille avec qui elle avait sûrement vécu un des moments les plus difficile de sa vie était là, devant ses yeux, comme si elles étaient toujours aussi proches qu'avant. Mais ce n'était pas le cas.
Car pire que l'hypocrisie, Ariana détestait les mensonges. Et son amie avait réussie à réunir les deux en un rien de temps. Elle lui avait menti et était retourné chercher celui qui était la cause de sa misère. Où était passés ses "Je ne tuerais jamais plus personne, je te le jure." ? Disparus. Alors Ariana lui en voulait, pour encore un bon moment.
Elle se retourna, faisant à nouveau face à John. Cette fois, elle avait l'air tout à fait sobre. Etrange ? Non, elle s'était simplement jeté à elle même un sort que son père lui avait appris. "Sers t'en si ta mère te voit rentrer saoule de soirée !". La situation n'était pas vraiment la même. Quoi que..

La musique s'arrêta, d'un coup. Et tout le monde se tourna vers l'estrade où le discours du ministre s'était déroulé. Sauf Ariana. Elle fixait autre chose. Ou plutôt, quelqu'un d'autre. Une blonde, jeune, habillée de noir.. Mais la tenue lui importait peu. Non, c'était son visage. Elle aurait cru se voir dans un miroir. C'était ses traits, ses expressions, bien qu'un peu plus durs que froids. Comme un arrêt sur image, le reste du monde semblait aller au ralentis. Elle ne voyait que cette femme, et les voix lui semblaient lointaines. Il lui sembla même que la blonde lui sourit. Pas d'un sourire ravi, plutôt d'un sourire cruel. Comme si on lui montrait ce que plus tard elle deviendrait. Comme si Zooey voulait lui montrer ce qui lui attendait. Et lentement, Ariana vit sa propre soeur assassinée une élève. L'horreur aurait du se lire dans ses yeux bleus. Mais non. Juste un hoquet, un sursaut, un tressaillement. Mais pas de cri. Ca tournait toujours au ralentis. Personne n'avait vu une Osgood tuer cette pauvre fille. Ariana murmure un "Zooey" presque inaudible. Et puis, un autre éclair vert. Deux morts. Une tueuse. Zéro témoin. Pourquoi personne ne voyait ce qu'il se passait ?
Lentement, Ariana avança vers son aînée. Arrivée à sa hauteur, elle regarda sans expression le corps d'une jeune fille inconnue, qui séparait les deux filles de même sang. Relevant les yeux, elle les planta dans ceux de Zooey, qui paraissait amusée par la situation. Derrière elles, des gens chuchotaient, ou peut-être qu'ils hurlaient. Ariana n'entendait rien. Elle voyait son avenir défiler devant ses yeux.
Il ne fallait pas rester ici. Malgré le dégoût profond d'Ariana envers sa soeur, la voir aller en prison n'était pas son idéale. Et puis, elle avait besoin de lui parler... Alors elle se contenta de la pousser. Par l'épaule. Et puis, Ariana enjamba le corps de la fille, et rejoint sa soeur qui s'était vu pousser dans un coin sombre, le couloir qui menait aux bureaux.


WE CAN TRY.. MAKE ME SMILE ★❝I'm not a perfect person, there's many things I wish I didn't do. And so I have to say before I go that I just want you to know : I've found a reason for me to change who I used to be. A reason to start over new, and the reason is you. I’m sorry that I hurt you, it's something I must live with everyday, and all the pain I put you through. I wish that I could take it all away, and be the one who catches all your tears : and the reason is you.❞ A&S

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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 6 Avr - 19:23




La peur. Voilà l’un des moyens les plus rapides pour évacuer toute ébriété dans un corps.
A peine les lumières éteintes que Liah était déjà sobre. Elle sentit qu’on la poussait. Les lumières revirent. Elle avait compris. Ils étaient pris au piège. Pourtant aucune panique d’animal piégé, non, tout restait silencieux, pesant.
La jeune rousse regarda autour d’elle. Juste à ses côté se trouvait Marlène. Ensembles elles avaient affrontées toutes les épreuves. Elles survivraient toutes les deux. La Serdaigle attrapa la main de son amie et la serra. Sans un mot. Sans plus de geste. Un regard suffisait. Elle ne regardait pas les autres, se concentrait juste sur les yeux de Marlène, lui envoyant autant d’espoir qu’elle lui en donnait. Elles allaient vivres. Elles étaient trop jeunes pour mourir. Et puis elles étaient pures non ? Ils n’avaient aucune raison pour les tuer. Elles allaient sortir d’ici vivantes. Assurément.
L’espoir. C’est tout ce qui lui restait en ce moment. Elle savait, était presque certaine, que son père se trouvait dans la salle, et qu’il appuyait sa baguette sur le cou d’une personne qui avait l’âge de sa propre fille, sans aucun sentiment.
Le responsable de tout ceci apparut, et le discourt qu’il fit glaça Liah. L’espoir. L’espoir. L’espoir.
Non. Il n’y en avait plus. On voyait dans ses regards, dans ses paroles, dans ses mots qu’il ne servait à rien d’espérer. L’espoir était mort. C’était fini.
Les larmes commencèrent à couler sur ses joues. Une. Deux. Trois. Et puis on ne pouvait plus les compter. Elle pleurait debout, noble, silencieuse.
Et puis elle vu ce regard. Ce sourire. Et là, elle sut que ça serait elle. La preuve du sérieux qu’apportait le mage. L’image du règne. Elle allait mourir.
C’était quoi mourir au fond ? Rendre l’âme, agoniser, décéder, trépasser, expirer, périr, succomber, s’éteindre… Tant de mots qui signifiaient la même et unique chose sans pour autant en donner la définition ! Qu’était-ce que la mort ? Rien. Exactement. C’était l’incarnation du rien. Du vide. C’était fini. Il n’y avait plus rien après. Alors…Elle allait mourir. Disparaître. Son âme aller s’évaporer, son corps tomber, choir, pour finalement terminer sous terre où il allait pourrir avant de finir poussière.
A quoi cela servait ? Pourquoi la mort ? Qui était le sombre crétin qui avait inventé une telle chose !
Non. Elle ne voulait pas mourir ! Elle ne pouvait pas mourir ! Pas elle ! Pourquoi elle d’ailleurs ?! Le hasard elle n’y croyait pas. Alors comment ? Encore une fois Pourquoi ? Pourquoi pourquoi pourquoi pourquoi !!!! Pour qui…. Pour qui allait-elle mourir ? Pour personne. Elle ne mourrait que pour servir d’exemple alors qu’elle n’avait rien fait. C’était injuste. Mais débattre de la justice ne révélait plus que de la futilité.
Sa vie était futile. Au fond, a quoi avait-elle servit ? Elle n’avait rien fait de son existence de vraiment marquant. On allait vite l’oublier. Son nom finirait par s’effacer et elle serait morte pour rien sans avoir pu rien faire.
Pourquoi sa mère s’était-elle suicidée si la mort était ainsi ? Peut-être, dans ce cas, que la mort était une chose positive ! La fin logique d’une existence correcte. Peut-être qu’elle choisissait le bon instant pour s’abattre. Oui ! Sans doute si on la dépassait, et bien… Nan, tu déraille ma pauvre. La mort n’est pas bénéfique, si elle est crainte ce n’est pas pour rien. Mais tout de même.
Peu importe la manière dont elle percevait la chose, il y avait toujours une idée, une interrogation qui voulait sortir, une interrogation sur ce curieux jeu de ce qui semblait être du hasard qui l’avait désigné, elle. Sur cette danse funèbre des évènements qui mènerait sans aucun doute à son enterrement. Oui. Une question restait.


Pourquoi m…

Le rayon vert la toucha. C’était étrange. La douleur était titanesque mais en même temps elle se semblait comme légère. Elle tomba sur le sol mais n’eut pas mal. Elle ne ressentit pas le froid de la pierre, elle n’avait pas le gout du sang de sa lèvre fêlée par le choc. Non. Même la douleur du sort avait disparu. Elle ne sentait plus rien.
Tiens. Elle n’avait plus de pieds. Elle savait qu’ils étaient là, mais impossible de leur donner l’ordre de courir alors qu’elle voulait fuir. Tien, elle n’avait plus de bras. Elle le voyait, elle était persuadée de les avoir encore d’ailleurs, mais elle ne pouvait pas leur demander de bouger, pour se protéger. Tien. Elle n’avait plus de ventre. Elle ne le sentait plus se tordre de la peur. Tien, c’était encore plus étrange. Elle n’avait plus de cœur. Pas de boumboum régulier qui projetait le sang en une répétition rassurante contre sa peau.
Bientôt, elle n’aurait plus d’yeux. Elle vit deux choses. Deux dernières choses. Ça peut paraitre inutile mais il est fortement intéressant de connaître la dernière vision d’une personne. La première fut le plafond. Impossible de ne pas le voir. D’ailleurs elle l’avait vu en volant. La seconde était le cri qui s’apprêtait de sortir de la bouche de Marlène. La pauvre. Elle allait être seule. Elle les abandonnait.
En toute honnêteté, ce n’est pas de sa faute ! Mais voilà, elle aurait pu se débrouiller pour éviter tout cela, non ? Non.
Sa vue se brouillait. Tout ce qui venait de se dérouler n’était que l’espace d’une demie seconde, mais quand on subit la chose, cela nous parait bien plus long. Voilà qu’elle ne voyait plus que des couleurs. Et tout qui devenait sombre. Elle ne voulait pas voir le noir. Elle avait peur du noir. Depuis très peu. Depuis aujourd’hui. Depuis 1 seconde.
Mais ses peurs, ses envies, ses volontés…Pouvait-elle les contrôler ? Avant, oui, assurément, elle y arrivait sans problème majeur, mais là…
Pourquoi n’était-elle pas partie ? Elle aurait pu. Se baisser. Eviter. Mais nan. Dernier acte de courage, elle avait affronté et prit le sort. Voilà qui désormais lui paraissait particulièrement stupide. Du moins. Enfin. Elle ne savait plus trop… Elle avait du mal à…Réfléchir oui…Mettre des….Mots sur ce qu’elle… Ressentait. Oh ! Elle ne ….comprenait que très….bi…bien ce qui ét…était en train de se… de se… de se… de se dérouler. Après son…co…cor…corps, c’était son cerveau qui s..s’…éteignait. S’enveloppant dans du…conto…nan…coton, au fur et à …mesure que la de…main. Non. Demie…seconde avançait. Bientôt elle n’allait plus…Voir ni penser. Ce serait.
Ce serait.
Ce serait
Ce serait alors….véritablement…la…
Ce serait



La FIN
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 6 Avr - 20:39

♣Je regardais ces gens depuis bientôt plus de deux heures, il n'y avait que de la joie, ils rigolaient, dansaient et j'ai même réussit à apercevoir un couple s'embrasser. Comment être joyeux aussi longtemps, rien qu'à les regarder j'en étais écoeuré, mais bon j'ai reçu des ordres et je n'avais pas le droit de décevoir le seigneur des ténèbres. Je suis donc resté calme, seul dans mon coin. Et je regardais toutes ces personnes. Dire que n'importe lequel d'entre eux pourrais perdre la vie à l'instant même. Mais en réalité ce qui me gênait le plus c'est d'être seul dans mon coin, la solitude était une des seules choses qui puisse me mettre mal à l'aise, oh mais ce n'est pas tout, le pire, c'est que mon meilleur ami était là-bas en train de danser avec une fille. Je savais que c'était un ordre bien évidemment, mais le fait de le voir s'amuser alors que moi je suis tout seul dans mon coin, ça c'est énervant, vous comprenez donc que c'est ça mon problème. En plus de cette mission il y avait aussi le fait que j'ai dû me métamorphoser en un Auror, je n'aimais pas ce genre de boulot. Mais tout allais bientôt changer, j'allais bientôt pouvoir m'amuser un peu.


♣Hop d'un seul Les lumières se sont éteintes, bien qu'il fut sombre, la lumière de la lune rendait la salle très éclairé. Tout le monde a paniqué et tous les pseudo-Auror. Se sont avancé dans la salle pour soit disant défendre les élèves en cas de danger. Je me suis mis derrière un garçon, vue de dos, je n'ai pas pu le reconnaitre, mais j'étais persuader que c'était un élève comme un autre que je ne connaissais pas. Soudainement de la fumée commençais à s'étendre au centre de la salle, bien qu'au début on ne voyais personne, tout le monde à deviner que cette personne était Lord Voldemort. En tout cas, pour moi c'était évident, maintenant il faut dire aussi que je savais tout depuis le début. Après cette entrée assez spectaculaire, notre maître se lança dans un discourt dans lequel il nous a dit d'entrer en action. Un sourire apparus alors sur mon visage, j'ai annulé la métamorphose et je suis redevenue comme avant et d'un coup de baguette je fus vêtue de mes vêtement habituelles et je finis par poser ma baguette magique, sous la gorge du garçon qui était derrière moi, comme si je menaçais de l'égorger avec un couteau.

-Alors toi mon petit, tu ne bougera pas d'ici.

HJ: Merde, vous aurez du mal à me croire mais je travaille sur ça depuis plusieurs heure avec un mal de tête incroyable je feraos mieux ai prochain post :S

HJ²: Le personnage que j'ai pris en otage est Flynn, ce qui veux dire que je veux bien qu'on soit amis d'enfance Wink
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 6 Avr - 22:35

    John ne pensait pas finir la soirée si bien entourée. Enfin, vous pourrez m'opposer que cette petite sauterie est loin d'être terminée, certes, mais il n'empêche qu'en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, notre jeune Serdaigle venait de se retrouver entourée par deux donzelles plus jolies l'une que l'autre. Deux mets de choix dans cette agréable buffet. Malheureusement, il ne s'agirait pour John de ne profiter ni de l'une -qui avait visiblement trop bu- ni de l'autre, qui avait été son premier amour.

    La première à arriver comme si ils se connaissaient depuis la nuit des temps fut Ariana. Certes, cette jeune fille ne lui était pas totalement méconnue, puisqu'ils avaient en commun leur amour pour Serdaigle qui les accueillaient en son sein depuis plusieurs années, maintenant. Ils savaient également l'un de l'autre quelques menus informations telles que le prénom de leur interlocuteur. Mais guère plus, pour être franc. Du moins John n'en savait pas plus sur la jolie Ariana. Il n'eut pas non plus le temps de se poser trois mille questions.

    La jolie jeune fille qui avait l'air dans un état secondaire assez inquiètant. Après lui avoir lancé un vain « coucou John » auquel il n'eut pas le temps de répondre, elle s'agrippa à lui pour une étreinte qui dura bien plusieurs minutes. Heureusement ce que bon vieux John n'avait pas de petite amie à l'horizon. Il ne bougea pas, la laissa prendre ses aises, puisque de toute façon, il n'allait la déloger du carcan de ses bras. John, avec les filles, c'est un doux, un gentil, un charmeur, aussi, parfois … Il finit toutefois par toussoter légèrement, et, se détachant légèrement, glissa à l'oreille de la belle quelques petits mots à voix basse:

    -Ariana … Tout va bien ? Tu veux peut être aller t'asseoir, boire un peu d'eau, manger quelque chose?

    Bon, okay, John avait une petite expérience de gueule de bois, de soirées qui se terminent mal, mais c'est tout à fait différent d'être totalement étranger à soi-même et de voir quelqu'un dans un état second. La nuance était importante. Toutefois, John n'eut pas vraiment le temps de s'occuper bien plus de Ariana.

