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 INTRIGUE; Struggle for pleasure

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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 02/02/2011
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MessageSujet: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mar 15 Mar - 1:27




    «Lorsque le Ministère de la Magie défit Vous-savez-qui»

    «Mr Cobb serait-il conscient des propos réels qu’il émit ce matin même ? Il semblerait en effet que le Ministère de la Magie souhaiterait convier une grande majorité de sorciers de la capitale, conviés par le ministre même . Plus fous encore, les élèves de Poudlard seront attendus cette nuit même pour une cérémonie totalement certaine et, à première vue, sans intention cachée. Il est certains que le Ministre ne mettrait jamais en danger la vie de milliers de sorciers, mais jusqu’où est prêt à aller le gouvernement de notre pays pour mettre la main sur Vous-savez-qui ? Jusqu’où le désire insatiable de vengeance entraînera les intentions de notre très cher Cobb ?
    Etes-vous prêt à suivre notre gouverneur dans sa lutte digne et loyale pour une magie seine et souveraine ? Alors laissez vous porter par votre plume et défiez vous-même la venue indéniable des serviteurs de Vous-savez-qui en manifestant votre combat aux côtés de Maximus et de ces Aurors fondus dans cette foule d’individus prêts à défendre leur croyance. »
    _________________________________
    « Mes fidèles sorciers, mes fidèles sorcières,
    Ce soir est le grand soir. Nous comptons sur votre présence au Ministère même de la Magie où nous vous accueillerons, mon équipe et moi, à notre grand bal pour une cérémonie en l’honneur de mon retour à la tête du Ministère.

    Sont conviés :














    M. Cobb, Ministre de la Magie.
    N.B : liste non-exhaustive pardonnez les oublis, je vous rajouterai.



Dernière édition par Keenan W. Svensson le Mer 16 Mar - 0:20, édité 1 fois
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ADMIN'TASTETHEFRUITϟ La bièraubeurre et moi, on déchire
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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 18/07/2010
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mar 15 Mar - 19:38



    Une convocation du ministre pour des élèves de Poudlard. Le monde sorcier avait-il déjà connu cela? Les temps semblaient s'assombrir chaque jour un peu plus et la situation devenait critique. Meurtres, enlèvements et autres accidents.

    Une excitation noire s'était emparée de la Gryffondor à la nouvelle. Le ministre, ayant été capturé par ces ... hommes aurait surement beaucoup de choses à leur dire.

    Fraise s'était enfermée dans sa bulle depuis plusieurs semaines, se coupant de tout, elle avait même quitté le château durant deux semaines, elle revenait ces derniers jours, d'apparence moins effrayante, perdue. Mais des évènements qui secouaient le pays, elle n'en savait que très peu. Avaient - ils trouver l'assassin qui était parvenu à entre dans l'enceinte du château , à passer inaperçu dans la salle de bal et à tuer sa meilleure amie ? Avaient -ils capturer le meurtrier de Bérénice Berckley ? L'avaient ils fait souffrir comme elle avait souffert de sa mort ? L'avaient ils assassiné réduisant la vie de ses proches à un enfer sans fin?

    Non. Certainement pas. Personne ne savait son nom. Tuer cette jeune fille au passé déjà noir. Fraise fixa son reflet dans le miroir en face d'elle. Ses yeux étaient rougis et elle luttait pour ne pas fondre en sanglots. A quoi bon pleurer.

    Et si ce soir aussi, ceux du côté du bien étaient trop aveugles pour voir le danger arriver? Fraise pourtant, sourit sauvagement à l'idée d'une potentielle rencontre avec le meurtrier, elle se voyait le torturer, sachant pertinemment qu'elle n'aurait pas fait le poids, cette idée sanglante semblait la soulager.

    Il avait été demandé aux élèves de se présenter en tenue correcte pour ce bal au ministère. Les plus jeunes resteraient au château sous la surveillance de deux professeurs candidats ainsi que du professeur Dumbledore qui souhaitait garder son château. Il n'avait de plus pas besoin d'assister physiquement à la réunion pour tout en connaître.

    Les élèves âgés de minimum quatorze ans étaient attendus par groupes près de diverses cheminées un peu partout dans Poudlard. Le sorts protecteurs seraient levés de 19h30 à 20h. Des aurors attendaient les élèves dans l'allée du ministère par laquelle les adeptes de la poudre de cheminette arrivaient.

    Fraise était prête, son teint pâle, ses yeux fatigués, elle ne tenta même pas de les masquer. Ses amies de dortoir la poussée à mettre une robe. Elle avait eu l'intention de faire apparition devant le ministre en jeans/baskets, on ne changerait pas Fraise. Alors elle avait enfilé une robe simple, bustier , de la même couleur que ses longs cheveux bruns bouclés. Deux anneaux d'or ornaient ses oreilles. Elle enfila des ballerines dorées, le port des talons ne l'attirant pas spécialement ce soir là. Au dernier moment, une de ses amies l'attrapa pour lui dessiner deux traits d'eye liner et souligner ses yeux de khôl. Elle sourit et se laissa faire. Beaucoup de filles étaient impatientes de cette soirée qui promettait d'être inoubliable. Fraise, elle...

    Il était temps d'y aller. Fraise attrapa une large cape noir à capuche qu'elle jeta sur ses épaules et descendit dans sa salle commune avant de filer vers le bureau du professeur McGonagall. Tout le château semblait en mouvement, dans le grand escalier, Fraise voyait des groupes d'élèves courir dans tous les sens et des préfets crier. Son coeur s'accéléra, les mouvements de foule n'étaient pas pour lui plaire. Certains, très classes dans leurs tenues paraissaient surexcités à l'idée de tout ce qu'il y aurait à manger, à boire, à voir... D'autres étaient livides, effrayés par ce que le ministre, nouveau héros, aurait à dire. Fraise était indécise, mais heureuse d'y assister, de sortir du château de caresser du bout des doigts la vie en dehors du cocon Poudlard.

    Une vingtaine de personne se trouvait dans le bureau du professeur de métamorphose qui guidait les élèves. " Un par Un , ne vous inquiétez pas , nous aurons tous le temps de passer. " Fraise fut un instant distraite par une jeune fille, qui devait fraichement avoir quatorze ans, qui pleurait. La capitaine des rouges fronça les sourcils et s'abaissa voulant réconforter la Gryffondor, mais déjà le professeur l'appelait. Elle se mit à trembler légèrement, se plaça dans la cheminée...

    Un éclair vert et elle se retrouvait dans un hall sombre, ou plusieurs cheminées s'alignaient contre les murs, toutes brulaient d'un feu vert avant de laisser s'échapper élève et autres sorciers. En face d'elle, comme une évidence, Ariana sortait d'un autre feu. Fraise la rejoint rapidement. Elle s'offrirent un léger sourire, et ne ressentant pas le besoin de trop parler, elle se mirent à avancer avec tous les autres invités vers le lieu de rendez vous.

    La soirée allait commencer ...






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DARK&SECRETϟ Vivre, ça doit être une belle aventure
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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 05/08/2010
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mar 15 Mar - 21:18




Deux jours qu'Ariana et Vanille étaient rentrées. Et quelle rentrée. Des questions, des heures de retenues, des explications à fournir, des larmes à supporter, des enlacements, des cris, des regards noirs... Bref, tout ce que la serdaigle détestait. Oui, elles avaient fuguées. Oui, ce n'était pas normal. Oui, elles payeraient pour ça. Mais non, elles n'avaient pas à vous supporter. Alors Ariana restait seule dans sa chambre toute la journée, adressant des regards noirs aux filles qui osaient la saluer. Cette escapade n'avait pas été un succès. Loin de là. Les parents de Romain... Ce petit garçon, mort ; disparu. Elle n'avait pas été soulagée d'un poids, au contraire. Elle se sentait coupable comme jamais. Et Isaac... Elle l'avait perdu. Elle pouvait à nouveau vagabondé sans craindre ses yeux tristes à en pleurer. Chouette ! C'est pourquoi lorsqu'elle vit cette invitation le matin même, la jeune fille ne put se retenir de pousser un grognement. Un bal ? Les bals, c'était chiant. D'abord, il fallait se maquiller, s'habiller, arborer un sourire impeccable même si on haïssait la personne qui nous parlait. Il fallait être faux, à ces soirées. Et Ariana détestait cette idée. Mais, elle y était obligée. Après s'être défoulée sur la petite invitation en découpant des serpents avec, elle sortit de son armoire une petite robe très simple, mais chic. Parfait pour ce genre de soirée. Posant la trouvaille rose pâle sur le lit, Ariana se dirigea vers la salle de bain d'un pas trainant, et commença la bataille : sourcils, bouche, paupières, cils, peau, nez, crème, poudre, blush, lentilles, trait, parfum, coiffure, noeud, chignon, barrette, collier, bracelets, bague, montre. Finalement, après trente minutes de labeur, elle se regarda droit dans les yeux d'un regard menaçant. Nan, ça n'allait pas. Détachant son chignon, elle laissa ses cheveux blonds retomber sur ses épaules gracieusement. ÇA, ça n'allait pas. Elle en avait marre d'être une petite fille modèle. Retournant dans sa chambre pour attraper sa baguette, elle la pointa sur sa chevelure, et d'un sortilège, elle vit ses racines brunire, puis la couleur redescendre jusqu'aux pointes. Voilà, un peu de changement. Un peu de fun.
Enfilant robe et chaussures à la va-vite, elle attacha ses cheveux en une queue de cheval lâche, prit son sac-à-main et sa cape, et sortit du dortoir sans un regard pour ses confrères. Elle partit vers Pré-au-Lard, et, y allant d'abord pour choisir un nouveau rouge à lèvres, elle s'arrêta devant les trois balais. Elle resta plantée là, à regarder les gens y entrer, et ressortir. Elle se mordit la lèvre inférieur. "Du fun Aria, du fun. Tu as le temps...". Souriant légèrement, elle regarda la parfumerie d'un coin de l'oeil et avança dans la direction opposée.


[Quatre vodka plus tard...]
OSGOOD ; Ariana !
CHUI LÀ !


Se frayant un chemin dans l'amat d'élèves autour de plusieurs cheminées, Mademoiselle Osgood, complètement bourrée, levait la main en l'air comme une élève de primaire, un large sourire aux lèvres. McGonagall ouvrit des yeux stupéfaits mais ne commenta pas. Elle se contenta d'envoyer Ariana dans la cheminée à sa droite, alors que Fraise allait dans celle de gauche. Elle avait du mal à rester en place; Aria avait une furieuse envie d'utiliser les toilettes. La classe, toujours la classe.. Elle réussit pourtant à se concentrer en visualisant le Ministère, et en quelques secondes, elle sentit ses pieds toucher terre à nouveau. Elle tenta de sortir de la cheminée mais le tissu de sa robe la fit revenir en arrière. Génial. Coincé dans un clou, un bout de tissu était accroché dessus. Tirant "délicatement" dessus, Ariana finit par le déchiré.


– Eh meeeerde...


Jurant entre ses dents, elle fut bousculer par l'élève à sa suite, qui venait d'arriver dans la cheminée. C'était étroit, très étroit. Lui balançant son sac dans la gueule -figure-, Ariana adressa un joli "Bouge-toi de là toi." à son compagnon. Elle sortit de la cheminée sur les nerfs, quand elle remarqua Fraise qui lui adressait un mince sourire de l'autre côté. Lui rendant son sourire, elle marcha -tituba ?- vers elle. Ariana lui prit le bras pour éviter de tomber, et les deux filles avancèrent vers... Vers quoi déjà ? C'était quoi le thème de la soirée ?

Comme pour répondre à sa propre pensée, Ariana haussa les épaules en affichant un sourire amusé.


WE CAN TRY.. MAKE ME SMILE ★❝I'm not a perfect person, there's many things I wish I didn't do. And so I have to say before I go that I just want you to know : I've found a reason for me to change who I used to be. A reason to start over new, and the reason is you. I’m sorry that I hurt you, it's something I must live with everyday, and all the pain I put you through. I wish that I could take it all away, and be the one who catches all your tears : and the reason is you.❞ A&S

Spoiler:
 
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AUROR ϟ Super Papa
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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 02/09/2010
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mar 15 Mar - 21:34

Une réception au Ministère... Quoi de plus normal après l'enlèvement et la séquestration du Ministre ? Quoi de plus normal en ces temps de crainte, alors que le Mal prenait de l'ampleur en Grande-Bretagne ? Quoi de plus normal que d'inviter les élèves de Poudlard hors de l'enceinte protectrice de l'école ? Clemens avait eu beau s'évertuer à faire comprendre au Ministre que le danger résidait dans la présence d'élèves à cette réception, que des Mangemorts risquaient d'intervenir et d'emporter avec eux la vie de jeunes gens, comme cette Bérénice, assassinée pendant le bal de Noël. Non, cela n'avait rien de normal.

En tant qu'auror, Clemens se devait d'être présent. Mais encore plus, parce qu'il était le frère du Ministre. Mais ce n'était pas pour autant qu'il ne désaprouvait pas l'avis de son aîné. Quelle idée stupide que de prendre tous ces jeunes sorciers comme hameçon pour attraper les Mangemorts ! Car c'était évident, les serviteurs du seigneur des Ténèbres viendraient ce soir; et en grand comité. Pour cela, les aurors du Ministère avaient été conviés à rester sur place. Une invitation était arrivée chez Clemens, pour lui et ses enfants. Il avait décidé de les envoyer à la campagne, avec Melody et leur grand-mère. Depuis qu'il avait rétabli le contact avec ses parents, sa mère lui demandait toujours des nouvelles des enfants. Ainsi, elle les aurait pour le week-end. Et Melody était elle aussi en sécurité, loin de la capitale.

Clemens attrapa son costume, posé sur le lit et revêtit la chemise blanche sur son torse nu. Il jeta un coup d'oeil hésitant à la cravate, puis décida de s'abstenir. Il passa sa veste noire et, d'un coup de brosse, remit de l'ordre dans ses cheveux bruns bouclés. Il agraffa sa cape et sortit de la maison, après l'avoir protégée à l'aide de quelques sortilèges. Prévention est mère de sûreté...

Marchant à grands pas, il rallia le Ministère en quelques minutes. Lorsqu'il entra dans le grand hall, peu de gens étaient présents. Ses collègues se dispersaient à la sortie des nombreuses cheminées, pour organiser les arrivées massives d'invités, qui n'allaient pas tarder. Clemens suspendit sa cape au vestiaire et choisit de ne pas porter son badge d'auror. Il était suffisament connu des employés du ministère pour avoir besoin de porter son nom épinglé sur la poitrine. Les premières cheminées commencèrent à s'illuminer, laissant place aux élèves de Poudlard, censés arriver les premiers. Les plus jeunes semblaient avoir aux environs de 14 ans. Levant les yeux au ciel, Clemens fulmina de ne pas avoir fait relever la limite d'âge. Quatrième année... Ils n'auraient pas les moyens pour se défendre.

