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 Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥

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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 05/12/2010
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MessageSujet: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Ven 31 Déc - 2:14

    Dortoir poufsouffle - 12h47.

    Ennui. Ennui. Ennui. Saviez vous que l'ennui, c'est chiant ? Very Happy...non, sérieusement, Violette regardait le plafond depuis plus d'une demi heure, sans bouger. Peut-être le plafond du dortoir des filles de poufsouffle est-il beau, mais bon, au bout d'un moment, on s'en lasse, voyez-vous. Elle avait envie de faire pas mal de choses pourtant, prendre un bol d'air et profiter de la neige, si blanche, si douce ; lire un bon livre moldu, comme par exemple, Orgueil & préjugés ; aller s'amuser avec ses amis ; embêter deux ou trois personnes ; lancer des potins...tant de choses à faire ! Alors pourquoi la jeune fille ne faisait RIEN ? C'était simple, et idiot. La FLEMME. Ou la fatigue, pour atténuer un peu ce terme barbare 8D. Elle ne dormait pas des masses en ce moment, à vrai dire. C'était les vacances, tout de même ! Autant en profiter...et rester allongée sur son lit telle une KSOSS à regarder un plafond qui ne fera rien d'autre que...ne rien faire. Ce n'est que lorsqu'elle entendit son ventre gargouiller qu'elle daigna se lever de son lit douillé. La faim était proche - et pas la fin. Violette ne rigolait jamais avec la nourriture ! Elle était gourmande, et ça, depuis sa plus tendre enfance. Elle bailla donc, fit un passage éclair à la salle de bain pour un recoiffage-maquillage express et se rendit dans la grande salle presque en courant. Comme toujours, de somptueux -et surtout délicieux- plats l'y attendaient. Elle s'assit et mangea plutôt rapidement. Bon, voilà une bonne chose de faite, et maintenant ?

    Après un bon repas, on est généralement un peu plus actif ! C'était le cas chez Violette, qui à présent, débordait d'énergie. Elle avait envie de...de parler ! Vite, quelqu'un pour parler, n'importe qui ! Elle regarda autour d'elle mais tous étaient encore le nez dans leur assiette Suspect. A la limite du boudage, elle sortit de la grande salle et s'arrêta subitement. Non, elle ne retournerait pas à la salle commune. Sortir. Pour aller où ? Elle réfléchit et soudain, une idée lumineuse, une idée de génie - - lui vint à l'esprit. Qui pourrait l'entendre parler des heures sans ronchonner ? Qui déborde d'énergie, tout comme elle ? Qui se trouvait hors de Poudlard à cet instant ? TRISTAN ! Son meilleur, son roudoudou, son choupinou, son tout-ce-que-vous-voulez. Elle l'aimait tellement ! Leur amitié était si..si belle, si évidente, si tout plein de choses bien ! Dès leur première rencontre, ils ont su qu'ils étaient fais pour s'entendre. Deux bavards que rien n'arrêtent, ils s'étaient bien trouvés. Il était à présent 13h10, il devait sans doutes avoir fini de manger. La jeune fille alla donc chercher sa cape, une écharpe bien chaude - jaune, s'il vous plait - et un bonnet - noir 8D - qui lui allait comme une gant - ahahah - et elle sortit, dans le froid. Elle aimait ça, la neige, le ciel tout blanc, tout laiteux. Elle aimait la douceur du paysage en hiver, c'était si beau, et tout ça avait une odeur de bonheur...la neige est signe même d'innocence et de pureté...la neige, c'est extraordinaire.

    Souriante, comme toujours, elle sortit du château et se dirigea vers Chelmsford, quartier modeste de Londres, où habitait Tristan. Elle aimait sa maison, petite demeure, ni luxueuse, ni extravagante, ni extraordinaire, mais tellement accueillante et chaleureuse. Elle s'y sentait chez elle. Elle prit donc le magicobus. Elle arriva peu de temps après.

    Comté d'Essex - Chelmsford - 13h27.

    Elle était devant la porte. La jeune fille sourit, elle n'avait pas du tout prévenu son meilleur ami, comme toujours. Elle squattait, en quelque sorte. Et elle aimait ça. C'était toujours très amusant de voir la tête de Tristan quand il la voyait, il semblait toujours heureux, parfois surpris. Aaaah, elle l'aimait tant son roudoudou. Elle sonna et attendit en toussant un peu, ça ne se réchauffait pas...il ouvrit, et à peine eut-il le temps de la voir qu'elle lui sauta dans les bras en criant comme une taré :


    « MON ROUDOUDOUUUUUUUUUU ! »

    Elle le serra fort, peut-être un peu trop, mais bon, c'était pas un problème, il avait l'habitude, on va dire . Après ce câlin digne...digne de Violette, la jeune fille entra, comme si elle était chez elle 8D. Elle enleva ses chaussures, son écharpe, son bonnet, et poussa un soupir. C'était agréable de sentir la chaleur parcourir notre corps lorsqu'on vient de l'extérieur où il fait genre...-10 8D. Elle se tourna brusquement vers Tristan et dit :

    « Tu m'offres un chocolat Very Happy? Ah mais au fait, comment tu vas ? Il fait froid dehors hein, pfiouuu ! Tu vas bien ? »

    Hein, Violette, passer du coq à l'âne ? Mais noooooon 8D. 



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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 28/12/2010
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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Ven 31 Déc - 3:54

    Quelle HO-RREUR! Voilà ce que se disait Tristan depuis qu’il était debout. La maison était dans un état pitoyable, et qui devait faire en sorte que tout soit à peu près présentable? Bibi! Non mais franchement, que pouvait bien ficher sa mère à passer ses journées à l’extérieur, on ne sait trop où, quelque part?!
    Tristan n’était rentré à la maison que la veille au soir. Accompagné de sa terrible mais non moins adorable petite sœur, Sasha. Ils avaient laissé passer Noël, pour profiter du Bal à l’école, et ne rentraient que maintenant. A son retour, Tristan s’était attendu à tout! Mais alors à TOUT! Sauf à ça…
    Pour qu’on visualise tous bien la situation. Le petit pavillon où ils habitaient n’était pas grand. Loin de là. Un truc miteux, dans un quartier miteux, dans la zone de Londres la plus miteuse qui soit. Quatre pièces – pas grandes – étaient tout ce qu’ils avaient. Oh, et un carré de jardin pour faire son petit effet, parce que quand même, les enfants, il faut pouvoir les sortir! Mais malgré les apparences, quand on était à l’intérieur, c’était sûrement le truc miteux le plus attachant que l’on puisse trouver sur cette planète! La magie régnait et tout n’était que chaleur. Le genre d’endroit où, à peine la porte ouverte, on se sent chez soi! L’un des lieux favoris du frère et de la sœur!
    Pas cette fois.

    FLASHBACK.

