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 Rêver du retour plus que du départ } Joshua > OK

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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 14/01/2011
● MESSAGES : 64


MessageSujet: Rêver du retour plus que du départ } Joshua > OK Ven 14 Jan - 2:41

JOSHUA WILLOW
« Disparu, c’est toute l’histoire d’un homme… »


    Nom & Prénoms Willow, Joshua. Le même prénom que le fils de Dieu. Rien que ça. Et si on cherche plus loin, Willow est un arbre qui ne symbolise rien de moins que l’immortalité. Beaucoup de coïncidences? Une forme de prédestination? A d’autres.
    Date de naissance : C’était un jeudi. Le 4 juillet 1946. Soit un peu plus de 29 ans à ce jour. Histoire d’enfoncer le clou, le jeudi correspond au jour de Jupiter, le Dieu des Dieux. Si on ajoute à cela la date du 4 juillet, symbole d’indépendance… Trop de points convergents. Chance? Ou le contraire…
    Lieu de naissance : Wexford, Irlande. Province de Leinster. Les Irlandais appellent cet endroit « Loch Garman ». L’endroit préféré de la ville? La bibliothèque. Bien sûr, il valait mieux que ses parents l’ignorent. Ce lieu était affaire de Moldus. Comment leur expliquer qu’il n’aimait pas leur compagnie? Il les trouvait… bizarres… Mais les livres. Tant de livres…
    Lieu de vie actuelle : Pour le moment… Une chambre au Chaudron Baveur. A défaut. Depuis peu, en fait. Il est revenu. Mais comment se présenter au manoir familial après ce temps? Comment affronter sa sœur? Alors non. Le Chaudron Baveur était un choix réfléchi. L’endroit n’était pas fantastique, mais on lui fichait la paix. Tant qu’il avait des Gallions en poche…
    Origines : Sang-Pur. Avec un père qui fut avocat, désormais à la retraite, Bob. Son père… Ils avaient toujours eu de bonnes relations… Avec une mère fleuriste passionnée de mandragores, Lilian. Un peu froide d’abord, mais aimante tout de même… Mais surtout, une petite sœur… Alienor. Elle avait tant compté pour lui. Ils étaient tellement proches! Mais maintenant? ...

    Métier : Autrefois, il était libraire. Autrefois.
    Camp : Neutre. Vraiment?…
    Ancienne maison à Poudlard : Serpentard. Naturellement…
    Baguette : Bois de saule, 20cm, ventricule gauche de Vert Gallois. Rigide, courte et rapide. Idéale en duels et en enchantements.
    Patronus : Une belette. L’animal qui voit derrière les masques…


Caractère(Environ 10 lignes)


Pré-au-Lard ; 1963
Sortie de la Tête de Sanglier : 05h48


    Un jeune homme sortait du bar le plus malfamé de Pré-au-Lard, avec son éternel acolyte. Depuis que Max avait quitté Poudlard, c’était leur lieu de rendez-vous hebdomadaire. En effet, les deux jeunes avaient noué une amitié très solide à l’école, malgré leur différence d’âge et les oppositions entre leurs deux maisons. Inséparables. Alors oui, le départ de l’aîné avait été difficile, mais ils avaient fini par trouver un endroit. Les Trois Balais, c’était exclu. Il y avait bien trop de monde qui aurait pu reconnaître Josh. Un élève de Poudlard dehors alors que le couvre-feu était passé depuis déjà des heures? Mieux valait ne pas se faire trop remarquer, afin d’éviter un énième passage dans le bureau du vieux Picott. Oh, bien sûr, Josh n’avait pas son pareil comme Manipulateur, et souvent le concierge se laissait embobiné. Cela restait tout de même une corvée…
    Les deux amis avaient encore passé une nuit mémorable. Quel meilleur endroit que la Tête de Sanglier pour agir comme son bon vouloir?! Josh avait toujours été un grand Fêtard et son meilleur ami ne déclinait jamais une invitation à boire un bon Whisky Pur Feu. Aussi avaient-ils un peu abusé de l’alcool. Mais ils se sentaient drôlement bien!
    Comme d’habitude, ils ne s’étaient pas contentés de siroter leurs verres… Après tout, ils n’étaient pas là pour s’enivrer simplement. Dans ce bar peu fréquentable, on trouvait des filles pour rien. De nature Sociable, Josh ne se gênait jamais pour aborder qui que ce soit. Son attitude ouverte était appréciée de la gente féminine, presque autant que son physique. Le genre brun ténébreux, extrêmement Attirant. Alors évidemment, quoi de plus facile pour le Serpentard que d’envoûter ces femmes? Souvent, celles qui finissaient par se retrouver dans cet endroit avaient peu d’amis et encore moins d’amants… Mais elles n’étaient pas non plus affreuses à contempler. Sans doute des filles paumées dont on avait largement abusé, ou bien des femmes mûres qui avaient voulu abuser. Alors quand un beau garçon, fringant, du genre Mystérieux venait les enjôler… Evidemment, elles se laissaient avoir. Oh, ces filles, elles ne comptaient pas… On aurait pu dire que ça n’avait pas de sens, mais ces deux-là aimaient les femmes. Et puis, avec le Cynisme de Josh, ils en étaient arrivés à ne pas se culpabiliser pour ce genre de cinq-à-sept. Après tout, il y avait le monde de la nuit, et puis il y avait la vraie vie. Celle dans laquelle ils ne pouvaient pas se permettre d’être aussi blasés. D’ailleurs, le plus jeune pouvait se montrer très Romantique! Ça semblait incroyable quand on l’observait dans ses nuits d’ivresse et de folies. Et pourtant, c’était vrai. Des fois, c’était à se demander si le fils Willow – monsieur perfection – avait atterri dans la bonne maison. Beaucoup de gens lui faisaient cette remarque. Le seul qui refusait d’entendre ces propos était, bien évidemment, Max. Qu’on suggère que son meilleur ami, son frère, aurait du aller à Serdaigle était difficile à encaisser. Certes, Joshua était un jeune homme brillant, extrêmement Intelligent et Curieux de tout. Ce type avait d’ailleurs une passion dévorante pour la littérature, c’était proprement scandaleux! Mais il ne devait pas rentrer chez les Serdaigle. C’était Clemens qui y était allé… De toute façon, il suffisait de voir le Serpentard dans leurs petites soirées pour réaliser qu’il n’aurait pas eu sa place avec les érudits. Bien trop différent…
    Par exemple, on n’avait jamais vu un Serdaigle se plaire dans l’art du Poker sorcier. Joshua, lui, n’avait pas son pareil pour sortir toujours les meilleures cartes et vaincre ses adversaires. Jeune homme Joueur, en plus d’être talentueux, il semblait avoir la victoire au bout des doigts… Certains pouvaient l’accuser de tricheries. Ce n’était pas son genre. Il gagnait, et il le faisait avec classe et élégance. Oser prétendre le contraire, c’était s’attirer les railleries du garçon. En fait, il en fallait peu pour se retrouver sous les rires de cet envoûtant Moqueur. Il aimait rire de tout ; et surtout des gens. Pourtant cette attitude était fortement déconseillée à la Tête de Sanglier. Mais après tout, à quoi cela servait-il d’avoir une vie si l’on ne prenait pas quelquefois des risques, hein?! Et ces deux-là appréciaient particulièrement en prendre…
    Joshua avait joué cette nuit avec un sorcier probablement d’ascendance Troll. Imaginez la carrure… Et comme d’habitude, le jeune homme avait gagné. Peut-être parce qu’il était inconscient, ou simplement par plaisir de la provocation, il avait ponctué son éclatante maîtrise du jeu avec son art des Blagues. Qu’il était triste de constater que ce sale type n’avait pas d’humour… Déjà qu’il était particulièrement affreux, si en plus il ne savait pas rire, sa vie devait être un calvaire. Celle de Josh aurait pu en devenir un également, s’il n’avait pas été si Vif. Le poing du demi-Troll était parti d’un coup, et frappa là où, quelques secondes auparavant, se trouvait la tête du Vert et Argent. Et ce qui devait arriver arriva. Max avait toujours aimé la bagarre. Et croyez-le ou non, il se débrouillait drôlement bien, même sans baguette. Une force de la nature, ce gars! Toujours est-il qu’ils échappèrent quand même de peu à un douloureux échec. Signe qu’il était grand temps de quitter les lieux…
    Une fois dehors, les deux garçons éclatèrent de rire. Vraiment, ces nuits étaient sensationnelles! Mais rapidement, Joshua commença à faire la moue. Ce qu’il pouvait être Lunatique des fois! Quoique là, il avait une excellente raison de ne pas être ampli d’entrain. L’heure de leur séparation approchait. Et cette seule idée l’exaspérait au plus haut point! Poudlard n’avait pas la même saveur sans Max. Heureusement qu’il y avait encore sa petite sœur… La vie serait devenue bien fade sinon.


