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 And the memory will live | Bérénice.

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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 05/12/2010
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MessageSujet: And the memory will live | Bérénice. Mer 2 Fév - 22:25

    23h21 ▬ La grande salle.

    Vous vous demandez surement ce que Violette Mary Howard fait ici à cette heure ? C'est simple...ou non, en vérité, ça ne l'est pas, mais ça se résume en un mot, un mot simple et qui pourtant veut tout dire. Souvenirs. Souvenirs...pourquoi maintenant ? Parce que dans dix jours, cela ferait douze ans que ses frères étaient morts. Chaque année, elle y pensait, à la même période. Chaque année, elle en pleurait pendant de longues heures, alors qu'elle les détestait. Chaque année, elle se rendait au lac pour...honorer - quel mot inapproprié - leur mort. Morts noyés. Tous les deux. Quelle triste destin. Ils avaient huit ans...huit ans. Ils auraient eut dix neuf ans. Pourquoi est-ce que cette perte lui faisait si mal ? Après tant d'années ? Alors qu'ils avaient été de vrais monstres avec elle ? Parce que quoi qu'elle en dise, ces monstres faisaient partis de sa famille, ces monstres avaient le même sang, les mêmes origines, ces monstres avaient passé plusieurs années sous le même toit que Violette. Et cela, il lui était impossible de le nier. Non, elle ne les aimait pas. Mais ils étaient partis avec un cœur blessé. La jeune fille avait choisi le bon chemin. Pas eux. Eux, ils avaient pris celui avec les ronces, les murs infranchissables, où la seule végétation qu'il y a sont des roses. Des roses avec des épines. Des milliers d'épines. Des épines qui blessent, qui tuent.

    Parfois, elle s'en voulait de ne pas les avoir guidé. De ne pas les avoir amené sur le bon chemin, sur ce qu'on appelle la voie...mais cette culpabilité s'envolait bien vite lorsqu'elle voyait ses frères se jouer d'elle, sourire d'une manière horrible, elle disparaissait lorsqu'elle voyait leurs yeux...leurs yeux qui n'exprimaient rien d'autre que...de la rage. La rage de vivre. Cette profonde rage qu'ils avaient eut trop de mal à garder en eux. A qui la faute ? A ceux qui avaient donné cette vie. Au final, pourquoi ? Pourquoi est-ce que ses parents avaient eut des enfants ? Pourquoi trois ? Pourquoi ? Ils voulaient faire le mal ? Avoir des souffres douleurs ? Violette souffrait en pensant à tout ça, elle se faisait du mal. Mais quand un souvenir remontait, c'était toute son enfance qui remontait. Mais ça passerait. Comme toujours. Parce qu'elle croyait en la vie et qu'elle trouvait TOUJOURS une main à attraper. Elle était fière. Fière de ce qu'elle était. Fière de ce qu'elle avait fait de sa vie. Et heureuse.

    Un sourire se peignit sur son beau visage. Le lendemain, tout irait mieux, car elle serait près de ses amis, près de ceux qu'elle aimait plus que tout, elle pourrait rire, crier, parler, montrer au monde qu'elle aimait sa vie. Mais ce soir, ça n'allait pas. Et ce soir, elle ne voulait pas lutter contre sa peine. Elle n'en avait pas la force, et malgré sa grande volonté, elle laissait couler, couler, couler et couler encore. Les larmes. Une fois le torrent passé, elle pourrait s'endormir...s'endormir profondément et rêver, comme chaque soir, sans cauchemars, sans plus une seule larme, sans tristesse ? Elle l'espérait.

    En attendant, la seule chose qui pouvait la consoler à cette heure tardive, c'était la nourriture. Pathétique ? Pas tant que ça. Si ça pouvait l'occuper un peu, occuper ses pensées...la nourriture était une consolation quand personne n'était là. Elle aurait pu aller voir son meilleur ami, mais elle n'avait pas envie de troubler son sommeil. Elle avait pourtant hésité, mais quand elle avait vu son visage endormi...elle avait changé d'avis, elle était persuadée qu'il faisait un rêve merveilleux - oui, elle avait été jusqu'au dortoir des garçons. Voilà donc la raison de sa venue ici.