    Sasha était derrière Tristan, et n’avait pas compris pourquoi son fichu frangin tout roux n’avait pas daigné entrer immédiatement alors qu’il faisait un froid à geler des manchots dehors! Quand il avait finalement fait un pas pour entrer, elle ne put qu’ouvrir la bouche et regarder, ahurie, le carnage. La situation pouvait se résumer en trois mots : destruction, chaos, apocalypse. Oui, un mot aurait suffi, mais il convient d’insister sur la gravité de l’événement!
    Shawn Marj’banks, le père de Sasha – et donc beau-père de Tristan – est un homme pour qui l’hygiène et la propreté sont deux inconditionnelles. Déformation professionnelle sans doute – le type est guérisseur-en-chef tout de même, et on ne soigne pas dans les égouts et marécages. Bon, pour vous faire un dessin, le bonhomme est du genre maniaque.
    Quant à Elwenn… Eh bien, elle était comme elle était, mais elle n’avait encore jamais laissé l’endroit où vivait son fils dans un état proche de la fin du monde…
    Alors, nom d’un Troll furonculé – comprendre ici « ayant des furoncles sur l’arrière-train » – qu’avait-il bien pu se passer?!
    Tristan avança encore un peu et un froissement se fit entendre. Sasha sursauta. Il la regarda et se retint de rire. Il venait seulement de marcher sur un sachet en plastique. Sa petite sœur le foudroya du regard, connaissant assez ce grand dadais pour savoir qu’il se moquait – intérieurement, certes, mais quand même.

    « Lumos. »

    Tristan avait murmuré la formule, et sa baguette éclaira la pièce – qui servait à la fois de cuisine et de salon. Shawn était assoupi sur le canapé. Bon d’accord, canapé était un bien grand mot! Disons, espèce de meuble moelleux et rapiécé de toutes parts, où l’on pouvait poser ses fesses en prenant garde tout de même à ne pas s’enfoncer dans l’armature. Mais peu importe l’état du dit canapé. Le problème, c’était que JAMAIS Shawn ne dormait ailleurs que dans son lit.

    FIN DU FLASHBACK.


    Tristan avait dépoussiéré tout le logis. Il avait jeté tous les déchets qui traînaient, et avait été plus que surpris en découvrant un carton de pizza, des poches de chips au vinaigre à moitié entamées, des canettes de bières déformées… Cet endroit s’était changé en porcherie. Mais avec de la patience, et du courage – beaucoup de courage – Tristan avait redonné un peu de son aspect d’antan à cette maison. Sasha avait donné un coup de main, et ce n’était pas de trop!
    Maintenant, sa petite sœur était dans leur chambre. Oui, ils partageaient une chambre à deux. Ou plus exactement, on avait partagé la chambre en deux espaces, où ils pouvaient quand même espérer avoir un semblant d’intimité. Probablement qu’elle boudait. Ce que leur avait dit Shawn n’était effectivement pas le genre de nouvelles agréables à entendre… Tout était de la faute d’Elwenn. Elwenn… Sa mère… Plus ça allait, et plus elle sombrait dans… Dans quoi au juste? Tristan secoua la tête en arrangeant les meubles pour retrouver enfin l’aspect de ce foyer qu’il aimait tant. Il ne voulait pas savoir ce que fabriquait sa mère. Pas depuis qu’elle lui avait demandé de retourner chez les Lockwoods. Pas depuis qu’elle manigançait dans son dos. Pas depuis ce que Shawn lui avait avoué la veille au soir.
    Plus il maugréait, et plus il se disait qu’il ne voulait pas rester ici. Poudlard lui manquait déjà. Enfin, pas vraiment le château en lui-même. Ce qui lui manquait, c’était sa plus grande richesse. Ses amis. Ils étaient ce qu’il avait de plus cher au monde! Violette. Ludo. Et Betty. Les « Maraudeurs Jaunes »… Oui, ils lui manquaient déjà. Il ne les avait quittés que la veille, mais il avait comme un immense vide dans la poitrine – on ne dira pas cœur, parce que l’instinct de survie masculin persuade l’homme qu’il n’en est pas doté, alors on parle vaguement d’un endroit quelque part dans la poitrine, c’est plus viril! Là, tout de suite, à l’instant même, ce qu’il avait envie de faire, c’était prendre ses clics et ses clacs, rentrer à Poudlard, monter dans le dortoir des filles de 7ème année de Poufsouffle, attraper Violette qui était probablement en train de flemmarder, la serrer fort contre lui et parler de tout et de rien. De bêtises, de sujets sérieux, d’eux.

    Violette…
    Elle était, et de loin, sa MEILLEURE amie. Des comme elle, on n’en faisait pas. Elle était tellement… tellement Violette quoi! Depuis ce fameux jour où ils étaient passés pour deux débiles en se racontant des trucs sans s’écouter, ils étaient inséparables. Les deux débiles – qui étaient loin d’être stupides en réalité – se comprenaient mieux que personne. Leur amitié avait été écrite dans l’Histoire avant qu’ils ne se rencontrent. Ils s’étaient trouvés avec une telle évidence! On ne pouvait pas parler de hasard. Violette avait existé pour être – pas seulement ça, hein, mais un peu quand même – l’amie de Tristan. Et lui, eh bien c’était pareil.
    Leur amitié? On ne pouvait pas la comprendre. Oh bien sûr, on pouvait concevoir qu’ils s’entendent si bien parce qu’ils avaient de nombreux points communs et pas des moindres – bavards, gourmands, merveilleux, fantastiques, héroïques… hum… – oui, on pouvait imaginer que ça suffisait à définir une amitié telle que la leur. Enfin, on pouvait imaginer ça, à condition d’avoir seulement un demi-cerveau, un handicap énorme en matière d’empathie, un gros souci d’observation et probablement la malchance d’être né idiot. C’était tellement réducteur! Leur amitié, c’était bien plus que des points communs! Leur amitié, c’était plus fort que de simples ressemblances! Pour illustrer la force, la puissance, la résistance, la splendeur de leur amitié, il n’y avait pas de mot! On pourrait dire ce qu’on voulait – même comparer avec un volcan en éruption, avec l’œil d’une tornade, avec les typhons, les cyclones, les séismes, les tempêtes – rien n’était assez grand, assez impressionnant, assez bouleversant pour comprendre ce que leur amitié impliquait.
    Elle était. Elle serait. A jamais.
    Voilà tout ce qu’un simple individu était capable d’entendre à eux.