L'auror s'approcha de la première cheminée, la plus imposante, par où devaient arriver quelques dignitaires. Jetant un coup d'oeil à la foule grandissante, il chercha Max des yeux. Bien entendu, le ministre devait se terrer dans son bureau en attendant de paraître enfin en public. Une altercation entre deux élèves attira son attention. Il les sépara et reprit son poste, pestant contre cette soirée, mais prêt à faire son travail. Heureusement que les enfants étaient loin...
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MODO'LAET'S.GOϟ Qui a dit que les Serd' étaient sérieux ?
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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 24/07/2010
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mar 15 Mar - 23:08



Un bal au ministère...? En ces temps si sombre? Mais, pourquoi? C'était évident, non? Ce n'était certainement pas pour faire la fête, ce n'était pas parce qu'un heureux évènement s'était produit et qu'il fallait faire péter le champagne pour ça. Non, c'était tout le contraire. Le danger montait au dehors, le danger était partout, dans chaque recoin, ça puait la mort dans toutes les rues. Ce soir là, le ministre avait des choses à leur dire, des choses importantes, terrifiantes, que personne ne souhaitaient entendre. Il parlerait de son enlèvement et de l'assassinat de Bérénice Berckley, au sein même de Poudlard, et il mettrait en garde tout le monde, tous les élèves...cette soirée s'annonçait aussi sombre que le tournant qu'avait pris la vie de Vanille.

Cela faisait deux jours qu'elle et Ariana étaient rentrées au château. Et cette fugue ne lui avait rien apporté, rien. Elle avait eu sa vengeance, elle avait torturé l'homme qui l'avait rendue si...inhumaine, elle avait pris un plaisir malsain à le voir geindre, baignant dans son sang...regrettait-elle? Non. Pas le moins du monde. Elle avait enfin accompli ce qui la tenait prisonnière, mais pour autant, elle ne partait pas sur un nouveau départ, sa chance était passée, elle l'avait raté. La seule pensée qui pouvait la " réconforter " était celle de Keenan, ce journaliste rencontré par hasard - ou presque -, ce sorcier qui l'avait aidé à retrouver la trace du meurtrier...il avait lui aussi une vengeance à accomplir, son père. C'était son père, son géniteur, qui avait tué de sang froid le grand père de Vanille, et si au début, aveuglée par sa haine, elle avait voulu lui arracher cette vengeance, ils avaient finalement décidé de s'unir. Leur souffrance était semblable, Vanille l'avait compris dès lors qu'elle avait prononcé des paroles qui avait blessé le sorcier au plus profond. Ensemble, ils avaient ôté la vie.

Tout ça, c'était si dur à porter. Une troisième vie retirée...et ce n'était surement pas la fin. Elle se savait incontrôlable, elle savait que la haine, bien trop grande, pouvait ressurgir à tout moment, paralysant sa raison, la manipulant comme une marionnette, elle le savait, et ça, c'était bien le pire. De plus, elle avait menti à Ariana, elle avait menti à sa mère, à tout le monde. Elle avait assuré à son amie qu'elle ne voulait plus se venger, elle était sincère ce soir là...mais le lendemain, elle avait tout appris, contre son gré. Alors, elle avait feint des balades dans Londres, pour réfléchir, se ressourcer, alors qu'en réalité, elle voyait le journaliste, elle cherchait ce monstre. Elle avait feint d'aller bien, jusqu'à aujourd'hui. Elle continuerait à construire sa vie sur un mensonge, car c'était le seul pilier de sa misérable vie.

Alors, ce soir là, elle devrait de nouveau arborer ce sourire faux, qui paraissait pourtant si vrai. Et peut-être devrait-elle répondre à une de ces questions stupides " alors, où étais-tu? " avec un air innocent, et des mensonges toujours des mensonges. Elle était perdue dans ce monde, elle ne trouvait pas de sens à sa vie, elle avait touché le fond, et à présent, elle voulait creuser un trou et s'y enfoncer encore plus profondément, avait-elle le choix? Elle ne méritait même plus de vivre, et pourtant. Elle restait.

C'était le moment de partir. Elle se leva de son lit, son seul refuge depuis sa rentrée à Poudlard, et se dirigea vers la salle de bain vide. Elle se regarda dans le grand miroir, son teint était pâle...elle avait pourtant bonne mine, en apparence. Mais si son visage semblait parfaitement innocent, si ses yeux malicieux et profonds trahissaient tous ses maux, si les autres pensaient retrouver une Vanille pétillante et pleine de vie, elle, elle voyait bien ce qu'elle était à l'intérieur...alors sa beauté, son expression plutôt tranquille...elle n'y faisait pas attention, c'était naturel chez elle, aussi naturel que faux. Elle voyait seulement quelqu'un d'horrible et sans âme, dans ce miroir.
Il fallait se préparer. Il le fallait. La jeune fille se maquilla parfaitement, mit un rouge à lèvre d'un rouge sombre, faisant penser au sang et un léger maquillage sur les yeux, la rendant mystérieusement belle. Elle devait maintenant trouver une robe...elle n'en avait vraiment pas envie, tout ce qu'elle souhaitait en cet instant, c'était dormir, sans pensées, sans rêves. Elle opta pour une longue robe à bustier, d'un rouge aussi profond que sur ses lèvres.

Elle laissa ses longs cheveux blonds tomber sur ses épaules, ils étaient très bien comme ça. Elle enfila des escarpins noirs ainsi qu'une cape, et descendit dans le couloir, c'était calme, trop calme...mais au moins, elle n'aurait pas à croiser des regards curieux et insupportables. La jeune serdaigle se dirigea vers le bureau du professeur McGonagall, pour emprunter une cheminée qui la mènerait, elle et les autres élèves, au ministère de la magie. En entendant son nom, elle se pressa, baissant la tête et en quelques secondes à peine, elle se retrouvait dans un grand hall. Elle aperçut Ariana et...Fraise. Depuis quand ne lui avait-elle pas parlée? Depuis quand...

Elle les rejoignit et remarqua que son amie serdaigle devait être légèrement bourrée...elle les salua avec un sourire franc, mais toujours faux.



" Vois le monde tel qu'il est vraiment " :
 


Dernière édition par Vanille Gauthier le Mer 16 Mar - 23:53, édité 1 fois
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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 02/02/2011
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 16 Mar - 0:02




    Keenan n’était pas rassuré. Il ne le cacha pas cette fois. La tension était palpable, mais le plaisir de se laisser bercer par la voix d’Elena qui se faisait rassurante le clamait quelque peu. Le sorcier laissait sa chienne le suivre, le corps nu, seulement entouré d’une épaisse serviette de bain, Keenan passa une main dans ses cheveux mi-longs et sombre, presque secs. Il rejoignit la pièce humide et chaude occupée par la jeune femme sous une douche interminable. Keenan la rejoignit, pour la seconde fois. Elle lui souriait, ils restaient silencieux. Seuls leurs corps parlaient pour eux. Des caresses, une intimité partagée, une douceur infaillible, le jeune homme indéniablement ferme et protecteur avec elle. Le désir était bel et bien présent, mais il savait désormais que Crystal avait subit tout ce qu’il souhaitait voir infliger à une femme. Autrement dit, Elena ne risquait plus rien. Désormais, il la convoitait, elle était sienne. Il était maître des lieux, le chef d’une meute infime et ces terres sombres représentaient le seul endroit encore bien assez sûr pour leur laisser vivre en paix leur union nouvelle. Crystal ne savait pas, Alienor, elle, se laissait border, se délectant des instants charnels entre Keenan et elle et la protection qu’elle lui offrait, Max, lui, n’ignorait désormais plus ce couple qui effleurait les lèvres d’un entourage restreint. Il ne s’agissait plus du sorcier pervers et sadique, mais d’une association d’attitude mêlée et partagée entre cette arrogance bestiale et malsaine, et ce spécimen plus tendre, plus protecteur et jaloux.

    Cobb connaissait les antécédents de la belle. Keenan semblait en avoir été informé. La situation semblait ainsi délicate. Il avait insisté pour rencontrer cette femme qui semblait apaiser toute la haine et la froideur de son presque fils. Elle n’était pas la bienvenue : tel avait été le message distinctement et explicitement transmis à son protégé. Keenan n’avais en rien cherché à le défier, il savait que la seule façon de convaincre Max aurait été de lui prouver les faits… En chair et en os. Elena était parfaitement conscience du danger qu’elle encourait et le jeune sorcier savait également oh combien il était prêt à risquer sa propre vie pour préserver la sienne. Il était prêt à se dresser contre Cobb, d’une part, pour lui prouver combien elle comptait pour lui. Et pour cela, Elena devait effacer de sa présente attitude toute marque d’un passé meurtrier. Keenan l’avait exigé et elle n’avait d’autre choix que de se soumettre à ce comportement. Il se battait lui-même contre un désir animal de sang et de souffrance, chaque jour, pour préserver une n-ième victime et Elena même, ainsi, il en allait de même pour sa protégée. De ce fait, Max et lui en avait conclut une première rencontre ce soir même à ce bal improbable que seul le Ministre de la Magie, ses bras droits dignes de confiance et son presque-fils en connaissait le but premier. Ce qui expliquerait le fait que la tension désormais palpable des lieux gagnait la patience de Keenan à mesure que le temps les rapprochait plus encore de l’ultime défit provocateur lancé par cet homme d’influence. Ainsi, c’était une façon pour Cobb de tester la fidélité d’une mangemorte –présupposée- reconvertie qu’était Elena.

    « Mon cœur, ils nous attendent »

    Commença Keenan sans même se dégager de son étreinte. Ses bras encerclèrent le corps de cette femme désormais nue dans cette sombre pièce tandis que leurs corps se cherchaient, joueurs. Elle sourit, il s’écarta. Elle était animée par ce désir éternellement perpétuel chez les femmes. Il sourit.

    « Mh, ça devrait suffir pour ce soir, tu n’crois pas ? lança-t-il, taquin et le ton naturellement froid, avant de la laisser porter cette robe d’un bleu sombre et séduisant »

    Il l’observa faire, féline et séductrice. Son comportement était volontaire, calculé et prémédité dans le seul but de tenter la faiblesse masculine qui concernait parfaitement le jeune homme. Il porta alors un pantalon intacte et sobre de costard, suivis d’une chemise noire avant de disparaître dans la seconde pièce faisant office de chambre pour terminer l’ensemble par une veste assortie au pantalon, totalement sombre, elle aussi, accompagnée d’une cravate dans ce même ton. Lorsqu’il s’éclipsèrent, Keenan en avait presque oublié son angoisse qu’il dissimula à nouveau, et fidèle à lui-même, derrière ce masque hautain, froid, arrogant et intouchable.

    […] Lorsque le couple pénétrait l’antre même du bâtiment, Keenan ne prêtait plus attention au décor : il lui était bien trop familier. Il balaya d’un bref regard l’ensemble des quelques convives déjà présentes, et ne prêta aucune attention à ces regards envieurs des hommes, fascinées des femmes qu’il suscitait habituellement. Son regard gris translucide et pourtant impénétrable contrastait parfaitement avec l’ambiance générale des lieux. Lorsqu’un jeune sorcier s’avançait vers eux, le jeune homme retira dans une galanterie et une attention parfaites et naturelles pourtant, un manteau qui recouvrait les épaules de sa compagne, avant de le laisser au bras de l’inconnu qui repartit dans un sourire non réciproque. Keenan était froid, semblant presque hautain, détestable et inabordable. Pourtant seuls Cobb, Elena –et une prochaine surprise qui ne sera autre que Crystal- savaient oh combien son apparente asociabilité n’était autre qu’un leurre.

    D’ailleurs, en parlant du loup, Max venait de faire son apparition, le regard fixe, ne les détachant de cet homme accompagnée de cette femme, cet individu dont il pouvait –et semblait- toujours être fier et qui lui avait toujours été fidèle : sa prestance était plus souveraine encore que l’arrivée de son protégé. Elena resserra alors ses doigts autour de ceux de Keenan et alors, à cet instant, le sorcier huma instinctivement cette tension qui les gagnait.

    Il fut alors partagé par la crainte de l’ampleur des événements qui adviendrait –et ce même face au sang froid qu’il partageait aux côtés de Cobb- et tout le respect qu’il éprouvait pour ces deux êtres –l’être aimé et le père à socialement parler- que tout séparait.



Dernière édition par Keenan W. Svensson le Mer 16 Mar - 21:15, édité 1 fois
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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 24/02/2011
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 16 Mar - 21:11

Aaron ébouriffa sa tignasse brune d'un geste négligeant de la main droite. Parcourant distraitement sa valise des yeux, il affichait au reste du dortoir une expression teinté de mépris, au premier abord, mais plus subtilement de mélancolie. Il n'avait vraiment aucune envie d'aller à cette «  fête », comme osait l'appeler le ministre. Il n'avait vraiment rien fêter ces temps-ci, et doutait à juste titre que les autre en ait aussi. Certes, le ministre avait été enlevé, il était rentré – Alléluia ! Mais pas de quoi en faire toute une cérémonie.

Alors qui réfléchissait de la sorte en s'habillant vaguement, il réalisa son propre changement d'attitude. Il se souvenait avoir été consterné en apprenant l'enlèvement du ministre et essayant de faire valoir à ses amis l'importance que cet acte avait sur eux . Maintenant, il s'en foutait. Et c'était le bon mot.

De toutes les façons, songea-t-il, plus rien n'a d'importance. Vanille était partie, elle ne lui avait même rien dit. Il supposait bien qu'elle était partie avec Ariana, mais il ne pouvait être sûr de rien. Mais pourquoi avec Ariana ?! Lui aussi, était son meilleur ami.. Mais rien, pas un mot, pas une lettre, même pas un simple au revoir. Malgré tout cela, la raison pour laquelle il en voulait tant à la jeune serdaigle, n'était pas celle-ci. La raison, bien que pouvant paraître naïve, était qu'elle le laissait s'inquiéter, comme ça. La dernière nuit, il avait rêvé une énième fois d'elle. Mais pas comme d'habitude. Cette fois-ci, elle était morte. Il savait qu'il ne pourrait pas supporter une autre semaine d'absence. Il avait tenté des montagnes pour la retrouver, sans rien qui n'y faille. Il avait contacté Keenan, qu'on soupçonnait d'avoir vu la jeune fille après sa fugue. Keenan, qui malgré l'admiration que lui vouait secrètement Aaron, était tout de même un espèce de psychopathe dangereux. Et en plus, il avait une fille qui trainait derrière lui qui , bien que magnifique, puait la dérangée sadique ( 8D ) à deux lieues à la ronde.
Mais bref, ces recherches ne lui ayant rien apporté si ce n'est une amitié précieuse, presque fraternelle, de Keenan, il commençait un peu à perdre espoir de revoir un jour Vanille au château. Et pourtant qu'est-ce qu'il y aurait de plus horrible ?!

Il se trouvait maintenant devant les cheminées. Sans savoir comment, il s'était habillé – assez incorrectement pour une soirée au ministère – d'une chemise blanche froissée par endroits et d'un jean troué au genou gauche. Qu'importe, satisfaire le ministre et son école n'était vraiment pas sa première préoccupation en ce moment.