    Elle était assise à la table des poufsouffles, à sa place habituelle - il y avait son prénom gravé grâce à la magie sur sa table, idée merveilleuse de son roudoudou -, ainsi, elle n'était pas perdu à cette table, même seule. Son souvenir était là, sur cette table, et il resterait. En regardant son prénom, un autre souvenir lui revint. Un souvenir plus douloureux encore. Un souvenir qui en était un depuis si peu de temps...Bérénice. Bérénice...sa petite fleur...

    Tuée. Assassinée. Sa petite fleur n'avait pas fané, on lui avait enlevé ses pétales volontairement et on l'avait jeté loin, très loin, trop loin pour que quelqu'un puisse l'atteindre, elle s'était perdu dans la mort. Cette mort, elle ne l'avait pas mérité...elle ne demandait qu'à être heureuse ! Elle aurait pu l'être.

    Vent. Froid. Frisson.

    Que se passait-il ? Violette sentit une présence...une présence froide, une présence absente...il y avait quelqu'un, quelqu'un qui n'était pas vraiment là. Elle regarda partout autour d'elle, paniquée. On l'observait. On l'observait dans le vide.


    « Qui est là ? »
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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 18/07/2010
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MessageSujet: Re: And the memory will live | Bérénice. Jeu 3 Fév - 17:31




YOU WERE MY LITTLE FLOWER


La vie était bien triste lorsque l'on n'avait même plus de larmes pour la pleurer.
La vie, la mort, il y avait si peu de différence finalement pour Bérénice. Elle avait été seule durant le peu d'années qu'elle avait passé sur cette terre. 16 années de solitude. Et à présent ? À présent, elle était encore seule. Et ce n'était cette fois-ci pas un choix. Elle y avait été contrainte, par un homme, et une femme. L'homme, elle ne le connaissait pas. La jeune fille ne se souvenait que d'une chose : ses yeux. Bleus, intenses, froids, cruels... Tristes. Elle les voyait constamment, comme un mémo, une sorte de post-it qui la narguait, qui lui rappelait pourquoi elle en était rendue là. Et cette femme... En était-elle vraiment une. Elle n'était pas plus vieille qu'elle. Aaron Johnson... Une petite serpentarde cloitrée dans son monde et qui ne se rendait compte de rien. Elle ne se rendait pas compte que la meurtrière, c'était elle, pas cet homme. Oui, c'était elle.

Assise sur le rebord de la fenêtre d'un manoir abandonné de Pré-au-Lard, Bérénice fixait sa main. Oui, elle pouvait encore s'asseoir. Elle pouvait même marcher, et toucher. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce n'était que le début. Le commencement de sa vie fantomatique. Elle n'avait pas réussie a abandonné l'idée qu'elle n'était pas morte, alors, on l'avait enchaînée à un corps, le sien certes, mais qui ne vivait plus. Elle ne ressentait rien, et pourtant, de l'extérieur, elle était la même. Elle n'était pas blanche, elle était de chair, mais un halo blanc encadrait sa silhouette, et dans quelque semaines, cette blancheur serait omniprésente, comme la transparence. En attendant ce jour maudit, la jeune fille pouvait toucher. Et elle pouvait également disparaitre, ne pas se montrer, ce que d'ailleurs, elle faisait depuis des mois. Depuis sa mort, elle n'était jamais apparue aux autres. Jamais elle ne s'était montrée à eux. Et pourtant, elle était bel et bien là, entre la vie et la mort, alors que la faucheuse attendait patiemment que l'assassinée vienne d'elle même, qu'elle règle ses problèmes et accepte la dure réalité. Mais Bérénice n'était pas prête. Pas encore. Elle se posait des questions, n'en trouvait pas les réponses, et attendait.
Alors elle regardait cette main froide, pâle, qui commençait déjà à s'effacer. Et lorsqu'elle serait devenue blanche et translucide, alors il serait trop tard pour repartir. Elle serait comme Mimi Geignarde, comme les autres fantômes de Poudlard qui n'avaient pas su trouver la paix, qui n'en avaient peut-être même pas eu l'occasion. Alors elle attendait. Et puis elle disparue à nouveau.