    Une autre Serdaigle venait de faire son apparition, Vanille. Le premier amour de John qui la considérait toujours avec une tendresse infinie. La jeune fille se tenait à quelques centimètres de lui, désormais, et le jeune homme lui sourit doucement. S'approchant, il déposa un léger baiser sur la joue de la jeune fille en lui disant:

    -Salut Vanille, ça me fait plaisir de te croiser ici. Tu vas bien ?

    Il était maintenant coincé entre les deux jeunes filles. Cela aurait pu être un problème fort épineux, en effet. Mais il y eut bien pire, finalement. Ce qui paraissait impensable se produisit alors avec une rapidité que le jeune homme ne comprit même pas. Lord Voldemort. Son discours fit frissonner John, mais sur son visage, il essaya de rester stoïque. La baguette fut levée, un ordre de décès prononcé. John ne savait pas encore qui allait mourir, mais quelqu'un dans la foule venait d'être touché.

    Et puis, une seconde victime, tuée par une jeune femme. John ne savait plus quoi faire. Il devait agir, mais comment. Son esprit cherchait la solution optimum, mais certains moments d'une vie n'en comporte aucune qui paraisse acceptable. Puis soudain, le jeune homme vit Ariana traverser la salle. Il faillit la suivre, mais il restait Vanille. Vanille qu'il ne pouvait laisser seule face à son destin. Au moins, qu'il fasse tout ce qu'il pouvait pour la sauver du même sort funeste si le Lord décidait de continuer à s'en prendre à d'autres élèves …

    Finalement, il regarda Vanille, la prit dans ses bras. Il ne savait absolument pas si elle allait accepter son étreinte, mais il devait essayer, au moins. Il n'eut pas le loisir de la garder longtemps entre ses bras, malheureusement.

    En attendant, il avait vu Ariana se diriger vers le couloir et il était décidé à la suivre: elle était dans un état qui nécessitait qu'on s'occupe d'elle. Il espérait simplement que personne ne l'empêcherait d'aller, effectivement, apporter tout son soutien à la jeune Serdaigle. John ne voyait concrètement pas ce qu'il aurait pu faire de plus. Affronter le Lord aurait été totalement suicidaire, il en avait conscience, et même si il était courageux, il n'était pas téméraire. Plutôt que de se laisser paralyser par la peur, il préférait aller aider cette jeune fille qui en avait besoin. Et qui devait être assez désemparée. John ne la connaissait ni bien, ni depuis longtemps, mais elle était ivre, et même si ce qui venait de se passer l'avait dessoûlée, elle serait plus en sécurité avec lui. Il s'approcha donc d'elle, assez près pour lui toucher avec douceur le bras, en espérant qu'elle accepterait sa présence.


Dernière édition par John Dawlish le Mer 6 Avr - 22:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 6 Avr - 22:39

« Mais arrêtes, je te prend pas pour un imbécile, t'es mon meilleur ami ! C'est juste que...je ne pouvais pas te le dire ! J'étais trop perturbée...perdue, et je ne pensais même pas à toi quand je suis partie. Je ne pensais à rien, je voulais juste partir. Je suis sure que tu n'as pas envie d'entendre la vérité... »

J'ai envie d'entendre la vérité. J'en ai envie, Van'. J'en ai envie par ce que tu es mon amie, que je tiens à toi, que je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, que l'on te fasse du mal, que tu te fasses du mal, que je veux te proteger, que tu es d'ailleurs ma meilleure amie, celle avec qui j'ai tout partagé, celle pour qui je pourrais mourir heureux, celle qui me fait sourire même dans les pire moments et celle que j'adore à un point que tu ne soupçonne même pas et que je t'aime. Oui, Vanille, je t'aime. Alors, putain de merde, Vanille, dis moi !

« Si je te cache la raison de mon départ, c'est parce que je tiens à toi... »

Mais ! Mais non, Vanille. Si tu tiens à moi, tu dois me le dire. Tu dois me le dire. Me proteger.. En me cachant la vérité ?! Si tu prenais la peine de m'observer un peu plus quand je t'observe moi même, Vanille, tu saurais alors que m'avoir caché la vérité pour me «  proteger » était réellement stupide. Tu devinerais, alors, que pour toi, j'ai remué ciel et terre, juste pour te retrouver, juste pour savoir si tu allais bien. Je suis allé voir Keenan. J'ai fugué à mon tour de Poudlard, une nuit, puis plusieurs, pour rejoindre ce fou dangereux, juste pour toi. J'ai erré dans Londres avec ton mouchoir et toi, tu ne t'en aperçois pas.

Elle prit une autre coupe de champagne et Aaron aussi. Il ne voulait plus réfléchir. Ça faisait MAL.

Elle fixa ses grands yeux couleur océan dans ceux d'Aaron. Leurs regards s'accrochèrent mais Aaron aurait voulu détourner les yeux. C'était trop dur de se perdre à nouveau dans le regard bleu azur. C'était trop dur d'être commandé par un battement de cil. Il ne pouvait pas la regarder, il le savait, ou sa colère retomberait mollement en lui. Vanille avait le pouvoir sur lui de le faire fondre en un clignement d'oeil. C'était un énorme piège vicieux qui se resserait lentement sur lui. Arrête alors Vanille. Arrête, s'il te plait. Plus les secondes s'étalaient douloureusement plus la rage et la douleur, le ressentiment et la colère disparaissaient du serdaigle.
Au prochain battement de cil, il serait de nouveau transi, comme un amoureux du premier jour, comme la première fois qu'il avait croisé la silhouette ensorcelante de Vanille Gauthier.

Un battement de cil.

Il ne pouvait pas résister et c'est docilement qu'il se laissa tomber dans une espece de contemplation mélancolique du visage parfait de la jeune fille.
Elle détourna le regard, quelques secondes trop tard pour Aaron. Elle était bien trop belle , bien trop intelligente et bien trop mysterieuse pour que le pauvre garçon n'ai pas envie de la serrer dans ses bras.
Et puis, il eut envie d'oublier tout ça. Après tout, il l'avait retrouvé et c'était le plus important. Il la voulait. Il voulait sentir l'odeur de son cou, celle de sa poitrine, celle de ses cheveux. Il voulait carresser doucement sa joue, ses épaules et le bas de son dos. Il voulait effleurer tendrement du bout des lèvres celles de la jeune fille avant de finir dans une baiser passioné.
Il saisit tout son courage. Il respira une grande bouffée d'air. Le stress l'écrasait pesement, son coeur battait à toute allure, tambouronnant violemment dans sa poitrine comme un tambour. Le poids de son cerveau l'écrasait, son enveloppe charnelle le comprimait, ses mains tremblaient comme deux feuilles mortes ballotées dans une tornade. Et sa bouche trésaillit lorsqu'il prononça au terme de durs efforts :

Je suis amoureux de toi, Vanille.

Il rouvrit ses yeux, qu'il avait fermé pour ne pas pouvoir renonçer au dernier moment. Il guetta la réaction de Vanille mais il ne la trouva pas. Elle n'était plus là.

Il parlait stupidement au buffet. Personne n'aurait pu dire alors s'il était soulagé ou malheureux, même lui même. C'était ainsi. Sa première déclaration aurait été un incroyable courant d'air.

Machinalement, il sortit de sa poche son paquet de cigarette et son briquet en bois d'acajoux, cadeau de sa mère. Il inspira avidement la nicotine avant de s'asseoir tremblottant sur la chaise le plus proche.

Il posa sa tête entre ses deux mains. Puis, il releva lentement la tête pour chercher sa blonde des yeux. Mais il n'eut le temps que de la localiser et d'avançer de quelques pas vers elle.

Et bien, monsieur le ministre, je vous félicite pour cette soirée exquise !
Toutefois, avant que vous et vos hommes ne vous fatiguiez à quoique ce soit, sachez que les miens n’auront aucune pitié pour les jeunes gens présents dans cette salle. D’ailleurs, je vous remercie de m’avoir apporté toute cette jeunesse, cela me facilite la tâche.
Aujourd’hui, je suis d’une humeur magnanime. Si vous êtes sage Cobb, il n’y aura pas de morts ce soir, vous ne voudriez pas avoir ça sur la conscience ?
Je voulais juste montrer à tout ces gens, réuni ici pour vous acclamer, que votre système ne les protègera en rien. Cette soirée en est la preuve. Les mangemorts sont partout, vous ne leur échapperez pas et dans à peine quelques années, ce monde sera libre des vermines de votre espèce Cobb.

En quelques secondes interminables, Aaron tourna la tête et croisa pour la première fois de sa vie le regard glacé de Lord Voldemort. Il avait des yeux de serpents qui vous gelaient le sang dans les veines à la seconde où vous l'entre-aperceviez. Il était.. Un tueur. Un assassin. Une meurtrier de la pire espèce. Et Aaron était sa victime idéal.

Sang de bourbe. Sang de bourbe. Oui, il était un sang de bourbe pour ces gens là. Pas un crétin chétif de serdaigle ni même Aaron mais une putain de race à exterminer. Pourtant ce n'était pas sa faute, à lui, si son père était moldu. Après tout, il n'avait même pas de père.

Et Avada Kedavra. La jeune fille à côté de lui s'écroula dans une affreuse contorsion. Puis une femme s'avança et Aaron croisa son regard de velours, presque aussi envoutant que celui de Vanille. Il était tout aussi attirant mais attirant par sa dangerosité. Et la mysterieuse inconnue, aussi belle qu'horrible, tua à son tour une camarade d'Aaron.

Il hoqueta. Paralysé pendant un instant, il se contenta de fixer les yeux ténébreux de la tueuse. Et il se mit à courir. Il traversa la salle aussi rapidement que possible, écartant les autres sur son passage. En même temps, il sortit sa baguette en quelques mouvement, la brandissant en arrière pour se proteger si nécesssaire. Et il la vit. Vivante. Un immense soupir de soulagement aurait voulu s'emparer de lui mais il n'avait pas le temps. Il hésita un millième de seconde et saisit son poignet blanc ivoire. Elle était dans les bras de John mais il la lui arracha. Il n'avait rien à faire avec elle. *

Vanille... Pars loin d'ici, je t'en supplie.

Il y eut un cri et dans un réflexe pour la protéger, Aaron la plaqua contre le mur le plus proche , faisant une barrière de son corps entre elle, le Lord et le reste de l'assemblée. Il fixa ses grands yeux bleus et la supplia du regard, au moins une dernière fois.

Vas-t'en !

Elle ne bougea pas. Alors il banda tout ses muscles et en un cruel effort la poussa violemment vers la porte. Ce n'était plus de la supplication dans ses yeux mais de la colère. De la rage. Pourquoi elle n'obéissait pas ?

VAS T'EN !

Il avait hurlé.

* HJ : Traitre, tu postes pile quand j'ai fini ma réponse Pas le temps ni envie de la réécrire, désolée, je te piques donc Vanille
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 6 Avr - 23:03




Pourquoi diable était-elle ici? Il y avait trop de monde, beaucoup trop de bruit, d'agitation. Et puis beaucoup trop de tensions. Elle haïssait ce genre de réceptions, de puis peu. Elle préférait le silence, la solitude. Elle réfléchissait. Sur elle, sur sa vie, sur ses amis, sur Poudlard. Elle ne savait plus vraiment où elle en était arrivée, et si elle attendait encore quelque chose de la vie. A vrai dire, que lui restait-il? Faire le " deuil " de Kingsley était bien trop dur. Elle avait pourtant essayé encore et encore, mais c'était des essais futiles, elle n'avait plus la force de faire plus. Elle était arrivée au bout, elle avait atteint ses limites, elle était trop fatiguée pour continuer. Mais elle voulait toujours vivre, vivre pleinement, ne plus jamais rien laisser passer, ne laisser aucun regrets prendre place, et rire, rire sincèrement. Elle ne pourrait jamais oublier, mais elle pouvait dépasser cela. Elle n'était pas seule, loin de là. Et si elle avançait à l'aveugle pour le moment, elle savait qu'un jour, elle réussirait à rejoindre sa lumière qu'elle chérissait tant.

Mais cette soirée, elle ne l'aimait vraiment pas. Elle ne trouvait rien d'amusant...pas même l'alcool. Elle avait un verre de champagne dans la main, elle regardait les bulles remonter à la surface, sans oser en toucher une seule goutte. Elle n'en avait pas envie, elle qui habituellement aimait ce liquide qui faisait tout oublier...elle ne voulait plus oublier. Elle voulait juste se prouver qu'elle était forte, courageuse. Elle ferait sa vie sans Kingsley, la prenant comme elle venait, en la savourant. La jeune fille était en compagnie de sa meilleure amie, et ça, c'était la seule chose qui comptait. Elle lui sourit et elles se parlèrent durant de longues minutes, sur l'issue possible de cette soirée. Tout le monde n'en sortirait pas. Elle en était persuadée. Ce soir, le sang coulerait, la mort rejoindrait toute la petite assemblée. Comment ne pas douter? Comment? C'était clair comme de l'eau de roche.

Marlene observait les invités, cherchant peut-être l'être toujours tant aimé? Après tout, ils n'étaient plus ensemble, mais ne pouvaient-ils pas se parler, juste un peu? Elle cherchait, cherchait, mais il n'était pas là...la foule était bien trop opaque, elle était comme une brume, un mur...était-il derrière? Et si elle avançait...? Non, non. Il suffit de chercher.

Elle prit une gorgée de champagne. La soirée était déjà bien avancée, et le ministre venait de finir son discours. La jeune fille n'en avait pas loupé un seul mot. Maximus Cobb était un grand homme, quelqu'un de courageux et bon, qui ne souhaitait qu'une chose : le bonheur de son peuple, de sa patrie, de sa famille même. Il avait frôlé la mort pour eux. Marlene doutait sur sa vie, mais s'il y avait une chose sur laquelle elle était certaine, c'était son avenir. Elle voulait servir le bien. Elle voulait devenir auror. Sauver des vies, les arracher d'une mort certaine, les rassurer...les protéger. Elle voulait qu'enfin, on la voit comme quelqu'un de bien, quelqu'un qui fonce et qui ne se laisse pas abattre, qui se relève après être tombée. Elle se savait assez forte pour aller jusqu'au bout. Et même si on ne sait jamais ce que l'avenir réserve, elle voulait y croire, et de l'ambition, ça, elle en avait. Marlene McKinnon détestait perdre.

L'ambiance était lourde...il faisait terriblement chaud. Sortir, elle voulait juste quitter le ministère pour rejoindre le château. Ou au moins prendre un peu l'air, respirer l'air frais de la nuit, une nuit qui ne prendrait peut-être jamais fin. Elle posa sa coupe de champagne sur le buffet et prévint Liah qu'elle sortait un peu. Mais au final, ce fut la direction des toilettes qu'elle prit. Pourquoi? Aucune idée, la jeune fille avait changé d'avis entre temps. Quelque chose la retenait ici, comme des chaines...