Il lui semblait que quelqu'un lui parlait, mais il n'était pas sûr. Une fois de plus, Aaron était dans sa lune. Il finit par tourner son visage impassible vers son interlocuteur qui lui confia gentiment que Vanille était revenue. Il sourit mais ne dit rien de plus. C'était la 4ème fois, depuis qu'elle avait fugué, qu'on tentait de lui faire croire à son retour. Il ne voulait même plus espérer. C'était trop dur de la chercher partout pour se rendre compte qu'on lui avait mentit, volontairement ou pas.

Il se glissa gracieusement, comme à son habitude, automatiquement, dans la cheminée et prononça en un murmure les mots : « Ministère de la Magie. »
Sa tête, ses jambes, son corps entier lui sembla tourner sur lui même et quelques secondes après, il était arrivé.

La salle était peut être belle, mais Aaron n'y fit guère attention. Il se dirigeait d'un pas souple mais discret vers le buffet.
Délicatement, il posa le champagne sur ses lèvres. Il en avait BESOIN. Il aurait peut être continué à boire ainsi toute la soirée, assis sur un des sièges qui meublaient les coins de la salle, si la vue de Keenan n'avait pas heurté son regard. En quelques secondes, il sortit de ses pensées où il était si profondément enfouie pour observer d'un œil attentif le journaliste aux yeux gris. Elena, sa compagne, était là. Il ne put s'empêcher d'hausser un sourcil; que faisait-elle là ? Cette soirée était décidément de plus en plus obscure pour Aaron.

Puis, son regard glissa de Keenan à la silhouette que l'on pouvait distinguer à l'autre bout de la pièce, cachée en partie par celui-ci.
C'était une femme, une femme qu'Aaron reconnaitrait entre milles. Un profil incroyablement gracile, des cheveux d'un blond presque translucide et cet air de mali.. Non ! Non, Aaron, tais-toi, ça ne peut pas être elle. Elle.. Elle est loin. Tu ne sais pas où, mais loin d'ici. Cette femme n'était pas Vanille Gauthier, c'était impossible.

Pourtant, la femme en question se retourna. Son regard croisa celui d'Aaron et tous ses doutes se dissipèrent. Vanille, sa Vanille, était là. Éblouissante, dans un bustier d'un rouge écarlate. Il ne dit rien, il ne bougea pas.

Vanille était là. Il ne pouvait pas esquisser un geste, car, Vanille était là. Il ne pouvait même pas réfléchir et poser ses idées qui fourmillaient dans sa tête et pour cause, Vanille était là.

C'est un Aaron abruti, assis sur un petit siège en bois, une coupe de champagne à la main, la bouche entre-ouverte qui regardait fixement sa meilleure amie, ce soir là.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 16 Mar - 23:18




Allongée dans son grand lit, Kate ouvrit les yeux. Le plafond blanc de la petite chambre où Juliet et Melody l'avait installée s'offrait à son regard, immaculé. La jeune femme avait du demander hébergement. Elle ne pouvait pas se résoudre à dormir dans la rue, et bien que quémander de l'aide la répugnait, elle s'y était retrouvée contrainte. Elle n'arrivait même plus à concevoir l'idée de rencontrer des hommes. Seul un occupait ses pensées, et ce en permanence, jusque dans ses rêves. Elle ne pouvait écarter ces yeux clairs de son esprit, elle ne pouvait effacer la brûlure causée par son contact sur sa main droite. Elle se rappelait du moindre de ses traits, de la douceur de sa peau, de son odeur qui subsistait faiblement derrière celle de l'hôpital.
Elle ne l'avait revu que peu de fois. Au bal de Noël à Poudlard, juste avant que cette pauvre Bérénice Berckley se fasse assassiner par cette pourriture de Mangemort. Quelques fois dans les couloirs du Ministère, rencontres se voyant couronnées par des regards fuyants et des mains tremblantes, sans qu'une parole ne franchisse jamais l'inébranlable barrière de leurs lèvres.
Et puis elle avait reçu cette lettre, cette horrible lettre, cette lettre qui la faisait détester son métier, ce qu'elle était et ce qu'étaient les hommes. Une soirée. Une soirée pour attirer les Mangemorts. Avec des élèves. Des ÉLÈVES. Quatorze ans à peine. Des élèves... De simples enfants, sans défenses. Et elle, Kate, ainsi que les autres aurors, savaient quels appâts ils représentaient, ils savaient qu'ils risquaient leur vie. Avaient-ils le choix ? Non. Ils devaient juste être là, et les protéger de leur vie s'il le fallait.

Kate se leva. La serviette de bain qui entourait son frêle corps tomba sur le sol, et elle fouilla dans les sacs qu'elle avait amenés avec elle. Ils restaient tous au Ministère, habituellement, et personne ne s'était jamais posé la question de leur appartenance. Tant mieux, sans doutes. Elle en tira une longue robe noire, bustier, qu'elle observa pendant un moment. Elle soupira tristement.
C'était une bien triste époque.

Quelques heures plus tard, la jeune femme débarquait au Ministère. Elle resplendissait, son teint pâle mis en valeur par son habit foncé et ses cheveux bruns lâchés sur les épaules. Elle marchait d'un pas gracieux mais avertis, et bien que rien n'indiqua chez elle qu'elle fut auror, les gens y portant un minimum attention auraient vu dans ses yeux la permanente prévenance qui y brillait. Elle était tout le temps sur le qui-vive, observait les personnes l'entourant dans le moindre détail. Elle enregistrait les visages, emmagasinant le maximum d'informations sur chaque personne qu'elle croisait. Elle connaissait le nom d'un bon nombre des invités, et seuls quelques élèves lui restaient inconnus. Elle doutait cependant qu'ils aient quelque chose à voir avec le Lord. Du moins l'espérait-elle.

Les élèves en question affluaient par les cheminées bordant l'allée principal du Ministère. Après avoir contrôlé ces arrivées pendant quelques minutes, Kate passa le relais à un collègue, et avança dans la foule de plus en plus compacte. La majorité des personnes ici, notamment les élèves, tiraient une tête de trois pieds de longs. Personne n'avait envie de fêter le retour du Ministre, manifestement.

La jeune femme aperçut Clemens, un peu plus loin devant elle. Sa prestance tranquille se sentait à des mètres à la ronde. Elle se dirigea vers lui et lui caressa doucement le bras. S'y accrochant afin qu'ils ne soient pas séparés, elle lui adressa un sourire inquiet.


- Clemens... Tu savais qu'ils seraient si jeunes ? Maximus t'en a-t-il parlé ?... Où est-il ?

La vraie question était la dernière, et Kate savait que Clemens savait. L'amitié qui les unissait était très forte, et c'était à lui qu'elle avait parlé de Maximus en premier. Dire qu'elle ne savait même pas qu'ils étaient frères. La jeune femme était inquiète, terriblement inquiète. Qu'allaient devenir ces enfants s'ils devaient affronter la mort une fois encore ? Qu'allait-il rester du gouvernement si les Mangemorts décidaient d'attaquer et réussissaient leur coup ? Qu'allait-il advenir de Maximus Cobb si tout cela se passait sous ses ordres ?
Elle voulait le voir, elle devait le voir. Elle en avait besoin, comme elle en avait besoin à chaque instant qu'il n'était pas à ses côtés - ce qui représentait beaucoup de temps. Kate voulait voir cet homme, elle voulait le toucher, elle voulait le sentir, elle voulait l'entendre, elle voulait le gouter.

Seulement, elle ne le verrait pas ce soir là avant qu'il ne se décide à paraitre, et peut-être alors serait-ce la dernière fois qu'on le verrait.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mer 16 Mar - 23:49

Vanille n'en laissa rien paraitre, mais elle se sentait perdue à cette espèce de bal qui commençait seulement. Elle ne se sentait pas à sa place, au milieu de tous ces gens...certains semblaient joyeux d'assister à une soirée en plein cœur du ministère, d'autres étaient même euphoriques, ridiculement fiers, et au contraire, il y en avait qui dégageaient quelque chose de négatif...ils étaient angoissés, ça se voyait dans leur regard. Cette nuit, les ténèbres gagneraient le ministère, c'était certain. Elle ne se leurrait pas.

Elle n'entendait plus les cris de joie ou les pleurs des autres élèves, elle observait tout...elle surveillait. Surveiller quoi? Elle même n'en savait rien, mais elle attendait. Sans vraiment s'en rendre compte, elle attrapa une coupe de champagne sur un des nombreux buffets, et les porta à ses lèvres. Le liquide se répandit dans tous son corps, ça faisait du bien..depuis combien de temps n'avait-elle pas bu? Depuis sa fugue, sans doutes...ce soir, elle ne voulait pas en abuser, si elle perdait le contrôle, c'en était fini pour elle.

De plus, un élément la dissuada de sa bourrer la gueule...pour le moment. Aaron. Il était loin, mais elle le reconnaitrait entre mille, son meilleur ami...qui n'était au courant de RIEN. Il ne connaissait pas Vanille, en réalité. Tout ce qu'il savait d'elle, c'était qu'elle avait vécu une enfance heureuse, dans une grande demeure aux abords de Londres, avec sa mère et son père, qu'elle n'avait jamais vraiment voulu suivre une éducation de jeune fille de bonne famille et qu'à cause de ça, elle avait eu quelques problèmes, mais bien sur, c'était un mensonge. Il la croyait pleine de vie, courageuse...

Pourquoi ne rien lui avoir dit, à lui? A son meilleur ami, et ça, depuis si longtemps...? Il y avait une raison. Une raison horriblement égoïste. Si elle avait préféré garder ses secrets bien enfouis au plus profond de son être, ses sombres secrets, c'était parce qu'avec Aaron, elle se sentait bien. Juste...bien. Elle pouvait rire sincèrement, parler de garçons sans en éprouver aucun ressentiment - parce que, le croyait-elle, il était gay - et s'amuser. Elle pouvait être ce qu'elle avait toujours prétendue être. Elle lui montrait un mensonge.

C'était la première fois qu'elle le voyait depuis son retour au château...qu'allait-elle lui dire? Se doutait-elle seulement de tous les efforts qu'il avait du fournir pour tenter de la retrouver? Avait-elle seulement conscience de son inquiétude? Elle se sentait coupable, mais elle restait là, à le fixer, souriant timidement...il avait l'air surpris de la voir, choqué, même. Ce qui, en somme, était tout à fait normal quand on avait pas vu sa meilleure amie depuis des semaines, et qu'elle ne vous avait même pas dit au revoir. Il devait lui en vouloir...

Mais elle devait l'affronter, affronter peut-être sa colère...elle ne pouvait plus fuir, pas devant lui, pas maintenant. La jeune fille prévint Ariana et Fraise qu'elle allait voir quelqu'un et, d'un pas hésitant mais qu'elle voulait le plus assuré possible, elle s'approcha d'Aaron. Lorsqu'elle arriva à sa hauteur et qu'elle croisa son regard, elle ressentit une honte profonde...mais qu'avait-elle fait? Comment osait-elle revenir ici, arborer un air presque serein, alors qu'elle avait été aussi horrible qu'un mangemort, en torturant cet homme...comment osait-elle mentir encore...

Ne rien laisser paraitre, rien du tout...il fallait qu'elle se reprenne.


« Aaron...comment tu vas mon macaron? » demanda-t-elle, la gorge serrée, mais le regard pétillant, comme si rien ne s'était jamais passé...



" Vois le monde tel qu'il est vraiment " :
 


Dernière édition par Vanille Gauthier le Sam 19 Mar - 17:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Jeu 17 Mar - 2:45

MYSTERIOUS WAYS — U2.

She's slippy.
Your're sliding down...
She'll be there,
When you hit the ground.


Cobb se tenait assis. Droit, bien trop droit pour qu'on pût le penser détendu. On dirait que t'as bouffé une pelle, aurait dit Josh. Monsieur, vous allez bien ? se serait inquiété Keenan. À la pensée du jeune homme, Maximus eut un sourire distrait. Il persistait à le vouvoyer, bien que Max lui répétât de ne pas le faire. Keenan cédait, mais à contrecoeur. Et Cobb se sentait plus vieux que ses trente-trois ans. Il ferma les yeux un instant. Il ne fallait plus penser. Ou surtout pas à ce qu'il savait. Mais Jane et Phil étaient là, devant ses yeux, se tenant l'un et l'autre par la main. Ses enfants. Il arrivait à voir Keenan. Keenan n'était pas le fils de Mary. Mais Mary était morte et elle ne reviendrait pas. Ils la lui avaient prise. Ils devraient payer. Les poings du Ministre se crispèrent, ce qui faillit lui arracher un gémissement, car son bras gauche était toujours en écharpe. Il avait bien triste allure en vérité. Couvert de cicatrices qui donnaient l'impression que son beau visage avait été cassé puis recollé, il n'avait plus que l'ombre de l'allure qu'il avait toujours eu. Imposante. Rassurante. Tenace. Une aura sans nom, comme le murmure des feuilles dans le vent de l'automne. Mais Cobb ne pensait pas à son aura ; il pensait à ceux qu'il avait abandonné. Et dans son esprit, tout au fond, enfouie comme s'il voulait la cacher pour ne pas trop y penser, l'idée - oh ! si petite, presque morte-née alors ! -, l'idée que peut-être il pourrait être un père à nouveau. Pour Phil, pour Jane. Un frère, pour Clemens. Un père aussi, pour Keenan. Et un amoureux... Un amoureux ? La moitié d'un tout ?
La première fois que Cobb avait fait l'amour à Mary, il avait dix-huit ans et elle aussi. Il s'était retiré doucement de son corps, la sentant se raidir d'un plaisir encore mitigé lorsqu'il l'avait pénétrée ; puis il avait savouré le contact de sa peau tout contre la sienne. Et il s'était endormi la main posée sur son sein. Des années plus tard, après qu'elle lui ait donné deux enfants, après qu'elle ait été tuée, Max pouvait encore sentir le parfum âcre et ambrée que dégageait alors sa peau. Un goût sucré de chaudes soirées d'été. Un goût de risque et de danger. Mary avait pleuré la guerre, beaucoup, parce que le désespoir est femme, mais pas trop, parce que l'obstination l'est aussi. Et la Guerre l'avait prise.
Tu vas parler ?
Les mots des mangemorts encore le tenaillaient. Cobb songea furtivement à la marque qu'ils lui avaient imposé. Que cette Bellatrix lui avait imposé. Sang de bourbe. Toute sa vie, en lettres capitales rouge sombre, puis blanches, sur son avant-bras. Maintenant il devait oublier. Il devait se concentrer sur le but de la soirée qui s'annonçait.
Le Ministre de la Magie se leva. Bien sûr, inviter des adolescents était risqué. Mais personne dans les rangs de ces rebelles sans vergogne ne le croyait assez fou - ou assez courageux - pour tenter une chose pareille. Alors il avait une chance de réussite plutôt mince, mais une chance tout de même. Et c'était à cette chance qu'il se raccrochait tandis qu'il nouait une cravate sombre sur sa chemise blanche. Enfilant une veste noire, il jeta un rapide coup d'oeil au tableau qui trônait au dessus de l'immense cheminée. Clemens, son frère Neil et ses parents moldus le regardaient d'un air solennel, lorsqu'il s'enfonça dans la nuit en disant bien fort L'ENTRÉE DES VISITEURS. En un instant, le sol disparut sous ses pieds et le réseau des cheminées du Ministère le conduisit là où il voulait être.
Le hall était noir de monde. Cobb avait pris sa baguette, bien sûr, mais s'il espérait encore ne pas avoir à s'en servir, il n'hésiterait cependant certainement pas à le faire. Aussitôt, les regards se tournèrent vers lui. Affaibli, il n'en restait pas moins le Ministre. Leur chef. Leur meneur. Celui qui représentait l'espoir. La lumière. Et l'espoir, le sale espoir n'était pas mort ! Il était là, faible mais vivant, vivant et insolemment debout ! Debout, du haut de son mère quatre vingt cinq. Debout et plus jamais à genoux.
Cobb s'approcha de l'estrade qui avait été dressée pour l'occasion. Une idée de Melody. Il l'aperçut dans la foule, ainsi que Clemens. Discrètement, il lui sourit. À ses côtés, il y avait une jeune femme. Kate. Vite, il détourna le regard. Pas maintenant.