Physique(Environ 10 lignes)


Londres ; 1966
A la librairie «Le Saule Livre’r » : 16h39


    Le Saule Livre’r était une petite librairie située à l’angle du bâtiment du Ministère de la Magie. L’endroit avait un franc succès depuis son ouverture, deux ans auparavant. Tenue par Joshua Willow, la boutique avait été créée à son initiative. En effet, à sa sortie de Poudlard, le jeune homme était allé à la rencontre des propriétaires de chez Fleury & Bott. Pendant un an, il avait travaillé pour eux. Après quoi, il avait voulu prendre son indépendance et bosser à son compte. Seulement voilà, Fleury & Bott détenait le monopole du livre à Londres, et n’avait certainement pas l’intention de se laisser marcher sur les pieds. Aussi le jeune homme avait-il suggéré qu’ils s’associent. Sa petite librairie serait une forme d’annexe du très populaire magasin du Chemin de Traverse, et serait située à proximité du Ministère de la Magie pour permettre à tous ces gens qui n’avaient pas le temps d’aller faire des emplettes dans la plus grande rue commerçante sorcière de lire tout de même. Fleury & Bott avaient accepté.
    Désormais, la petite boutique était très prisée. Mais quand on voyait la clientèle – pour une bonne part féminine – on se demandait si c’était pour les livres ou pour le libraire…

    Car il fallait bien reconnaître que ce jeune homme était tout à fait charmant! Et c’était là un doux euphémisme… Il avait cette allure de brun ténébreux qui fait tourner les têtes. Beau garçon, nul n’aurait pu dire le contraire.

    La vingtaine, et pourtant une aura de maturité flottant autour de lui, Joshua n’était pas excessivement grand mais certainement pas petit. Il devait mesurer dans les 1m80, une moyenne respectable parmi la gente masculine. Plutôt bien bâti, mais d’aspect général assez mince. Une carrure qui rassure mais qui n’en impose pas de trop.
    Voilà à peu près ce que devait se dire la jeune femme qui venait d’entrer dans la librairie. Il était alors de dos, et se retourna en entendant la porte se refermer. Elle put alors détailler son visage… Lisse, de forme ovale, avec un teint étonnamment hâlé pour quelqu’un qui passait son temps à Londres. Il avait un sourire particulièrement enjôleur, et elle se demanda si c’était une attitude marketing ou s’il était toujours aussi charmant… Peut-être était-ce aussi ce style peu soigné… Les cheveux bruns, un peu trop long, en pétard. Ça allait presque à l’encontre du côté mature et professionnel. Mais ça ajoutait une touche de séduction. Ce qui attira surtout la jeune femme, c’était son regard. Il avait des yeux foncés – presque noirs – dans lesquels brillait une lueur d’intelligence et de malice. Un regard flamboyant, envoûtant, et à la fois presque inquisiteur. On avait l’étrange sensation qu’il voyait plus loin que les simples apparences… La jeune femme fut partagée. D’un côté, elle se sentait extrêmement mal à l’aise, et de l’autre, elle n’avait pas envie qu’il arrête de la regarder. Elle-même continua à le détailler. Un nez droit, parfait. Une bouche qui donnait tellement envie de… Elle arrêta de le contempler. C’en était devenu trop gênant. Elle avait comme l’impression d’être sous le joug de ce personnage mystérieux…


    « Bonjour, je cherche un exemplaire de Frères de sang : ma vie chez les vampires, le nouvel ouvrage de Worpel. »

    Phrase qui déclenchait une nouvelle lueur dans le regard sombre du jeune homme. Apparemment, il savait exactement où chercher, ce qui était étonnant vu le nombre d’ouvrages sur les étagères trop chargées. En quelques instants, il saisit un livre à la couverture noire en cuir relié. Puis il s’approcha d’elle. Il avait une démarche souple, discrète, presque féline… Et pourtant, il ne pouvait passer inaperçu, tant son attitude dégagea une sorte de fierté et de puissance frappante! Il lui tendit l’ouvrage et elle put admirer la finesse de ses mains. Elles avaient l’air d’une telle douceur… La jeune femme se retint de les toucher en prenant le livre.

    « Voilà, mademoiselle. »

    Oh! Cette voix! Elle n’aurait pas eu un excellent contrôle d’elle-même, elle aurait sans doute chaviré… Même le timbre de sa voix était séduisant! Et vu le petit sourire narquois qu’il arborait en cet instant – un rien moqueur – il était tout à fait conscient de l’effet qu’il dégageait. Elle aurait pu lui trouver un air détestablement suffisant. Mais même pas.
    Il était seulement – effroyablement – agréable à regarder… Sûr de lui et de ses charmes.


Histoire(Environ 20 lignes)




Wexford; 4 Juillet 1946
Manoir familial des Willow : 07h04


    On pourrait avoir toutes les richesses du monde ; sans enfant, il y aurait tout de même un manque. Quoiqu’on en dise, quoiqu’on en pense. Et les Willow n’échappaient pas à la règle. Famille de Sang-Pur, qui avait probablement tout ce qu’on peut désirer. Il ne leur manquait en fin de compte qu’une unique consécration : une descendance.

    Après neuf mois de calvaire – car il faut appeler un chat un chat – Lillian termina sa grossesse au petit matin. La nuit avait été insupportable, ponctuée de contractions violentes et de frayeurs stupides. Une sage-femme de l’Hôpital Ste Mangouste était arrivée deux jours auparavant et n’avait pas quitté la future mère des yeux, ne serait-ce qu’une seconde. Situation qui était détestable, pour une femme qui aimait faire ce qu’elle voulait, quand elle l’entendait. Il fallait dire ce qu’il était, cet enfant s’annonçait comme un brutal changement dans leur existence – et à mesure que les heures passaient, Lillian n’était plus certaine d’apprécier les transformations…
    Son époux, Bob Willow, éminent avocat régulièrement discrédité par le Magenmagot qui n’appréciait pas tout à fait le système de la représentation juridique, subissait ses jérémiades sans sourciller. Après tout, il lui aurait semblé assez malvenu de la contredire alors que c’était elle qui avait un Souaffle à la place du ventre. Aussi acceptait-il toutes les corvées sans jamais se plaindre, ni même ronchonner. L’homme avait toujours été adorable, et se savoir bientôt père lui donnait des ailes. Il aurait tout accepté venant de la mère de son enfant. Absolument tout.
    Quand vint le moment tant attendu – pour l’un parce qu’il allait bercer un rejeton dans ses bras, pour l’autre parce qu’elle allait enfin pouvoir se déplacer avec une grâce autre que celle de la baleine – tout le monde était sur le qui-vive. Bob avait rarement ressenti une telle tension… Toute la nuit, il avait veillé, malgré l’épuisement, refusant de rater le plus beau moment de sa vie. Dans le même temps, sa chère femme n’avait cessé de serrer les dents pour ne pas hurler de douleur, et elle aussi sentait l’harassement la gagner. Ils n’attendaient plus qu’une chose : que ce soit fini.