    « Violette… Qu’est-ce que j’aimerais que tu sois là… »

    Un cri du cœur. Un appel au secours. Un besoin irrépressible.
    C’était décidé. Il allait rentrer à Poudlard.
    Du moins, c’est ce qu’il avait en tête au moment quelqu’un sonna.
    Raté. Il n’irait pas à Poudlard…
    Le jeune homme se dirigea lentement vers la porte, regretta de n’avoir pas de vision à rayons X pour voir qui venait gâcher son plan le plus abouti du jour, et tourna lentement la poignée. Lorsqu’il ouvrit la porte, il eut à peine le temps de voir qui…

    « MON ROUDOUDOUUUUUUUUUU ! »

    La MEILLEURE personne sur cette fichue planète venait de lui sauter dans les bras en hurlant comme une furie. Grâce au ciel, ses tympans avaient appris à encaisser pareil choc. Violette – car oui, la MEILLEURE, ce ne pouvait être qu’elle – était en train de le serrer avec une force qu’on ne soupçonnait pas en la voyant. Là encore, il avait l’habitude et pouvait tenir le coup pendant plusieurs minutes. Même si les minutes semblaient se rallonger peu à peu…
    Mais en cet instant précis, il aurait presque voulu qu’elle ne le lâche pas! Il avait tellement besoin de la voir, que se trouver nez à nez avec elle sur le pas de la porte avait été… comment décrire la sensation… C’était comme d’avoir marché quarante jours dans les steppes glacées de Patagonie sans manger et de tomber finalement sur une montagne en chocolat! Et encore… C’était mieux! Mille fois mieux – ce qui n’est pas rien pour une personne atteinte, comme Tristan, de l’un des sept péchés capitaux, à savoir la Gourmandise, et d’ailleurs on se demande ce que ça a de péché… de capital, on voit immédiatement, mais de péché…

    Mais elle le lâcha. Et finalement, il fut soulagé de pouvoir respirer! Surtout que, quand on ne respire pas, on devient tout rouge. Et un rouquin tout rouge, c’est moche. Et Tristan n’avait pas spécialement envie d’être un moche. Les Trolls étaient là pour ça, non?
    Tandis que Tristan en était là de ses considérations purement esthétiques – décidément, ses meilleurs amis avaient un impact colossal et pas forcément positif sur lui – Violette faisait comme chez elle. C’était bien simple, elle ETAIT chez elle! Agir autrement aurait paru étrange.


    « Tu m'offres un chocolat? Ah mais au fait, comment tu vas? Il fait froid dehors hein, pfiouuu! Tu vas bien? »

    Oui. Vraiment chez elle, y a pas à dire!
    Tristan ferma la porte, presque trop vite, peut-être de peur qu’elle change d’avis et ne reparte à Poudlard. Peur ô combien stupide, futile et abracadabrantesque! Quand Violette débarquait à Chelmsford, il fallait presque l’en déloger à coup de sortilèges anti-gnomes de jardin – bien qu’elle n’ait absolument aucune ressemblance avec ces créatures hideuses.
    D’ailleurs, elle avait parlé de chocolat et était déjà à l’endroit précis où l’on trouvait les tasses, le cacao en poudre – ils avaient changé de marque uniquement parce que Violette n’aimait pas l’ancienne, d’ailleurs – et le lait. Tristan la rejoignit, et prépara le breuvage dont elle raffolait en hiver. Et tandis qu’il chauffait le mug avec un peu de magie, il répondit tranquillement aux questions de la blonde folle et joyeuse qui trônait dans son salon.


    « Ca va à merveille depuis que t’es là! »

    Son sourire confirmait cette déclaration. Il n’irait pas plus loin. Il n’était pas du genre expansif, que ce soit sur ses émotions ou sa vie. Violette en avait l’habitude. S’il était bavard, ce n’était jamais pour confier ses pensées les plus intimes. Elle devait toujours lui tirer les vers du nez! Mais à propos de la mère du rouquin, elle n’avait jamais rien obtenue. Jusqu’à présent, en tout cas.

    « Et évidemment qu’il fait froid! T’as un chausson à la place du cerveau pour venir jusqu’ici avec seulement une écharpe et un bonnet? D’ailleurs, trop bien ton écharpe « je m’affiche Poufsouffle et j’ai la classe »! »

    Tristan, ou le seul homme hétérosexuel avec lequel Violette pouvait parler fringues et aberrations féminines sans le lasser! Ce type était en fait une réelle bénédiction, un ange tombé du ciel, un dieu vivant… Ah hem… On s’égare peut-être un peu. Enfin, c’était juste pour souligner la personnalité exceptionnellement savoureuse du Poufsouffle!
    Mmh, oui. Le fait qu’ils soient si proches n’était sans doute pas étranger au fait que Tristan soit la huitième merveille du monde. Comment ça? Neuvième? Ah bien sûr! Il y avait Violette avant lui! Comment passer à côté d’un détail aussi lumineux!
    Il lui tendit le chocolat chaud, puis s’en prépara un pour sa pomme.


    « J’adore l’odeur… »

    Il parlait du chocolat, évidemment. Et c’est vrai qu’il sentait drôlement bon. Normal, puisque c’était la marque conseillée – plutôt imposée – par la demoiselle Howard. Et chacun sait que ses goûts sont exquis!
    D’ailleurs, Tristan n’était pas le seul à apprécier ce doux parfum qui vous donnait l’impression de boire le chocolat avant même d’en avoir goûté une gorgée. Magie, tu nous tiens dans le moindre des gestes de notre quotidien…


    « TRISTAAAAAAAAAAAN. T’as intérêt à m’en faire un aussi! »

    Ah. Sasha était sortie de sa léthargie? Mmh… Elle ne pointait pas le bout de son nez. Non. Il faudrait attendre encore un peu avant qu’elle ne cesse de faire la tronche.
    Elwenn…
    Non, il ne fallait pas que ça lui revienne à l’esprit!
    Pour se détacher de pensées qui pourraient être désagréables, il lança un troisième chocolat pour la frangine, et alla s’installer à côté de sa meilleure amie dans le canapé débraillé. Le simple fait de sentir qu’elle était là lui faisait du bien. Ils allaient rire, parler, se détendre, faire des stupidités et y prendre plaisir, et de le savoir, ça l’apaisait.
    Par contre, le ressort qui lui rentrait dans la cuisse, c’était de suite moins apaisant comme délire…




Richard, Tristan. Lockwood. 7th.


Dernière édition par Richard T. Lockwood le Sam 1 Jan - 16:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Ven 31 Déc - 13:47

    « Ça va à merveille depuis que t’es là! »

    Violette sourit, elle avait bien fait de venir ! Elle avait vaincu cette flemme fatigue et avait eut une idée de génie ! Bon, il était vrai que la nourriture la rendait plus intelligente, si si, je vous jure. Quand elle a mangé, elle se sent bien, coule, et a envie de faire un tas de trucs. Tristan, c'était la meilleure idée qu'elle ait jamais eu en ce début d'après midi. Quand elle était chez lui, le temps n'avait plus aucune emprise sur eux, tout semblait beau, il faisait chaud, ils pouvaient parler et faire les andouilles - surtout faire les andouilles Very Happy - sans se faire emmerder par un élève en manque de méchanceté, ou encore...Picott, il aime bien embêter les élèves, lui. Bref, chez lui, c'était le paradis, parce que c'était chez son MEILLEUR ami, son MEILLEUR confident, son MEILLEUR Roudoudou. Quoi ? Vous trouvez que Roudoudou, c'est nul comme surnom Suspect? Non, c'est tout le contraire ! Violette avait trouvé ce surnom merveilleux à leur seconde rencontre, dans la grande salle, à l'heure du courrier ! Les hiboux étaient arrivés, un ami lui avait envoyé de ses nouvelles, et dans sa lettre, il parlait de « Froufrou », son canari - à la poufsouffle - mais rajoutait « dou » à la fin, ce qui donnait « Froufroudou ». Il demandait donc comment elle se portait, elle et ses AMIS. Et là ! L'idée de génie lui vint, et une ampoule s'alluma sur sa tête. Tristan. Rou...doudou. Hum...ne cherchez pas, Violette pense plutôt bizarrement, et certains trucs, qui, pour elle sont des évidences, paraissent complètement...stupides chez les autres . Enfin voilà, c'était le souvenir du jour. Et croyez moi, il y en aura d'autres. La jaune et noire sortit un « génial ! » répondant à la fois à la réponse favorable de Tristan et au chocolat chaud qui sentait super bon !