- Bonsoir à tous.

Ls chuchotements qu'avait provoqué sa venue s'estompèrent. Tous le regardaient, élégant mais affaibli, un lion fatigué. Mais un lion quand même.

- Comme vous le savez tous, je reviens d'assez loin.
Plusieurs rires se firent entendre, discrets, comme gênés. La peur se lisait sur bon nombre de visages. Oui, reprit-il, je reviens de très loin. La menace qui plane sur l'Angleterre est bel et bien réelle. Et elle ne cessera d'augmenter si nous n'endiguons pas la révolte à sa source.

Son regard clair se promenait sur tous, les scrutant jusqu'au plus profond d'eux-même. Ce devait être assez pénible à supporter.

- Je ne prétendrai pas que cela fut facile. Je ne prétendrai pas que je n'ai pas eu peur, que je n'ai pas désiré mourir plutôt que de continuer à souffrir ainsi. Oui, si la question que vous vous posez tous est : est-ce qu'ils l'ont torturé ?, la réponse est oui. Oui, ils m'ont torturé. Il sourit en ajoutant : Et ils n'y sont pas allés de main morte. Mais croyez-moi, je n'ai pas parlé. Pas un seul mot concernant la sécurité de vous tous. Le Ministère a la situation bien en main. Et je suis de retour. Nous avons réussi à leur échapper, nous leur avons passé entre les doigts comme de la fumée. Et s'ils paraissent eux aussi insaisissables, nous leur démontrerons le contraire.

Un silence. Chacun le regardait avec admiration et inquiétude.

- Ce soir, nous célébrons mon retour. Ce soir, je vous demande d'être vous-mêmes. Car demain, rien ne sera plus pareil.

Sur ces mots mystérieux qui pour beaucoup ne voulaient rien dire, Cobb se retira de l'estrade. Il savait déjà vers qui marcher. Keenan était accompagné de cette fille. Elena Genesis. Cobb avait eut vent d'elle. Elle serait une des premières à être appréhendée. Il n'avait absolument aucune confiance en elle, surtout pas en ce moment, surtout pas après ce qu'il avait vécu. Néanmoins, il se dirigea vers le jeune couple. Keenan devait bien se douter de quelque chose. Mais oserait-il se dresser contre Cobb ? Maximus était quasiment sûr que oui. Même si Keenan n'userait pas de la force. Mais avec lui.

- Keenan ! Je me demandais si tu daignerais un jour me rendre visite dans ma prison dorée
, s'exclama t-il avec toute la force dont il était capable en s'approchant de celui qu'il considérait comme un fils.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Jeu 17 Mar - 14:51

Allongée sur son lit Crystal regardait le plafond avec un air de mécontentement sur le visage. Oui elle n'était pas contente d'avoir reçu cette maudite invitation pour cette affreuse fête si l'on pouvait appeler cela une fête bien sûr. Réunir tous les élèves plus quelques personnes triées sur le volet ressemblait plus à une sorte de guet-apens plus qu'à une célébration de n'importe quelle victoire contre le mage noir. Pourtant, comme une petite fille sage elle avait déjà sorti sa robe de soirée qu'elle avait accroché sur l'un des baldaquins de son lit. Malgré tout elle n'arrivait pas a se résoudre a l'enfiler et à aller se coiffer ainsi que se maquiller un peu. Résignée à de pas faire du tort à sa famille Crystal se leva sans joie et prit la direction de la salle de bain, d'un geste lent et assuré la jeune file releva ses cheveux dans un chignon et passa un peu de marron sur ses paupières.

- Voila qui sera suffisant.

Elle retira la robe de son cintre et la fit glisser sur son corps tremblant de froid. Lentement elle sorti de la salle commune et prit la direction du réseau de cheminées spécialement installé pour l'événement. Une boule prit forme dans son estomac. Crystal n'avait jamais aimé ce moyen de transport magique il avait le dont de la rendre malade, pourtant, à chaque fois qu'il fallait l'empreinter elle faisait bonne figure et retenait son souffle afin de ne pas sentir la nausée l'envahir. Heureusement dans son malheur le trajet ne dépassait pas quelques secondes ce qui ne lui laissait pas le temps de vomir. De quoi aurait-elle eu l'air en arrivant à la réception sa robe couverte de vomi.

Quelques secondes plus tard elle foulait du pied le lieu de la fête encore un peu groggy par ce petit voyage. Crystal saisit la première boisson qui lui passa sous le nez. Du champagne par chance elle raffolait de ce nectar. Tout en dégustant sa boisson Crystal faisait le tour de la pièce afin de voir si des visages amicaux étaient déjà présents, malheureusement personne. Oui il y avait bien quelque élèves de Poudlard, mais aucun d'eux n'étaient des amis, quelques adultes aussi étaient présent dont le ministre qui venait tout juste de se lancer dans un discours qu'elle n'écouta que d'une seule oreille. Mon dieu qu'il pouvait en raconter des sottises même pour un homme politique pourtant, tous les convives présents dans cette salle semblaient être totalement en adoration devant ses paroles.

- Heureusement que mes parents ne sont pas là.


Car quelle honte ils auraient eu si ils avaient vu le comportement de leur fille qu'ils pensaient si polie et si bien élevée. Perdue dans ses pensées la Serpentard ne se rendit compte que le discours était terminé qu'au moment ou Mr Cobbs prononça le prénom qu'elle n'aurait jamais pensé entendre dans un endroit pareil. Tournant vivement la tête elle aperçut le jeune homme qui rodait dans son esprit depuis leur dernière rencontre. Crystal l'observait sans bouger du coin où elle se tenait deux secondes plus tôt. Il était vraiment élégant dans son costume ce qui jurait par rapport au visage qu'elle connaissait de lui. Elle attendit patiemment qu'il finisse de discuter avec le ministre. La discussion semblait être calme, mais chaque mot était mesuré avec soin vu la concentration qui émanait des deux hommes. Elle vit le ministre s'éloigner doucement, respirant un bon coup Crystal prit son courage à deux mains et se dirigea droit vers l'homme.

-Bonsoir Keenan, c’est le dernier endroit où j’aurais pensé te revoir.

En pensant à leur dernière rencontre le corps de Crystal fut secouée de frissons de plaisir, pourtant il ne s'était rencontré qu'une seule fois, mais c'est à croire que la moindre parcelle de son corps se souvenait de leur tête a tête .



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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Ven 18 Mar - 0:41

    Dès son entrée, Keenan la remarqua. Elle était belle, il ne le niait pas. L’arrivée de Vanille raviva des souvenirs plus sereins et même si charnel, il esquissa un sourire tant leur relation était des plus ambigüe : il savait, autant qu’elle, que leur dérapage sensuel n’arriverait plus, mais ils savaient tous deux qu’ils en avaient eu besoin. Il n’en avait jamais tenu mot à Elena. Il connaissait les répercussions de son acte irréprochable. Il se savait incapable d’accepter pareil faux pas de la part de sa compagne et pourtant il l’avait fait. Il ne le regrettait pas. Mais il aurait préféré que jamais elle ne l’apprenne. Il était bien loin de ce douter qu’Aaron, cet inconnu encore, serait à la fois ce lien fraternel qui l’unirait mais aussi celui qui animerait une jalousie incontrôlable et animale lorsqu’il apprendra que ce dernier aurait partagé le corps de sa sorcière. Vanille était bien trop loin pour remarquer la présence du sorcier, et ce dernier garda ce sourire fin et presque trop froid sur le coin de ses lèvres, avant de se promettre de la rejoindre ce soir, saluer cette jeune femme qui, il y a quelques jours à peine, devenait un être lié au passé du jeune homme. Son géniteur était la source même de leur haine et de cette fois insatiable de vengeance. Vanille et lui s’était quitté en se promettant former ce duo jusqu’à voir la mort de cet meurtrier survenir petit à petit, lentement soumis à une torture qui les aiderait à effacer une haine incommensurable.

    Keenan ! Je me demandais si tu daignerais un jour me rendre visite dans ma prison dorée

    Le sorcier n’eut le temps d’approfondir ses méditations qu’une voix familière et souveraine vint l’arracher jusqu’à ce monde plus réel encore. Lorsque le sorcier se retourna, son sourire s’élargit quelque peu, tandis qu’il nota le départ soudain d’Elena qui lui murmura des mots presque sourds, lui indiquant sa présence de trop, l’impolitesse de Cobb ainsi que son désir étouffant d’hydratation. Keenan n’eut pas le temps de lui répondre qu’elle disparaissait. Elle ne lui en voulait pas, il le percevait distinctement. Une douce main de la sorcière hésita à quitter celle de son homme, mais le sourire serein de Keenan la mit soudainement plus en confiance. Elle s’éloigna ainsi, sans un mot pour le ministre de la magie, qui, elle le savait, comptait pour le sorcier.

    Monsieur, vous— Il se reprit alors dans un sourire certains, baissant quelque peu la tête avant de plonger son regard gris dans celui plus serein et amusé de Cobb, tu m’as manqué.La sincérité de Keenan était intacte. Rares étaient les fois où le sorcier se cachait derrière ce rôle incertains. Tu devrais faire un effort avec elle, Max. Tu sais à quel point c’est important pour moi. Il marqua une pause, son sourire s’effaça quelque peu : c’était certains, Cobb était le seul à avoir autant d’influence sur le sorcier. Ainsi, il se savait incapable de s’élever contre la volonté de cet homme qu’il considérait comme un père.Il semblerait que ta soirée qui se voudrait presque trop touchante ait un véritable succès. Ton discours était aussi hypocrite que vrai. Je suis ravi d’être ici, même pour ces raisons qui sont autres que rassembler tous ces sorciers en l’honneur de ton retour. C’était pour Keenan une façon de lui promettre son éternel loyauté, Cobb comprendrait, cela ne faisait pas de doute.

    Le sourire de ces deux protagonistes suscita le regard de certains convives curieux. Les individus n’en tinrent pas compte. Leur conversation semblait s’éterniser. Leur complicité restait fidèle à eux même. Lorsque leur échange prenait une fin illusoire, Cobb se retira alors, assurant au jeune homme que leur discours reprendrait plus tard lors de cette soirée, bien avant une arrivée préméditée face à un défi insoutenable pour ces mages allèchement attendus. Puis très vite, l’homme disparu rejoindre la foule et ses convives, sous un sourire soudainement changé : brusquement moins confiant, et moins sincère.

    -Bonsoir Keenan, c’est le dernier endroit où j’aurais pensé te revoir.

    Crystal Shadow. L’être le plus alléchant, la sorcière la plus affamée, et la femme la plus convoitable. Keenan n’avait cependant pas envie de jouer. Pas ce soir. Hum, rectification : il ne pouvait pas prendre le risque de jouer ce jeu qui lui plaisait autant qu’il l’apaisait pour vivre. Crys l’ignorait, mais mise à part ce plaisir bestial qu’ils avaient en commun, Keenan utilisait cette femme pour protéger celle qu’il aimait. Il ne s’attarda cependant pas sur ces méditations là, se concentrant sur cette attitude qu’il se devait d’adopter et qui, après tout, était une part, une part seulement, de lui :


Voyons, Crystal, commença doucement le sorcier de cette voix dangereusement calme : aurais-tu oublié oh combien je suis imprévisible ?[/list]


Dernière édition par Keenan W. Svensson le Ven 18 Mar - 1:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Ven 18 Mar - 0:54


When I was twelve, I wanted to be a good girl,
and a good wife. But now, I'm not twelve.
I just wanted to be perfect..


Deux semaines s'étaient écoulées depuis que le Ministre Cobb avait quitté l'hôpital. 15 jours ; 360 heures ; 21 600 minutes ; 1 296 000 secondes. Tout ce temps, Alienor avait été en état de stress. Une panique, une terreur, un souffle-coupé. Des jours et des jours à regarder la porte, à regarder derrière son épaule, à surveiller sa fille à tous moments... Maximus savait qu'Andréa était son point faible. Il n'avait qu'une chose à faire pour obtenir ce qu'il désirait : Lui enlever sa fille. Après cela, Alienor viendrait demander son dû au Ministère. Après cela, elle serait encerclée par des aurors. Et après cela, elle serait arrêtée. Alors elle surveillait. Elles sortaient toutes les deux très peu. Juste pour aller à l'école, puis à l'hôpital, pour ensuite rentrer dans leur petit appartement un peu trop sombre qui ne leur plaisait pas. Alie avait conscience que la vie qu'elle offrait à son enfant n'était pas idéale. Qu'elle aurait pu faire mieux. Qu'elle aurait pu demander de l'aide. Mais à quoi bon avoir une dette envers quelqu'un si c'est pour qu'il vous le rappelle chaque jour jusqu'à ce que vous en creviez ? Non, elle ne voulait pas de cela. Elle voulait être libre, ressentir cette adrénaline lorsque vous êtes fière de donner l'argent du loyer en étant certaine que c'était votre travaille qui était récompensé. Et pas l'aide d'un autre.
Deux semaines donc. Et ce jour-là, elle osa s'aventurer près du Ministère. Pour voir un peu ce qui se passait. Si il y avait déjà un panneau wanted avec son visage imprégné dessus. Mais elle ne vit rien de tout ça. Rien du tout, il n'y avait rien. Comme si il ne s'était jamais rien passé dans cet entrepôt. Comme si tout le monde se fichait bien que le mal progresse vite. Il y avait juste une annonce : "Bal en l'honneur du Ministre Cobb". Elle n'avait aucune raison d'y aller. Elle n'en avait pas le droit d'ailleurs, c'était dangereux, beaucoup trop dangereux... Et pourtant, elle ressentit des palpitations. Une folle envie. Un désir. Une intention. Elle savait que combattre cette envie ne servirait à rien. L'idée avait migré vers son cerveau, et y resterait jusqu'à ce que chose soit faite.