    Enfin, un cri se fit entendre. Le tout jeune père se redressa, et l’on ne pouvait lire sur son visage qu’adoration et impatience. Nulle trace de la fatigue engendrée par ces derniers jours. Simplement l’émerveillement d’avoir un enfant. Un garçon! C’était un garçon! Lillian, en voyant le petit bout, perdit toute envie de râler. Qu’il était beau! Joshua…


Wexford; 19 Août 1949
Manoir familial des Willow : 08h19


    Le petit garçon qui courait dans le salon derrière le pauvre elfe de maison avait trois ans. Il poussait des cris de joie, tandis que sa victime se lamentait. Ses parents le regardaient avec une tendresse infinie. Cette scène était pourtant rare. Leur fils était tellement intelligent pour son âge… Précoce. Son comportement les étonnait, mais ils ne s’en montraient pas peu fiers!

    Bientôt, Joshua cessa ses jeux d’enfant, trouvant probablement la chose trop bébé pour lui, finalement. Il s’arrêta devant ses parents et pointa le ventre de sa mère du doigt. Ce qu’il leur demandait? Si le bébé allait arriver vite, ou s’il devait attendre encore longtemps qu’il veuille bien sortir. Parce que c’était lassant de ne jouer qu’avec un elfe de maison vieux et lent… Il voulait quelqu’un d’autre pour jouer. Comme ça, ce serait beaucoup plus drôle!
    Ses parents durent lui expliquer qu’il fallait attendre, qu’on ne pouvait pas savoir quand le bébé arriverait, mais normalement pas avant un mois. Et puis, ils lui rappelèrent qu’un bébé, c’est un être fragile, et qu’on ne peut pas jouer avec tout de suite. Son petit frère – ou sa petite sœur – aurait d’abord besoin de beaucoup dormir. Mais il pourrait les aider à s’en occuper s’il voulait. Non. Il n’avait pas vraiment envie. De toute façon, si le bébé ne faisait que dormir, il n’aurait rien à faire. Et l’enfant détestait ne rien faire. Passant du coq à l’âne, il demanda quand est-ce que son père lui apprendrait à lire. Cette question arracha un sourire à Bob. Joshua n’arrêtait pas de l’interroger à ce sujet. A chaque fois, il répondait que le garçon était encore un peu jeune, ce qui n’était pas – mais alors vraiment pas – de l’avis du petit bonhomme qui se lançait alors dans une argumentation impressionnante. Cet enfant n’avait que trois ans? Vraiment?
    Mais cette fois-ci, leur petite graine de génie ne put même pas ouvrir la bouche. Lillian venait de pousser un cri de douleur qui le fit sursauter. Sa mère grimaçait, et aussitôt, il écarquilla les yeux de stupeur. Que se passait-il donc? Son père se leva d’un bond et envoya Joshua dans sa chambre. Le petit garçon refusa tout net, avant de céder sous le regard furieux de Bob. Il détestait qu’on le prenne pour un bébé! Il voulait savoir pourquoi sa maman avait crié. Elle avait eu mal, mais pourquoi? Une fois dans sa chambre, il se mit à réfléchir à ce qu’il se passait. Il entendait son père s’agiter. Finalement, contraint de rester sur son lit, il choisit d’attraper un livre et de le feuilleter. De toute manière il finirait par savoir…

    Joshua était en train de se concentrer pour donner un sens aux symboles qu’il voyait sur chaque page, quand son père ouvrit la porte. Aussitôt, le garçon leva ses yeux presque noirs vers lui. Tout son petit être n’était qu’un point d’interrogation. Il scruta le visage de son père et y vit un sourire lumineux. Il n’entendit que trois mots. Petite sœur. Alienor. Et bondit à la rencontre de la nouvelle venue.


Wexford; 1951
Dans le parc municipal : 17h42


    Joshua avait passé la matinée à lire – parce que désormais, il savait! Son père avait accepté de lui apprendre quelques semaines après la naissance d’Alienor. Et depuis, il dévorait tous les romans et autres ouvrages qui lui tombaient sous la main. Ce qui pour tout dire n’était pas tout à fait du goût de sa petite sœur. Elle n’avait pas encore la patience de regarder des images trop longtemps…

    Par dépit, il finit par interrompre sa lecture – et il n’y avait qu’Alienor pour parvenir à lui faire faire cela – et suivit sa petite sœur qui était diablement énergique. Elle avait deux ans et parlait depuis peu, ce qui rendait leurs échanges assez hauts en décibels. La petite voulait sortir. De toute la grandeur que lui offraient ses cinq ans, il lui rappela que leurs parents n’étaient pas là, et qu’ils ne pouvaient pas partir sans eux. Ce à quoi la puce répondit par un haussement de sourcil. Son frère était-il en train de lui signaler qu’ils ne pouvaient pas désobéir? Lui qui faisait un nombre incroyable de bêtises dès que leurs parents avaient le dos tourné? Elle finit par faire cette remarque à voix haute. Joshua comprit qu’il était coincé. Sa petite sœur serait bien capable de poser la question à leur père quand il rentrerait… Mieux valait se plier à ses désirs. Et puis, il fallait reconnaître que le garçon adorait faire plaisir à sa petite sœur.
    Quand ils s’apprêtaient à filer, l’elfe de maison leur interdit de sortir. Il avait pour ordre de ne pas les quitter des yeux. Joshua allait répondre quand Alienor prouva toute la malice dont elle était capable. Il n’avait qu’à venir avec eux. Phrase qui sonna comme un ordre. Et Joshua glissa derrière une petite insinuation comme quoi un elfe de maison doit obéir à ses maîtres… Leur escapade ferait sans doute le malheur de la pauvre créature, mais elle n’avait plus le choix.
    Une fois dans le parc municipal, les deux enfants se mirent à courir comme deux jeunes poulains fougueux. L’elfe restait caché aux yeux des Moldus. Cette idée était vraiment dangereuse et stupide! Mais le frère et la sœur ne s’en rendaient pas compte. Ils jouaient, voilà tout. La situation changea lorsqu’ils croisèrent un enfant en train de lécher une glace. Alienor eut aussitôt envie d’en avoir une. Joshua, pour ne pas vexer sa frangine, alla voir le garçon. Lequel refusa bien évidemment de satisfaire à sa demande. Alienor ronchonna, et Joshua insista. Les deux enfants se firent insultés par ce petit Moldu. L’instant d’après, la glace lui avait explosé entre les deux, et il était recouvert de crème…

    De retour au manoir, Joshua songeait. Le garçon qu’ils avaient croisé n’avait sûrement rien compris. Mais lui savait. Il venait de découvrir qu’il était exactement comme papa et maman. Alienor aussi avait bien saisi ce qu’il s’était passé. D’ailleurs, ce fut elle qui annonça la nouvelle aux parents… Sans songer aux conséquences de leur promenade… Punition.