    « Et évidemment qu’il fait froid! T’as un chausson à la place du cerveau pour venir jusqu’ici avec seulement une écharpe et un bonnet? D’ailleurs, trop bien ton écharpe « je m’affiche Poufsouffle et j’ai la classe » ! »

    CHAUSSON ♥️ ! Violette aimait tellement quand son roudoudou la charriait comme ça, c'était drôle ! Elle éclata donc de rire et posa la tasse, au cas où, faudrait pas la faire tomber et la casser. Avec elle, on ne sait jamais, hein. Tiens, en parlant de chaussons...où étaient les siens ? Car en effet, ici, la jeune fille avait certains trucs qui lui appartenaient, des choses qu'elle avait acheté spécialement pour chez son MEILLEUR et qui resterait toujours chez lui. Pratique et ingénieux, n'est-ce pas ? Non mais qui a dit qu'un poufsouffle n'était pas intelligent ? C'est tout le contraire ! Simplement...ils ne le montrent pas toujours. La jeune fille alla donc les chercher, ses chaussons en forme de lapin jaune . Et figurez vous que c'était des chaussons magiques ! Ils bougeaient les oreilles ! Et ils raffolaient des carottes...Violette finit de boire son chocolat chaud avant de répondre à son roudoudou. Lui répondre pour lui poser encore un tas de questions très utiles.

    « J'ai ma cape ! Bon, ok, elle est pas super chaude, y'a pas de radiateur intégré mais bon ! J'allais pas emmener une moumoute hein Very Happy ouiii je sais, elle est trop belle ! Les pouffsouffles ont trop la classe, ils sont beaux, intelligents, mignons, drôles...ben c'est nous quoi ! Dis, t'as fais quoi ce matin ? Tu m'as manqué ! Je t'ai manqué ? »

    Chut Violette, calme toi ! Tu vas pouvoir papoter tout l'après midi, pas la peine d'user toute ta salive. La jeune fille afficha un sourire béa sur son si beau visage et entendit alors une voix qui lui était familière.

    « TRISTAAAAAAAAAAAN. T’as intérêt à m’en faire un aussi! »

    Un cri qui lui était familier. Sasha ! La petite demi-sœur - avec ça, reste plus grand chose...blague pourri bonjouuur - de son MEILLEUR ami ! Violette l'adorait, elle était la petite sœur dont elle avait toujours rêvé ! Elle avait eut deux frères, mais ils étaient plus âgés et surtout...de vrais crétins ! Violette ne les avait jamais aimé, tout comme le reste de sa famille, mais lorsqu'ils étaient morts dans un accident, en bateau, elle avait tout de même ressentie une secousse, un vide. Depuis ce jour, à chaque anniversaire de leur mort, elle se rendait au bord d'une étendue d'eau, et à Poudlard, c'était le lac. C'était devenu une habitude, un rituel, une obligation. Pour en revenir à Sasha, Violette se liguait souvent contre Tristan, en sa compagnie ! Elles lui faisaient des farces, se moquaient - mais gentiment - de lui et riaient comme deux groupies devant leur idole. Mais elle n'avait même pas montré le bout de son nez ! Après que son roudoudou lui ait envoyé un chocolat chaud, ils allèrent s'installer dans le canapé - débraillé, mais coule - et Violette lui dit :

    « Elle boude ta sœurette ? Tu lui as fais quoi Suspect? »

    Elle le fixa, mais ne se rendit pas compte qu'elle avait une moustache de lait sur la lèvre, aaaaahahah, le truc classique qui arrive tout le temps à Violette. Voyant que son MEILLEUR la fixait également, elle pencha la tête, ne comprenant pas. Une minute et six secondes passèrent avant qu'elle ne tilt. La jeune fille éclata de rire, son rire d'enfant, son rire communicatif, son rire joyeux. Elle sortit sa baguette et se nettoya la bouche, devant Tristan qui n'allait certainement pas tarder à rire aussi. Bon sang, c'était bon d'être là ! Même si, dans sa jeunesse, elle ne s'était jamais vraiment senti chez elle, même si elle avait en quelque sorte perdu un foyer, elle en avait gagné deux ! Poudlard et la douce demeure de Tristan ! Elle avait gagné deux familles, deux endroits où elle pouvait se réfugier, deux endroits avec des personnes qui l'accueillaient, souriantes. La vie n'avait pas toujours été tendre avec elle, mais elle remontait la pente, doucement, et elle croyait en ses rêves, encore plus fort qu'avant. Elle s'accrochait à tout ce qu'elle pouvait pour ne pas couler, parce que elle ne voulait pas être une de ces filles triste qui passent leur temps à attendre et à se plaindre. Non, elle s'agrippait à n'importe quel sourire, n'importe quel regard un peu plus brillant, attrapait toutes les mains qu'on lui tendait, se dessinait un sourire béat sur le visage, criait, riait comme une enfant, rien que pour arrêter de penser, arrêter de s'enfoncer dans le passé, le passé qui ne reviendra plus. Il fallait profiter, vivre. Parfois, elle voulait abandonner, tout lâcher, se laisser prendre dans les filets du malheur, arrêter de lutter, car c'est trop difficile. Mais dans ces moments, elle pensait subitement à une chose. Ses amis. Et les souvenirs qu'elle avait d'eux, les moments passés à rire, sans cesse, à plaisanter, à parler de tout et de rien, elle pensait à ça et elle se disait que finalement, ça valait la peine de se battre.

    Violette regardait droit devant, songeuse. Lorsqu'elle sortit enfin de ses pensées, elle se leva, comme ça, alla poser sa tasse, la lava grâce à la magie - quelle merveille ! - et retourna vers son ami, un nouveau sourire sur le visage. Elle tendit la main et dit :


    « Allez viens ! Ça te dit d'aller faire un tour dehors ? Faut profiter de la neige ! »
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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Sam 1 Jan - 18:12

    Quand il avait passé le chocolat chaud encore fumant à sa MEILLEURE amie, Tristan l’avait entendue répliquer alors qu’il s’en préparait un pour lui. Enfin, on ne pouvait pas vraiment dire qu’elle répliquait. A vrai dire, elle était plutôt en train de débiter un flot de paroles, où les mots s’accrochaient les uns aux autres sans que la jeune femme ne réfléchisse vraiment à ce qu’elle était en train de dire. C’était fantastique cette façon que Violette avait de parler sans s’arrêter et sans se préoccuper qu’on comprenne l’intégralité de ses tirades! En fait, ils s’étaient réellement bien trouvé tous les deux, parce que Tristan était un peu dans le même style. Quoique plus réfléchi, peut-être parce que patient. Mais quand l’un ou l’autre s’exprimait, c’était comme un océan qui déversait toutes ses eaux dans une unique cascade. Grand, long, intense, prodigieux. Et surtout, ça vous noyait…