Elle pénétra dans les toilettes et se fixa dans le miroir. Le calme l'envahit. C'était encore mieux qu'une simple bouffée d'air frais. Le silence le plus total...plus personne ne pouvait lui parler, et ses pensées même s'étaient tus. Elle s'adossa à une porte et ferma les yeux. Pourquoi avait-elle cette sensation étrange, cette impression d'étouffer, ce poids qui résidait sur ses épaules, et cette musique qui s'élevait dans sa tête comme une valse macabre...le lac des cygnes lui parut soudain presque effrayant. Un pressentiment? Pourquoi...pourquoi maintenant? Alors même qu'en entrant, elle s'était sentie sereine...ses doutes se confirmaient. Ce soir, ce serait la fin. La fin de quoi? Elle ne pouvait le savoir, mais un " THE END " serait alors annoncé. La serpentard, serrée dans sa robe de soirée de couleur bleue nuit se leva et se mit à pleurer. C'était comme si toute la souffrance remontait en elle. Comme si elle pénétrait chaque parcelle de son corps. Marlene mit sa main sur sa bouche, mais non...non, elle ne pouvait pas pleurer ainsi. Pas là, pas maintenant. Pas sans raison.

Le souvenir de Bérénice Berckley la fit redoubler de pleurs. Un simple éclair vert avait suffit à lui ôter la vie, à lui retirer espoirs, rêves, chaleur...il ne restait plus rien d'elle, de cette jeune fille qu'elle n'avait jamais connu. Le soir de noël, Marlene n'était pas présente dans la salle de bal, mais c'était comme si...comme si la scène s'était déroulée devant ses yeux, la même terreur qu'elle avait ressenti en entendant cette histoire morbide revenait en elle. Pourquoi ce soir...

Elle fixa de nouveau le miroir et tenta de masquer toute trace de ses larmes. Après un coup de baguette et un sourire sur le visage, elle s'en retourna à la soirée. Elle prit place aux côtés de Liah, Liah...elles étaient amies depuis combien de temps...combien de paroles avaient-elles partagées? Combien d'épreuves avaient-elles traversées, ensemble? Tellement...cette amitié était plus forte qu'aucune autre. Elle ne pourrait supporter de la perdre. Sa petite Liah...elle était tout ce qui lui restait. Sa raison de vivre. Sans elle, elle ne pourrait plus vivre véritablement. Sans cette jeune fille avec qui elle avait tout partagé, elle se sentirait trop vide et fatiguée pour continuer à affronter la vie et ses épines. Sans vraiment savoir pourquoi, Marlene sentit comme un frisson la parcourir, un vent s'infiltrait en elle, une tempête la secouait toute entière. C'était tellement étrange...tous les souvenirs passèrent devant elle, les souvenirs des moments merveilleux passés avec sa meilleure amie, avec celle qui savait tout d'elle, dans les moindres détails. Les cuites qu'elles s'étaient prises. Les retenues qu'elles avaient effectué parfois bourrées, toujours en riant, comme si c'était quelque chose d'amusant. Les discussions sans fin dans le parc, le soir, avant de rejoindre leur dortoir respectif. Les disputes qui se soldaient toujours par un câlin et des larmes salées et libératrices. Les plans machiavéliques mis en place contre la tante de Liah.

Tout ça remontait. Et Marlene n'aimait pas ça. Pourquoi? Mais parce que ce n'était pas normal, tout simplement. Et cette impression de grand vide qui prenait toujours plus d'ampleur lui faisait peur. C'est alors que la musique s'arrêta. Net. Plus rien, un silence de plomb envahit la salle. Plus un souffle. Plus un mot. Plus rien. Les lumières s'éteignirent l'espace de quelques secondes. Que se passait-il? Non...non. Non, ce n'était pas possible. Non. Le noir enveloppa l'assemblée et Liah prit la main de son amie. Voilà. C'était le début de la fin. La fin? Mais non, pourquoi la fin? Et là fin de quoi?

Les lumières se rallumèrent. Liah et Marlene se regardaient. Il ne fallait pas avoir peur...il fallait garder espoir, et se dire qu'il y avait encore une chance. Oui, ils étaient pris au piège. Oui, ce soir, des gens rejoindraient l'éternel sommeil. Mais pourquoi cesser d'espérer? Il fallait continuer, jusqu'au bout. Pourtant, les souvenirs continuaient à vagabonder. Son enfance même se matérialisait dans son esprit.

La jeune fille planta son regard dans celui de son amie. Elle était là, près d'elle, rien ne pouvait lui arriver. Elles étaient ensembles, elles traverseraient cette épreuve ensemble. Et elles s'en sortiraient, vivantes. Le lendemain, elles verraient le soleil se lever et pourraient de nouveau marcher dans le parc...elles pourraient rire aux éclats et...et...le Lord. Il apparut au beau milieu de l'estrade où le ministre de la magie avait prononcé des mots rassurants...au fur et à mesure que les paroles parcouraient l'assemblée, Marlene se sentait défaillir. Sa main tremblait, elle était pâle. Mais non, non, il ne fallait pas se laisser avoir. La peur devait rester loin...loin, loin...mais dès lors que ce mage noir aussi cruel que la mort elle même eut prononcé le dernier mot de son discours, elle ressentit...elle ressentit la peur comme jamais elle ne l'avait ressenti. Elle la paralysait. La haine qu'elle éprouvait pour ce monstre qui ne méritait même pas que l'on prononce son nom ne pouvait pas éclater. Elle restait profondément enfouie en elle. Et un éclair vert détruit tous les espoirs. En une fraction de seconde, tout venait de basculer. Le vide venait de devenir un trou noir, un trou sans fond...la mort était là, elle était là et elle venait de...de...non...Liah...Liah où es-tu...Liah...

La main de son amie devint glaciale...Marlene la lâcha. Elle venait de s'écrouler. Elle était partie. Partie. Sa meilleure amie était morte...morte. MORTE. Il venait de la tuer, de l'arracher au monde des vivants, il venait de briser une amitié. Il venait de...


« Liah...non, tu... »

A partir de ce moment, tout devint lent. Terriblement lent. Les souvenirs furent comme aspirés dans le néant. Les personnes autour de Marlene n'existaient même plus, et pourtant elles étaient là...mais Liah, elle était morte. Elle venait d'être assassinée par...qui l'avait tué? QUI? Qui avait ôté la vie d'une jeune fille innocente?! DE SA MEILLEURE AMIE? Qui était ce Lord...pourquoi avait-il fait, ça pourquoi...elle s'effondra sur son amie et ferma les yeux. A quoi bon vivre, à présent? Kingsley avait quitté sa vie, et maintenant, Liah avait même quitté ce monde. A quoi bon espérer? Elle ne voulait même plus s'en sortir vivante, si elle n'était pas là. Si Liah restait là. Marlene se mit à crier, crier à s'en arracher le cœur.

« Ma pauvre petite...tu veux de l'aide? Viens, relève toi, elle est morte, tu ne peux plus rien faire. C'est ainsi, il fallait bien la laisser partir. J'imagine que tu ne pourras plus vivre comme avant, sans elle, je me trompe? C'est si triste...tu viens de perdre une partie de toi. Laisse moi abréger tes souffrances... »

Non...non, pars...dégage de là, tu me dégoutes. Toi, toi, tu l'aurais tué de sang froid et sans remords, toi...tu es une mangemorte...dégage...

« Avada Kedavra. »

Une douleur fulgurante la parcourut mais ce fut si rapide qu'elle n'eut plus le temps de...penser...penser à quoi? La mort venait de l'emporter...elle n'était plus rien, juste un corps froid et raide, pâle et sans émotions.


Marlene McKinnon venait de rendre l'âme.
Sa vie était bel et bien finie.
Elle serait morte aux côtés de sa meilleure amie.
Morte pour rien.
Elle ne pourrait plus voir le visage souriant de Kingsley, ni plonger ses yeux dans les siens.
Elle ne pourrait plus le toucher, ni deviner ses pensées.
Elle ne pourrait plus sourire, ni rire.
Elle ne souffrirait plus.
Mais les autres souffriraient pour elle.
Elle ne rêverait plus.
Elle ne regretterait plus rien.
Elle ne sauverait personne.
Elle n'aurait pas d'avenir.
Elle ne marcherait plus.
Elle ne verrait plus.
Elle n'entendrait plus.
Elle ne sentirait plus.
Elle ne serait plus qu'un souvenir.

THE END.




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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 6 Avr - 23:56

Elle n'allait pas bien... Et c'était sa faute, il le savait. Mais il n'aurait jamais dû s'en vouloir, il n'était pas habitué à ça. Il aurait dû être le Rabastan cruel, insensible et au combien psychopathe. Il détestait se sentir comme ça, faible et vulnérable. La soirée était parfaite à y bien regarder, il n'avait eut aucunes difficulté à mettre son plan à exécution, il était maintenant là parfaitement intégrer, comme s'il était innocent, comme si ses mains n'étaient pas encore salies de sang impurs. Et pourquoi ? Parce que personne n'oserait troubler l'ordre et mettre en périls les jeunes âmes présentes. Et pour qui était-il là ? Pour le Lord, bien évidemment. Son frère avait une faute à racheter, le cadet Lestrange avait donc commencé le travail pour racheter l'erreur de son ainé. Mais la vérité c'était que même sans cela, Rabastan aurait été présent. Il n'aurait manqué un tel événement. Il se devait d'être là, arrogant et fier, arborant clairement sa supériorité et celle de son maitre. Son cœur avait bien trop parlé ce soir, il se devait de le faire taire et au plus vite, à grand coups de raisonnement, à grand coup de baguette aussi et de cruauté. Que penserait les autres mangemorts s'ils entendaient ses pensées. Car pour le moment, Fraise n'apparaissait que comme la meilleure couverture possible en ce lieu et nulle doute que les autres partisans ne voyait en leur proximité et leur tendresse qu'un moyen de rester au plus près d'elle, de la garder prisonnière, de se protéger. Et pourtant... Dans sa tête déjà s'agitait des pensées interdites. Lui qui au début n'avait aucun scrupule à l'idée qu'elle périsse durant la mission, se surprenait maintenant à ne plus pouvoir envisager qu'un mal lui soit fait, même le plus petit. Il venait de se promettre intérieurement de ne pas la blesser plus qu'il ne l'avait déjà fait en l'attirant dans ce piège.

Elle aurait pu rester là, tout contre lui, la tête enfouit dans le cou de l'homme qu'il était, blottit bien au chaud. Elle aurait pu car Rabastan n'aurait jamais pu la repousser, ou lui demander de se reprendre. Il lui aurait offert tout son temps, tout son soutien, tout son réconfort. Il ne l'aurait pas brusquée, il ne l'aurait pas sermonné ni même menacé. Et elle n'aurait pas eu besoin de montrer sa faiblesse. Elle venait de la dévoiler au mangemort, c'était déjà un sacrifice suffisant. Rabastan l'admirait à cet instant... Honteux à avouer mais c'était la vérité. Il admirait ce petit bout de femme qui n'avait pas eu peur de se laisser aller, de craquer dans le bras de son tortionnaire. Lui n'avait jamais était capable d'une telle mise à nue. Il n'avait que l'apparence pour les autres. C'est ainsi que personne ne pouvait se vanter de le connaître appart quelques exception comme son frère ou Jonas, son meilleur ami. Pour les autres.. Il 'avait que de très rares demi-sourire, jamais sincère ou presque, tout était sous contrôle, et bien souvent teinté de manipulation. Comment les gens faisaient-ils pour être si vrais... Pour être si simples... Il aurait aimé ne serait-ce que pour une journée qu'on lui apprenne à sourire timidement comme le font les gens normaux, à pleurer comme le font les gens sensible et à rêver comme le font les gens sage.
Ce moment était intime, précieux. Et un foutu parasite se permit de venir le briser. Rabastan ne pouvait cacher son agacement et il venait alors de lancer l'offensive en évoquant une amie communes aux deux garçons.
Hendley le fixa et Rabastan sut à l'instant où ses mots atteignaient les oreilles du jeune gryffondor, qu'il venait de toucher juste, le point sensible. Il toisa le garçon exacerbé lorsque Fraise tenta de lui faire comprendre qu'elle allait bien. Hendley tenta une menace... Peu convaincante. Et pourquoi ?

« C'est là que je dois trembler ? Hendley... Hendley... Tu sais pourquoi tu n'arriveras jamais à être aussi terrifiant que moi ? Parce que tu es gentils, parce que tu es sage.. Parce que tu es tenus par ta prétendue morale et celle de cette société où bientôt les sang impurs te boufferont le caviar sur le dos... Parce que tu tremble à l'idée de lever ta baguette pour la simple raison que seul un simple sort de désarmement pourrait en surgir alors que je n'aurais aucun scrupule à te liquider sur le champs... » Fit Rabastan. Il allait continuer mais il fut interrompu par la voix de Fraise dont la main n'avait quittée la sienne. Il répondit à sa demande d'un signe de tête et laissa le jeune gryffondor sur place. Il jeta un œil aux alentours tout en marchant aux côtés de Fraise, se dirigeant vers le bar. Il eut mille fois envi de lui demander si ça allait. Mais se reprit. Il s'adossa au bar, sa baguette toujours fermement tenue en main et son autre main tenant celle de la jeune captive.
Il n'avait pas soif, et qui plus est, il sentait que le moment était proche. S'il avait cru en dieu, il aurait prié intimement pour qu'il soit capable de protéger Fraise. Mais il ne pouvait compter que sur lui-même. Il allait devoir se servir d'elle tout en la protégeant. Mission au combien périlleuse.
Il jeta un œil à la salle, la tension grimpant, il sentait la présence des autres mangemorts, mais la plupart avaient trouvé judicieux de se transformer physiquement. Aussi, ne pouvait-il pas retrouver Jonas.
Rabastan eut une impression de ralentit. Il fixer la salle et ses occupants et son esprit décomposait chacun de leurs mouvements, accordant autant d'importance à un rire qu'à un grincement de verre. Il le sentait, c'était proche. Il se tourna alors vers Fraise et l'observa comme si c'était la dernière fois, comme quelqu'un qu'on ne reverra plus ou qui de moins ne vous verra plus jamais de la même manière. Il inscrivit ce dernier regard dans sa mémoire, cette mémoire si parfaite, elle le lui redonnerait à voir chaque fois qu'il en aurait envi. Il l'admira, décrivant son visage d'un regard doux et rassurant. Et la pièce fut plongée dans l'obscurité soudainement.
Rabastan ferma les yeux et sortit sa baguette dans le noir. Il attira doucement sa captive contre lui, devant lui plus exactement et plaça la pointe de sa baguette juste sur sa jugulaire.

« Ne fais pas un geste, je te guiderais.. »
Souffla-t-il à demi-mots pour la jeune fille.
La lumière se ralluma et d'une brume épaisse, jaillit le Lord. Cette apparition fracassante eut le don de soutirer un sourire au Lestrange et de le sortir de sa tension un instant pour laisser place à l'excitation. Le Lord fit son discours et l'appuya d'un acte qui déchaina la terreur. Un meurtre pour une menace réussie. Puis un second.