Poudlard; Septembre 1957.
Cérémonie de Répartition : 19h28


    La lettre de Poudlard était arrivée durant l’été. Naturellement. Et Alienor lui avait fait la tête pendant une bonne partie de l’été également. Tout aussi naturellement. La jeune fille – qui avait également découvert ses pouvoirs – ne voulait pas voir son frère s’en aller. Les deux étaient tellement proches. Ça allait faire un grand vide, sans lui à la maison. Il promit qu’il reviendrait. Toujours…

    Après un trajet à bord du Poudlard Express, où il n’avait cessé de penser à une discussion extrêmement sérieuse avec son père, Joshua arriva sur le quai. De nombreux élèves étaient présents, et lui n’en connaissait encore aucun. Il s’était enfermé dans un roman pendant tout le trajet, et n’avait pas daigné répondre à ceux qui lui adressaient la parole – même si ce n’était que pour savoir si la place était libre. Il se fichait de ces gens-là. A vrai dire, il était entièrement concentré sur ce que son père lui avait dit… Il en avait même du mal à rentrer dans l’histoire qu’il lisait. D’ailleurs, une fois sur le quai, il fourra le livre dans le fond de son sac. Tout ça le travaillait… Il commençait à se sentir un peu fébrile…
    On appela les « première année » à se diriger vers les barques, tandis que les autres élèves montaient dans des calèches tiraient par… rien? Ça, c’était soit une magie extrêmement puissante, soit un mystère qu’il convenait d’éclairer. Haussant les épaules, le garçon de onze ans marcha donc vers l’étendue d’eau, puisqu’il devait en être ainsi. Une bande de filles se mit à glousser quand il passa. Il les regarda d’un air particulièrement affligé… Puis décida de les ignorer pour le reste de l’année à venir. S’embarquant dans un rafiot plutôt instable, il observa le château attentivement… La répartition allait venir…
    Et effectivement, elle arriva. Mais avec une lenteur… Quelle plaie d’avoir un nom en W! Et malgré le calvaire de l’attente, quand on l’appela, il se surprit à ne pas vouloir avancer. Il craignait tellement de décevoir sa famille. Famille de Sang-Pur. Ce qui impliquait nécessairement Serpentard, dans leur état d’esprit. Et comme le lui avait fait remarqué son père – bien que celui-ci était toujours adorable avec ses enfants – il était tout simplement hors de question qu’il en soit autrement pour son fils, son aîné, son héritier, sa fierté. Le message était passé. Reçu cinq sur cinq. Y compris la petite insinuation à l’érudition. Les littéraires partaient à Serdaigle… Alors lui?

    Le Choixpeau respecta toutefois la volonté d’acier du garçon. « A Serpentard, à Serpentard, à Serpentard… » suppliait en silence Joshua quand l’objet magique allait prendre sa décision. Il fut d’ailleurs surpris. Pour lui, l’enfant avait sa place ailleurs… Mais la décision du fils Willow semblait ferme et définitive… Dans un soupir, le mot fut prononcé…
    « Serpentard ».


Poudlard; Septembre 1960.
Table des Serpentards : 20h07


    Cela faisait trois ans maintenant que Joshua était à Poudlard. Il avait été accueilli avec des vivas chez les Serpentards, et son père avait appris la nouvelle avec plaisir – et soulagement, il en était certain. Pourtant, il ne ressemblait pas aux autres… La plus belle preuve qu’il pouvait donner de sa différence était la plus belle amitié qu’il ait nouée. Maximus Cobb.

    Ce soir-là, c’était au tour de sa petite sœur chérie de faire ses preuves. Avait-elle eu le droit à un sermon de leur père, elle aussi? Ou bien se faisait-on moins de souci au manoir quand à la direction qu’elle allait prendre? Il l’ignorait. La seule chose qu’il espérait, c’était qu’elle rejoigne les rangs des Serpentards, pour pouvoir toujours veiller sur elle. Il lui avait promis qu’il reviendrait toujours. Et il avait jusqu’à présent tenu sa promesse sans difficulté. A chaque Noël, il avait rejoint sa famille pour être avec sa petite sœur, tandis que son meilleur ami restait à Poudlard. Tous les étés, il était également rentré chez les siens. Mais désormais, il resterait à Poudlard à Noël. Avec lui.
    Alienor fit son entrée dans la Grande Salle, parmi une foule de premières années, et leurs regards se croisèrent. Un sourire immense fendit le visage du garçon. Quel plaisir de retrouver sa sœur sur les bancs de l’école! Les deux jeunes étaient tellement proches… Leurs retrouvailles promettaient de beaux échanges, de belles bêtises, de bons moments!
    Il n’était pas le seul à attendre impatiemment l’arrivée de la jeune fille. D’autres Serpentards la guettaient. Ne voulant qu’une seule chose : la compter parmi les Verts. Des personnes qu’il ne pouvait pas vraiment qualifier d’amis… Ces gens étaient des relations qu’on pourrait dire « nécessaires » dans le clan très fermé des Sangs-Purs. Toutes ces histoires n’étaient pas du goût du jeune homme. Il se moquait des qualités de sang des gens qu’il croisait. Bon, il n’irait pas jusqu’à dire qu’il serait copain avec des Moldus. Ces personnes-là étaient bien trop étranges à son goût. Et puis, il savait l’histoire de Max, et ça l’avait davantage refroidi. Jamais il n’aurait voulu rencontrer les parents de son meilleur ami.
    Le Choixpeau fut déposé sur la tête de sa petite sœur. Il cherchait un signe de tension sur son visage mais n’en voyait pas la moindre trace. Elle semblait si sûre d’elle… Toute douceur s’était envolée, en même temps que les dernières marques de leur enfance. Maintenant, elle rentrait à Poudlard. Et tout serait différent. Il veillerait sur elle, coûte que coûte.

    Une seconde fois dans l’histoire de la nouvelle génération Willow, le mot
    « Serpentard » fut scandé. Avec toutefois plus de prestance et d’assurance que trois ans auparavant. Signe que le Choixpeau n’avait pas eu de doute, pour la plus jeune? Joshua ne préféra pas y réfléchir et félicita sa sœur qui le rejoignit d’une démarche presque sautillante, sous les hourras de leur tablée.


Poudlard; Juin 1962.
Dans le Hall du château : 11h52


    Et voilà, les BUSEs venaient de s’achever… Joshua ne s’inquiétait absolument pas de ses résultats. Il savait déjà qu’il avait réussi toutes ses épreuves, haut la main. C’était quelque chose d’autre qui rendait l’adolescent plutôt fébrile. A peine son dernier devoir achevé, il avait quitté la salle pour rejoindre le Hall le plus rapidement possible…

    Il était déjà là. Maximus Cobb. L’adolescent rejoignit son meilleur ami en quelques foulées. Les deux garçons paraissaient autant nerveux l’un que l’autre. La raison en était très simple. Si pour Josh, ce n’étaient que les BUSEs qui se terminaient, Max lui venait de passer ses ASPICs. Ce qui impliquait quelque chose que les deux jeunes redoutaient depuis quelques mois déjà. Dans moins de trois semaines, l’aîné allait quitter Poudlard. Définitivement. Cette seule perspective aurait des conséquences proprement détestables pour l’un comme pour l’autre.
    Depuis que leur amitié avait commencé, ils s’étaient construits ensemble. Certes, ils étaient différents, mais pas non plus diamétralement opposés. Ils partageaient énormément de choses, et si leur relation avait du essuyer plus d’une fois des engueulades assez impressionnantes, ils ne pouvaient tout simplement pas se passer l’un de l’autre. Inséparables.
    Oh, bien sûr, cette amitié n’était pas du goût de tout le monde dans l’école. Certainement pas des Serpentards, qui voyaient d’un très mauvais œil qu’un fils de Sang-Pur s’acoquine avec un de ces Sangs-de-Bourbe. Joshua ne supportait pas qu’on insulte son meilleur ami de la sorte. Les autres, souvent il s’en fichait, et ça avait d’ailleurs été une des raisons de leurs embrouilles. Mais on ne touchait pas à ses proches. Là encore, ça avait été une cause de leurs prises de bec. Max ne supportait pas cette forme de favoritisme qui le frappait. La plupart des Serpents avaient appris à tolérer le Gryffondor, uniquement parce qu’il était dans l’entourage de Joshua Willow. Ce qui avait le don de l’exaspérer. Tous ces sales types persuadés de prôner des valeurs respectables qui le laissaient tranquille…
    Mais il n’y avait rien à faire. Joshua était borné, sur cette question. Il apporterait toujours ce qu’il était capable d’offrir à son meilleur ami. Et si cela devait passer par une forme d’acceptation dédaigneuse des Sangs-Purs, et bien il en viendrait là.
    Sauf que maintenant… maintenant il ne serait plus là… maintenant Max allait entrer dans le monde adulte…

    Plus tard, ils avaient trouvé un moyen de pallier le manque qui les assaillait souvent en l’absence de l’autre. Joshua contournait habilement le règlement de Poudlard pour rejoindre son meilleur ami à Pré-au-Lard et passer du temps avec lui. Jamais il n’accepterait de mettre à mal leur amitié. Jamais! Il était fier d’avoir rencontré Max, et d’être devenu important à ses yeux. Il voulait que ça dure. Toujours.