    « J'ai ma cape! Bon, ok, elle est pas super chaude, y'a pas de radiateur intégré mais bon! J'allais pas emmener une moumoute hein. Ouiii je sais, elle est trop belle ! Les Pouffsouffles ont trop la classe, ils sont beaux, intelligents, mignons, drôles...ben c'est nous quoi! Dis, t'as fais quoi ce matin? Tu m'as manqué ! Je t'ai manqué? »

    L’excuse de la cape. Tristan leva les yeux au plafond mais son grand sourire le trahit. Il s’y était attendu à celle-là! Par contre, le coup du radiateur le fit bien rire. C’était d’ailleurs étonnant que personne n’ait eu l’idée d’inventer une cape de ce style. Ah lala… Les stylistes avaient un élément essentiel qui manquait à leur réussite. Un élément? Que dis-je, un diable de créativité! Violette en personne!
    Mais Tristan était ravi qu’aucun personnage de ce type ne soit venu lui voler sa MEILLEURE amie. Sa solution miracle aux coups de blues. Sa méthode infaillible pour exploser de rire dans n’importe quelle situation. Son reflet dans le miroir, son amitié la plus indissoluble, son porte-bonheur plus efficace qu’un trèfle à quatre feuilles, son TOUT. Parce que dresser une liste de tout ce que Violette était capable de lui apporter, c’était prendre le risque de passer sa vie à n’écrire que cela, tellement il y aurait de choses à dire!
    Et nom d’un hibou déplumé, ils avaient mieux à faire que de dresser des listes… Quoique! S’ils dressaient une liste de leurs qualités extraordinaires et innombrables?! Mmh… Il faudrait un parchemin suffisamment long pour tout mettre. Là encore, ils n’avaient pas fini! Mais Violette parlait déjà d’autre chose.
    Ce qu’il avait fait ce matin…

    Tristan fit son possible pour ne rien laisser paraître de suspect. Même si la chose n’échapperait probablement pas à celle qui le connaissait par cœur, sans doute mieux que lui-même. On pouvait être certain qu’elle reviendrait à la chasse un peu plus tard. Quand il aurait baissé sa garde. Elle faisait toujours ça! Et le pire, c’est que cette force de curiosité et d’envie de savoir parvenait toujours à ses fins. Pas difficile de comprendre pourquoi elle était tellement portée sur les rumeurs!
    Pour s’assurer qu’elle ne le questionne pas dans l’immédiat, il répondit à la question suivante, bien que la réponse soit évidente. Comme on dit, à question idiote…


    « Si tu m’as manqué? Bien sûr que non! Comment une fille avec qui je passe chaque minute de mon temps tellement elle est essentielle dans mon mode de vie pourrait-elle me manquer l’espace d’une nuit entière et d’une demi-journée? C’est improbable voyons. Comme si tu venais me dire que Dumbledore était un personnage un peu excentrique. Ça n’a pas de sens! Ce type a toute sa tête ; la preuve il est fou. De toute manière, y’avait tes chaussons voraces pour me tenir compagnie pendant ton absence. C’est comme si t’étais là, quoi! Et va pas me dire que comparer ta présence à des vêtements pour pieds qui bouffent des carottes, c’est réducteur. Parce que bientôt, ces oreilles de lapin vont finir par parler, tellement ils te ressemblent! J’ai jamais vu des chaussons aussi gourmands… »

    Il l’observa un instant avant de boire une gorgée du chocolat. Violette avait vraiment d’excellents goûts. Même s’il n’en avait jamais douté. Ce chocolat avait des propriétés magiques incroyables. Non seulement le parfum était fantastique, mais en plus, on avait l’impression d’avoir le corps entier réchauffé avec une seule gorgée. On n’avait pas trouvé de cape avec radiateur intégré, mais on arrivait à fabriquer du chocolat en poudre plus efficace qu’un feu de cheminée!

    « Oh et la prochaine fois que tu me poses une question stupide, pour tester mes sentiments envers toi, je te jure que je te pétrifie, te transforme en rouquine et dis à tes lapins-chaussons que t’es une carotte géante. Avec un peu de chance, ils sont bêtes, petite vi. Comment peux-tu douter une seule seconde? Evidemment que tu m’as manquée, fofolle! J’avais même prévu de rentrer à Poudlard pour te sortir du lit quand t’as sonné à la porte. En fait, t’es moins flemmarde que je le pensais… »

    Et il la gratifia d’un grand sourire innocent. Lui? En train de provoquer la fille la plus barjo de l’école de sorcellerie? Non. Il n’était pas suicidaire. Bon, certes, il n’avait pas toute sa tête… Mais c’est ce qui faisait qu’il avait un charme fou, non? Non? Ah… Mais il avait bien un charme fou, quand même! Ah… Bon on peut pas vous en vouloir. Pas de votre faute si vos goûts tendent vers « crotte de nez » de Bertie Crochue. Ça arrive à des gens biens, aussi! Ceci dit, on peut vous proposer d’aller voir un spécialiste oculaire qui vous ouvrira les yeux. Après quoi, vous ne pourrez que considérer Tristan comme un garçon aussi beau à l’extérieur qu’à l’intérieur. On vous donne son adresse? Très bien, alors il habite au 174, Squar…
    Il faudra se souvenir que la vanité n’est ABSOLUMENT PAS un des défauts de Tristan. Ce serait plutôt Violette ça. Quoique… Et si la Poufsouffle avait de mauvaises influences sur le petit canari tellement gentil, tellement chou, tellement mignon, tellement craquant… Ah les femmes.

    L’intervention de Sasha ajouta des étoiles dans les yeux de la belle blonde. Tristan n’ignorait pas que sa MEILLEURE amie adorait particulièrement sa petite sœur. Elles s’entendaient à merveille! Et le jeune homme en était enchanté!
    La première fois qu’elles s’étaient rencontrées, il était extrêmement nerveux. Il craignait qu’elles ne puissent pas se supporter. Pourquoi? Peut-être avait-il peur que sa petite sœur soit jalouse qu’il partage des choses avec une autre qu’elle. Il faut dire qu’ils avaient toujours eu une relation fusionnelle, étant donné les circonstances familiales. Déjà qu’il avait été inquiet de la réaction de Sasha quand il avait quitté le foyer. Lui en voudrait-elle de la laisser avec cette mère qui se fichait d’elle? Mais non. La petite était bien plus courageuse qu’il n’aurait pu le croire. Elle avait un caractère très fort et avait appris à se débrouiller très vite. Mais finalement, ce n’était pas tellement étonnant. Lui-même avait grandi trop vite, pour jouer le rôle d’un parent plutôt que d’un grand frère. Ils n’étaient pas frère et sœur pour rien.
    Tout cela pour dire que ses craintes n’étaient pas fondées. Les deux filles s’étaient entendues à merveille. Pire! Elles prenaient un malin plaisir à se liguer contre lui, pour le faire tourner en bourrique! Mais Violette n’aurait-elle pas du faire les quatre cents coups avec LUI? Apparemment, elle partageait aussi avec Sasha le secret de nombreuses bêtises à réaliser… Et finalement, Tristan en était content. Après tout, la petite avait besoin d’une présence féminine. Tristan, malgré tous ses efforts, n’était pas une deuxième maman. Il ne pouvait pas faire certaines choses que des filles feraient sans problème. Alors oui, la présence de Violette dans cette maison était une bénédiction, et pas seulement pour lui!