L'avantage lorsqu'on était mort -si on pouvait appeler ça un avantage-, c'était de pouvoir aller partout. De faire ce qu'on voulait. Et à cet instant, Bérénice voulait vivre. Impossible penseriez-vous... Mais pour elle, la vie à présent se résumait par quelques simples folies. En une seconde, elle était passée de son vieux manoir délabré au parc de Poudlard. Pieds nus et encore dans sa robe déchirée du bal de noël, Bérénice sentit l'herbe fraiche de cette nuit glaciale lui caresser les pieds. C'était agréable, simple. Et pourtant, cela faisait des semaines qu'elle ne sentait plus que le parquet lui écorché la peau. Un mince sourire s'étala sur ses lèvres ternes. N'importe qui aurait pu la voir. Ca lui importait peu finalement. Elle ressemblait à un cadavre, sa peau déjà blanche devenue blanchâtre, ses cheveux étaient toujours bruns ternissaient, et ses yeux d'habitude bleus étaient aujourd'hui gris. Ignorant la possibilité d'être dérangée, Bérénice se mit à sautiller dans l'herbe, puis à courir, avec un petit rire d'enfant. Elle partit en direction du château, se fichant éperdument du boucan qu'elle engendrait, réveillant tableaux et professeurs, disparaissant dès qu'ils la regardaient. Elle entra dans les cuisines, où elle avala tout et n'importe quoi -de toute manière, ça n'avait plus de goût-, puis monta sur les tables de la grande salle où elle se coupa les pieds avec les fourchettes et couteaux sans rien ressentir et valsa de banc en banc, jusqu'à ce qu'elle cesse d'un seul coup en entendant quelqu'un entrer. Se cachant sous le table des serpentards, elle observa d'un oeil une fille blonde entrer et s'asseoir à la table d'à côté. Elle l'aurait reconnu entre mille. C'était Violette Howard, sa chère... amie. Elle aurait voulu pleurer mais rien. Juste une grimace sur le visage. Elle par contre pleurait.
Se déplaçant, Bérénice quitta sa cachette et s'assit sur un des lustres accrochés au plafond, ce qui engendra un vent, comme une brise légère qui fouettait votre visage. Malheureusement, Violette la sentit et commença à paniquer.


« Qui est là ? »


Elle n'était pas sûre de vouloir lui dire. Après tout, son amie ne savait pas... Elle ne savait pas que Bérénice n'était pas vraiment partie. Disparaissant à nouveau, la jeune fille s'assit sur le banc juste derrière Violette, à une distance raisonnable pour avoir le temps d'éviter l'assiette qu'elle pourrait lui lancer en la voyant.


« Moi. »
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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 05/12/2010
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MessageSujet: Re: And the memory will live | Bérénice. Jeu 3 Fév - 20:29

« Moi. »

Cette voix. Cette voix, elle l'aurait reconnu entre mille. Rêvait-elle ? Elle serra sa fourchette, le plus fort possible, pour se prouver que non, ce n'était pas un rêve. Elle était là. Sa petite fleur était là, derrière elle. Violette resta pétrifiée, elle n'osa pas bouger un seul membre, elle ne respirait même plus. Elle ne se rendait pas compte. Son amie qui lui était si chère, sa petite Bérénice, elle était là, elle lui avait parlé. Mais était-elle réellement dans la grande salle ? Se retourner...la jeune fille voulait se retourner. Elle était morte de peur. Et si ce n'était qu'une hallucination ? Et si elle ne lui avait pas vraiment parlé ? Peur...peur...