Londres; Août 1964.
Chez Fleury & Bott : 09h00


    Joshua foulait de sa démarche souple les pavés du Chemin de Traverse. C’était la première année qu’il venait ici pour autre chose que des achats liés à Poudlard. Poudlard… Alienor entamait sa cinquième année, tandis que lui allait rentrer dans la vie active. Il devait reconnaître qu’il s’inquiétait pour sa sœur. Il n’était plus là pour veiller sur elle…

    Arrivé devant la boutique très réputée de chez Fleury & Bott, il secoua la tête pour chasser ses pensées, et se concentrer sur ce qui allait maintenant se produire. Le jeune homme respira un grand coup, et poussa la porte du magasin. Deux types d’un certain âge tournèrent leur regard sur le même rythme vers le nouvel arrivant. Il ne put s’empêcher de penser que ça semblait extrêmement préparé… Ces deux-là songeaient-ils à le mettre mal à l’aise d’un seul coup d’œil? Le prenaient-ils pour un imbécile? Il allait leur démontrer en quelques minutes qu’il avait largement sa place dans le milieu. Sans doute plus qu’eux deux réunis. Présomptueux le garçon? Certes, un petit peu. Mais il était jeune, très intelligent, et avait toujours réussi chaque chose qu’il entreprenait. C’était avec une fierté non dissimulée qu’il se présentait devant eux.
    Après plusieurs heures d’échange, les propriétaires des lieux avaient fini par ouvrir les yeux à ce jeune coq prétentieux. Effectivement, il avait un esprit d’une vivacité impressionnante, et son charme ferait le reste. Toutefois, il fallait bien qu’il imprime dans sa cervelle de premier de la classe que l’intelligence ne fait pas tout. Leur expérience à tous deux avait écrasé avec force tout ce dont il aurait pu se ragaillardir. Malgré cela, Joshua n’était pas homme à se laisser marcher dessus. Il avait une volonté incroyable, une attitude intrigante et mystérieuse, et un sens aiguisé de l’ironie. Peut-être que tout cela leur avait plu. Ou qu’il y avait autre chose. Toujours est-il que le jeune homme fit ses débuts dans le monde des livres le jour même.
    Et de mémoire d’homme, on n’avait rarement vu un novice faire aussi bien ses preuves en quelques heures. Si le vieux Bott n’avait pas vu cela de ses propres yeux, il ne l’aurait tout simplement pas cru. Ce garçon était diablement convaincant. Il maitrisait l’art de la manipulation avec talent… De nombreux clients repartirent avec un ouvrage sous le bras ce jour-là!

    Et chaque jour qui suivit, Joshua continua à prouver sa valeur. Les deux hommes étaient tombés sur une perle. Ils ne pouvaient pas le nier! Ce gamin leur apportait énormément, et faisait décoller leur chiffre d’affaire. Mais avoir du mérité était à double-tranchant. Il était tellement doué dans ce qu’il faisait qu’il n’obtenait pas beaucoup de temps libres… Il voyait moins sa sœur. Et moins Max.


Londres; Octobre 1965.
A proximité du Ministère de la Magie : 13h45


    Et voilà, Joshua était parvenu à convaincre les deux hommes… Il n’y avait pas que les clients qu’il était capable d’embobiner avec de jolis mots… Fleury & Bott s’étaient laissés avoir, comme tout le monde, par ce diable de Willow. Ils avaient accepté rapidement sa proposition. Et désormais, ils étaient associés. Quel plaisir de parvenir à ses fins, avec juste ce qu’il faut de persuasion!

    Le jeune homme entra dans le local qui était désormais sien. L’endroit n’était pas grand, mais cet aspect confiné était souvent favorable pour les lecteurs… Lui-même avait toujours préféré cette ambiance close et chaleureuse pour se plonger dans les romans. Et il y avait quelqu’un d’autre qui appréciait particulièrement ce genre d’endroits. Un miaulement vint confirmer cela. Crafty, le jeune fléreur du désormais libraire, signalait son contentement à découvrir un nouvel endroit. Cela faisait peu de temps que l’animal et son maître partageaient leur route. Et leur rencontre s’était faite par hasard. Sans comprendre vraiment pourquoi, Joshua s’était retrouvé avec une sorte de chat – bien plus qu’un simple matou cependant – qui le suivait à la trace. Or, il avait parfaitement conscience des talents de ces créatures magiques. Les deux s’étaient finalement adoptés.
    Joshua balaya la pièce du regard, avant de prendre l’escalier dans le recoin du fond qui menait à un petit logement. Pas très grand, mais fonctionnel. Et il n’avait pas besoin de plus pour vivre. Surtout qu’il rentrerait régulièrement au manoir familial! Pour y croiser sa petite sœur adorée au moment des vacances notamment. Il eut un petit sourire quand il songea à la réaction qu’aurait l’adolescente en voyant les lieux. Cynisme, sans aucun doute… Ils n’étaient pas frangins pour rien!
    Il déballa quelques cartons chargés de livre, et noya les étagères sous le poids des manuels. Ça faisait un bien fou de se sentir chez soi. Vraiment chez soi. D’avoir son indépendance. Même si ce n’était pas exactement du goût de ses chers parents. Trop petit, trop juste, trop bas… Bref pas à la hauteur de la famille quoi. Mais ils acceptaient tout de même, parce que ça symbolisait sa réussite, son emprise sur Fleury & Bott. Alors, ils s’en satisfaisaient. En attendant d’avoir mieux à se mettre sous la dent – ou dans le coffre-fort…

    L’ouverture eut un succès improbable. Mais à vrai dire, il avait bien calculé la chose. L’emplacement de la boutique – juste à côté du Ministère – était stratégique. Mais pas que… Il avait choisi cet endroit pour une autre raison… Il y avait quelqu’un au Ministère qu’il devait pouvoir voir tous les jours. Et un sourire illumina son visage quand il vit sa réussite. Max entrait juste…


Londres; Mai 1967
Dans des rues sombres et sinueuses : 23h09


    Voilà six jours qu’il avait reçu cette lettre étrange et fantasque à laquelle il avait choisi de ne pas prêter attention. Probablement un idiot qui n’avait rien d’autre à faire de ses journées, et qui n’aimait pas la lecture. Doublement idiot donc. Mais que Crafty se laisse abuser par ces propos incongrus le dérangeait tout de même… C’était un fléreur après tout…