Elle courrait. Alienor courrait dans les rues, bousculait, s'excusait, repartait. Un sourire était plaqué sur son visage comme si elle était heureuse. Mais elle ne l'était pas. Elle avait encore une montée d'adrénaline. Franchir une limite, défier les lois, montrer au monde qu'elle n'était pas lâche. Montre à Maximus qu'elle n'avait pas peur de l'affronter. Alors elle courrait jusqu'à en perdre le souffle. Et puis, elle monta ses escaliers quatre à quatre, entra, et, en déposant un baiser sur le front de sa fille, partit dans sa penderie. Elle en sortit une robe violette, chic, décalée. Cela lui correspondait assez bien. Elle se coiffa et se maquilla rapidement, enfila un manteau de saison, et prit la main d'Andréa. Elle ne prit d'abord pas le chemin du Ministère. Elle partit dans le sens inverse, elle quittait la ville, progressivement, à bord du magicobus. Elle allait en campagne. Chez Mme Olive Bouvier. Cette femme âgée d'une soixantaine d'années avait été leur nourrice, à Josh et Alie. Cette femme était quelqu'un de sûre. Alienor pouvait compter sur elle pour garder Andréa à son tour. La protéger, si il lui arrivait malheur à cette soirée. Elle n'expliqua rien à la pauvre femme bien sûr. Olive avait compris. Et elle était toujours disponible pour la famille Willow. Alors elle prit Andréa, après que sa mère lui ai dit au revoir. Ou adieu. Non. Elle lui avait dit "A tout à l'heure". Ce n'était pas un mensonge, ça pouvait être vrai. Même si les chances étaient minces.
Elle reprit le magicobus vers Londres, et elle descendit sur le Ministère. Elle savait très bien comment entrer sans se faire remarquer. Elle sortit une fiole de son sac à main et en but le contenu. Pas du polynectar, mais presque. Autre chose de moins fort, qui gardait certains traits du visage, mais qui en transformaient d'autres. Alienor avait emprunté ce soir-là l'apparence de Katherine Borrows, une moldue qui habitait à l'étage du dessus. Ca ne faisait effet qu'une heure. C'était suffisant. Une petite nausée, puis elle sentit ses traits se tordrent. Ce n'était pas douloureux, juste dérangeant. Elle s'appuya un instant contre le mur, reprenant ses esprits embrouillée par l'effet de la potion. Puis elle y alla. Elle pénétra dans le Ministère, sans mal.
Quelques sourires et elle franchissait les portes de son destin.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Sam 19 Mar - 13:56





    Une boule de nerf sourde grandissait dans mon ventre, comme expliquer avec des mots cette engourdissement qui me prenait jusqu’au cœur ? Je me demandais chaque seconde si j’aurais le courage d’affronter cette foule. Car oui pour la première fois depuis 10 ans j’allais sortir au bras de Keenan pour une soirée organisé en l’honneur du ministre de la magie. Tant de monde dans une seule soirée n’était pour moi qu’une torture … J’avais passé dix ans loin de toutes ses mondanités, loin des gens étouffant qui vous sourit tout une soirée alors que vous ne les connaissez pas. Mais Keenan était là. Et même si je savais risquer presque ma vie lors de cette soirée pour lui j’étais prête à tout. Je ne montrai pas mon malaise, étrangement et pour la première fois, c’était moi qui caché mes sentiments pour me trouver rassurante et le mettre à l’aise étant donné sa nervosité palpable.

    « Mon cœur, ils nous attendent »


    Je me décidais enfin à sortir de la douche ou nos deux corps s’était rencontré tant de fois. Je passais presque mes journées complètes dans son appartement. Le miens étant hanté par le fantôme de mon passée de Julian. M’était toujours trop douloureux. Parfois il s’en allait à contre cœur ou non, et je me retrouvé seule avec Shade alors parfois je la prenais avec moi pour aller au cimetière ou ce trouvé Julian. Shade était pour moi comme une enfant, je l’aimais presque autant que Keenan, car elle était comme moi, sienne. J’enfilé une robe bleu nuit qu’il me tendit et lui demander de la nouer dans mon dos. Enfin je le contemplais éclatant de beauté dans le miroir de la chambre. Je me maquillé légèrement et attaché mes cheveux d’un chignon lâche. Je me trouvais étrangement belle et radieuse. Keenan pris mon bras et nous partîmes.

    J’entrai au ministère, je fus frappé par l’immensité des statuts, de la pièce qui me paraissait incroyablement époustouflante. J’étais soufflé, je n’avais rien vu de si beau et pourtant de si tape à l’œil. Keenan était dans ce décor d’une froideur presque naturelle et je ne pouvais m’empêcher de le regarder et de le trouver beau et avec beaucoup de prestance. Quand à moi j’avais toujours était cette femme hautaine et froide mais avec tant de grâce et de délicatesse qu’elle en paraissait fragile. Même si j’irradié de folie et de sadisme malgré moi. Le ministre de la magie intervint et je fus en suspense. Je ne pouvais respirer, je tremblai presque mais la main de Keenan me rassuré. Je regardais ses jeunes élèves présents et je ne pus m’empêcher de me rappeler moi à leurs âges.

    - Keenan ! Je me demandais si tu daignerais un jour me rendre visite dans ma prison dorée,


    Je n’avais pas remarqué qu’il avait fini son discours et que Maximus Cobb s’était approché de nous. Je fus surprise d’entendre sa voix si proche. Puis je vis le regard de Keenan se porter vers une jeune fille, je ne pu m’empêcher de ressentir une profonde jalousie, il la regardais presque avec envie, je me sentis défaillir et perdre tout contrôle. Je susurrai soudain gênée quelques mots à Keenan pour lui indiquer que je partais vers le bar et je m’éclipsais. A mesure que j’approchais du bar je n’avais qu’une seule envie retourner dans mes draps ou Shade viendrais se blottir contre moi en attendant le retour de Keenan. Mais s’était trop tard. Je me servis à boire et bu à lente gorgée, regardant de loin Keenan parler avec son presque père. Quand celui-ci pris congé je voulus m’approcher mais une autre sorcière apparut. Jolie aux yeux vert elle s’approché de mon Keenan d’une manière qui ne me plaisais en aucun cas. Ma jalousie était de nouveau ravivée et je me resservis un verre. Que je bus sans les lâcher des yeux. Elle lui parla, j’étais trop loin pour percevoir quoi que ce soit, et il lui répondit et je sentais dans son visage qu’il se contenait, je le connaissais par cœur, ses moindres traits de visage n’avait aucun secret pour moi. Mais en avait’ il des secrets pour moi ? J’allais surement découvrir cela et bien plus qu’un seul à mon avis ….

    Mes yeux ne s’emplir en aucun cas de larmes. J’étais juste dans une léthargie profonde regardant l’homme que j’aimais me frapper à coup de couteau dans le cœur à mesure qu’il s’adressa ou qu’il regardait ses jeunes filles dont je ne connaissais même pas le prénom et qui pourtant avez l’air si proche de lui que j’en éprouvé une profonde jalousie mêlé d’une envie incontrôlable de vomir ….

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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Sam 19 Mar - 16:23

Et puis, Vanille se retourna. Aaron resta fixé sur l'expression étrange de celle-ci. Il la connaissait trop bien pour être pris à son jeu, le croyait-il. Dans son jeu, il était pris depuis qu'il l'a connaissait, depuis qu'il avait croisé ses beaux yeux au détour d'un couloir, depuis qu'il avait aperçu sa silhouette dans le Poudlard Express, il ne connaissait que la Vanille qu'elle avait bien voulu lui montrer. Et il s'en contentait bêtement. Bien sûr, il se doutait que sa bleue ne lui disait pas tout et qu'il y avait des aspects de sa vie auquel il n'avait pas le droit. Mais il était loin de se douter de l'étendue des mensonges de sa meilleure amie. Aussi, quand il crut déceler sur son visage l'expression caractéristique de la Vanille qu'il connaissait quand elle était hésitante, il ne se trompa pas, pour la simple raison que celle-ci ne pouvait pas tout cacher à un garçon qui passait ses jours et ses nuits à l'observer depuis ses 12 ans.
Il ne put réprimer un sourire quand leurs regards se croisèrent enfin. Elle lui avait manqué. Pourtant il s'en voulut aussitôt, il était en COLÈRE, il n'avait pas le droit de lui sourire. Comment être crédible, sinon, quand il devrait faire semblant de lui en vouloir profondément quand la seule émotion qui le prenait à ce moment là était la joie de la retrouver ?
Alors qu'il n'arrivait pas à décoller ses yeux de la silhouette hypnotisante de la jeune fille, elle avança timidement jusqu'à lui.
Aaron se leva de sa chaise. Il était maintenant face à face, l'un à l'autre, tout les deux aussi confus, se demandant qui allait parler le premier.
Ce fut Vanille qui osa la première. Elle sourit et ce sourire suffit à faire tomber le masque d'apparente colère d'Aaron.

- Aaron...comment tu vas mon macaron?

Il marqua une pause. Il s'était attendue à presque tout, mais pas à ça. Elle niait complètement le fait de l'avoir littéralement abandonné. Pire, elle faisait comme si rien ne c'était passé. Il ouvrit la bouche, la referma, hésita puis..

- Hein ? De quoi ? A qui tu parles ? A ton meilleur ami ?


Il se retourna, mimant être à la recherche de quelqu'un, parcourant l'assemblée des yeux et se servant de sa main comme pare-soleil, comme font les explorateurs dans les dessins animés. Après s'être baissé , mit sur la pointe des pieds pour bien voir tout le monde, il se tourna enfin vers Vanille, à qui il avait tourné le dos jusque là et se contenta de lui répondre d'un ton tout à fait sarcastique :

- Je ne sais vraiment pas où est ton meilleur ami, désolé. Ah ? Mais attends, si, je sais.. Ah oui, voilà, il est partit. Il ne t'a pas prévenu ? Bizarre, vous étiez meilleurs amis, pourtant, non ? Oh, désolé, alors. Il ne devait pas beaucoup tenir à toi puisqu'il a visiblement «  oublié » de , au moins, t'envoyer un mot pour te rassurer. J'imagine que maintenant, il doit être à une petite sauterie sans toi. Tu n'as plus qu'à espérer parcourir toutes les fêtes du pays jusqu'à ce que tu le recroises et qu'il vienne te voir en souriant ridiculement et clamant : «  Hé, Van' ! Ça fait un baiil. Ça va mon macaron ? »


Il .. Il ne savait pas vraiment, en fin de compte, si il était en colère ou pas. Bien sûr, il détestait littéralement Vanille pour ce qu'elle lui avait fait mais il était tellement heureux de revoir enfin son petit visage, ses longs cheveux blonds et ses mimiques si caractéristiques que, comme on dit, «  l'amour l'emportait sur la haine ».
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Sam 19 Mar - 17:47

- Hein ? De quoi ? A qui tu parles ? A ton meilleur ami ?

Vanille ne bougea pas, elle se contenta de regarder Aaron s'agiter, regarder à droite et à gauche, faisant semblant de chercher quelqu'un...de la chercher elle.


- Je ne sais vraiment pas où est ton meilleur ami, désolé. Ah ? Mais attends, si, je sais.. Ah oui, voilà, il est partit. Il ne t'a pas prévenu ? Bizarre, vous étiez meilleurs amis, pourtant, non ? Oh, désolé, alors. Il ne devait pas beaucoup tenir à toi puisqu'il a visiblement « oublié » de , au moins, t'envoyer un mot pour te rassurer. J'imagine que maintenant, il doit être à une petite sauterie sans toi. Tu n'as plus qu'à espérer parcourir toutes les fêtes du pays jusqu'à ce que tu le recroises et qu'il vienne te voir en souriant ridiculement et clamant : « Hé, Van' ! Ça fait un baiil. Ça va mon macaron ? »

Il lui en voulait vraiment...et il avait bien raison. Vanille avait été irresponsable, comme toujours. Partir comme ça, sans prévenir personne, laissant tout derrière elle, comme si rien n'avait jamais existé, comme si personne dans ce château ne comptait à ses yeux...mais c'était faux, elle tenait à ses amis, et surtout à son meilleur ami, mais...la lâcheté, la haine...elle n'avait fait que suivre son destin...elle avait peut-être un destin tragique, elle était vouée à mourir dans d'atroces souffrances, sans jamais avoir réussi à éclaircir son ciel. Peut-être qu'il ne lui servait à rien de lutter, parce qu'en fin de compte, quoiqu'elle fasse, elle n'avait aucune chance. Étant faible, elle préférait se dire ça, que chercher un futur lumineux lui était impossible, que le bonheur lui était interdit. Cette idée la réconfortait, réconfortait son âme brisée. Mais elle se sentait malgré tout toujours coupable. Elle l'avait abandonné. Et elle osait venir le voir en faisant comme si elle avait toujours été à ses côtés? C'était minable.

Elle avait baissé les yeux. Ce ton qu'il empruntait envers elle était blessant...mais elle ne pouvait pas le blâmer, lui n'avait rien fait. Elle méritait ces paroles. Et elle ne méritait pas l'amitié du garçon. Pourquoi avoir choisi de devenir ami avec elle ? Il ne pouvait pas savoir qu'elle lui ferait du mal mais...elle aurait préféré qu'il ne la rencontre jamais, elle se détestait à faire souffrir ceux qu'elle aimait plus que tout. Mais c'était plus fort qu'elle, c'était dans sa nature...et même si ensuite, elle regrettait toujours amèrement, ça ne changeait rien. Être ami avec Vanille, c'était se condamner.

Elle finirait par leur enfoncer un poignard dans le cœur. Elle en était capable. A cette pensée malsaine, elle réprima un haut-le-cœur, c'était trop ignoble. Sans un regard pour celui qu'elle osait appeler meilleur ami, la jeune fille dit, presque en chuchotant :


« Aaron s'il te plait...je suis sincèrement désolé de ne rien t'avoir dis...mais comprends moi, si je t'avais dis que je partais, tu m'aurais surement retenu, je me trompe? Tu aurais tout fait pour ne pas me laisser t'abandonner. Alors évite de me faire cette scène... »

Une fois de plus, elle regretta ses paroles. Elle venait de mettre la faute sur lui, elle venait de le rendre coupable. Qu'allait-il penser d'elle, à présent? Elle devait s'excuser, encore et encore, jusqu'à ce qu'il pardonne ! Car elle ne voulait pas le perdre, et elle était prête à tout pour ne pas que cela arrive.