Se retourner. Violette ferma les yeux, les rouvrit, inspira profondément et tourna lentement son visage vers son illusion bien réelle. Et elle la vit. Elle la vit mais...comment était-ce possible ? Elle était morte...morte ! Et pourtant...elle parlait, bougeait, comme si jamais on ne l'avait froidement tué. Simplement, une chose avait changé. Sa beauté rayonnante et pourtant un peu sombre d'autrefois avait disparue. Un halo blanc l'entourait, il entourait sa peau aussi pâle qu'un cadavre - la comparaison n'a pas lieu d'être, finalement... -, ses yeux étaient ternes, gris, plus aucune vie n'y passait, et son habit...c'était cette robe là qu'elle portait le soir du bal.
Violette n'avait pas assisté à sa mort, mais c'était tout comme. On lui avait raconté dans les détails, et la scène s'était reconstitué devant ses yeux. Elle savait exactement comment elle était habillée ce soir là, car son amie était venue la voir un peu avant, pour lui demander son avis. Alors c'était comme si elle avait été présente à cette soirée affreuse. Tragique.

Elle avait reconstitué, dans son esprit, le visage de cet homme, de cet assassin. Elle avait tout reconstitué...tout. La souffrance qu'elle avait éprouvé à la suite de cet évènement revint, plus forte que jamais. Mais en même temps, elle était heureuse. Bérénice était là...elle était là...! Pouvait-elle la toucher ? Lui prendre les mains ? La serrer dans ses bras ? Le pouvait-elle ? En avait-elle le droit ?

Aucun son ne sortit de sa bouche. Elle regardait Bérénice, elle fixait son regard vide. Son cœur battait, elle le sentait, elle le sentait beaucoup trop. Les larmes qui avaient séché revinrent, la cascade se remit à couler violemment. Un fantôme. Un fantôme...un...fantôme...était-ce une chance, au final ? Oui, elle la voyait, oui, elle pouvait lui parler. Mais ce n'était plus pareil...et cette robe déchirée, cette robe maintenant terne, cette robe qui était un souvenir douloureux, c'était horrible. La jeune fille ne savait pas quoi faire. Partir en courant ? Fuir loin, éloigner ce souvenir...mais il lui était impossible de faire une telle chose. Le manque de son amie lui était insupportable. Alors partir ? Non, impossible.
Elle avait l'impression désagréable de ne pas avoir assez fait pour elle. De ne pas lui avoir assez dit à quel point elle tenait à elle. De ne pas l'avoir serré dans ses bras plus souvent. Elle n'avait pas été assez présente. Et son amitié était si secrète...elle la voyait toujours seule, loin de tous, loin de tout. Ce devait être terrible pour Bérénice. Elle s'était si souvent disputées pour ça...

Violette se leva et s'assit à côté de son amie défunte. Elle tremblait mais approcha sa main...elle sentit son contact...un contact qui n'en était pas vraiment un. C'était froid. Glacial. Horriblement glacial. Mais c'était un contact...elle ne parvint pas à la serrer. Elle l'avait juste posé et elle la regardait.

Et enfin elle parla.


« Bérénice...comment...? »

Comment ? Mais comment quoi ? Comment était-elle devenu un fantôme ? C'était pourtant évident ! Deux mots, deux syllabes. La mort. Voilà comment. Cette question était ridicule. Elle devait parler, lui dire ce qu'elle pensait mais elle n'y parvenait pas...c'était trop dur. Elle laissa le silence macabre envahir l'endroit. Puis elle se souvint d'une chose. Une chose terriblement importante.

« La lettre...je l'ai lu. J'ai pleuré, toutes les larmes de mon corps, si tu savais... »






hj : tu veux bien écrire la lettre dans ta prochaine réponse =D?
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MessageSujet: Re: And the memory will live | Bérénice.

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