    Lorsqu’il se réveilla, il se sentit bizarre… Il ne savait plus vraiment où il était, il avait l’impression désagréable de ne pas être seul, et cet endroit l’étouffait. Il décida donc de quitter les lieux. Il manqua plusieurs fois une marche en descendant l’escalier, prit son manteau alors qu’il faisait une chaleur suffocante à l’extérieur, et sortit. Malgré les feulements continus de Crafty. Une fois dehors, il se mit à errer de ruelle en ruelle, ne sachant trop où il allait, ce qu’il faisait…
    Puis, d’un coup, il stoppa. C’était comme se réveiller après une mauvaise cuite. Il avait mal au crâne, ne comprenait pas ce qu’il fabriquait en manteau dans une rue sombre et inconnue, en pleine nuit. Joshua n’avait jamais été somnambule… Il observa attentivement les alentours. Du noir… On n’y voyait pas à deux mètres! Le jeune homme voulut sortir sa baguette pour s’éclairer, et se rendit alors compte qu’il ne l’avait pas sur lui. Incompréhensible. Il n’était pas idiot au point de sortir sans sa seule arme…
    Un bruit juste derrière lui le poussa à faire volteface. Il entendit une respiration. Puis un rire. Cette fois, c’était officiel, les choses ne tourneraient pas à son avantage. Il s’était mis dans une situation pourrie de laquelle il ne voyait pas comment se sortir, il était dans un endroit inconnu, et un mec probablement trop alcoolisé l’avait repéré. S’il s’agissait d’un Moldu, il ne pouvait même pas tenter un sort informulé… Les rares qu’il maîtrisait le conduiraient directement devant le Magenmagot…
    De toute façon, il n’eut pas le temps de réfléchir davantage. On lui asséna un violent coup sur le crâne. Si le jeune homme était extrêmement talentueux dans un duel à la loyale, il n’était pas de constitution blindée. Il s’effondra…
    L’un des deux hommes – car oui, ils étaient deux – s’occupa du garçon, pendant que l’autre rejoignit la librairie. Leur sortilège de confusion avait été très efficace, comme ils l’espéraient. Ce crétin avait même oublié sa baguette… Une fois dans l’endroit relativement étroit, le soi-disant trop imbibé d’alcool fouilla un peu partout pour retrouver la lettre. Inutile de mettre qui que ce soit sur leur piste… La bestiole était un problème… D’abord, parce qu’ils devaient l’embarquer aussi. Ensuite, parce que le petit lion se démenait pour lui compliquer la tâche. Le type parvint tout de même à rendre l’endroit propre mais à laisser une sensation de vide. Il remplit une petite valise avec des affaires, emporta la baguette, ficela le félin enragé, et quitta les lieux. Tout le monde y croirait…

    Joshua se réveilla avec un mal de crâne encore plus violent que sa sensation de cuite. Il y voyait un peu trouble d’abord, puis tout s’éclaircit en même temps que son esprit. Il était dans un véhicule… Le jeune homme allait se lever quand il réalisa qu’il était ligoté. Magie… Dans quelle merde s’était-il fourré?! Crafty était là, ficelé lui aussi. Ses pensées divaguèrent avant qu’il ne sombre à nouveau dans le noir. Alienor… Max…




Australie; Février 1975.
Dans le sous-sol d'une cabane à Darwin : 01h58


    Cela faisait maintenant des années qu’il endurait ce cauchemar… Seul… Crafty s’était sauvé à la première occasion, alors que lui avait été réduit à l’état de pantin articulé. Il n’avait jamais réussi à croire que le fléreur l’ait abandonné. Peut-être était-il dans les parages… A les suivre, où qu’ils aillent… Mais c’était sans grand espoir… Cet animal avait beau être fantastique, il ne transplanait pas.

    Une voix grasse se fit entendre. Ils étaient de retour… Cette seule pensée l’anéantissait chaque fois. Pourtant, il faisait tout son possible pour ne pas se laisser sombrer. Il s’accrochait à tout ce qu’il pouvait. A des visages, à des sensations, à des souvenirs. La plupart du temps, il ne se concentrait que sur deux personnes. Alienor. Max. Ils lui manquaient terriblement, douloureusement… Chaque seconde était un supplice. Imaginer ce que sa disparition leur avait fait… Savoir que ses deux geôliers avaient fait en sorte de maquiller cela en départ volontaire… Craindre qu’ils n’y aient cru ne serait-ce qu’un instant… Pensaient-ils qu’il les avait abandonnés? Non! Non! Ils ne pouvaient pas songer cela! Il leur avait promis. De ne jamais les laisser tomber. De toujours revenir.
    Et malgré cela, il avait disparu. Ces enflures l’avaient fait disparaitre, tout ça pour leur… leur cupidité, alors que sa petite sœur était au plus mal – sombrant dans l’anorexie – et qu’elle attendait un enfant! Alors que son meilleur ami se démenait comme un beau diable au Ministère pour se faire entendre. Il ne savait même pas s’ils allaient bien, ce qu’ils devenaient, si sa sœur était maman… RIEN! Si penser à eux était sa seule échappatoire pour supporter chaque journée qui passait, ça allait finir par le rendre complètement fou. Il ne pouvait même pas trouver un moyen de les contacter, de vérifier qu’ils étaient en vie… Les deux types qui marchaient à présent au dessus de lui l’avaient réduit à un moins que rien. Chaque échec impliquait un long moment de souffrance pour lui… Parmi les sortilèges impardonnables, celui qu’il endurait trop souvent été probablement le pire des trois…
    Qu’est-ce qui avait conduit ces hommes à l’enlever, lui? Tout le temps, il se posait la question. Ce qu’ils cherchaient n’était qu’une invention, une hérésie, une croyance. Et il était censé les aider à trouver ce livre de malheur? Un livre qui n’existait sans doute même pas était la cause de sa descente aux enfers… Un putain de livre! De rage, il frappa le mur avec son poing. Douloureux, mais il n’en avait cure.

    Des années qu’ils parcouraient le monde à la recherche d’un grimoire qu’ils ne trouveraient jamais. Des années que Joshua était asservi pour découvrir l’endroit où avait pu être caché ce bouquin. Des années qu’il inventait une nouvelle fable pour les mener ailleurs. Des années qu’il se pliait aux volontés de deux brutes sanguinaires. Peur pour ses proches? Pour lui? Il n’en pouvait plus d’avoir peur. Il allait mettre fin à tout ça… Quitte à en mourir…


Nouvelle-Zélande; Novembre 1975.
Sur la route menant à Wellington : 18h02


    Il n’avait pas la force de remuer. Il n’avait pas la force de lever ne serait-ce qu’une paupière. Il était vidé de toute son énergie… Peut-être était-il mort? Oui, ce devait être cela… Il devait être mort… Pourquoi cette perspective le réjouissait-elle autant? La mort aurait du être sa plus grande crainte. Et pourtant, il espérait presque être réellement mort. Que ce soit fini. Enfin fini.