« Je suis désolé. Tu veux savoir pourquoi je suis partie? Je...hé stop ! Attendez ! Vous là bas ! »
Un serveur passa, portant un plateau avec des bouteilles de champagne dessus. Elle en attrapa une et remercia le jeune homme avec son éternel sourire aguicheur. Que lui arrivait-il, tout à coup? Une envie d'alcool...pour se calmer. Un verre, pas plus ! Elle en proposa un à son meilleur ami et but le contenu du verre...oui, c'était le deuxième. Et alors? Ce n'était pas grand chose ! Et puis...avec une dose d'alcool dans le sang, même petite, elle réussirait surement mieux à parler à son meilleur ami...enfin, elle l'espérait.
« Je disais...si je suis partie, c'était uniquement pour vous protéger, pour te protéger... »




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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Sam 19 Mar - 19:16

« Aaron s'il te plait...je suis sincèrement désolé de ne rien t'avoir dis...mais comprends moi, si je t'avais dis que je partais, tu m'aurais surement retenu, je me trompe? Tu aurais tout fait pour ne pas me laisser t'abandonner. Alors évite de me faire cette scène... »

Il s'indigna bruyamment et s'apprêtait à répondre que jamais, jamais, il n'avait empêché Vanille de faire quoi que soi, si ce n'est regarder l'intégrale d'amour, gloire et beauté un soir où ils étaient bourrés, mais au contraire, il l'avait toujours aidé et était toujours prêt à l'assister, pour quoi que ce soit mais elle le coupa.

« Je suis désolé. Tu veux savoir pourquoi je suis partie? Je...hé stop ! Attendez ! Vous là bas ! »

Oui, il voulait savoir pourquoi elle était partie, merde ! Oui, oui, il le voulait. Est-ce qu'elle était vraiment obligée de s'interrompre ?! Il voulait, il voulait..
Prenant son impatience sur lui, il attrapa à son tour une coupe, la deuxième de la soirée, et la porta à ses lèvres. Le liquide tiède le calma un peu, aussi bien dans sa colère que dans son envie d'embrasser furieusement Vanille. Aussi curieux que cela puisse paraître, l'alcool l'avait toujours aidé à faire semblant avec elle. Tout le temps, il avait eu plus de mal à ne pas se trahir sobre qu'ivre. Curieux, oui, vraiment..

« Je disais...si je suis partie, c'était uniquement pour vous protéger, pour te protéger... »

Il l'a coupa d'un geste de la main.

«  Je n'ai pas besoin d'être protégé. »

Non, il n'en avait pas besoin. Il en avait marre que tous le monde le prenne pour une petite chose faible ! Il était assez grand pour se débrouiller tout seul. Il l'avait largement prouvé en allant voir Keenan. Mais bien sûr, Vanille ne voyait en lui que le gars qui avait régulièrement un oeil au beurre noir, symbole de l'homophobie ou tout simplement de la cruautée de ses camarades. Mais depuis peu, Aaron avait pris conscience d'une chose. Si les autres pouvaient le tuer avec leurs poings, il le pouvait aussi, et bien plus facilement, à l'aide du morceau de bois qui se trouvait dans sa poche, contre sa poitrine.

«  Je n'ai pas besoin d'être protégé, Vanille.. Vanille, s'il te plait, n'essaye pas de me mentir. J'en ai marre que tu me prennes pour un imbécile. Dis moi juste, même si elle est incomplète, la vérité. »

Il sortit de sa poche un briquet et une cigarette qu'il porta à sa bouche. Il avait à peine prit une bouffée qu'il se ravisa et éteint celle-ci dans le petit cendrier non loin de lui.
Le serdaigle se reprit et , juste après une légère toux, caractéristique maintenant, finit par reprendre.

«  Excuse moi. Vanille, je te demande pas de me dire ce que tu as mangé, ce que tu as bu, avec qui tu étais, ou même avec qui tu t'es envoyée en l'air ! .. »

Il s'insulta intérieurement. Bien sûr que l'Aaron gay ne s'intéressait pas à avec qui elle couchait. Contrairement à l'Aaron hétéro et complètement amoureux de Vanille.

«  Non, bien sûr que je te demande pas ça. Seulement.. Mais à quoi tu pensais quand tu es partie , Vanille ?! Tu pensais que je resterais sagement au château à t'attendre ?! Ou même, qu'est-ce que tu avais besoin de faire loin du château, sans moi ?! Tu sais très bien que je serais toujours derrière toi, Van', que je peux, et que je veux t'aider ! Alors, pourquoi tu m'as rien dit ? Qu'est-ce qu'y était de si important pour que tu ne daignes même pas m'en informer ? »

Oui, quoi ?
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Dim 20 Mar - 18:28

(trop l classe je suis sur la bannière! Cool :sort: )






Flynn n'avait pas très envie d'aller se pointer au bal du Ministère. Il n'était pas très bien, et avait envie de rester en salle commune, devant la cheminée, à écouter de la musique. Mais il se devait d'y aller. Le professeur McGonagal l'avait presque obligé de venir! Et elle était très persuasive... Il avait accepté juste dan le but que McGonagal lui retire ses trois dernières retenues qu'il avait à faire. Il s'était encore amusé avec Shane, son pote de conneries en tous genres. Et ils s'étaient faits attrapés! Ils auraient peut-être du en faire un peu moins tous de même... Mais de toute façon, c'était trop tard et McGonagal avait la "gentillesse" (ironie) de lui retirer ses retenues... à une condition: venir avec tous le monde à la soirée organisée par le ministre de la magie.


Flynn fit tous de même un effort, il s'avait que si il n'en faisait pas, McGonagal l'aurait sur le dos pendant toute la soirée. Et il n'en avait aucune envie! Il enfila un smoking pas trop classe, et qui ne le faisait pas ressembler à un pingouin, coiffa comme il le pouvait ses cheveux en bataille et mit des baskets noires. Il était seul, dans la salle de bain des garçons. Aucuns bruits. Personne. Le calme était agréable. Dès qu'il passerait la grande porte, les bruits resurgiraient. Mais c'était ça la vie! Et elle avait des allures de montagnes russes.


Flynn redescendit sur terre. C'était l'heure et il ne fallait pas être en retard. Mais il ne pouvait s'empêcher d'avancer lentement, comme pour arriver le plus tard possible, et retarder ainsi le temps où il se retrouverait à la soirée. Il sentait qu'il devrait rester à Poudlard... Ce n'était qu'une impression, mais une dangereuse... Flynn se résonna: qu'est-ce qu'il pouvait se passer? rien du tout, il se faisait des idées. Il ne se passerait surement rien lors du bal. Pourquoi dramatiser? Il était sur qu'il avait cette impression juste parce qu'il n'avait aucune envie de s'y rendre!

Le jeune Gryffondor sortit de la salle de bain, et se dirigea vers les cheminées. Il croisa plusieurs élèves qui se dépêchaient. Il regarda sa montre, et vit qu'il était un peu en retard. Quand il arriva, il ne vit pas Isaac, ni d'autres amis proches qu'il aurait pu apprécier de voir. Tant pis. Il les chercherait sur place. Il s'approcha d'une des cheminées, et tomba sur le professeur qu'il n'avait pas envie de voir à ce moment là. Le professeur de métamorphose lui fit une remarque sur ses quelques minutes de retard, mais elle n'ajouta rien, car Flynn était loin d'être le seul! Il ne répondit rien, même si il en mourrait d'envie. Il entra dans une des cheminées, et lança la poudre en pensant très fortement au ministère. Si il se trompait, il allait recevoir les foudres de McGonagal, et il avait déjà assez de retenues comme ça!

Quand il arriva au ministère, il toussa. Ils n'avaient pas fait le ménage depuis longtemps dans ces cheminées! Flynn leva la tête, et vit devant lui une foule d'élèves de Poudlard et d'adultes, surement du ministère, qui se pressaient. Il admira la salle qui était somptueuse. Mais il vit quelque chose, ou plutôt quelqu'un qui retint son attention: Ariana.

Il se souvint alors de ce qui s'était passé: elle avait rejetée son meilleur ami plusieurs fois, et lui avait brisé le coeur. Et ça, il ne le supportait pas, enfin il ne supportait pas de voir souffrir autant son meilleur ami. Il avait alors adopté une attitude assez négative en présence d'Ariana. Pourtant, ils étaient proches avant, Aria et Flynn... Ils étaient même sortis ensemble lors de leur troisième année! Mais son meilleur ami passait avant elle... Mais il regrettait la façon dont il avait agi avec la Serdaigle. Il le regrettait vraiment. Il n'aurait surement pas du s'occuper des affaires d'Isaac et d'elle. C'était leur histoire après tout! Et Flynn n'avait rien à voir là-dedans, malgré que son meilleur ami lui en ait parlé plusieurs fois. Et là, il voyait une opportunité à ne pas rater: s'excuser auprès d'elle.

Flynn s'approcha d'Ariana. Il n'avait pas vu au départ Fraise, et la salua. Puis il salua Ariana. Il demanda à Fraise si il pouvait lui emprunter la Serdaigle un instant. Puis, quand il se retrouva avec Ariana, il s'excusa:


_Aria... j'ai mal agi en étant négatif avec toi, après l'histoire avec Isaac... Je n'aurais pas du m'occuper de vos affaires. Je suis venu m'excuser. Sincèrement.


Il espérait qu'elle allait accepter ses excuses... Mais il lui semblait qu'elle avait un peu... bu.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Lun 21 Mar - 22:21

« Je n'ai pas besoin d'être protégé. »

Il ne comprenait pas. Et elle, elle ne le comprenait pas non plus. Jamais elle n'avait réussi à percer ses pensées, enfin si...comme une meilleure amie le fait ! Elle savait quand il allait mal, quand il était en colère, vexé, quand il était heureux, quand il avait quelque chose d'important à lui annoncer, mais jamais elle n'avait pris vraiment en compte ses sentiments. Elle était trop égoïste. Mais maintenant, elle commençait à le considérer comme une personne...une personne important à ses yeux, une personne qu'elle ne voudrait jamais perdre.


« Je n'ai pas besoin d'être protégé, Vanille.. Vanille, s'il te plait, n'essaye pas de me mentir. J'en ai marre que tu me prennes pour un imbécile. Dis moi juste, même si elle est incomplète, la vérité. »

Un imbécile...? Mais non ! Elle ne le prenait pas pour un imbécile, elle...non...il avait raison, une fois encore. Elle ne l'avait jamais véritablement pris au sérieux, l'avait toujours cru un peu...faible? Quelle erreur ! C'était Vanille, qui était faible, c'était elle qui était partie sans prévenir son meilleur ami, c'était elle qui l'avait presque trahi. Elle avait trahi sa confiance et l'avait certainement blessé. Mais il était trop tard pour faire marche arrière. La jeune serdaigle ne réfléchissait jamais aux conséquences de ses actes, elle courrait toujours, au risque de tomber et de s'écorcher. Et une fois qu'elle avait réfléchi, il était trop tard. Le mal était fait. Impulsive, irresponsable, irréfléchie, peureuse, voilà ce qui la caractérisait le mieux. Elle avait peur de la vie, peur d'affronter. Elle avait plus d'une fois réussi à prouver qu'elle était forte, mais avec toutes les erreurs qu'elle avait commises, tout s'était effacé, le temps avait balayé tout ça. Le temps est assassin. Le temps file et n'attend personne. Vanille, trop souvent, l'attendait, mais il ne venait pas, et ne viendrait jamais. Il fallait essayer de le suivre.

« Excuse moi. Vanille, je te demande pas de me dire ce que tu as mangé, ce que tu as bu, avec qui tu étais, ou même avec qui tu t'es envoyée en l'air ! .. »

Rien sur le visage de la jeune fille ne changea, rien dans son expression, son sourire, son regard, ne laissa paraitre sa confusion. Les dernières paroles qu'avaient prononcées Aaron...elle eut soudain honte d'elle. Pourquoi? Pourquoi avoir honte...? Elle avait couché avec Keenan, elle avait le droit, non? Il était là, près d'elle...elle avait besoin d'être consolée, d'oublier, lui aussi. Et Aaron n'était pas son petit ami, Aaron ne l'aimait pas, elle non plus n'éprouvait aucun sentiments amoureux à son égard - et pourtant le temps change tellement de choses...

Mais il y avait Evan, dans tout ça. Elle n'était pas avec lui, ne le serait sans doutes jamais...mais si elle décidait d'essayer? Elle avait encore la force de l'amener vers elle, de le rendre presque amoureux d'elle, de tenter. Mais de toutes manières, Vanille n'était pas fidèle, Vanille n'était pas une bonne " petite amie "...l'amour lui était inconnu. Elle n'en connaissait rien.


« Non, bien sûr que je te demande pas ça. Seulement.. Mais à quoi tu pensais quand tu es partie , Vanille ?! Tu pensais que je resterais sagement au château à t'attendre ?! Ou même, qu'est-ce que tu avais besoin de faire loin du château, sans moi ?! Tu sais très bien que je serais toujours derrière toi, Van', que je peux, et que je veux t'aider ! Alors, pourquoi tu m'as rien dit ? Qu'est-ce qu'y était de si important pour que tu ne daignes même pas m'en informer ? »

Elle voulait lui dire où elle était, mais si elle lui disait la vérité, elle serait alors obligée de TOUT lui révéler ! Et si ces révélations mettaient fin à leur amitié ? Que ferait-elle alors ? Que deviendrait-elle ? Elle ne pouvait pas se permettre de perdre son meilleur ami. Jamais elle n'avait perdu complètement l'amitié d'une personne, tous avaient réussi à la supporter, à supporter ses colères, ses mensonges...ils la soutenaient toujours, malgré tous ces problèmes. Alors perdre son Aaron, non...

Comment faire alors? Lui mentir...? Cette option la tentait, mais mentir encore...surtout à lui, c'était le trahir encore plus. Et quand viendrait le moment de lui dire la vérité, elle risquait vraiment de le perdre pour toujours. Sans s'en rendre compte, prise d'un stress assez fort, elle attrapa une autre coupe de champagne. C'est ça, bois, aggraves ta situation.


« Mais arrêtes, je te prend pas pour un imbécile, t'es mon meilleur ami ! C'est juste que...je ne pouvais pas te le dire ! J'étais trop perturbée...perdue, et je ne pensais même pas à toi quand je suis partie. Je ne pensais à rien, je voulais juste partir. Je suis sure que tu n'as pas envie d'entendre la vérité... »

Une autre coupe de champagne.

« Si je te cache la raison de mon départ, c'est parce que je tiens à toi... »

La tête commençait légèrement à lui tourner, mais elle avait encore les idées claires pour le moment. Elle regarda son meilleur ami dans les yeux, le suppliant presque d'arrêter son interrogatoire. S'il savait...il serait dégoutée et aurait surement peur. Peur d'elle, peur de celle qu'il considérait comme sa meilleure amie ! Elle ne souhaitait pas qu'il la voit comme une personne sans cœur, brisée, perdue, instable..

Un silence s'installa alors entre les deux amis. Elle était blessante dans ses paroles, elle s'en rendait compte...mais elle n'y pouvait rien. Elle ne pouvait pas lui dire quelque chose de gentil, elle laissait la colère qui nichait en elle partir, et c'était sur son meilleur ami qu'elle tombait.



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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Lun 21 Mar - 22:46

    Ariana semblait avoir consommé avant d'arriver ce qui fit sourire sa meilleure amie de toujours. Meilleure amie, oui, seulement elles ne le réalisaient pas totalement. Pourtant, elles le seraient et ce jusqu'à ce que la mort les sépare. La mort qui ne leur était pas vraiment étrangère, comme une vieille amie vicieuse qui les regardait avec appétit, attendant le moment ou enfin, ce serait à leur tour de s'en voir dévorées.