    Sauf qu’aujourd’hui, Sasha n’était pas d’humeur à s’amuser, avec qui que ce soit.


    « Elle boude ta sœurette? Tu lui as fais quoi? »

    Tristan haussa les épaules devant cet air suspicieux. Oui, sa sœur boudait. Mais il n’y pouvait pas grand-chose. Elle avait grandi, et tentait de se détacher de ce grand frère protecteur de temps à autre, pour montrer qu’elle était forte. Qu’elle pouvait se débrouiller toute seule. Et dans des moments comme la crise familiale actuelle, Sasha se plongeait dans un univers irréel où personne ne pouvait entrer. Il n’y avait plus qu’à attendre qu’elle refasse surface d’elle-même. Après s’être isolée suffisamment de temps pour avoir retrouvé son calme, son sourire et sa force de lion.

    Quand il se tourna pour répondre quelque chose de bateau, il ne put rien dire. Il fixa sa MEILLEURE amie d’une façon très appuyée. Celle-là! Jamais elle ne changerait – pour notre plus grand plaisir! Violette, ne comprenant pas cet arrêt marqué, tourna la tête sur le côté, façon hibou intrigué. Puis comprit, rit de cette manière qui lui était propre, et s’essuya d’un coup de baguette. Tristan fut entraîné dans son rire! Quel plaisir qu’elle soit là, par Merlin!
    Sa présence était toujours un feu qui réchauffait le cœur.
    Heureusement qu’elle était là! Il essaya de se calmer, pour répondre enfin à l’accusation dont il faisait injustement les frais. Mais Violette ne restait jamais longtemps sur une phrase. Elle changeait de sujet à une vitesse assez incroyable. Et il l’en remercia cette fois-ci. C’était sa façon à elle d’afficher un peu de discrétion. Même si ça ne durait jamais! La curiosité était trop forte.
    Voilà qu’une idée fusait déjà hors de sa bouche :


    « Allez viens! Ça te dit d'aller faire un tour dehors? Faut profiter de la neige! »

    Tristan n’avait même pas compris à quel moment son amie s’était levée. Incroyable cette fille! Avait-elle le feu aux fesses pour bondir si rapidement du canapé? Mais quand elle tendit la main vers lui, il ne se fit pas prié. Le ressort lui avait suffisamment lacéré la cuisse. Il n’était pas tombé si bas au point d’aimer et de rechercher la souffrance!
    Une fois debout, il dépassait à peine Violette. Il faut dire que pour une fille, elle était grande. Et lui, il n’était pas franchement parmi les plus grands types qu’on puisse rencontrer. La jeune femme le tenait toujours par la main, familiarité à laquelle ils étaient coutumiers depuis des années maintenant, et le conduisait déjà vers la porte.
    N’était-ce pas elle qui se plaignait du froid quelques minutes auparavant? Bon d’accord… Elle avait bu un chocolat qui avait de quoi la requinquer pour une journée entière! Mais d’habitude elle était plus… « j’aime me plaindre, ça me fait du bien », non? Peu importe. Ça lui ferait du bien de sortir d’ici, après la matinée qu’il avait passé.

    Arrivés à la porte – c’est-à-dire après quelques pas, étant donné la taille des pièces – Tristan décrocha les affaires de Violette, lui tendit son bonnet noir et sa cape sans radiateur intégré. Puis il eut l’écharpe en main. Un regard malicieux vers sa MEILLEURE amie qui était en train de se vêtir. Elle ne le regardait pas. Il mit l’écharpe autour de sa tête, ne laissant apparaître que ses yeux d’une clarté saisissante, et se tourna vers Violette.
    Mmh… Qu’est-ce que vous entendez par immature?




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Dernière édition par Richard T. Lockwood le Sam 22 Jan - 17:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Dim 2 Jan - 17:44

    Violette l'emmena vers la porte en le tenant par la main, et commença à enfiler sa cape, à mettre son bonnet et se tourna vers son roudoudou qui...avait son écharpe sur la tête. La jeune fille le regarda d'abord avec un faux air sérieux, puis finalement, elle éclata de rire et, sans un mot, elle retira l'écharpe de la tête du poufsouffle et la mit, ouvrant la porte en grand. Le froid la prit un peu au dépourvu, argh ! Bien sur qu'elle s'était douté de ça, bien sur qu'elle savait à quoi s'attendre en sortant ainsi dehors ! Mais bon, c'était vachement...froid, quand même. Elle serra les dents et prit le bras de son MEILLEUR ami pour tenter de se réchauffer un peu. Et déjà elle sentait le froid disparaitre, elle sentait son corps se réchauffer, et puis, la beauté que la neige donnait au paysage l'émerveillait tellement qu'elle en oublia bien vite ce vent glacial qui parcourait le corps des deux jeunes gens. La rue était déserte, sans bruit, ou presque...on entendait le vent siffler, c'était tout. Bientôt, on pourrait entendre le rire de deux adolescents en train de s'amuser, insouciant, heureux, et la rue serait animée par ces cris de joies. Car oui, il suffit d'un rire pour croire, pour se sentir bien, en sécurité.

    Elle lâcha alors le bras de son MEILLEUR ami et se mit devant lui, de dos. Un sourire presque sadique s'afficha sur son si doux visage, elle sortit sa baguette sans qu'il la voit, et forma une boule de neige grâce à la magie. Sans qu'il puisse avoir le temps de comprendre, elle se retourna et la lui lança en plein visage, riant aux éclats. Elle dit « Ahahah ! Tu l'avais pas vu venir celle là hein ! Fais en autant si tu peux ! » et fit un énorme tas de neige pour se cacher. Elle se plaça derrière et défia son roudoudou du regard. La bataille de boule de neige commença. Un jeu classique de l'hiver qui vous fait retourner en enfance en un rien de temps, ou plutôt, qui vous fait redevenir un enfant, qui vous fait vous sentir joyeux, insouciant, qui vous fait voir le paysage enneigé d'une autre façon. L'hiver est magique. La jeune fille n'utilisa plus sa baguette, elle préférait jouer le jeu façon moldu !
    La mère de Violette était une moldu. Ses frères n'avaient pas eu la chance de posséder des pouvoirs magiques, et son père était un sorcier. Même si sa mère l'ignorait et la méprisait en silence, elle avait parfois, lorsqu'elle était très jeune, fait profité de ses connaissances des moldus à sa fille, car si elle n'aimait pas sa famille, elle aimait ses origines, plus que tout. Elle possédait énormément, de livres moldus, d'objets étranges, et Violette avait trouvé ça fascinant ! Elle aimait la magie, mais elle n'aimait pas en abuser, c'était inutile. Elle faisait beaucoup de choses par elle même, c'était ainsi.