    Une voix… Une voix… Il ne connaissait pas cette voix… Mais il était mort. Pourquoi entendait-il encore des voix? On le toucha. C’est alors seulement qu’il se rendit compte qu’il avait mal. Très mal. Il avait l’impression terrible qu’on lui déchirait le corps… Il hurla.
    Ses yeux s’ouvrirent avec une soudaineté effrayante et il se releva d’un bond. Il était dans un lit. Ses yeux s’écarquillèrent de stupéfaction dans cet endroit qu’il ne connaissait pas, et brusquement les battements de son cœur accélèrent à un rythme fou. Il était terrifié. Ses yeux balayèrent la pièce plusieurs fois, mais son cœur n’en finissait pas de s’emballer. Où était-il? Que faisait-il là? Pourquoi avait-il si… si peur… La porte de ce qui semblait être une chambre s’ouvrit à la volée, et il bondit. Ce qui n’eut pour effet que de faire éclater de rire la personne… Et un miaulement se fit entendre.
    « C’est un chat dwôlement intelligent que vous avez là, m’sieur. C’est lui qui nous a conduit jusqu’à l’endwoit de la déflagwation. On pensait pas qu’il y auwait des suwvivants. Mais y’avait vous monsieur. Et vous devwiez pas vous agiter comme ça! Ca aide pas vos blessuwes… » lui lança cet inconnu d’une seule traite, avec un accent bizarre. Et Crafty bondit avec élégance sur le lit pour venir se frotter contre lui. Crafty! Il lui avait tellement manqué. C’était étrange d’ailleurs… Pourquoi une telle sensation de manque? Mais… qu’est-ce que c’était que cette histoire de déflagration et de survivants? De quoi parlait ce type? Et il voyait bien que Crafty n’était pas un… oh… un Moldu!
    Les questions se bousculèrent dans l’esprit du jeune homme.
    Il décida de demander quelques explications à ce gars avec l’accent bizarre. Il fut choqué d’apprendre qu’il se trouvait en Nouvelle-Zélande. Mais que foutait-il si loin de Londres?! Il apprit également que le feu avait pris d’on ne sait où, avec une force prodigieuse, et que les deux hommes qui l’accompagnaient n’avaient pas survécu. Quels hommes? Mais ce Moldu se payait sa tête! Pour finir, il apprit qu’il avait reçu un violent choc à la tête. Est-ce que ça expliquerait son… son… il ne pouvait pas se résoudre à le dire… son… amnésie? Il ne se souvenait pas de toute cette histoire. Depuis combien de temps était-il là… La date fut un choc de trop. Il hurla de rage contre cet individu qui lui racontait des salades, et ignora l’attitude défensive adoptée par Crafty à l’égard d’un vulgaire Moldu. Les fléreurs n’aimaient pas les Moldus! Ce félin était-il trop stupide pour s’en rappeler?! Finalement, le sorcier se leva et quitta les lieux.

    Son attitude était complètement irresponsable, mais il s’en moquait. Il devenait vérifier les dires du Moldu. Ce ne pouvait pas être vrai. Si ça se trouve, ce Moldu avait découvert ses pouvoirs et fait des expériences sur son cerveau. Ce qui expliquerait mieux cette sensation incroyable de vide dans son esprit… Neuf ans? Neuf longues années qu’il avait quitté sa vie? Mais pourquoi!! De rage, il s’effondra à genoux, et pleura. Crafty l’observa sans intervenir. L’animal n’était pas doué de parole, et ne pouvait donc pas vraiment l’aider…


Angleterre; Décembre 1975.
Dans le Magicobus, vers Londres : 21h16


    Joshua avait passé de longues journées à essayer de recoller les morceaux. Grâce à l’aide de son fléreur, il avait fini par trouver une communauté de sorciers maoris. Ils avaient été incapables de lui rendre la mémoire. Ils disaient que lui seul avait occulté une part de sa vie, et qu’il ne pourrait la retrouver que seul. Ou avec un choc violent en lien avec ce qu’il s’était passé…

    Finalement, ils avaient permis au jeune homme – qui avait finalement la trentaine et n’était plus si jeune que cela – de rentrer en Grande-Bretagne, avec l’aide d’un Portoloin. Crafty et lui se trouvaient maintenant à bord du Magicobus. Il portait un long manteau noir, et un capuchon qui maintenait son visage dans l’ombre. Les vêtements lui avaient été donnés par la tribu de sorciers maoris. On ne distinguait pas l’individu sous cet accoutrement. Mais même si les gens l’avaient vu, de loin, ils n’auraient pu reconnaître le jeune homme disparu neuf ans auparavant.
    Les épreuves dont il n’avait plus le souvenir l’avaient remodelé. Il était amaigri… On voyait ses côtes. Sa démarche était moins assurée. L’homme était sans arrêt sur le qui-vive, car s’il avait oublié les raisons de tout ceci, il n’avait pas pu effacer de sa mémoire ses instincts. Il se sentait proie… C’était insupportable pour un gars qui avait toujours été sûr de lui, fier, et conquérant. Il n’était qu’une ombre… Il lui faudrait du temps avant de se reconstruire… Son visage était creusé, et il avait une barbe naissante. Ses yeux étaient plus ternes… La noirceur semblait être devenue grisaille. Quelqu’un qui l’avait connu dix ans plus tôt aurait peiné à voir en lui le Joshua d’autrefois.
    Mais au-delà de la simple apparence, c’était son esprit qui s’était affaibli. Sa captivité l’avait vidé d’une combativité originelle. Combien de temps mettrait-il à s’en remettre? Parviendrait-il seulement à aller de l’avant sans savoir ce qu’il y avait dans son passé? Il l’ignorait. A vrai dire, la seule certitude qu’il se permettait d’avoir, c’était que Crafty resterait toujours à ses côtés.
    Et Alienor? Et Maximus? Pendant neuf ans… Ils ne l’avaient donc pas cherché? Peut-être que sa disparition avait été un mal pour un bien. Il avait toujours cru que son meilleur ami et sa petite sœur finiraient ensemble. C’était peut-être ce qui était arrivé. Et s’il avait été un obstacle à leur relation, et que son évanouissement dans la nature l’avait rendue possible? Ils ne l’avaient probablement pas cherché effectivement… Ils l’auraient trouvé! Devait-il donc se méfier d’eux? Non… Non! Il n’avait pas envie! Ils étaient les seuls qui avaient de l’importance! Les seuls dont il ait besoin! Il fallait qu’il aille les voir. Qu’ils s’expliquent.
    Mais n’allaient-ils pas lui demander de rendre des comptes, à lui aussi? Qu’allait-il leur dire?? Qu’il avait tout oublié?? Certainement pas. Ils ne le croiraient jamais de toute façon… Et puis… ces deux hommes… morts… Peut-être qu’il les avait tués. Cette déflagration ressemblait beaucoup à un sortilège informulé… ce qui faisait de lui… un meurtrier… Jamais Max n’accepterait d’avoir pour meilleur ami un assassin. Non. Il ne devait pas leur dire la vérité. Inventer… Inventer une histoire…

    Le Magicobus s’arrêta sur le Chemin de Traverse. Joshua descendit, le fléreur sur ses talons. Il avait donc pris sa décision. Il allait loger ici quelque temps… Et puis, il les duperait… Oui. Alienor et Max ne devaient pas connaître sa vraie nature. L’assassin qu’il était. Max ne lui pardonnerait pas ça. Pas d’avoir tué. Tout, mais pas ça. Alors il allait les duper… Et se duper lui-même… Mais combien de temps cela pourrait-il durer?


Exemple de post en Rp.(15-20 lignes minimum)

Londres; 1975.
Arrivée au Chaudron Baveur : 21h57


    Une ombre regardait l’enseigne. Une ombre emmitouflée dans une longue cape noire. Les rares personnes qui frôlaient encore à cette heure les pavés du Chemin de Traverse ne semblaient pas l’apercevoir. Passant derrière cette silhouette sans esquisser un mouvement, sans glisser un regard. Invisible. Ce n’était même plus une ombre. C’était devenu un fantôme.
    D’ailleurs, c’était probablement l’idée que l’on se faisait en entendant prononcer son nom. Un fantôme. Laissé pour mort. Ça faisait tellement longtemps… Neuf longues années…
    Un mouvement. Quelques pas. La porte qui s’ouvre.
    Et voilà que l’ombre, qui était en fait un homme, s’avançait vers le comptoir. Cet endroit n’avait pas beaucoup changé. Aspect miteux, mais quand même chaleureux. Et la fréquentation était toujours aussi hétéroclite, comme dans son souvenir… Personne derrière le comptoir. L’homme attendit, son capuchon recouvrant toujours son crâne et masquant aux curieux son visage. Une harpie particulièrement affreuse était dans un coin, en train de manger, mais il ne s’attarda pas sur le contenu de l’assiette… Quelques sorciers discutaient à voix basse à sa gauche. Finalement, le propriétaire arriva. Tom. Plus beaucoup de cheveux sur le crâne… Il allait finir par être chauve, ce type!
    Ayant connu la maison, l’homme décida de découvrir son visage. On n’aimait pas vraiment les gens louches ici. Et vu les temps qui couraient…