La peur... Voilà donc tout ce qui les domine... La peur de la mort également et surtout. Voilà ce qui les rend si fragile, et si lâches à la fois. La raison de Rabastan venait de reprendre le dessus, faisant taire peu à peu ses sentiments et portant la haine et la violence comme arme de guerre. Il tuerait ce soir, certainement. Et il avait hâte de sentir ce doux plaisir faire frémir sa baguette, son bras puis son corps tout entier. Orgasmique...
Il eut un large sourire en apercevant Jonas, d'autant plus qu'il venait de prendre Flynn en otage. Ce gamin aurait bien pu faire une connerie s'il n'avait pas la baguette du mangemort pointait sur son cou. Rabastan passa son autre main, celle libre sur le ventre de Fraise et lui intima d'avancer légèrement, il pivotèrent et reculèrent de façon à se mettre tout proche d'un mur. Il ne voulait personne derrière lui. Même s'il savait que pour le moment, aucune contre offensives ne seraient lancées.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 6 Avr - 23:58

La température baissa de plusieurs degrés, et dans un brouillard confus il apparut. SANG. DOULEUR. COLÈRE. DOULEUR. Les souvenirs se bousculaient dans la tête de Cobb, ils s'entrechoquaient tant et si bien qu'il ne distinguait presque plus la réalité du rêve. Mais son piège avait fonctionné. Cobb sourit, un sourire plein d'un désir de vengeance qui n'était pas fortuit. Cobb voulait se venger, de toutes ses maigres forces retrouvées. Mais elles seraient bien assez pour se débarrasser de ce chef d'une résistance injuste et bêtes, cet anachronisme ambulant et cruel que constituait ce faux Lord. Cobb avait d'ailleurs trouvé la faille de ce bloc de glace parlant en réussissant à lui échapper... Et aussi en comprenant qu'il n'était pas plus sang-pur que lui. Longtemps, être né-moldu lui avait porté préjudice. Mais il était le Ministre. Ce Voldemort ? Il n'était rien.

Et bien, monsieur le ministre, je vous félicite pour cette soirée exquise !
Toutefois, avant que vous et vos hommes ne vous fatiguiez à quoique ce soit, sachez que les miens n’auront aucune pitié pour les jeunes gens présents dans cette salle. D’ailleurs, je vous remercie de m’avoir apporté toute cette jeunesse, cela me facilite la tâche.
Aujourd’hui, je suis d’une humeur magnanime. Si vous êtes sage Cobb, il n’y aura pas de morts ce soir, vous ne voudriez pas avoir ça sur la conscience ?
Je voulais juste montrer à tout ces gens, réuni ici pour vous acclamer, que votre système ne les protègera en rien. Cette soirée en est la preuve. Les mangemorts sont partout, vous ne leur échapperez pas et dans à peine quelques années, ce monde sera libre des vermines de votre espèce Cobb.


L'effet était réussi, il fallait bien l'admettre. Juché sur l'estrade où Cobb se tenait, Voldemort avait fait son petit discours sans interruption. Mais il ne comprenait pas qu'il venait de tomber dans un piège, un magnifique piège qui s'était refermé sur lui plus facilement que la trappe sur la souris. Pendant que les mots sortaient des lèvres de l'homme, Cobb émit le signal qui devait annoncer le début de l'action à ses aurors. Ils étaient prêts ! Fondus dans la foule aux côtés de leurs ennemis - Cobb savait qu'ils seraient légion, ayant laissé entrer toute la vermine pour ne plus la laisser sortir et faire le mal au dehors -, ils seraient ses yeux et son bras. Ils sauraient rétablir la justice. Cobb tremblait seulement pour une personne. Kate. Clemens aussi, évidemment. Et Keenan... Comment réagirait Keenan ? Joshua. Aliénor. Tant de visages connus. Beaucoup trop.

- Vermine ? Voyons, Voldemort... Nous savons tous les deux que vous ne valez pas mieux que moi. Vous n'avez rien d'un roi. Pour cela, il faudrait un coeur !
s'écria Cobb en sortant sa baguette de son costume.

Il avait jeté l'attelle à terre. Son bras était peut-être toujours en mauvais état, il était peut-être amaigri et faible, mais il allait se faire un plaisir de corriger cet imposteur, ce fou furieux qui se prenait pour un roi. Un roi ? Il n'avait rien d'un roi. Un monstre, voilà ce qu'il était. Quand il avait prononcé son nom, la salle avait frémit. Cobb forma un grand cercle avec sa baguette, un cercle bleu qui s'élargissait de plus en plus, en volutes de fumée bleuâtre.
Mais c'était déjà trop tard.
Les meurtres commençaient. Une jeune fille tomba. Une autre, au premier rang. La mangemorte coupable de ce meurtre en fit tomber une seconde. Cobb accéléra le processus.
Un informulé eut pour effet de faire disparaître tous les élèves présents dans la salle. Tous, sauf les corps tombés à terre, et ceux qui s'étaient fait ensorcelés par les mangemorts. Les autres mineurs avaient été transférés au premier étage, sous bonne garde. Cobb se retourna vers Voldemort.

- Espèce de sale.., commença t-il, mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase car il dut se jeter sur le côté pour éviter un sortilège de ce faux Lord.

Jetant un regard en biais à Aliénor, il lança un violent incarcerem sur la jeune femme, la touchant de plein fouet. Elle s'écroula au sol, mais Joshua n'allait certainement pas la laisser ainsi. Cobb devait d'abord neutraliser son ancien tortionnaire, cet homme à peine humain dont il se souvenait les humiliations et les tortures qu'il lui avait fait subir dans l'entrepôt de White Chapel, s'il voulait s'occuper des arrestations. Les aurors commençaient leur travail. Bientôt, un camp sortirait vainqueur... Mais lequel ?

- STUPEFIX !

Paire : Voldy se fait toucher de plein fouet par le sort, c'est c... dommage 8D.
Impair ; raté raté :O

HJ : LES ÉLÈVES ONT ÉTÉ TRANSFÉRÉS À L'ÉTAGE, MAIS PEUVENT CONTINUER À POSTER SUR CE SUJET. POUR CEUX QUI VEULENT VRAIMENT RESTER DANS LA SALLE, METTEZ QUE VOUS N'AVEZ PAS SUBI LE SORTILÈGE OU QU'UN MANGEMORT VOUS A GARDÉ DANS LA SALLE. VOUS POUVEZ AUSSI FAIRE MONTER L'ADRÉNALINE EN DÉCRIVANT LES BRUITS QUE VOUS PERCEVEZ À PEINE, D'EN HAUT...

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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 6 Avr - 23:58

Le membre 'Maximus J. Cobb' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Le dé' : 2
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Jeu 7 Avr - 18:28

    Kate observait Maximus intensément. Elle ne pouvait détacher ses yeux de lui, comme s'il avait été un trésor à protéger à tout prix. Quand il croisa son regard, elle ne détourna pas les yeux. Elle ne le voulait pas. Contrairement aux fois précédentes, elle ne se sentit pas trembler, pas fébrile. Elle sentait la puissance de Maximus dans son regard, et ce courage l'électrisait. Elle ne se détournait pas de lui, et, cette fois ci, il ne se détourna pas non plus.
    Il s'approcha d'elle, et Kate ne perdit pas une miette de sa démarche encore un peu claudicante, de ses cheveux se mouvant doucement au rythme de ses pas, de son allure toujours tellement fière. Bien qu'elle ne fut pas troublée par sa présence, elle ne put retenir un léger hoquet de surprise et s'arrêta de respirer quelques instants quand il l'embrassa sur la joue. Son coeur battit un peu plus vite quelques secondes, puis elle reprit le dessus et inspira à pleins poumons l'odeur de Maximus. Elle entendit vaguement les paroles qu'il lui adressa, mais à vrai, pas mal de choses étaient flous à cet instant dans l'esprit de Kate.
    Par exemple, elle ne remarqua pas l'étrangeté du couple qu'elle avait vu un peu plus tôt.
    Elle ne sentit pas le froid s'abattre sur la salle.

    Et puis, d'un coup, ils étaient partout. Une détresse immense s'empara du corps de l'auror, et elle regarda partout autour d'elle d'un air paniqué. Elle avait l'impression de se retrouver une nouvelle fois dans l'antre des Mangemorts à White Chapel, elle revoyait Maximus attaché sur sa chaise, et elle le cherchait des yeux désespérément. Une fille cria, et soudain, ce fut le chaos qui succéda au froid intense.
    Tout le monde criait, tout le monde était encerclé de toute part.

    Elle le vit, au milieu de la salle, elle vit Maximus, et puis quelqu'un cria un sort, et puis une élève mourut, une élève, encore une. Non, non, non. Pas les élèves !

    Et puis un homme plus grand que les autres s'avança, et au milieu du chaos vint le silence, tout le monde criait, mais autour de lui, pas un seul bruit. Il passa juste à côté d'elle, et elle se glaça. Pendant quelques instants, elle ne fut plus maitre de ses gestes. Elle ne pouvait pas bouger.
    Il se planta au milieu de la salle, et il parla. Mais Kate ne comprenait pas, elle ne comprenait plus, elle ne voulait pas comprendre. Pour la première fois de sa vie, elle fut paniquée au point d'en hurler, au point de hurler jusqu'à mourir. Mais elle n'en fit rien, elle se contenta de se taire et de rester prostrée sur elle même. Involontairement, son regard croisa celui de la jolie brune d'un peu plus tôt.

    Et alors, elle comprit que l'homme qui l'accompagnait n'était pas normal, elle comprit que les Mangemorts étaient là, elle comprit que c'était de son devoir de sauver ces élèves.

    Se ressaisissant, Kate se dirigea le plus discrètement possible vers le couple.
    C'est alors que, dans la foule, elle distingua Alienor. La haine commença à s'insinuer en elle, et, hors d'elle, elle hurla un sort impardonnable en direction de la traitresse. Elle la manque de peu, et sa rage redoubla. Le désir de poursuivre la jeune femme était grand, mais des élèves étaient en danger, et c'était de son devoir de les secourir.

    Elle reprit sa route, et, rapidement, se retrouva derrière l'homme.


    - Jeune homme, je vous prierais de lâcher cette élève.

    Sa voix, murmure, sut trouver l'oreille du Mangemort. Et Kate le reconnut.
    Rabastan Lestrange, le frère de celui qui avait faillis tuer Maximus. La rage qui s'insuffla dans son corps et son coeur devint à peine contrôlable.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Jeu 7 Avr - 23:28






    Rabastan emmena sa captive vers le bar. Son impression de danger grandissait. Mais elle se sentait en sécurité avec lui. De sa main libre elle attrapa une coupe de champagne. Mais tout autour d'elle semblait gagner en intensité... elle fronça les sourcils. Alors Rabastan se tourna vers elle. La gryffondor ancra ses yeux verts inquiets dans les siens, le questionnant silencieusement, pourtant, il y avait dans ce regard encore toute la douceur de la jeune femme. Elle comprit après un court instant. Elle comprit, la douceur ne bougea pas, mais la tristesse emplit son regard.

    La salle fut plongée dans le noir l'espace de quelques secondes, un léger soupir d'effroi s'échappa de Fraise. Le mangemort l'attira à elle, et elle sentit sa baguette se placer dans son cou. Elle comprit directement. Non... Non. Pas ça. Elle n'avait pas permis ça... Ça ne devait pas arriver. Ils étaient encerclés. Les mangemorts étaient là ... Leur maitre était là. Rabastan attira Fraise contre un mur. Le corps secoué au rythme de sa respiration accélérée, l'adolescente avait les yeux rivés vers l'estrade. Une tête de mort flottait, et un homme était là... C'était donc lui. Lui ... La cause de tous les malheurs qui s'abattaient sur le pays, lui qui entrainait des hommes à commettre les actes les plus horribles , lui qui tuait des innocents, lui qui était l'instigateur de la mort de sa meilleure amie , de l'enlèvement de son petit ami. Le corps de la jeune femme tressaillit. Elle ressentit alors ce qu'elle n'avait jamais ressenti auparavant, jamais avec une telle intensité. Une envie meurtrière. Une pulsion énorme qui s'empara tout entière d'elle. Elle pouvait à peine respirer, ses poings étaient serrés et ses ongles ne tardèrent pas à percer ses paumes, mais elle n'en ressentit pas la douleur. Des fantasmes morbides et sanglants se dessinaient dans son esprit. Elle n'était pas idiote, jamais elle n'aurait pu parvenir jusqu'à l'homme sans se faire tuer par un de ses ... chiens. Fraise prit pleinement conscience de qui était cet homme qu'elle avait fait entrer, de qui était cet homme qu'elle avait embrassé, et qu'elle venait de vouloir protéger. Sa rage, sa tristesse, son manque de confiance en elle la poussèrent à croire qu'il n'aurait aucune pitié d'elle, qu'il s'était complètement joué d'elle, qu'il la tuerait surement une fois sa mission terminée. Alors que Voldemort parlait, elle ferma les yeux. Les larmes s'écoulèrent.

    Lorsqu'elle les rouvrit , elle assista impuissante, à l'éclair vert qui volait jusqu'à une jeune fille qu'elle reconnut sans aucun mal. Liah s'effondra sur le sol. Un cri déchirant voulu sortir de sa gorge, mais aucun son ne fut produit. Fraise venait de perdre le peu de contrôle qui lui restait. Elle respirait tellement fort que la tête lui tournait. Alors que ses ongles s'enfonçaient de plus en plus, du sang coulant à présent dans ses mains. Ses yeux étaient inondés de larmes. Des larmes de rage, de tristesse, d'impuissance. Pourquoi... Quelle joie ces hommes et femmes trouvaient-ils dans l'assassinat d'innocents? Quel était leur but ? Un cri horrible traversa la salle et derrière son rideau de larmes, Fraise reconnut Marlene. Tous avaient assisté impuissants à la mort de leur amie. Une femme dont les yeux brillaient de jouissance s'approcha de la Serpentard. Les yeux de Fraise s'écarquillèrent d'horreur et elle eut l'impression d'être coincée dans une scène qui se déroulait au ralenti... Non... Non.

    Fraise ne bougea pas... Elle aurait tellement voulu se jeter en avant, crier, attaquer, distraire la mangemort, empêcher cet insupportable spectacle. Mais elle fut incapable du moindre geste. Elle assista à la chute du corps de son amie sur le sol froid. Le spectacle de la mort. Tout espoir quitta la Gryffondor, comme s'ils étaient tous destinés à mourir. Ils mourraient tous. Elle aurait tellement aimé croire à un cauchemar, pourtant la souffrance intense qui lui arrachait les entrailles lui prouvait le contraire.

    Ariana poussa sa soeur dans un coin sombre. Fraise vacillait, ses yeux se fermaient doucement, son hyper ventilation allait lui faire perdre connaissance, et pourtant elle ne devait pas, elle ne devait pas. Elle tenta à tous prix de se calmer, ses yeux fermés, toute la salle tournait, son visage et son cou étaient trempés. Elle ne voyait plus rien. Elle aurait voulu, elle aussi, sombrer... Si là était la vie qui lui était réservée, elle préférait en finir directement. Etait ce sa punition? Payait-elle pour Romain ?

    Elle n'aurait pas dû pleurer, elle n'aurait pas dû ... Elle apercut l'auror de tout à l'heure... et puis plus rien, elle ferma les yeux, ses jambes menaçaient à tout moment de céder , de la faire s'écrouler elle aussi. La mort n'effrayait pas Fraise Swars. Elle ne l'avait jamais effrayée. Non, sa pire crainte était de souffrir, et elle aurait voulu hurler , hurler autant qu'elle avait mal. Elle aurait voulu exiger de Rabastan qu'il la tue rapidement, qu'il la tue maintenant ... Car en perdant tout contrôle, elle avait également perdu la confiance qu'elle avait en lui.