    Ils jouèrent ainsi durant une bonne demi heure, ne se relâchant jamais, enchainant coups bas sur coups bas, jouant le jeu à fond ; mais la fatigue se faisait tout de même un peu ressentir à présent. Violette se laissa tomber sur le dos, dans la neige et fit un ange. Elle regarda le ciel laiteux et appela Tristan :

    « Roudoudouuuuuu ! Viens là ! Viens faire un ange avec moi ! »

    Il arriva et s'allongea à ses côtés. La jeune fille sortit sa baguette et fit jaillir de son bout des étincelles dorées qui montèrent dans le ciel, elle dessina un bonhomme de neige et regarda son MEILLEUR ami malicieusement. Sans crier gare, elle se releva et releva également Tristan. Une vraie girouette ! Il lui était impossible de rester trop longtemps sans rien faire - sauf à certains moment, n'est-ce pas Violette Suspect? Elle rangea sa baguette et commença à former une grosse boule dans la neige.

    « Ooooh hisse ! C'est dur, aides moi ! Mais dis moi, ta sœur n'aurait-elle pas envie de nous aider ? Même si elle boude, elle doit bien en avoir envie, non ? J'en suis sure ! Je vais la chercher ! Attends moi là...de toutes façons je vois pas où tu pourrais aller, hein...de toutes façons je te retrouverais, la neige laisse des traces ! Allez, à tout de suite ! »

    Sur ces paroles, elle sourit et courut vers la porte de la maison, manquant de trébucher. Elle cria un
    « ça va, ça va ! Je vais bien ! » et continua sa folle course - y'a que quelques mètres, je précise 8D - vers la maison. Elle entra, fut contente de retrouver la chaleur et appela la petite fille, sans aller la voir, après tout, si elle avait vraiment envie de venir, elle viendrait, sinon, tant pis. Elle se montra très persuasive « Sasha ! C'est moi, c'est Violette ! Tu veux venir faire un bonhomme de neige avec nous ? Si tu viens, on pourra lancer des carottes sur ton frère ! Et on pourra même le transformer en bonhomme de neige ! » mais bien sur, elle ne le transformerait pas ! Non mais oh ! Violette parle, mais il ne faut pas croire tout ce qu'elle dit - simple conseil . Elle sortit de nouveau et vit son roudoudou, toujours au même endroit, l'attendant - surement impatiemment ! La jeune fille sauta sur son dos et lui fit un calinou. L'avantage, c'est qu'elle était légère comme trois plumes ! Euuuuh...non, c'est haute comme trois plu...pommes ! Ouais ! Donc, simplement légère comme une plume Very Happy. Elle descendit enfin et lui dit :

    « Je pense qu'elle va venir... »

    Elle le regarda comme ça : et s'assit en attendant qu'elle arrive. Il fallait bien qu'elle se prépare, hé ho ! Bien, à présent, ils pouvaient parler. Violette était curieuse, peut-être trop, mais surtout, elle voulait le bien de son roudoudou, et pour ça, elle devait savoir ce qui le préoccupait. Car oui, elle savait que quelque chose n'allait pas, elle le lisait dans son regard, ça se voyait. Elle voyait tout, elle lisait en lui comme dans un livre ouvert, ce n'était pas pour rien que c'était son MEILLEUR ami ! Elle voulait donc savoir pour pouvoir l'aider si c'était possible, et le réconforter si vraiment c'était grave.

    « Alors ? »

    Il comprendrait ; cette fois ci, Violette ne souriait plus, elle le regardait avec le plus grand sérieux. La jeune fille était peut-être tout le temps en train de sourire, de rire, de parler de tout et n'importe quoi, mais ceux qui la connaissaient savaient bien que derrière cette joie de vivre se cachait quelqu'un de mature, qui en a trop vu, trop entendu, qui est blessée mais qui avance, avec les autres.

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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Lun 3 Jan - 1:42

    Tristan était content d’avoir fait rire sa Petite Vie à lui. Il aimait tellement son rire! Si vivant, si joyeux, si communicatif, si chaleureux… S’il pouvait, il enregistrait son rire et l’écouterait en boucle. Et heureusement, il ne pouvait pas. Ne jamais abuser des bonnes choses. Au risque de s’en lasser. Et s’il y avait bien une chose dont Tristan refusait de se lasser, c’était du rire de sa MEILLEURE amie. Non, il voulait que ce son le transporte à chaque fois qu’il l’entendait! Qu’il le transporte, le fasse monter au ciel, lui fasse sentir le soleil sur sa peau même en pleine nuit… Encore et encore.
    Quand Violette lui prit son écharpe pour sortir, il avait hâte de voir si le chocolat chaud avait autant de pouvoir qu’on le croyait… Mais à peine eut-elle ouvert la porte qu’il put deviner à quel point elle ne s’était pas attendue à un tel froid. Elle avait cru un seul instant qu’elle serait prête?! Parfois, il avait la sensation étrange de la connaître mieux qu’elle ne se connaissait elle-même. Avait-elle la même impression à son sujet? Probablement pas. Il pouvait se montrer tellement… tellement secret en fait.

    Alors qu’il se posait cette question, il sentit une petite main s’agripper à son bras. Probablement une tentative de la jeune femme pour éloigner la sensation de froid. Lui était moins sensible au froid, mais il fallait reconnaître qu’en l’occurrence, la température était vraiment basse. A lui aussi, ce rapprochement fit un bien fou. Ça lui réchauffait davantage le cœur que le corps, mais il ne pouvait pas s’en plaindre. C’était tellement bon, d’être là, avec elle. Malgré le froid. Malgré la famille. Etre avec Violette, c’était nécessairement flotter sur un petit nuage. Tellement d’ailleurs qu’il oubliait le froid, qu’il oubliait la famille.
    Le jeune homme nota l’émerveillement qui se peignait sur le visage de sa folle amie. Lui aussi aimait particulièrement cet endroit. Et sous la neige, il y avait comme une magie qui se dégageait du paysage. C’était tellement… magnifique n’est pas le mot, étant donné le quartier… mais ça donnait une impression agréable d’humanité. Oui, ce devait être quelque chose dans ce goût-là.
    L’endroit était… vide. Désert. Peut-être le froid poussait-il les gens à rester chez eux. Ou alors il y avait une autre explication… Sans doute avaient-ils entendu Violette quand elle avait fait son apparition sur le pas de la porte des Marj’Banks… et ainsi avaient-ils décidé d’attendre son départ pour se remettre à vivre sans craindre qu’un surplus d’énergie vienne faire s’écrouler leur maison. Oui, cette seconde solution était déjà plus envisageable! Violette Howard, plus effrayante qu’une avalanche, ahah!