    « Une chambre, s’il vous plaît. »

    Sa demande était brève. Il ne voulait pas s’attarder, de peur d’être reconnu. L’idée lui semblait assez ridicule, étant donné qu’il avait disparu plusieurs années auparavant. Mais sait-on jamais. Il valait mieux prendre ses précautions que de laisser une rumeur circuler sur son sujet. Certaines personnes ne devaient pas apprendre qu’il était de retour. Du moins pas comme ça…

    « Nouveau dans le coin? »

    Tom se révélait plus curieux que d’habitude… La solitude? Ou l’air particulièrement farouche qu’affichait l’homme face à lui? Que devait-il répondre?
    Evidemment que non, il n’était pas nouveau. Il connaissait le coin comme sa poche, et avait fréquenté le Chaudron Baveur de nombreuses fois, lorsqu’il était libraire. Après tout, sa boutique n’était pas bien loin, et c’était toujours agréable de passer quelques instants dans ce pub londonien. Seulement, il ne pouvait pas se permettre de révéler tout cela au propriétaire de l’établissement. Les nouvelles allaient bien trop vite, quand elles étaient lancées par le Chaudron Baveur.
    Cependant, il ne voulait pas davantage répondre qu’il débarquait fraîchement. Il était de ces gens qui savent que lorsqu’on commence à s’embarquer dans un mensonge aussi énorme qu’une vie entière, cela devient rapidement très difficile. Inventer un nom. Inventer un passé. Inventer une histoire. Non, il n’avait pas envie de devoir se concentrer tous les jours pour répondre à un prénom qui n’était pas le sien, pour raconter des anecdotes d’une vie qui n’était pas la sienne, pour réexpliquer à un nouvel arrive une histoire qui n’était pas la sienne… Il n’avait pas besoin de tout cela. Une vie est déjà suffisamment complexe pour qu’on n’ait besoin de s’en inventer une autre.
    Aussi opta-t-il pour une solution de facilité.


    « »
    - Pas bavard, p’tit gars. La clef de la 13. »

    Perspicace Tom. Les temps n’étaient pas aux bavardages impulsifs. Surtout pas pour lui.
    Lorsque le vieil homme déposa la clef qui portait le numéro 13, la main du bien-surnommé ombre s’en saisit avec vivacité. Façon de signaler qu’il n’avait pas beaucoup de temps à accorder à ce type qui voulait bien lui louer une chambre.
    Il se détourna du comptoir, et fit quelques pas en direction de l’escalier qui menait aux logements. Mais la voix du propriétaire des lieux se fit entendre une nouvelle fois dans l’espace du bar, ce qui suffit à le figer sur place.


    « C’est marrant, ta tête me dit quelque chose… »

    Le propos tenu par Tom semblait totalement incongru. Et pourtant, cette seule idée qu’il put être reconnu ne lui plaisait absolument pas. Son regard noir glissa instantanément sur le visage au sourire édenté du vieillard. Un sourire… Exactement ce qu’il n’avait pas envie de voir. Cet idiot l’avait-il vraiment reconnu?!
    Si c’était le cas… C’était extrêmement ennuyeux. D’autant plus que des curieux venaient de lever la tête, étonnés par la phrase lancée à l’arrachée par ce type que tout le monde respectait. De quoi parlait donc le vieux Tom? Voilà… Tout le monde s’intéressait bien trop à ce qu’il venait de dire. Très ennuyeux…
    En deux enjambées rapides, il se trouva à nouveau très proche de Tom. Il fulminait, mais devait se contrôler. Pour ne pas attirer l’attention, c’était déjà trop tard. Au moins pouvait-il éviter d’en rajouter ; ne pas frapper des poings sur le comptoir par exemple. Il pinçait les lèvres, serrait les poings, mais s’empêchait d’avoir une réaction démesurée. Après tout, le vieux bonhomme pouvait très bien avoir cru, l’espace d’une brève seconde, le connaître, mais se disait que finalement non. D’ailleurs, le voilà qui ouvrait à nouveau la bouche.
    Il allait dire qu’il s’était trompé, s’excuser, puis s’éclipser ; prétextant quelque chose. N’importe quoi!


    « Tu serais pas… Oh! Mais si. Le fils Willow. Le gosse disparu! »

    Echec.


Animal de compagnie : Un fléreur. Créature féline qui n'a pas son pareil pour détecter les personnes louches ou peu recommandables. Capable de sentir une personne sous une cape d'invisibilité. Allures de chat, oreilles de fennec et queue de lion. Celui de Joshua a une fourrure argentée tachetée de brun. Il s'appelle Crafty.
Signes particuliers : Une cicatrice en forme de croix au bassin.
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Dernière édition par Joshua Willow le Sam 15 Jan - 0:14, édité 38 fois
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MessageSujet: Re: Rêver du retour plus que du départ } Joshua > OK Ven 14 Jan - 12:12

    Hihihi bienvenue
    Bon courage pour le restant de la fiche !






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MessageSujet: Re: Rêver du retour plus que du départ } Joshua > OK Ven 14 Jan - 13:11


HAN MON FRANGIN CHERI TU ES LÀ
Quel beau gosse ce Josh 8D
BIENVENUE I love you
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MessageSujet: Re: Rêver du retour plus que du départ } Joshua > OK Ven 14 Jan - 13:56

Merci mesdemoiselles Smile

Petite soeur



♫ “I've been down to the bottom of every bottle”
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MessageSujet: Re: Rêver du retour plus que du départ } Joshua > OK Ven 14 Jan - 17:42

Bienvenuuuuue
je crois savoir qui tu es
non, en fait j'en suis sure 8D

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MessageSujet: Re: Rêver du retour plus que du départ } Joshua > OK Ven 14 Jan - 20:49

Oh mais nooon un ancien Serpentard :O (je dis ça sous Evan, haha Razz)

Y'a erreur tu peux pas être le meilleur pote de Max du coup... Ou bien... Ou bien c'est extraordinaire =D
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MessageSujet: Re: Rêver du retour plus que du départ } Joshua > OK Ven 14 Jan - 20:49

C'est extraordinaire What a Face



♫ “I've been down to the bottom of every bottle”
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MessageSujet: Re: Rêver du retour plus que du départ } Joshua > OK Ven 14 Jan - 20:58

gnié What a Face
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MessageSujet: Re: Rêver du retour plus que du départ } Joshua > OK Ven 14 Jan - 21:31

Bienvenue !!
Ohh c'est quoi la musique du "He's Back" ? Je la kiff *.*


Dernière édition par Evan Sawyer le Ven 14 Jan - 21:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rêver du retour plus que du départ } Joshua > OK Ven 14 Jan - 21:40

Merci Wink

C'est Nickelback - How you remind me ♫



♫ “I've been down to the bottom of every bottle”
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MessageSujet: Re: Rêver du retour plus que du départ } Joshua > OK Sam 15 Jan - 14:51

Re bienvenue ! Ta fiche est extra
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MessageSujet: Re: Rêver du retour plus que du départ } Joshua > OK Sam 15 Jan - 18:28

WELCOMEEEEE!!!!
Je crois avoir aussi deviné... ^^
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MessageSujet: Re: Rêver du retour plus que du départ } Joshua > OK Sam 15 Jan - 18:31

    WOUAH *___*
    Ta fiche est... WOUAH ! xD

    T'es vraiment trop forte *___*
    Re-bienvenue (L)
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MessageSujet: Re: Rêver du retour plus que du départ } Joshua > OK

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Rêver du retour plus que du départ } Joshua > OK

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