    Une voix belle et mûre... que dit-elle ...? ... Un léger gémissement et Fraise commença à glisser vers le sol, elle sentit le bois du bout de la baguette frotter la peau de son cou trempé, elle se préparait à sombrer. Son inconscient tentant surement une belle tentative pour l'épargner de tant d'horreurs. Elle voulut murmurer quelque chose mais elle n'y parvint pas, elle avait hâte d'être emportée. Ce n'était qu'un cauchemar. Un cauchemar, elle se réveillerait bientôt dans son lit chaud et confortable de la tour de Gryffondor. Et demain, elle ne manquerait pas de rappeler à ses deux amies qu'elle les aimait, au cas ou ... quelque chose arriverait. On ne dit jamais assez aux gens qu'on les aime. Un dernier gémissement... plus rien.








Dernière édition par Fraise Swars le Mar 26 Avr - 23:18, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Jeu 7 Avr - 23:30




« Salut Vanille, ça me fait plaisir de te croiser ici. Tu vas bien ? »

Que...c'était tout? Juste ça? John..ne lui en voulait pas, d'avoir ainsi fui le château sans rien dire à qui que ce soit? La jeune fille regarda celui qu'elle considérait comme son grand frère avec un air presque surpris...mais malgré tout soulagé. Oui, elle pouvait être heureuse que son John ne lui en veuille pas. Même si c'était horrible, en soi. Elle fuyait encore une fois des explications qu'elle aurait du fournir sans qu'on le lui demande. Elle aurait du, oui, mais c'était impossible. Elle n'eut malheureusement pas le temps de lui répondre, elle ne put placer un seul mot. L'immense salle fut plongée dans l'obscurité. D'un coup, les ténèbres envahirent Vanille, et l'horreur la submergea directement. La peur la prit au cou et traversa tout son être. Elle avait vu juste. Mais elle n'avait jamais envisagé l'idée...elle n'avait pas prévu sa réaction, elle se doutait que quelque chose allait se passer, mais ne sachant quoi, elle n'avait pu rien prévoir du tout. Ni sa réaction, ni celle de ses amis. Ni celle de ceux qui allaient bientôt envelopper la salle dans la terreur et..la mort.

L'adrénaline monta alors en elle. Et...l'excitation? C'était inattendu. Vanille avait-elle réellement peur, au final? Elle se surpris à être pressée de voir la suite des évènements. Elle ne contrôlait plus rien à présent. Elle ne se connaissait plus. Elle était étrangère à elle même. Elle était devenue quelqu'un d'autre...la fille qu'elle prétendait être et qu'elle avait réussi à être pendant un court laps de temps avait disparu complètement. Du moins, il n'en restait pas grand chose. Et elle se rendit compte que ça allait être terriblement dur de maintenir les illusions. De mentir. De faire croire que son sourire avait tout de sincère.

Retourner au présent, elle devait retourner dans la salle, et ne pas rejoindre ses trop profondes pensées. Elle tremblait, frémissait. Les lumières se rallumèrent. Vanille cacha ses yeux, comme aveuglée. Elle aurait préféré rester dans le noir encore un peu plus...ne plus voir personne, ne plus affronter leur regard, ne plus entendre le son de leur voix, ne plus se sentir enfermée, entre ces murs. Ne plus voir ces murs. Juste, juste rester dans la confusion la plus complète. Elle rouvrit lentement les yeux et c'est alors qu'elle le vit. Lui. Celui dont personne n'osait prononcer le nom. Lord Voldemort était là. Et son regard cruel, froid, son regard qui glace les os. Il parlait, et chaque mot qu'il prononçait arrivait aux oreilles de la serdaigle avec une infinie lenteur, elle souffrait horriblement à chaque fois qu'un son sortait de sa bouche. A cet instant, elle pouvait dire qu'elle haïssait ce...cet être dépourvu d'une âme, d'un cœur, dépourvu de toute humanité. Elle pouvait l'affirmer, mais le pensait-elle vraiment, au fond? Sa haine pour lui était-elle réelle...? Elle le voyait, elle le regardait intensémment, ne quittant pas son regard, oubliant tout ce qui se trouvait autour d'elle. Oubliant John. Oubliant Aaron. Oubliant les invités. Oubliant l'endroit même où elle se trouvait. Il la fascinait...Lord Voldemort fascinait Vanille, à cet instant précis.

Jamais elle ne s'était rangé dans un camp ou l'autre. Elle trouvait horrible et inhumains les actes de ces fidèles, de ces moutons du Lord. Elle voulait protéger ceux qu'elle aimait de la menace des ténèbres. Mais au contraire...elle voulait gouter au mal. Au véritable mal. Elle avait déjà tué. Elle avait déjà gouté la vengeance et ce qu'elle apportait. Mais ça ne lui suffisait pas. Vanille avait soif. Elle se détestait à penser cela, mais c'était plus fort qu'elle...

Et soudain, la mort frappa. Aussi foudroyante qu'un éclair. Un éclair vert...une élève tomba. Un cri déchirant raisonna dans la salle, puis ce fut le silence. Une seconde élève venait de tomber. Toutes deux venaient de rejoindre la mort...la mort. Deux assassinats. Deux innocents tués. Vanille voulut crier comme cette élève venait de le faire avant de quitter ce monde. Elle voulut crier aussi fort qu'elle le put, mais c'était resté dans sa gorge. Cette fois-ci, la peur s'insinua véritablement en elle et l'étrangla. Elle avait peur. Terriblement peur. Et si elle aussi, elle serait arrachée au monde des vivants? Et si sa vie se terminait ici, et ce soir? Et si...et si. John l'étreignit. Il la prit dans ses bras, comme pour...la protéger? Elle? Oui...il voulait qu'elle reste en vie ce soir. Ce soir, ce n'était pas la fin. Pas pour elle. Pas pour ceux qu'elle chérissait tant. Non, la vie continuerait, aussi misérable soit-elle.


« John...j'ai peur...John... »
chuchocha-t-elle alors qu'elle enfouissait son visage dans le cou du jeune homme. Protège moi, John, protège moi...
Mais...arrachée. Elle fut comme arrachée de ses bras. On venait de lui attraper le poignet. Qui...? La mort était-elle proche?
Non. Non. Pas maintenant. Ce n'était pas la mort. Ce n'était même pas un mangemort. Celui qui venait de l'enlever à John n'était autre que son meilleur ami. Aaron. Elle...elle n'avait même pas pensé à lui. Lorsque tout avait commencé, Vanille Gauthier n'avait eut aucune pensée pour celui qu'elle osait encore appeler son meilleur ami ! Elle était horrible. Comment ne pas penser à lui, alors qu'il était dans cette salle, encerclée par le mal, alors qu'elle venait de le laisser tomber pour rejoindre John? Comment...

Une larme coula. Elle s'en voulait. Trop. Beaucoup trop. Elle se rendait compte que la peur la rendait...vulnérable. Tellement fragile. Elle n'était plus une ombre, mais une petite chose fragile qui a besoin de se sentir protégée. Et Aaron qui avait du être affolé de ne plus voir Vanille...tout alla si vite.

« Vanille... Pars loin d'ici, je t'en supplie. »
Je t'en supplie...je t'en supplie...pars loin d'ici...oui, mais...comment? Comment partir d'ici? Le mal retient tout le monde. Je ne peux pas partir, Aaron. Je n'en ai pas la force. J'ai peur. J'ai peur. Je ne veux pas partir. Je ne veux pas rester loin de mes amis. Je ne veux pas, Aaron. Ne me laisse pas partir...
Un cri. Aaron la plaqua contre un mur. La protéger, il voulait la protéger.

« Vas-t'en ! »
Non...non...!
Il la poussa violemment vers la porte. Non...

« VAS T'EN ! »

Elle pleurait, toujours plus, elle ne voyait plus clairement son meilleur ami. Ne pars pas, ne pars pas ! Ne me laisse pas !
« Aaron...ne...je ne peux pas... »

Ce n'était pas possible. Ce n'était pas réel. Tout ça n'était qu'un cauchemar. Tout ça n'était qu'un rêve morbide et qui semblait bien trop réel - Je veux me réveiller, bordel. Vanille semblait redevenir humaine. Vanille n'était pas un monstre. Car si elle en avait été un, alors elle ne pleurerait pas, la peur ne la tétaniserait pas, la mort devant ses yeux ne la dégouterait pas. Elle était humaine, et ce soir, ses sentiments reprenaient le dessus. Elle voulait qu'on la protège, qu'on fasse tout pour la garder en vie. Elle voulait qu'Aaron la prenne par la main et l'emmène loin, loin de ce qu'elle ne supportait plus. Loin de ces monstres. Loin de cette salle qui renfermait l'odeur du sang, l'odeur de la mort...elle regarda son meilleur ami et prit ses mains. Comme si tout était fini. Comme si jamais plus elle ne le reverrait. Comme si tout se terminait en cette soirée. Et puis, ce fut le vide.

Les mains toujours dans celle de son meilleur ami, Vanille avait fermé de nouveau les yeux. La salle n'était plus là, le mur avait disparu, les mangemorts aussi...et le ministre, les aurors...que s'était-il passé? Un sortilège...les élèves venaient d'être envoyés à l'étage !

« Aaron...je... »

La jeune fille se lança dans ses bras. Alors...c'était fini? Tout était fini? Vanille tremblait toujours, encore plus qu'avant. Elle était pâle. La peur était toujours présente, mais elle se sentait...libérée. Comme si ce qu'il venait de se passer avait enlever un poids en elle. Ce n'était peut-être que passager, mais c'était tellement important.
« J'ai eu si peur...je suis désolée, je...je suis une idiote ! Comment aurais-je fait sans toi? Je suis égoïste, si tu savais comme je m'en veux ! »



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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Sam 9 Avr - 18:31

_C'est là que je dois trembler ? Hendley... Hendley... Tu sais pourquoi tu n'arriveras jamais à être aussi terrifiant que moi ? Parce que tu es gentils, parce que tu es sage.. Parce que tu es tenus par ta prétendue morale et celle de cette société où bientôt les sang impurs te boufferont le caviar sur le dos... Parce que tu tremble à l'idée de lever ta baguette pour la simple raison que seul un simple sort de désarmement pourrait en surgir alors que je n'aurais aucun scrupule à te liquider sur le champs...


De quel droit Rabastan envoyait son venin au visage de Flynn? Il se moquait bien du jeune gryffondor! Et il profitait de la situation pour chercher Flynn. Bien sûr, le mangemort touchait souvent juste sur ce point là, même si Flynn refusait de l'admettre! Il savait que le mangemort n'hésiterait pas à le tuer. Même devant une foule de gens. Mais Flynn n'avait pas peur. Il craignait Rabastan, mais ne se l'avouerait jamais. Il avait trop de fierté pour cela.


Mais avant que Flynn réponde au mangemort, Fraise emmena Rabastan avec elle. Elle avait soif apparemment. Mais Flynn connaissait assez bien son amie, pour savoir qu'elle ne voulait qu'éloigner les deux ennemis. Si ça se trouve, c'est ce qui sauva Flynn. Il lui fit un signe de tête, qui voulait lui demander de faire attention à elle. Il savait qu'il ne pouvait rien faire pour la séparer du mangemort. Etait-ce une habitude pour les gens de laisser Flynn seul ainsi? Ça devenait extrêmement énervant. Mais valait-il mieux que ce soit ainsi? Surement. Si Fraise n'avait pas mit fin à l'échange entre Rabastan et Flynn, qui sait ce qui aurait pu se passer? Ça aurait surement fini en combat. Et Flynn se serait certainement blessé à cause de son ennemi.


Flynn ne bougea pas. Le temps paraissait s'être figé. La plupart des gens qui l'entourait affichaient un sourire éclatant, souvent accompagnés d'amis ou de collègues. Il y en avait au moins quelques uns qui ne s'ennuyaient pas! Mais soudain, toutes les lumières s'éteignirent brusquement. Des cris se firent entendre. Des mouvements rapides frôlèrent Flynn. La panique se fit ressentir. La peur arriva. Quelques secondes s'écoulèrent et la lumière revint. Une brume apparut. Et tous le monde comprit qui arrivait. Vous savez qui.


Le Lord était face au ministre de la magie. Flynn voyait tout ce qui se passait. Il n'était pas très loin d'eux. Celui que tous le monde redoutait, prononça un discours qui plongea chaque personne dans un silence pesant remplie de frayeur. Chaque mot, chaque phrase, étaient entendues avec une très grande attention par chaque personne de la foule. La peur se fit tout de suite ressentir. Même Flynn avait peur. Sa gorge se noua, et quand un éclair vert jaillit de la baguette du Lord Voldemort jusque dans la foule, plusieurs personnes crièrent. Flynn vit un corps à terre. La jeune fille, que Flynn avait vu à plusieurs reprises dans l'enceinte de l'école de magie, gisait à terre, inerte. Liah Woodpiker. Une autre était au-dessus du corps de cette dernière. Flynn ne la reconnut pas immédiatement. Mais quand une femme, qui ressemblait parfaitement à une mangemort, prononça quelques mots dans sa direction, il reconnut la fille. Marlène McKinnon. Au moment où un second éclair vert jaillit de la baguette de la mangemort, il se retenu de crier. Il avait envi de se jeter sur la femme. De quel droit s'en prenait-elle à deux élèves innocentes de Poudlard? Elles ne lui avaient rien fait! C'était injuste! Dégoutant. Écoeurant. Flynn voyait rouge. La rage grandit en lui. Combien d'autres personnes allaient mourir ce soir? Quelques unes? Des dizaines? Des centaines? La guerre commençait.

Flynn vit soudain Ariana. Elle avançait vers la meurtrière. Pourquoi allait-elle vers elle? Qu'avait-elle derrière la tête? Au moment où il vit la ressemblance frappante entre son amie et celle qui venait de tuer la jeune serpentard et qu'il allait s'avancer pour rattraper Ariana, il senti une baguette se glisser sous son cou. Il eut juste le temps de voir son amie Serdaigle s'éloigner avec celle qui lui ressemblait. Et il comprit alors, en voyant d'autres personnes prendre des élèves et adultes en otage, que lui aussi était pris au piège. Son ravisseur glissa quelques mots à Flynn:


-Alors toi mon petit, tu ne bougera pas d'ici.


Flynn reconnut immédiatement la voix de l'homme. Ce ne pouvait qu'être Jonas. Et un tas de souvenirs réapparurent dans son esprit. Il se revit, enfant, avec un garçon âgé de quatre ans de plus que lui. Ils riaient, jouaient et s'amusaient. Malgré leur différence d'âge, ils s'entendaient parfaitement, et Flynn voyait en cet ami un frère. Jonas. Jonas et lui étaient des amis d'enfance. Et étaient très proches. Mais quand ils grandirent, ils se perdirent de vue, dès que Jonas sortit de Poudlard, il y a quelques années. Flynn n'eut plus aucunes nouvelles, et lui même ne donna pas non plus de signes de vie. Et c'était lors d'une fête qui tournait au cauchemar qu'il retrouvait son ami d'enfance.


Flynn réussit à articuler, pur s'assurer que c'était bien jonas qui le tenait sous son emprise:


_Jo...Jonas? Qu'est-ce que tu... fait?