    Les deux jeunes filles marchèrent jusqu'au lieu de rendez vous. Une étrange mélodie résonnait dans l'esprit de la jeune Swars. Cette soirée ne se passerait pas en douceur. Elle présentait quelque chose, comme si... dors et déjà des mangemorts étaient éparpillés dans la foule présente. La Gryffondor s'attendait à voir quelqu'un tomber mort à tout moment. Devenait-elle paranoïaque? L'air serein qu'elle affichait n'était qu'un dégagement honteux d'hypocrisie, pourtant elle était si douée dans l'art de cacher ses sentiments que personne n'y voyait l'erreur.

    Ariana buvait-elle par simple envie ou était-elle également en incapacité de faire face à tout ce qui leur arrivait avec le sourire? La mort de Bérénice, la disparition du petit ami de Fraise, de l'un des meilleurs amis d'Ariana... Ou cela s'arrêterait-il ? Que faisaient ces " aurors " ?

    Vanille était là... et puis elle s'éloigna. Elle aussi...elle aussi semblait étrangement absente malgré sa présence physique. Les trois amies n'étaient plus les mêmes et pourtant elles ne s'en disaient rien.

    Le ministre parla alors. Fraise tenta de rester concentrée mais ces derniers temps l'exercice lui semblait trop complexe, néanmoins elle espéra avoir retenu la majeure partie des mots de Cobb... ce héros. Il avait survécu, il revenait... Il désirait sauver son peuple. Fraise se forgea rapidement un avis sur l'homme, il lui plaisait. Il semblait loin d'être idiot et semblait de plus, honnête et courageux, cela lui suffisait pour avoir une bonne opinion de lui, elle voyait tellement d'idiots dans la journée qu'un brin d'intelligence avait le don de l'émerveiller, et Cobb ne semblait pas en manquer.

    Une voix retentit à son oreille... Flynn, un élève de sa maison était venu à elles. Fraise sursauta, et même l'indécise Ariana lui lança un regard suspicieux, elle n'était véritablement pas au meilleur de sa forme. Elle déglutit, il voulait lui emprunter son amie. Elle écarquilla les yeux, comme apeurée à cette idée, elle serra un peu le bras de son amie et quelques secondes plus tard se rendit compte de son attitude étrange. Elle embrassa inutilement son amie sur la joue, comme si elle avait peur de la perdre et la regarda s'éloigner, les battements de son coeur irréguliers.

    Elle attrapa une coupe de champagne qu'elle vida d'une gorgée nerveuse. Lorsqu'elle reposa le verre, elle perçut les tremblements de sa main. Elle étouffait. Dans son esprit, des visions de son petit ami aux mains des tortionnaires de Cobb. Les Curtis étaient porté disparus depuis maintenant trois semaines. De l'air...

    Elle ne prêta pas attention aux quelques regards inquiets tournés vers elle, Fraise tourna le dos à la foule et se mit à courir vers la sortie ... La respiration saccadée, ses ballerines dorées foulèrent le sol de marbre, elle avait besoin de courir. Un auror lui barra un instant la route, elle leva un regard un peu fou vers l'homme qui compris rapidement qu'elle n'était qu'une innocente mineure peut être déboussolée par le discours du ministre.

    Enfin... elle huma l'air frais de cette nuit noire. Ses bras et jambes dénudés furent caresser par le vent un peu trop froid. Elle leva les yeux vers un ciel sans étoiles. Quelque chose se préparait, elle en était certaine.

    Là encore des aurors étaient postés devant les entrées, posant leurs regards sur la jeune brune. Elle s'éloigna désirait plus que tout avoir un instant de solitude complète, un instant ou elle pourrait enlever le masque douloureux de la jeune fille pétillante et courageuse. Elle traversa la rue pour s'enfoncer dans une ruelle ou elle s'adossa contre un mur de pierre. Elle avait froid, de la fumée voletait un instant autour de son visage à chaque expiration agitée. Elle s'autorisa quelques larmes avant de se souvenir que son amie lui avait maquillé les yeux.

    Une dernière inspiration et elle remit le masque en place, prête à retourner à cette soirée qui était loin de lui plaire finalement. Mais après quelques pas, une silhouette d'homme se dessina devant elle, s'approchant dangereusement. Rouge et or dans l'âme, l'idée de sortir sa baguette naquit dans son esprit sans pour autant qu'elle le fasse. Arrivée tout proche de l'homme, celui ci lui barra le chemin volontairement.

    - Excusez moi... vous

    Les yeux se rencontrèrent et l'adolescente eut un mouvement de recul. Elle laissa échapper un petit nuage de fumée prouvant sa soudaine inquiétude.

    - Vous...

    Elle ne tenta pas d'achever la phrase sans réel sens qu'elle avait voulu lui dire et tenta une nouvelle fois de le contourner mais l'homme saisit son poignet avec force sans pour autant la blesser, elle se retourna brusquement en le dévisageant du mieux qu'elle pouvait avec la faible luminosité qu'offrait la rue.

    - Que voulez vous ?






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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Lun 21 Mar - 23:39



NOTHING GOOD HAPPENS AFTER 2A.M


« Tous les employés sont conviés. Oui oui, même vous Miss Wellinghton, malgré votre... statut. ». Relevant la tête de ses papiers, Jordane regarda d’un oeil vide sa supérieur. Son statut ? Les gens tombaient tellement bas... S’en était même drôle. D’ailleurs, elle ne manqua pas de le montrer ; elle adressa un large sourire à Melle Brown, qui de par son titre, prouvait à tous qu’elle n’avait pas trouvé d’homme à torturer par un mariage. Cette femme aimait beaucoup rappeler aux autres que Jordane était une née moldue, et qu’elle n’avait pas sa place ici. Et à vrai dire, la concernée ne s’en plaignait pas : au moins, elle était connue. Il fallait bien y voir du bien plutôt que du mal. Elle baissa les yeux à nouveau, se replongeant dans la paperasse administrative, autrement dit, tout ce que sa supérieure n’avait pas envie de faire. La soirée était le soir même, au rez-de-chaussé. Cette perspective n’enchantait pas vraiment la jeune femme ; une foule, du bruit... Elle ne supportait tout ça qu’avec une dose d’alcool dans le sang peu raisonnable. Et puis, cette fête... Elle y avait déjà été invitée. Par Josh. Et comme si de rien était, elle n’avait toujours pas donné sa réponse. Oui, non.. A voir ? Peut-être ? Il y avait l’envie, certes, mais c’était étrange... Trop étrange pour donner un oui catégorique.
Alors, elle laissait tout ça en suspend.
Elle quitta le ministère vers 17h. Tout le monde était parti se préparer l’heure précédente. Il restait quelque dossier à ranger pour Jordane, et elle n’y voyait pas d’inconvénients : en retard pour la soirée ? Quel pied ! Elle prit donc le métro londonien-même sorcière, on ne perd pas ses habitudes moldues. Elle arriva dans son quartier une demi-heure plus tard, et comme chaque soir, elle se battit avec sa porte d’entrée qui menaçait de ne plus s’ouvrir à tout moment. Jordane n’était pas « pauvre », non, mais elle avait fait un choix en venant s’installer dans ce coin assez banlieusard. Elle avait déjà une vie assez palpitante et magique, pas besoins de s’acheter un T5 en face du big-ben. Elle déposa clé et manteau à l’entrée, et partit d’un pas lourd dans sa chambre, prit quelques affaires et une bonne douche. C’était ça la vraie vie : pouvoir rentrer du boulot et savourer un instant paisible dans sa salle de bain. Sauf qu’elle avait cette fichue soirée où elle devrait sourire à tout moment pour faire bonne figure. Mais bon... elle devait prouver à Miss Brown qu’elle n’était pas si lâche que ça.
Elle enfila une robe noir, sobre mais élégante, ainsi que des escarpins assortis, pour finalement enfiler un imper couleur cannelle et laisser ses longs cheveux descendre en cascade sur ses épaules.

Elle arriva à la fête vers vingt heures, en espérant repartir assez vite pour visionner le dernier épisode de sa série ; moldue. Elle déclina son identité à l’entrée et pénétra dans le hall, cherchant des yeux une tête familière, ou bien celle d’un homme à qui elle avait posé un lapin.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Lun 21 Mar - 23:56



Cela faisait quelques jours que Rabastan savait pour cette petite réception donnée par le ministre pour « fêter » son grand retour. Fêter est un bien grand mots, vous le concèderez.. Celui qui plus tôt avait été leur captif aller fanfaronner devant son peuple ce soir et le mangemort avait pour mission de s'y infiltrer comme beaucoup d'autres. Il savait d'ors et déjà que certains useraient du polynectar ou de ce genre de subterfuges pour accéder à la requête du Seigneur des Ténèbres. Rabastan avait lui réfléchit.. longuement réfléchit à un tout autre plan.
Il s'était laissé entendre, au passage d'une conversation hasardeuse, qu'une jeune fille, élève chez Gryffondor et répondant au doux nom de Fraise Swars se devrait d'assister à la soirée. Quel meilleur moyen de s'infiltrer qu'en y emmenant en gentleman, une élève respectable, sans ennui et au combien impliquée, malgré elle, dans les récents évènements. Le cadet Lestrange pouvait ainsi au moins, être sûr qu'elle y serait présente, cela représentait bien trop pour elle, s'il en croyait les dires et ses récentes investigations sur le sujet.
La disparition inattendue de son petit ami, un prénommé Mick, serait l'argument nécessaire pour l'obliger à l'y accompagner. Du moins, il allait jouer cette carte. Il s'était assez renseigné pour savoir qu'elle n'était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds où manipuler, ainsi il devrait la jouer fine. Lui offrir inespéré, lui mentir peut-être.

Il avait bien préparé son coup et ce fut sûr de lui qu'il quitta son lieu de villégiature, habillé d'un costume d'une élégance sans nom, une fine étole posée nonchalamment sur ses épaules et des chaussures à l'italienne cirées et luxées. Il comptait attirer les regards ce soir, ce n'était pas une visite de courtoisie, plus un avertissement. Il souhaitait montrer ainsi, tout en s'assurant de sa protection, que la société, le ministère même n'était plus sûr. Le but était d'entrer inaperçu mais il n'ignorait pas à ce moment, qu'une fois à l'intérieur, des regards plus que soupçonneux se poseraient sur lui. D'où l'importance capitale de se munir d'une « couverture ». Le ministre lui-même ne pourrait se permettre de s'en prendre à un homme accompagné d'une jeune élève, qui l'oserait ? Ils seraient alors obligés d'ignorer le mangemort, où du moins de s'assurer qu'il s'éloigne de sa « captive » avant de s'en prendre physiquement à lui.
Tout au plus, aurait-il droit à une discussion teintée d'ironie et sous haute tension ?
Mais il devait pour commencer s'assurer qu'il obtiendrait de cette élève ce qu'il voulait.

Lestrange portait déjà un sourire satisfait sur le visage, sur le chemin vers le ministère. Sa démarche était dansante comme s'il foulait à peine le pavé des rues de Londres. Sa baguette bien dissimulée par magie, il avançait, serein, les mains dans les poches. Ce geste qui, chez un autre, aurait parut négligé n'était qu'un ajout à sa prestance. Il se posta dans un coin de Londres, d'où il pouvait admirer le ministère et un large sourire étira son visage lorsqu'il vit la jolie Gryffondor sortir du ministère. Heureusement pour lui, car son plan serait immédiatement tombé à l'eau, si elle avait décidée de ne pas en sortir, lui étant arrivé en retard. Ça n'était pas dans ses habitudes pourtant. Il attendit qu'elle s'éloigne et disparaisse dans une ruelle et sortit de son trou pour se diriger vers cette dernière.

Lorsqu'il apparut au loin dans la ruelle, se stoppant un instant pour vérifier qu'il n'était pas suivi, il la vit adossée au mûr. Son état de faiblesse apparent semblait parfait pour Rabastan qui pourrait profiter sans ambages de la situation. Il reprit alors sa route, la tête haute et le corps détendu bien que droit comme la justice. Elle décolla de son mûr à mesure qu'il s'approchait tandis que lui cherchait déjà à capturer son regard, avec charme. Lorsqu'ils furent arrivés à niveau, Rabastan s'arrangea pour lui barrer le chemin avec délicatesse. Il n'y avait là rien d'une agression. Ça aurait tout aussi bien pu être un jeune homme soucieux d'apprendre à la connaître, un soupçon d'arrogance en plus peut-être. Elle qui semblait avoir fuit son regard jusque là, peut-être espérant qu'il ne soit pas là pour elle, releva la tête et le fixa. Ce dernier se voulait rassurant. Il avait un marché à lui proposer, il n'était pas là a priori pour lui faire du mal et la violence n'était en rien l'arme favorite du jeune homme. Le froid semblait avoir emprise sur elle, autant qu'un zeste de peur peut-être, à en croire le petit mirage de fumée blanche qui sortit de sa bouche tandis qu'elle faisait entendre sa voix pour la première fois. Rabastan ne la quitta pas des yeux et lui attrapa le poignet tout aussi délicatement qu'il s'était mis sur son chemin afin de la retenir. Elle se retourna alors brusquement et le fixa. Il afficha un petit sourire carnassier en coin, plantant son regard bleu azur dans celui de Fraise.

« Fraise... Jusqu'où serais-tu prête à aller pour savoir où est Mick... » Il insista sur ce dernier mot qui se voulait percutant avant de reprendre sans attendre de réponse immédiate. « Vois-tu j'ai quelque chose à te proposer... Oh pas grand chose, juste un service rendu, pour le bien de Mick évidemment. Tu m'accompagnes à cette petite « soirée » au ministère, me permettant d'entrer... On passe la soirée ensemble, interdiction de m'échapper, jusqu'à ce qu'il soit l'heure pour moi de mettre les voiles.. Et je te parlerais de ton petit ami disparu ensuite... ».
Il avait dit ces mots avec une telle assurance qu'un autre aurait dû se préparer des heures devant un miroir. Il arqua un sourcil pour signifier qu'il attendait une réponse, ceci sans lui lâcher le poignet, mais desserrant un peu plus l'étreinte, si bien qu'on aurait pu croire à un prétendant cherchant à se faire pardonner auprès d'une fille offensée plus tôt.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mar 22 Mar - 17:29








    Que voulait cet homme qui ne devait pas être beaucoup plus âgé qu'elle, que faisait-il hors du ministère alors que Cobb invitait la communauté sorcière à écouter le récit de sa dangereuse aventure ?

    L'obscurité les enveloppant, elle ne pouvait distinguer aussi clairement qu'elle l'aurait souhaité, les traits de visage de l'homme en face d'elle. Elle plantait pourtant ses grands yeux verts tristes et légèrement apeurés dans l'océan serein qu'offrait le regard de celui ci. Fraise n'avait jamais aimé qu'on pose la main sur elle sans que la personne ne soit l'un de ses proches amis, un traumatisme de son enfance, sans aucun doute, la réponse à ce geste fut donc une attitude plutôt froide.