La voix de Flynn trahissait son impuissance, il n'aurait jamais du venir. Il le savait et l'avait senti dès qu'il était entré dans la salle. Il aurait préféré recevoir au moins un millier de retenues au lieu d'être là. Mais si il n'avait pas été là, ça aurait été surement quelqu'un d'autre qui aurait été sous l'emprise de Jonas ou d'un autre mangemort. Ça aurait très bien pu être... Emma. Non il enleva cette idée de sa tête. Il ne s'avouait pas ce qu'il ressentait pour elle. Mais le simple fait de ne pas savoir où elle était, le rendait dingue. Et si elle était elle aussi sous l'emprise d'un mangemort? Il espérait qu'elle était loin de toute cette horreur. Il l'espérait de tout son... coeur.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Dim 10 Avr - 12:13

« Aaron...ne...je ne peux pas... »

Elle était revenue vers lui. Elle lui avait prit les mains et Aaron réalisa à quel point il tenait à elle. Non,il ne fallait pas que cette étreinte, si faible soit-elle, continue, non, il fallait.. il faut.. Tu dois partir Vanille, je t'en supplie ! Pars, pars, ne meurs pas, ne restes pas ici. Je t'ai déjà perdue une fois. Je veux pas que ça recommence. Je préfére te voir embrasser encore mille fois un autre garçon plutôt que de ne plus te voir. Vanille, putain, si tu tiens un tout petit peu à moi, pars !
Moi, moi, je veux me battre. Je sais très bien que je suis completement ridicule dans mon semblant de courage mais je veux.. Je veux aider, je veux pas qu'ils puissent te retrouver un jour et te faire du mal, je veux pas qu'ils fassent du mal à ma mère, je veux pas qu'ils fassent du mal à Suzie, à .. Je veux pas qu'ils me fassent du mal. J'ai peur, Vanille, moi aussi. Dans mon ventre, mon estomac se noue. J'avais déjà vu la mort. Jamais de cette façon. Je veux pas qu'un éclair vert traverse cette pièce et touche l'un de nous. Je veux pas mourir maintenant. Pas ici, pas sans avoir au moins effleuré tes lèvres, pas sans avoir fait sortir ma mère de l'enfer où on vit, pas sans avoir fait savoir au monde qui je suis, pas.. Je suis bien trop jeune, bien trop jeune pour mourir. Non, Vanille, tu dois partir. Peut être que c'est la dernière chose que je te demande alors, fais le , s'il te plait : Pars. Vas-t-en, cours, renverses les deux trois personnes devant toi, prends tes jambes à ton cou et descends tout les escaliers. Rentre à Poudlard, attends moi dans le dortoir, sans bouger, mais pars, pars !
Je dois.. Pars ! .. Se battre.. Il faut.

Et puis ce fut le vide.

Quand Aaron put enfin rouvrir les yeux qu'il avait dû fermer sous l'effet du sortilège, il n'était plus dans la grande salle de la réception. Il n'y avait plus ni Lord, ni Ministre, ni Mangemorts ni cadavres. Ils étaient sauvés. Enfin, pour l'instant. Il leva rapidement les yeux vers le plafond et comprit au frémissement de celui-ci qu'ils se trouvaient à l'étage, juste en dessous de la bataille. Et lui qui voulait se battre.. Bien sûr, il enragait d'avoir été écarté ainsi de l'importance du moment mais les mains de Vanille dans les siennes lui rappèlerent à quel point il était débile de vouloir se battre. A quoi bon risquer sa vie, quand on sait qu'on ne pourra rien faire pour empêcher le Seigneur des Ténebres monter ? Aaron aurait été incapable de tenir tête ne serait-ce qu'au plus misérable des mangemorts. Parcqu'il n'aurait pas pu tuer. Il avait déjà du mal à frapper quelqu'un, alors de là à tuer, il devrait encore parcourir du chemin. Quoique.. Parfois, et Aaron s'en rendrait compte plus tard, la frontière entre la haine et le meurtre n'était plus qu'un simple fil à enjamber.

« Aaron...je... »

Il détourna ses yeux du plafond qui tremblait un peu plus à chaque instant pour la regarder. Elle pleurait. Aaron aussi. Mais de rage, mêlé à un profond dégout de ce connard, là haut, qui venait d'enlever deux vies de plus. Salop. Aaron se jura qu'il payerait pour tout ce qu'il venait de faire puis laissa Vanille se faufiler entre ses bras. Il carressa doucement ses cheveux, la serrant tendrement, mélange de l'étreinte qu'il aurait fait à sa petite soeur comme à sa petite amie, à sa.. meilleure amie.
Les larmes de la jeune fille coulaient contre son cou et les doigts d'Aaron se crispaient toujours un peu plus dans son dos. Il ne voulait plus jamais la perdre.

« J'ai eu si peur...je suis désolée, je...je suis une idiote ! Comment aurais-je fait sans toi? Je suis égoïste, si tu savais comme je m'en veux ! »

Il se décolla d'elle pour pouvoir la regarder dans les yeux et la prit par la joue, la forçant à faire de même. Il n'y avait rien d'amoureux dans cette caresse. Juste de l'amour, un profond besoin d'attachement.

«  Tu n'es pas idiote.. Tu.. Oh, putain, Vanille, j'ai plus envie d'en parler, j'ai juste envie de.. »

Et il la prit fermement dans ses bras, l'écrasant presque contre lui pendant quelques secondes avant de lui chuchoter à l'oreille :

«  Je suis tellement content de t'avoir retrouvé. »

Et ça aurait pu durer longtemps si Aaron n'avait pas entendu un bruyant «  stupefix » à l'étage.

Il leva la tête promptement et souffla : «  T'as entendu ? »

Son premier réflexe fut de penser aux mangemorts. Mais ce ne pouvait être eux. Ils ne ceraient pas passé par le stupefix. Donc, par élimination, c'était forcément..

«  Il faut qu'on aille les aider. »
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mar 12 Avr - 17:01

Le spectacle avait commencé sur les chapeaux de roues. Après de long préliminaires qui n'avaient été que regards, sourires, bontés hypocrite, évitement et surveillance. La tension avait atteins son climax, son apogée et ne retomberait que lorsqu'un camp aurait été meurtri, peut-être même les deux. L'avantage était pour le moment du côté des mangemorts qui, avec l'effet de surprise provoqué par l'entrée fracassante et impressionnante de leur maitre majestueux, avaient eut le temps de prendre leurs précautions en prenant en otage de jeunes élèves, en joug avec leur baguette. Ce moment était toujours totalement jouissif. Ce court instant où l'ennemi se rend compte que l'affrontement est inévitable et que les deux camps ne sont pas aussi loyal, n'utilise pas les même armes, et n'ont pas les même handicapes. D'ailleurs, après que deux élèves se soient effondrés, les autres élèves s'envolèrent comme par magie, et c'est un euphémisme ici. Ils venaient de comprendre que faire des victimes n'était pas grosse peine sur la conscience de leurs ennemis et qu'il valait mieux en tenir compte dans la situation avant de faire quoi que se soit d'autre.

Tout allait si vite, si bien que Rabastan ne vit pas immédiatement que l'auror qui l'avait observé au début de la soirée, venait de se placer tout près pour l'empêcher de bouger plus avec sa captive. Rabastan surveillait bien évidemment les environs et sa baguette, fermement placées sur le menton de Fraise, menaçait à tout moment de faire une victime de plus. La jeune femme, l'auror était derrière eux à ce moment et venait d'interpeller Rabastan, lui demandant de relâcher sa captive.
Il pivota légèrement de façon à croiser le regard de la jeune femme tout en se faisant accompagné de Fraise qu'il sentait partir. Les sortilèges fusaient par endroit et Rabastan ne pouvait se permettre de laisser Fraise pour plusieurs raisons. La première était bien entendu pour sauver sa peau. L'auror ne manquerait pas de l'attaquer à bout portant s'il avait le malheur de se défaire de sa proie. Mais il n'y avait pas que ça. Secrètement, il s'inquiétait déjà pour Fraise. Il ne voulait pas la blesser, lui faire de mal. Il cherchait de tout son être une façon de montrer qu'il n'était pas là pour jouer tout en épargnant la gryffondor qui l'accompagnait. Il s'était pris de tendresse pour la jeune fille et ne souhaitait plus le moins du monde qu'elle souffre de sa main. C'était pourtant sur elle que sa baguette se faisait menaçante. Un joli coup de bluff qu'il faudrait vite appuyé par un acte de sauvagerie incroyable. C'était la solution, sa solution, pour qu'on le prenne au sérieux, même si c'était peut-être déjà le cas. Pour que l'auror lui faisant face comprenne que si elle tentait quoi que ce soit alors qu'il avait la jeune élève dans les bras, elle devrait porter le fardeau de sa mort sur la conscience, jusqu'à ce que la mort la délivre. Un léger sourire prit place sur son visage et une des élève croisa son regard. Il reposa alors ensuite son regard dans celui de son ennemi tandis que sa baguette pivotait légèrement.

Un sortilège à peine prononcé s'échappa de ses lèvres et la jeune fille vit son visage de relever, les yeux vers le ciel et ses yeux convulsèrent lorsqu'une lame invisible l'engorgea lentement. Le sang jailli de sa gorge avant qu'elle ne s'écroule inerte, le corps alourdi par la mort. Rabastan fixait alors l'auror avec un regard de profonde folie, laissant transparaitre tout le plaisir qu'il venait de prendre en liquidant cette élève dans un acte de profonde barbarie. Un psychopathe, voilà ce qu'il était. Un monstre, se délectant dans le meurtre. La vue de tout ce sang se répandant maintenant sur le sol fut pour lui un sentiment de puissance orgasmique. Sa baguette déjà replacé sur la jugulaire de Fraise, il jeta de nouveau un regard vers les environs. Le combat faisait rage entre les deux leader mais pas que. C'était dans toute la salle que les sortilèges fusaient pour ceux qui n'avaient pas pris d'otage.

La main placée sur le ventre de Fraise resserra légèrement l'étreinte lorsqu'il sentit la jeune fille faiblir. Elle devait être sur le point de s'évanouir, elle était déjà si fragile avant tout cela. Ses yeux fermaient ne pouvaient empêcher les larmes de rouler sur ses joues à présent translucides. Elle était si pâle et si faible. Rabastan pouvait sentir son corps trembler frénétiquement et sentir son pouls au bout de sa baguette. Il se surprit à avoir peur pour elle, à vouloir qu'elle tienne le coup. Et si parfois elle semblait vouloir s'abandonner là et tomber, elle semblait pourtant lutter pour rester debout et se protéger de ce qu'il se passait autour. Rabastan la retourna vers lui, en la gardant tout contre son corps et en gardant sa baguette sur elle. Il la regarda un instant et put prendre en compte l'ampleur de son malaise. Il passa alors son bras sous les épaules de Fraise et l'amena à se blottir contre lui, il la soutiendrait ainsi. Il la prit dans ses bras et avec sa baguette toujours sur le côté pointée sur le cou de sa captive, il releva les yeux vers la salle et notamment l'auror qui se devait de l'affronter et qui semblait lui en vouloir tout particulièrement. Le regard de Rabastan cherchait alors une issue, voyant la situation s'envenimer. Son regard, lorsqu'il fixait l'auror avait pour but de lui faire comprendre qu'elle ne devait pas faire de connerie si elle souhaitait revoir Fraise en vie. Bien sur, il n'offrait aucune garantit, c'était un mangemort. Mais elle pouvait au moins être sûr qu'à la moindre attaque de sa part, le corps de l'élève s'effondrerait cette fois pour de vrai et sans vie. Elle devait avoir remarqué qu'il soutenait l'élève mais ne pouvait surement pas deviner qu'il ne le faisait pas que pour se protéger lui. Il recula, portant Fraise contre lui comme on protégerait quelqu'un, pas comme on l'emprisonnerait. Il s'éloigna des heurts et de l'auror.
Le petit bout de femme qu'il tenait dans ses bras ne mourrait pas ce soir, pas de sa main non plus, il s'en était fait la promesse intimement.

"Tu vas t'en sortir... tiens le coup..."
Fit-il à demi-voix en atteignant la porte de sortie.


(La jeune fille que j'ai tuée est Ambre)
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Jeu 14 Avr - 14:40

♣Je le tenais maintenant, il ne pouvais s’enfuir. J'avais accomplis ma mission, ou du moins j'étais en train de l'accomplir mais d'une manière ou d'une autre la victoire ne devrais plus nous échapper. Il n'y avais plus un seul élève libre ceux qui on était encore en liberté on été transférer à l'étage, j'ai eu la merveilleuse idée de vouloir monter. Cependant une choses m'arrêta, oui je parle bien de mon otage. J'aurais bien pu le laisser la, enfin un otage en plus ou de moins... Quelle différence ? J'avais pas pensé avant d'agir. Mais bon maintenant que le seigneur des ténèbres m'a remarquer il était trop tard pour m'éloigner. Qui sais peut être qu'il allait nous ordonné de tous les tué. Enfin, je n'allais pas risqué de déclencher sa colère contre moi. Je suis donc resté là et après avoir dit de rester calme à mon otage je me suis mis à regarder le Lord, j’enregistrais ses moindres geste, rien ne m'échappais, et je pensais même que rien ne pourrais perturber mon attention. Mais la voix du garçon que je détenais à prononcer mon nom. Sur le moment j'ai un peu plus enfoncé la baguette dans la gorge de celui-ci. Pourquoi ? Je sais pas, j'ai eu peut être peur un instant qu'il ne prononce une formule pour se dégager, mais lorsque j'ai analysé ce qu'il à dit je me suis dit que ce n'était pas le cas, par contre je ne suis plus parvenue à me ré-concentrer sur mon maître car la voix me disais quelque choses. Dire que tout ça se passa en a peine dix secondes dans ma tête, j'ai pu finalement reconnaître la voix de mon amis d'enfance, Flynn, je ne lui avais plus vraiment parler lorsqu'on était à Poudlard car nos chemin se sont séparer lorsqu'on m'a attribuer la maison de Salazard Serpentard et lui de Godric Gryffondor, c'est pour ça que je ne me suis pas souvenue de lui directement, c'est logique après tout, lorsque je le côtoyais il n'avais que 6 – 7 ans. Il n'avais encore qu'une voix de gamin, maintenant c'est devenue un adolescent mais je n'ai pas eu de mal à le reconnaître. Pour en être certain j'ai fais pivoter son visage pour que je puisse l'apercevoir. Pas de doute c'était lui ! Flynn, je ne pouvais pas me tromper pour une fois ? Eh bien non, il y avais des centaines de personnes dans cette salle et comme par hasard je devais tomber sur un ancien ami. De toute manière je n'avais pas le choix, j'étais obligé de le garder.