    L'homme fit entendre sa voix, qui ne lui parut pas désagréable, pourtant elle n'eut pas le temps de s'attarder sur ses intonations. Le prénom de son petit ami avait été prononcé. Elle tressaillit, et l'inconnu s'en rendit compte sans peine, sa main toujours en contact avec son poignet. S'il n'avait pas assez rapidement enchainé avec d'autres mots, elle aurait certainement eu une réaction incontrôlée.

    Le corps de la jeune femme se soulevait à présent au rythme d'une respiration irrégulière. Elle tremblait sous les vagues d'émotion qui la submergeaient intérieurement. La peur, elle avait en face d'elle un des hommes dont avait parlé le héros se pavanant à l'intérieur. Elle avait en face d'elle un des - peut être - tortionnaire de celui qu'elle aimait. Elle avait en face d'elle... un des protagonistes de l'ombre qui s'étendait sur le pays. La rage prenait également place en elle, l'envie de hurler, l'envie de frapper le mangemort , l'envie folle de voir son sang couler, de voir la lumière s'éteindre dans ses yeux, tout comme elle avait vu la mort dans les yeux de sa meilleure amie quelques semaines plus tôt. Enfin une excitation malsaine qu'elle se détesta d'avoir. La proximité avec cet homme à la fois beau et dangereux. Les doigts autour de son poignet se firent moins durs et les yeux bleus plus doux.


    - C'est d'accord.

    Ce fut les seuls mots qu'elle parvint à prononcer, et sitôt fait, elle se rendit compte avec une extrême tristesse que ce geste faisait d'elle l'une des personnes qu'elle aurait haït quelques minutes plus tôt. Une traitre, et une personne faible. Elle pactisait avec l'ennemi. Elle allait bientôt mettre en danger une assemblée de personnes bonnes. Des innocents venus écouter le ministre, des aurors venus les protéger, et ses amis... ses amis. Elle prenait le risque de les perdre ... et pour quoi? Pour sauver quelqu'un qui peut être, était déjà mort.

    Elle ne savait rien des plans de l'homme , rien de ce qu'il avait en tête, elle ne pouvait qu'espérer qu'il soit honnête, qu'espérer qu'il ne blesserait ses amis... qu'espérer qu'il ne se débarrasserait pas d'elle une fois qu'elle lui aurait servi... Pourtant, elle devait s'accrocher à ce mince espoir de retrouver Mick et sa famille. Elle tenta de se persuader que si elle lui avait répondu d'aller voir ailleurs, il l'aurait assassinée dans cette ruelle. Cette pensée lâche lui permettait de ne pas sombrer dans un malaise insupportable.


    - Vous ne blesserez aucun mineur ...

    Sa question , elle le savait, n'en était pas une. Le ton employé ressemblait plus à une supplication. Sa voix triste et faible demandait à l'homme de ne pas toucher à ses amis.

    Un auror à plusieurs mètres de là semblait faire une ronde autour du ministère. Fraise dévia des yeux du mangemort pour regarder derrière lui. L'auror semblait intrigué de voir que ces deux là ne se trouvaient pas à l'intérieur. Fraise ne dut pas lui sembler en pleine possession de ses moyens. Il décida de venir vers eux. Un nouveau petit nuage de fumée s'échappa de l'adolescente qui leva ses yeux apeurés vers celui à qui elle venait de donner son accord. A son expression, celui ci entendait les pas s'approcher et attendait une réaction chez elle.


    - Tout va bien mademoiselle ?
    S'inquiéta l'auror à quelques mètres d'eux.

    Fraise saisit la main de l'inconnu et avec une rapidité étonnante, adopta une expression sereine , charmeuse... amoureuse?

    - Tout va bien. Nous sommes sorti prendre l'air.

    Elle éleva légèrement les mains enlacées pour que l'homme pense à un couple qui venait peut être de se disputer. L'auror acquiesça silencieusement, et bien qu'il ne fut pas pleinement convaincu, il s'éloigna.

    - Très bien, je vous suis.

    Elle prononça ces mots en regardant devant elle, sa main toujours dans la sienne. Elle voulait pas le regarder. Elle ravala les larmes qu'elle aurait souhaité verser et perfectionna l'apparence qu'elle devait adopter.






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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mar 22 Mar - 20:43

Adrian s'ennuyait à cette réception. S'il y avait bien une personne qui était au courant de la tournure que prenait le monde des sorciers, c'était bien lui. De par ses parents, il avait accès à une multitude d'informations que nul autre ne pouvait connaitre. Ses parents n'étaient pas mangemorts, non, mais ils avaient une certaine influence auprès de ceux-ci. Par des fonds qu'ils octroyaient au Seigneur des Ténèbres ou bien par quel qu’autres services qu'ils pouvaient rendre, le Seigneur des Ténèbres les avaient déjà remerciés quelques fois. Donc c'était avec le regard vide qu'il écoutait. Ne pouvant s'empêcher de sourire, d'un rire peut-être un peu niais. Sans doute devait-il ressembler à un idiot mais par le froid charisme qu'il dégageait, il démentait cette impression. Personne n'oserait se moquer d'Adrian Walter après tout. Et puis, pour une raison encore inconnue de lui, son regard s'égara sur la fille qui venait de faire son entrée dans la salle au bras de... D'un mangemort? Il fronça les sourcils. Il ne connaissait certes pas les Lestrange personnellement, mais il avait eu l'occasion de les rencontres de nombreuses fois lors de réunions dans la demeure de ses parents. Et le faites que Fraise Swars fasse son entrée à son bras avait quelque chose d'étrange, d'anormal même. Et, même s'il ne connaissait que très peu Swars, il fut piqué d'une certaine curiosité et décida d'aborder les deux personnes. Tendant la main vers Lestrange, il dit :

- Bonsoir Rabastan, vous me reconnaissez? Puis, sans attendre de réponse, il se tourna vers Fraise Swars, à qui il fit le baisemain. Bonsoir, Fraise.

Ces gestes pouvaient peut-être paraitre froids et formel mais c'était de cette façon qu'avait été éduqué Adrian. Dans la plus pure tradition des Sang-Purs noble. Il vrilla ensuite son regard dans celui de Rabastan, et avec un sourire froid, lui demanda :

- Quels sont vos plans, car je suppose que si vous êtes main dans la main avec Swars ici présente, c'est qu'il se passe quelque chose. Car je ne vois pas d'autres utilités...
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MessageSujet: Re: INTRIGUE; Struggle for pleasure Mar 22 Mar - 21:55

L'intervention de Rabastan et ses premiers mots avaient fait sensation. Il l'avait sentit immédiatement. Fraise avait réagit exactement comme il l'avait prévu. Rabastan n'agissait jamais sans réfléchir, sans tout calculer et aujourd'hui encore, le déroulement de l'opération était clairement établi dans son esprit. Fraise n'aurait pu reculer devant une telle occasion, maintenue d'un côté par l'espoir de retrouver l'être aimé et de l'autre par la peur de périr, ici dans cette ruelle si jamais elle daignait répondre négativement à la requête de l'homme. Il n'avait pourtant pas eu besoin, le moins du monde d'être violent, avec elle. Il détestait l'idée de violenter une jeune femme physiquement étrangement, alors une jeune élève par dessus le marché.. Il n'était pas là pour lui faire du mal, simplement pour se servir d'elle.
La ruelle dans laquelle il s'était saisi de son poignée n'était pas des plus rassurante et nul doute qu'elle aussi avait eu son effet sur l'élève. Elle avait tout d'abord planter son regard émeraude dans celui azur du garçon dans un élan de courage, ou de folie. Le mangemort n'avait eu qu'à lui prouver qu'il la connaissait en l'appelant par son prénom puis à évoquer l'être cher et recherché, pour que la mine, plus tôt brave de la jeune fille, ne se décompose, laissant place à une forme de terreur.
Rabastan qui avait toujours pris un malin plaisir à analyser chaque réaction ne fut pas déçu du voyage. Ce fut tout le corps de la jeune fille qui semblait agité à présent. Elle devait l'aimer... Vraiment. Sa respiration s'était faite haletante, secouant son être de légers tremblements.
Elle comprit... Plus vite qu'il n'en faut pour le dire et répondit positivement à sa requête.

Cette situation tira un petit sourire au mangemort qui déjà se délectait intérieurement que son plan fonctionne si bien pour un début. C'était très prometteur. Il se sentait pousser des ailes. Du haut de ses 20 jeunes années, il allait porter son nom fièrement à la barbe du ministère. Il venait de pervertir une rouge et or à des fins maléfique. Quiconque dans ce monde est capable du pire, à condition que le jeu en vaille la chandelle. Il l'avait appris bien tôt. Il suffisait de connaître assez bien sa proie pour qu'elle ne puisse lui échapper. Il suffisait de savoir que proposer à son complice, il suffisait de connaître ce le rendrait aveugle. L'amour, pour cela, est un bien grand mal. Rabastan relâcha alors pour de bon le poignet qu'il ne tenait plus que délicatement, conscient qu'elle ne comptait plus partir et leva les yeux, quittant un instant ceux de la jeune fille. Les environs étaient encore calme, il n'y avait rien d'inquiétant à signaler. Il fut interrompu par la voix suppliante de l'élève. Il la fixa alors de nouveau et se surpris à trouver cette faiblesse séduisante en elle. Elle était prise au piège, elle le savait, il le savait aussi et elle osait se montrer totalement vulnérable à ses yeux. Il crut un instant renoncer à lui faire ce mal, à lui faire croire qu'en le suivant, en faisant ce qu'il lui demandait, elle obtiendrait de lui ce qu'il avait promis... Mais l'enjeu était trop beau. La vanité serait maitresse des ses actes ce soir.

Il s'apprêtait à répondre lorsque des pas inquisiteurs se firent entendre juste derrière lui. Il tourna légèrement la tête, le regard dans le vague, concentré sur les pas approchant puis captura de nouveau le regard de Fraise lui intimant en un regard qu'elle devait faire ses preuves maintenant si elle souhaitait épargner cette homme. Cette jeune fille était bel et bien prête à tout. Elle se saisit de la main du mangemort, enlaçant ses doigts dans ceux de celui dont elle ne savait rien, si ce n'était qu'il était dangereux et qu'il pouvait savoir des choses sur son petit ami. Aussitôt, Rabastan afficha un petit sourire et garda la main froide de la jeune fille dans la sienne chaude. Il ne se tourna pas vers l'auror qui de toute évidence avait senti quelque chose de louche. Fraise joua son petit jeu à merveille, le regardant comme s'ils se connaissaient depuis des années, comme s'ils s'aimaient presque.
Rabastan attendit que l'auror soit au loin et baissa la tête un instant, jetant un oeil amusé à leurs mains à présent liées. Ce contact qui plus tôt semblait l'avoir refroidi était devenu une nécessité. Et elle avait fait ce pas d'elle-même, il n'avait pas eu à lui intimer la solution, simplement à lui suggérer que c'était à elle d'agir. Il n'aurait pu rêver meilleur couverture qu'un couple. Qui soupçonnerait le petit ami de la gentille Fraise... Quelque soit le nom que portait le prétendant... Elle n'aurait qu'à charmer les réfractaires et les faire virevolter en un battements de cils.
Les hommes sont si faible face à un joli minois tel que celui de Fraise. Il ne releva pas la tête immédiatement et lança un regard taquin, par en dessous à Fraise.

« Judicieux... Tout ce passera bien... Tu verras...»
fit-il à demi-voix.

Il tourna les talons élégamment et tenant sereinement la mains de sa captive et commença à fouler le pavé humide vers le ministère. Il enfouit son autre main dans sa poche, lui permettant d'arborer une posture décontracté tout en se tenant prêt à sortir sa baguette si l'occasion se présentait. Il lui jeta un dernier regard, insistant cette fois, tandis qu'elle, de toute évidence, voulait éviter son regard. Il l'imaginait déjà en femme fatale, vendant son âme au diable pour sauver son amour.
Lorsqu'ils arrivèrent à hauteur du ministère, l'auror qui plus tôt s'était inquiété pour Fraise les laissa passer. Ils pénétrèrent ensemble dans le Hall et quelques regards inquiets à juste titre se posèrent sur le couple. Rabastan sentit une seconde d'hésitation dans la main de Fraise et se contenta de la serrer de façon brève et délicate pour la rassurer. Il n'y a pas pire pour paraitre suspect qu'une femme apeurée.

Ils s'avancèrent et Rabastan repéra immédiatement le ministre dans la foule de convives. Il ne put réprimer un petit sourire. Le ministre ne sembla pas remarquer l'intrusion. Un mangemort était bien là, non dissimulé, au milieu des innocents, avec à son bras, une jeune fille qui périrait à la moindre altercation. Personne ici, ne voudrait d'un tel scandale et à en croire les regards et les quelques murmures qui s'étaient élevés, tous ici avaient compris le petit jeu. Il ressortirait d'ici, comme il y était entré, pour la simple raison que la vie d'une innocente en dépendait.

Il aurait pu fixer le ministre pendant un bon moment s'il n'avait pas été interpelé. Le jeune homme qui s'adressa à lui, le fit avec respect, en le vouvoyant, comme le faisait Fraise d'ailleurs alors même qu'il aurait fallu qu'elle le tutoie. Rabastan toisa le jeune homme un instant, puis sa main tendu en guise de salutations, puis de nouveau le jeune homme tandis qu'il sortait sa main de sa poche pour serrer celle que lui tendait l'inconnu. Rabastan tarda à retirer sa main, ce qui amena l'autre à le faire, c'était aussi une façon pour Rabastan d'affirmer, par un regard insistant, ainsi qu'une poignée de main prolongée, une forme d'autorité, voire de menace.

« Je me souviens oui... »
Fit-il pour répondre à la question. Rabastan se souvenait de tout, il n'avait jamais rien oublié. Chaque visage, chaque prénom, chaque chose lu ou entendue... L'hypermnésie était un atout incroyable. « Adrian.. Walter, je me trompe ? » Ajouta le mangemort en observant le Serpentard faire un baise main à sa cavalière.
Contre toute attente, le Serpentard se tourna de nouveau vers Rabastan, ignorant presque à présent la jeune fille en des mots qui eurent le don de soutirer un sourire et un regard voilé.

« Adrian.. Serais-tu en train d'insinuer qu'une jeune fille aussi séduisante et intelligente que Swars ne mérite pas l'attention d'un homme comme moi ? C'est très discourtois, tu en conviendras... Veux-tu bien considérer le fait que je veuille simplement tenir compagnie à cette jeune fille ? » Fit le mangemort sans dissimuler la menace sous-jacente.
Il n'avait pas lâché le jeune homme des yeux, il ne pouvait pas. L'intimidation passait bien souvent par un simple regard avec Rabastan.
Le mangemort vit alors du coin de l'œil un serveur passer en se saisit de deux verres, l'un qu'il tendit à Fraise en lui adressant un sourire charmeur et l'autre qu'il porta à ses lèvres après l'avoir levé légèrement.
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