♣Je n'avais pas l'intention de lui répondre, non, c'est pas vrai, je ne trouvais pas quoi lui répondre. Pourquoi ? Ça c'est passé il y a plus de sept ans je pense, un ans avant qu'il n'entre à Poudlard, à ce jour lui même ignorais s'il allait allé à Gryffondor ou à Serpentard. Nous étions déjà à ce jour de bons amis, je le traitais comme un petit frère que je n'ai jamais eu la chance d'avoir. Il était pour moi plus important que ma mère, c'est pour ça que quelque jour avant notre départ vers Poudlard je l'ai pris à part. D'habitude nous traînions avec d'autres Sorciers d'environs mon âges, mais je voulais lui parler personnellement ce jour, une discutions, entre frère. Ce jour là je lui ai parler de beaucoup de choses, je me suis même permis de lui apprendre deux ou trois sort, mais ce dont on à parler que quoi qu'il arrive je serais la pour le protéger. Je lui ai dit une phrases que je n'oublierais jamais, et j'ai peur que lui non plus ne l'avais jamais oublier. « Je serais toujours là pour toi »

♣J'ai fermer les yeux un instant, j'étais surtout gêné de lui affirmer que c'était bien moi. Je me suis mis à reculer, non seulement pour avoir un peu plus de discrétions, il était certain que si un mangemort venait à entendre ma conversation j'aurais des gros problème, mais aussi pour protégé Flynn des sortilège de mort qui passais par ci par là, tellement il y en avait que je ne faisais plus attention, on aurais tout aussi bien pu croire que c'est un sort d'expulsions jeter à travers la salle. En tout cas moi j'avais cette impression, je ne savais pas comment les autres voyais cette situation. Tout le monde n'avais pas un mentale aussi déchiré que le miens. J'ai finis par rouvrir les yeux, lorsque nous sommes arrivé d ans un coin sombre.

-Comme promis, je te sauve la vie...

♣J'aurais aussi bien pu le laissé là, mais je devais tenir ma promesse, pourtant, aucun serment inviolable ne me retenais. Mais c'est ainsi que je fonctionne. Je le protégerais jusqu'à ce que l'un de nous deux meurs.

HJ: Désolé, enfin c'est déjà mieux que le dernier post ^^'
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Sam 16 Avr - 14:47

Tout s’enchainait. Très vite. Mais cela ne le perturba pas le moins du monde. Des corps s’écroulaient. Il y en avait deux. Une grande majorité des personnes de la salle pleuraient. C’était beau et drôle à la fois. Oui, il trouvait ça jubilatoire de lire la souffrance et la tristesse dans leurs yeux. Pauvres êtres fragiles. L’attachement était une foutaise doublée d’une futilité, cela ne menait qu’à sa propre perte.
Aimer quelqu’un…C’était complètement absurde, inutile, et pour lui inconcevable.
Le respect lui par contre pouvait exister. Il était évident que l’on devait respecter le plus puissant, l’élu qui permettrait à cette Terre d’être enfin purifiée de toute la souillure qui s’y était incrustée au fil des ans, et IL était celui qui amènerait le monde à cette bénéfique fin.
Le Lord n’accordait son respect qu’à une seule personne, qu’il pensait toutefois avoir dépassée depuis bien longtemps. Salazar Serpentard. Fondateur d’une majorité des préceptes qu’il appliquait aujourd’hui.
Si Cobb avait été Sang Pur, alors, il faut bien l’avouer, Voldemort lui aurait reconnu un certain génie. Mais il n’était qu’un sang de bourbe, un être autant humainement qu’intellectuellement inferieur. Un animal. Bon à abattre. Qui n’avait que pour but de souiller le sang de pur et s’emparer du monde des justes que les nobles familles représentaient. Cobb semblait ne réfléchir qu’une fois sur deux. Il n’était qu’une bête incontrôlable, un sombre crétin soumis à ses pulsions de vermine impure. Il avait montré une forme d’intelligence en évacuant une majorité des élèves, et en croyant sottement avoir réussi à piéger LE Lord. Mais voilà, cela s’apparentait plus à une piètre tentative d’intelligence que démontraient parfois les impurs.
Cela n’allait rien changer qu’il n’y ait plus autant d’élèves, les Aurors n’oseraient encore pas attaquer, de peur qu’il n’y ait à nouveau des morts. Ah ! Encore une chose idiote que de craindre la mort d’autrui.

Cobb continuait de s’enfoncer en tentant de le stupefixier. Le Sort toucha par le fruit du hasard le Lord qui ne bougea pas d’un centimètre, comme si cela ne lui avait rien fait. Non, on aurait dit que le sortilège s’était dissipé, comme si il avait eu peur, avant même de n’avoir pu faire quoique ce soit.
Et le Seigneur des Ténèbres se mit à rire. Un rire froid, sans joie, sans aucune des intonations propres au rire. Un rire glacial. Un rire fou. Un rire de fou. Un rire qui semblait aspirer tout l’espoir que les sots avaient encore dans le cœur. Un rire qui raisonna dans toute la pièce et arriva même à l’étage, ôtant ce qui restait de lumière et d’espérance, les réduisant en miettes.
Ce ministre de pacotille pensait-il vraiment qu’un simple stupefix suffirait à l’avoir ? Lui ? Lord Voldemort ? Quelle idiotie. Encore une preuve que Cobb agissait sans une once de réflexion potable. De plus, le mage noir en était arrivé à un point où même le sortilège de mort prononcé par un autre ne lui ferait rien. Il était sa seule menace. Il était presque invincible.
Ne tergiversons plus. Il était à présent inutile de démontrer la puissance du Lord, étant donné qu’il était le plus puissant, c’était, c’est, et ce sera admis point.
En essayant de riposter Cobb venait démontrer qu’au fond il ne se maîtrisait pas tout.
Voldemort de leva sa baguette et lança un sortilège de mort qui frôla le ministre. Raté ? Du tout, le Seigneur des Ténèbres était un très bon lanceur, le plus grand mage de tous les temps. Juste derrière Maximus une silhouette s’écroula. Une Auror qui avait essayé d’agir, pensant ne pas se faire voir. Loupé. Mais maintenant les autres savaient qu’il ne fallait pas s’interposer.

Le Lord était une personne perspicace, très perspicace, et aussi très bien informé. Les regards de Cobb pour la fameuse jeune femme signifiaient tout. Certes, Voldemort ne comprenait pas l’amour, mais il savait en reconnaître certains signes et surtout appréciait jouer avec les faiblesses que cela apportait.
Devant Kate, le corps d’une jeune femme presque décapitée s’écroula et le Lord eut un sourire. Il appréciait beaucoup la manière dont Rabastan tuait.
Se retournant rapidement, il lança le fameux sort qui désarma la jeune Auror que le ministre portait dans son cœur, et d’un autre sortilège, il la fit venir à lui très rapidement.
Désormais il la tenait en otage, il sentait la vitesse à laquelle battait son cœur, l’odeur de la panique, de la peur, et il adorait ça. Toutefois, pour éviter quelques débordements de la part de la femme, il la mit aussitôt, sans un mot, sous imperium. Et il était bien impossible de résister à ceux du Lord.
Voldemort se tourna à nouveau vers Cobb, ce qu’il venait de faire ayant été extrêmement rapide et n’ayant laissé le temps au ministre de réagir. Il avait un regard assassin, froid, glaçant, et un sourire carnassier qui ne laissait rien présager de bon.


-Maintenant, débarrassez-vous de votre baguette monsieur le ministre, je ne veux plus la voir, jetez-là loin d’ici et rendez-vous gentiment avec vos Aurors, ou je la tue. Comme Mary. Vous ne voudriez pas avoir, en plus de tous les morts de la soirée, celle-ci en plus sur la conscience tout de même ?

Et pour un effet dramatique amplifié, il utilisa son gentil et aimable pantin. Il adorait l’imperium, c’était la domination totale et complète, terriblement jouissif, le pouvoir sur autrui à son summum. Il se régalait de ce sort et de toutes les possibilités qu’il offrait pour faire souffrir autant les autres que la personne contrôlée.
Sous son ordre, Kate se mit à pleurer, sangloter. Cela paraissait naturel. Il fallait que ça soit naturel. Personne ne se douterait, surtout avec la pression actuelle, qu’elle était contrôlée. Non, on pensait rarement à l’imperium avec les mangemorts, ils avaient plutôt une image brutale, et le sortilège de contrôle était bien plus doux et d’autant plus vicieux.
La voix de la jeune femme s’éleva alors dans la salle, paniquée, prise de peur, c’était parfait, l’illusion était invisible


-Max…J’ai peur…Je ne veux pas mourir…Max, rend-toi je t’en supplie, ne me laisse pas mourir.

Voilà qui aurait bien son petit effet.

[HJ : J’ai bien evidement l’accord de Kate pour faire tout ce qui précède. Il est aussi clair que PERSONNE ne sait qu’elle est sous imperium.
Et au passage, j’ai tué Lola (qui était ici en Pnj) ]

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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Sam 16 Avr - 21:34




Et voilà. Elle venait d'abattre sa première victime. La soirée commençait enfin pour elle, la machine était enclenchée. La machine à tuer. Dès que Zooey - méritait-elle encore qu'on la nomme? - arrêtait le cœur d'un individu, elle sentait en elle une envie incontrôlable de continuer, elle était gourmande. Gourmande de mort. Elle se délectait de voir ces corps tomber, sans même avoir pu dire adieu aux gens qu'ils aimaient. Elle se délectait de la mort elle même. La mort n'est-elle pas une seconde vie, en soi? Qu'y a-t-il au delà de la mort? Qui vient nous arracher de cette terre souillée? Au fond, la mangemorte ne se disait-elle pas qu'en envoyant ces pantins torturés ou ces naïfs idiots droit à la mort, elle leur permettait de se libérer? Mieux valait vivre sans âme en enfer qu'avec une âme et une conscience sur terre. La vie ne vaut rien, la vie est une chemin obscur, un champ de mines. Zooey les aidait. Mais si après la vie, il n'existait plus qu'un vide? Si les corps inertes ne trouvaient jamais la paix? Si l'enfer seulement pouvait ouvrir ses portes? Personne n'a une âme pure. Ceux qui le font croire sont de sombres hypocrites. Une âme pure n'existe pas. Ce n'est qu'un mensonge, une illusion, quelque chose d'éphémère. Celui même qui prétend avoir une âme pure est déjà enveloppé dans la faute. Alors, dans ce cas, le paradis lui même n'est qu'une invention. Zooey ne voyait que par les ténèbres, et la simple idée qu'un monde, au delà de la vie, soit baigné de lumière la rendait folle.

Ces crétins finiraient donc brûlés, et leurs yeux ne verraient plus jamais. Leur voix restera engouffrée dans leurs cendres. Leur membres ne pourraient plus jamais les faire marcher, courir, nager, sauter. De la poussière. Ils finiraient en poussière. Zooey poussa un rire, comme à chaque fois qu'elle se rendait compte de ça. Elle riait comme une enfant sans insouciance, sans rêves, sans espoirs, une enfant vide. Elle poussait un rire froid, effroyable. Et le spectacle morbide de marionnettes n'était qu'à son début. Le sang n'avait pas fini de couler, les cris n'avaient pas fini de faire frémir chaque parcelle de son corps, les larmes continueraient de couler comme une fontaine qui ne s'assèche pas.

C'est alors que sa très chère sœur fit son apparition telle une héroïne de films, devant elle, la fixant comme si elle était un monstre. Mais le " comme si " était-il vraiment indispensable? C'était un fait. Décidément, elle s'amusait de plus en plus. Ariana. La voir aurait pu raviver en elle de vieux démons, la rendre mélancolique ou encore attentionnée. Mais c'était tout le contraire. Elle haïssait du plus profond de son être cette lâche, cette petite idiote qui n'aspirait pas à rejoindre le Lord, à la rejoindre elle. Les ténèbres ne l'attiraient donc pas? Ne voulait-elle pas connaitre cette soif de mort et parfois, de vengeance? Ne souhaitait-elle pas goûter au meurtre? Non, vraiment, c'était une parfaite ignorante. Un sourire méchant se dessinait sur le visage de Zooey, elle voulait lui faire du mal, mais pas physiquement. Elle voulait qu'elle souffre autrement, qu'elle ait mal au ventre à force d'entendre ce que dit sa sœur, que sa tête tourne à cause d'une parole affreuse, qu'elle s'effondre à cause de la violence mentale. C'était encore plus jouissif que de voir du sang.

Elle resta malgré tout silencieuse. Son regard parlait. Un regard d'une froideur sans pareil, un regard rempli de toutes les horreurs qu'elle avait commises, un regard également amusé. Que voulait-elle lui dire? Pourquoi l'avoir retiré de cette salle où se déroulait tant de choses divertissantes? Elle ne voyait plus rien, elle entendait simplement. Et elle sentait. Elle sentait la peur des victimes, la présence de son Lord, le désarroi des Aurors. Et son cœur si peu présent s'emballait, oui...dans ce lieu oppressant, où les êtres humains normaux auraient du mal à progresser sans tomber, elle, Zooey Jordane Osgood, pouvait enfin respirer. Un grand bol d'oxygène. Une voix insupportable parvint à ses oreilles.


- Vermine ? Voyons, Voldemort... Nous savons tous les deux que vous ne valez pas mieux que moi. Vous n'avez rien d'un roi. Pour cela, il faudrait un coeur !

La mangemorte poussa Ariana et la vue de ce sang de bourbe lui donna la migraine. Comme osait-il s'adresser de la sorte à leur maitre? Leur roi. Cet impur avait tout faux. Le coeur...l'amour...ce sentiment futile ne permettait pas à une personne de devenir roi. Il fallait de l'ambition, il fallait être dur et méprisant, il fallait se conduire en maitre. Comme le Lord. Lord Voldemort était la royauté, il était LE maitre. Le seul. Le ministre, comme tous les autres, n'était qu'un pion. Un pion sur le jeu d'échiquier de la vie. Il était bien futile d'essayer de se persuader qu'il était fort et qu'il avait la force d'affronter celui qui mènerait le monde à sa douce perte. Cet effronté tenta un minable Stupéfix. Vraiment minable.

Une fille se trouva égorgée par un poignard invisible. Du sang, encore et encore...Zooey souriait toujours, les yeux brillants. Elle avait presque oublié celle qui se tenait derrière elle. Celle qui partageait son sang. Elle regarda la jeune fille tomber, c'était si beau. Si beau qu'elle en fut émue. Émue de voir la mort partout, émue de la voir s'infiltrer dans chaque recoin...Voldemort prit une Auror en otage, après avoir enlevé une seconde vie, une autre gardienne du bien. La mangemorte était comblée. Chaque jour, elle accomplissait une vengeance, une soif de vengeance jamais assouvie. La vengeance était pour elle, une manière de réduire son passé en bouilli, d'oublier toute sa souffrance en faisant souffrir l'humain. L'humain qui la dégoutait profondément. Elle haïssait tout le monde. Sans exception. Même le Lord, malgré sa fascination. Zooey vivait pour manipuler, pour faire souffrir les êtres humains ignobles qui vivaient sur cette planète. Alors oui, à son tour, elle était ignoble. Mais elle l'assumait, elle en jouissait et était fière. A chaque fois qu'elle retirait la vie à une personne, elle se sentait pousser des ailes, les ailes du diable. Car c'était un monstre en moins. Un cœur de glace en moins. Une âme vide en moins. Des yeux qui ne voient rien en moins. Monstrueux. Délicieusement monstrueux. En réalité, la jeune femme n'aimait personne, les relations humaines, elles le fuyaient, les détestaient plus que tout, non pas par peur - ou du moins ne voulait-elle pas se l'avouer - mais par dégout. Le dégout de la race humaine. Zooey ne se considérait pas ainsi...elle était inhumaine. Pire ? Oh oui.

Mais n'était-ce pas les humains qui l'avaient rendu ainsi ? Sa mère en faisait parti. Seulement ça, elle ne le voyait pas. C'était la SEULE qu'elle se permettait...d'admirer, après le maitre lui même. Pas d'aimer, d'admirer. Celle qui avait fait de sa vie...un doux enfer. Une porte ouverte à la mort dans l'âme. Un gouffre sans fond. Oui, à cause d'elle, sa vie était comme une horloge sans aiguille, une rivière sans eau, une maison sans murs. Elle n'avait jamais eu de repères. Alors qu'avait-elle fait ? Elle avait ignoré. Elle s'était convaincu qu'il valait mieux fuir ce que l'on ne peut avoir, et qu'il fallait se contenter de ce qu'on avait. Et si c'était un tableau noir ? Alors il fallait être heureux de posséder ce tableau noir. Noir d'encre. Lâche ? Oui. Beaucoup. Plus que personne. Mais elle vivait avec ! Et jamais, non, jamais elle n'avait eu envie de changer, de remonter, de trouver une faille...de trouver un petit rayon de soleil. Jamais. A quoi bon ? Elle était déjà bien trop profondément enfouie dans les ténèbres, elle ne voulait pas devenir quelqu'un. Elle ne voulait pas devenir comme les autres. Sombrer...sombrer...encore et encore, dans ce gouffre sans fond, qu'est-ce qu'elle aimait ça ! Certains disent que le gouffre sans fond est la pire chose qu'on puisse imaginer, pourquoi ? C'est idiot. Pas de fond signifie qu'on n'arrive jamais en bas, qu'on ne touche jamais terre, qu'on ne sombre jamais complètement ? C'est l'éternité !

Un éternel enfer...

« On s’amuse beaucoup, ma sœur, ne trouve-tu pas? Ce sont tes amis qui vont bientôt être réduits en poussières, emportés par le vent de la mort? Je te plains. Je te dis sans cesse que tenir à des gens n’est qu’une perte de temps. » dit-elle alors, avec une pointe d'ironie et un sourire toujours froid et à la limite du sadisme. « Lord Voldemort serait ravi de t’avoir dans ses rangs. Ne veux-tu pas l’aider, ce soir? Ne veux-tu pas…m’aider? Ma petite Ariana. » Elle avait prononcé les derniers mots en posant sa main sur la joue de sa petite sœurette, prenant une voix douce qui contrastait avec son regard. Elle retira sa main en la griffant. « Je ne joue plus. »

Un sortilège prononcé par le ministre avait fait disparaitre les élèves présents dans la salle. Mais Ariana était restée. Le sortilège n'avait pas fonctionné. Parfait. Elles pourraient parler tranquillement...

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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Sam 16 Avr - 22:49

    Il s'éloignait. Il s'éloignait avec la jeune élève, il la tenait en joue. Et elle, elle était morte de peur, à tel point qu'elle s'était évanouie. Que pouvait faire Kate ? Que pouvait-elle bien faire devant ce couple, devant la mort imminente, devant la mort dont elle pouvait être la cause au moindre faux pas ? La brune mourrait de toutes façons. Kate avait deux possibilités, une simple et une difficiles. La première était de les laisser partir en se disant qu'elle ne pouvait rien faire à part précipiter sa mort, et ne pas l'avoir sur la conscience par la suite. La deuxième était de suivre malgré tout, de se battre, de faire le maximum pour la sauver, même s'il n'y avait aucune chance, même si elle savait qu'elle s'en voudrait tout le reste de sa vie - si elle survivait à cette sinistre soirée. Alors, son courage lui cramponnant le coeur, sa ténacité faisant le reste, Kate s'élança derrière le couple, qui se frayait difficilement un passage dans la foule, malgré l'élève qu'il avait tuée pour l'effrayer, malgré les sorts qui fusaient, malgré les corps qui tombaient. Elle était dans un autre monde, dans un autre univers. Peut-être rêvait-elle ? Il était impossible que les gens qu'elle connaissait, que les hommes en général soient capables de telles horreurs. La brutalité, la violence des événements la dépassait, elle ne pouvait y croire totalement. Elle attendait trop des hommes, elle voulait trop que ses parents ne soient pas capables d'effectuer de telles choses.

    Et alors qu'elle fendait la foule derrière le couple, comme si elle évoluait sous l'eau, en apnée, les bruits qui étaient auparavant atténués, les gens qui lui apparaissaient un peu flous, les pensées distantes qu'elle avait, tout la frappa de plein fouet, tout reparti à cent à l'heure. Un éclair la frappa de plein fouet, sa baguette vola. Elle ne se rappelait même pas l'avoir sortie. Avait-elle envisagé tuer ? Elle n'eut pas le temps d'y penser plus longtemps. Son corps allait plus vite que son esprit, elle ne suivait pas les évènements. Etonnement, elle se retrouva dans les airs, et se surpris à penser que les couleurs vives sous ses pieds feraient un magnifique tableau. Un tableau de sang, de violence, de peur, un tableau mélange de sentiments, un superbe capharnaum. Et elle repris conscience à nouveau, à nouveau les circonstances lui revinrent en tête, à nouveau elle paniqua, elle se démena, elle tenta de retoucher le sol.
    Pourquoi, pourquoi volait-elle ? C'était tout bonnement impossible... Elle ne pouvait pas voler, elle ne voulait pas voler, qui la faisait voler ? Pourquoi volait-elle ?

    Un contact glacial la fit s'arrêter de penser un instant, comme si elle avait fait un minuscule arrêt cardiaque. Peut-être était-ce le cas. Alors, elle vit Maximus, en face d'elle. Il la regardait, éffaré, effrayé. Elle vit d'autres regards sur elle. Des Mangemorts moqueurs, des Aurors térrifiés. Quoi, qui, comment ? Elle leva les yeux, et ce qu'elle vit lui fit regretter d'être née.
    La tenant contre elle, dans un étau l'étouffant presque, Kate réalisa que le Lord se tenait là, droit, face à tous, ennemis comme amis. Elle qu'elle, elle était là, comme bouclier. Un bouclier pour la personne qu'elle haïssait plus que tout au monde, un bouclier pour cette personne qui tuait des enfants. La colère d'abord l'envahie, puis, irrémédiablement, la peur, la terreur. Elle pouvait à peine se contrôler, elle voulait crier, pleurer, se débattre. Mais elle n'y arrivait pas, et doucement, comme un vent froid s'insinue doucement dans une pièce sans prévenir, elle se rendit compte que son heure était venue, qu'elle allait mourir dans les bras de cet homme.
    Elle regarda Maximus, et son regard hurlait la détresse, la supplication, mais aussi la mise en garde. Il ne devait pas prendre garde à elle.

    Et pendant qu'elle réfléchissait, il s'était passé quelques secondes à peine. Et tandis qu'elle prenait pleinement conscience de ce qui se passait, tandis que les sentiments affluaient sans pause dans son coeur, son esprit et son coeur, alors qu'elle allait faire en sorte de mourir elle même pour ne pas pénaliser les autres, elle sentit son geôlier bouger, elle sentit qu'il prenait déjà du plaisir à ce qu'il allait faire, elle sentit que c'était finit, elle sentit qu'elle ne pouvait plus rien faire pour que les autres continuent de se battre, elle ouvrit la bouche, et elle...

    Le vide.



[ Le vide correspond au début de l'impérium, je n'apparait donc plus dans ce sujet, ALLEZ Y LES GENTILS niquez en le maximum 8D ( Et tuez Aliénor pour moi ) C'est à vous de jouer ]
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 20 Avr - 13:11

Il faut dire que quand Ryan est en retard, il ne fait pas les choses à moitié. Cela devait faire plus d'une heure qu'il devait être en poste au ministère de la magie et pourtant il était toujours chez lui. Une fois bien réveillé il se prépara assez rapidement, un coup sous la douche, des affaires propres et décentes. Une fois bien habillé et lavé il transplana jusqu'à l'entrée du ministère. C'était sûr il allait en prendre plein la figure. Il emprunta une cheminée pour arrivée jusque dans le hall. Seulement une fois à l'intérieur, il découvrit une scène des plus déconcertante. Plusieurs sorciers étaient allongés sur le sol et des sorts volaient de partout. Ryan se baissa de justesse pour éviter un éclair vert qui lui fonçait droit dessus. Avec une agilité remarquable, le jeune auror sorti sa baguette de sa poche pour lancer un sort de stupéfiction sur l'homme qui l'avait prit pour cible quelques secondes auparavant. Une fois l'homme à terre il se précipita vers une jeune fille qui n'avait rien à faire au milieu du champ de bataille. Voyant que ses collègues guidaient les élèves de Pouldard en lieu sûr il les suivit. Pour une fois son retard ne se fera peut-être pas remarquer. Mais Ryan n'y pensait plus trop, pour l'instant il fallait jongler au milieu des cadavres pour pouvoir mettre la jeune sorcière en sécurité. Malheureusement pour lui elle trébucha sur un des sorciers qui était allongé. Se stoppant net l'auror regarda autour de lui, c'était beaucoup trop tard, des mages noirs fonçaient déjà sur lui en proférant des menaces et en lançant des sortilèges. Ryan eût juste le temps de lancer un protego qui les protégea lui et l'élève de Poudlard. L'idée d'inviter des élèves au ministère avec de tels risques ne plaisait pas beaucoup au jeune homme, mais encore moins maintenant.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 20 Avr - 23:12

Alors...c'était fini? Tout était vraiment fini...pour eux? Pour Vanille, pour Aaron? La mort ne les emporterait pas ce soir? L'odeur du sang ne flotterait plus sous leurs narines? Ils allaient rester ensemble, dans cette pièce, sans lutter, parce que, pour eux, c'était fini? Fini, fini...Vanille était submergée par l'émotion, ses tremblements s'étaient encore intensifiés, ses larmes coulaient le long de ses joues, telles des perles, des joyaux d'émotions ; elle ne voyait plus qu'une seule personne...son meilleur ami. Elle ressentait son amour, elle ressentait sa peur, sa joie, sa tristesse, son courage, elle savait qu'il aurait tout fait pour la protéger, qu'il aurait donné sa vie pour elle. Elle sentait son cœur battre, il était là, bien ancré dans sa poitrine, elle se sentait vivre...vivre après avoir frôlé l'éternel sommeil, le vide, le gouffre sans fond qu'on nomme...la mort. Elle regarda intensément le serdaigle en se demandant comment elle avait pu être assez horrible pour l’abandonner, le laisser seul, alors que elle, elle n’aurait pas supporté qu’il parte sans rien dire, elle aurait laissé sortir sa colère et ne lui aurait plus adressé la parole, l’ignorant comme si jamais il n’avait existé pour elle. Qu’était-elle devenue ? Pourquoi… ? Pourquoi avait-elle laissé sa haine l’emporter dans ce tourbillon infernal ?

Pourquoi avait-elle tué ? Et comment en était-elle arrivée là ?Elle s’était enfoncée dans ses mensonges. Pourquoi n’essayait-elle même pas de retrouver une raison de vivre, une raison d’être heureuse ? Elle s’était persuadée que plus rien n’avait d’importance. Mais c’était complètement faux. Il n’y avait qu’à regarder Aaron. Il n’y avait qu’à percevoir cette lueur dans ses yeux, cette amitié si forte qui les liait tout les deux. Elle avait étouffé la force qui restait en elle, la force de se battre…elle n’y arrivait plus, maintenant. Et pourtant, elle souhaitait plus que personne avoir une vie meilleure, et être une personne meilleure. Eradiquer toute cette haine qui restait encore en elle et la dévorait un peu plus, à chaque instant.

Vanille Gauthier avait-elle déjà été quelqu’un de…stable? La seule période de sa vie où elle pensait savoir qui elle était vraiment n’avait été qu’une flopée d’illusions, et après…elle n’avait fait que suivre ce qu’elle pensait être le destin. Elle s’était laissée emportée en tentant vainement de résister. Et cette adolescente torturée, légèrement skyzophrène et impulsive venait de redécouvrir une chose importante, essentielle : elle n’était pas seule. Même si toutes les personnes qu’elle aimait – ou presque – ignoraient les horreurs qu’elle avait commises, elles étaient toujours là. Toujours. Elle devait apprendre à leur faire confiance.

Voir la mort de cette façon, avoir imaginé un seul instant qu’elle aurait pu perdre un ami ce soir là…tout ça la bouleversait tellement. C’était tellement différent de la vision de la mort qu’elle avait eu en voyant son père tomber, en voyant cet élève alors qu’elle était saoule, en voyant ce meurtrier qui suppliait…elle se rendait compte de son erreur. De toutes ses erreurs. Mais la pire de toute…c’était son mensonge. Si elle continuait à cacher ce qu’elle était à ses plus proches amis, elle les perdrait. Tous, un par un. Comme chaque part d’humanité qui l’avait quitté morceau par morceau. Cette humanité revenait ce soir. Et son profond besoin d’amour prenait le dessus. L’amour qu’elle n’avait pas assez reçu de son père, en particulier. Car c’était à partir du moment où son père avait disparu de cette terre qu’elle avait ressenti ce vide…ce vide qui la rongeait tellement qu’elle en arrivait à vouloir faire souffrir les autres. Et à se faire souffrir elle.


« Tu n'es pas idiote.. Tu.. Oh, putain, Vanille, j'ai plus envie d'en parler, j'ai juste envie de.. »


Il la prit dans ses bras. Vanille ferma les yeux, pleurant toujours. Elle avait tant besoin de ça. De l’amour, voilà ce qu’elle recherchait chaque jour. Elle s’y prenait maladroitement…mais c’était ce qu’elle voulait plus que tout. De l’amour. Une protection.
« Je suis tellement content de t'avoir retrouvé. »


Moi aussi, Aaron, moi aussi…et si tu savais à quel point...
Elle leva les yeux vers lui, ouvrant la bouche. Elle voulait lui dire à quel point, encore une fois, elle était désolé, elle voulait lui prouver qu'elle tenait à lui plus qu'à sa vie. Mais elle n'eut pas le temps.

« T'as entendu? »


Vanille ne réagit pas. Et pourtant, oui, elle avait entendu. En haut, la bataille faisait rage. Rien n'était fini. Le bien était en train de s'affaiblir.
« Il faut qu'on aille les aider. »


Les aider...? Mais...comment? Vanille le serra encore plus fort, comme si elle ne voulait pas qu'il parte, comme pour l'obliger à rester. Non, ne pars pas, ou tu te feras tuer toi aussi. Et je ne veux pas ça.

Après tout...c'était peut-être le moment. Et si la destinée jouait encore, ce soir? Et si Vanille devait monter, affronter la mort, la vaincre? Et si elle devait faire cela pour évacuer sa haine, pour toujours? Elle ne savait plus. C'était de l'inconscience. Mais il était là, Aaron. Et elle le savait, il la protègerait. Mais en était-il réellement capable?

« Je...comment peut-on faire? Nous ne sommes pas assez fort. Je ne veux pas mourir...je ne veux pas te voir mourir...je...j'ai peur, je n'ai jamais eu aussi peur...je ne supporte plus la mort. »
Elle fournit alors un effort qu'elle pensait au dessus de ses forces pour dire :
« Et si je suis partie...c'est en partie à cause d'elle, parce qu'elle m'a fait perdre la tête. J'aimerais tant tout te dire...il y a beaucoup de choses que tu ignores sur moi, Aaron. »



HJ : Désolé, pour la fin, j'étais pas trop inspirée, mais si jamais ça me vient plus tard, j'éditerais ^^



" Vois le monde tel qu'il est vraiment " :
 
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