    D’ailleurs, la folle furieuse en question lâcha d’un coup son bras pour se mettre devant lui. De dos. Que préparait-elle, cette petite fripouille? A vrai dire, Tristan avait bien une idée, mais il se dit qu’elle n’oserait jamais. Après tout, il était trop fort pour elle. Et quand on s’attaque à plus fort que soi, on craint forcément des représailles teeeeeeeeerribles! Oui, donc il n’avait rien à craind… Une boule de neige ENORME venait de s’aplatir sur son visage! La neige coulait, mais ses sourcils étaient blanchis, et on aurait pu penser qu’il avait choisi de jouer à l’abominable homme des neiges, vu l’effet EXTRA BLANC de son teint. Bon. Elle avait osé.


    « Ahahah ! Tu l'avais pas vu venir celle là hein ! Fais en autant si tu peux ! »

    Et en plus, elle en rajoutait. Mmmh… Devait-il contracter dans la seconde, ou bien lui laisser une chance d’échapper à ses superbes boules de neige auxquelles il donnait sans cesse des effets monstrueux pour atteindre sa cible. C’est Ludo qui lui avait appris cette technique. Quoi de plus intéressant que d’avoir un ami Batteur et capitaine de l’équipe de Quidditch, quand on veut apprendre à massacrer tous ses adversaires dans une bataille de boules de neige? Sans doute rien.
    Une fois Violette cachée derrière un écran de neige, Tristan eut un petit sourire malicieux… Il allait l’avoir. Aucun doute là-dessus!
    Et c’est avec un mouvement expert du poignet qu’il envoya une jolie boule en plein dans le visage de sa MEILLEURE amie. Non mais! On n’échappe pas à Riri la Torpille! Parce qu’il est trop fort, et qu’en plus, il a la classe. Voilà, la lutte du blanc était lancée. Ce fut un massacre, des deux côtés. Depuis combien de temps n’avaient-ils pas pris autant de plaisir à se pourrir? C’était tellement bon, d’exploser de rire et d’avaler de la neige en même temps, de hurler son cri de guerre et de sentir la neige fondre dans le cou au même moment, de croire surprendre l’autre et de finalement se faire éclater alors qu’on ne s’y attendait pas! Oui, vraiment bon. Et on oublie tous les soucis, avec une activité pareille! C’est tellement frais – le cas de le dire – et tellement enfantin!
    Combien de temps jouèrent-ils comme de vrais gosses? Probablement un très long quart d’heure. Tellement long que ça dépassait probablement la demi-heure de quelques minutes bien placées. Sans jamais se déconcentrer, sans jamais baisser la garde, sans jamais laisser passer une occasion magistrale de foutre une trempe à l’ennemi, sans jamais – mais alors jamais – faire la moindre trêve. L’intensité de leur jeu était telle que Violette finit par s’écrouler dans la neige. Fatiguée la copine? Il était bien tenté d’en profiter pour provoquer un glissement de flocons… Mais ça n’aurait pas été honnête. D’autant qu’il aurait gâché l’ange qu’elle était en train de faire en agitant ses jambes et ses bras. Quelque chose lui dit qu’il n’allait pas tarder à la rejoindre…


    « Roudoudouuuuuu ! Viens là ! Viens faire un ange avec moi ! »

    Effectivement. Son intuition ne l’avait pas trompé! Il cria un « J’AAAARRIVE » tonitruant et se jeta à ses côtés, en l’éclaboussant de neige au passage. Une fois allongé, il fit de larges mouvements pour obtenir un ange plus grand et plus gros que celui de sa Petite Vie. A ce moment-là, quelques étincelles dorées apparurent dans le ciel et formèrent un gros bonhomme fait de boules, avec un chapeau, une écharpe et un nez « carotte ». Un bonhomme de neige!
    Il sentit au même instant le regard malicieux de la Poufsouffle sur lui. Il allait lui demander à quelle bêtise elle pensait encore quand elle se leva d’un bout, et le leva par la même occasion. Oh oh oh, doucement! Intenable cette fille.
    Une fois debout, il ne put s’empêcher de compléter son gros ange, et de glisser doucement un…


    « Tu trouves pas qu’il te ressemble? »

    Sachant que la forme était grosse et ratatinée, et que le sourire de Tristan allait jusqu’à ses oreilles… Ce qui n’échappa pas à Violette qui le frappa de ses petits poings, avant que les deux jeunes gens ne partent d’un rire enchanté.
    A peine avait-elle cessé de le cogner qu’elle s’était déjà lancée dans une nouvelle activité. La jolie blonde essayait de former une énorme boule de neige. Elle roulait un tas et commença à peiner après que la masse ait dépassé la taille d’un gros Souaffle. Tristan s’amusait à la regarder galérer. Jusqu’à ce qu’elle intervienne pour lui signaler qu’il pourrait – en toute amabilité – lui donner un coup de main! Ce que le jeune homme allait s’employer à faire avec plaisir quand Violette pensa à sa petite sœur. Si Sasha venait leur donner un coup de main? Qu’elle boude ou non ne semblait pas être le problème de la Poufsouffle.
    Elle intima au rouquin l’ordre de ne pas bouger – ce qu’il comptait bien prendre au pied de la lettre – et fila vers la maison. Un peu trop vite toutefois! Quand elle trébucha, il faillit la rejoindre mais elle lança un
    « ça va, ça va ! Je vais bien ! » avant de s’élancer à nouveau. Mais pourquoi s’obstinait-elle à courir alors qu’il n’y avait que quelques mètres à traverser?!

    Une fois sa MEILLEURE amie engloutie dans la maison, Tristan regarda autour de lui. Que pourrait-il bien faire de foireux avant qu’elle ne revienne… Et s’il se cachait dans un bonhomme de neige?! Ça pourrait être extrêmement drôle! Quoique… Il n’avait pas spécialement envie qu’elle le nourrisse de carottes pour le restant de sa vie. Alors… Faire tomber de la neige sur la tête de la jeune femme dès qu’elle sortirait à nouveau? Faire fondre la neige devant lui pour qu’elle s’enlise en revenant? Tristan était encore en train de chercher une solution intéressante à mettre en œuvre, quand son rayon de soleil reparut. Loupé!
    Pour ne pas dévoiler ses plans diaboliques à la blonde qui arrivait, il prit un air impatient. Violette ne devait pas douter de son innocence, puisque déjà, elle était sur son dos en train de faire un câlin. Ok ok, câlinou. Il battait en retraite! Elle avait le contrôle avec de simples méthodes de tendresse. Trop injuste… Si elle avait été grosse, ça aurait simplifié les choses. Bah oui. Il aurait pas pu la porter! C’est pas que le rouquin soit maigrichon – en fait un peu si – mais ses muscles n’étaient pas encore venus à bout d’un Troll. Qui sait? Il ne faut jamais dire jamais, comme dirait l’autre!
    Sauf que, malgré le poids plume-pomme de la jeune femme, trop longtemps risquait de réduire le dos du rouquin en bouillie. Comme si elle en avait confiance – disons comme, parce que on n’est pas certain qu’elle se préoccupe réellement de l’état physique du coupain – Violette avait glissé pour mettre pied à terre. Enfin!


    « Je pense qu'elle va venir... »

    Mmmh… Il n’en était pas aussi sûr qu’elle. Ceci dit, il n’avait pas entendu ce qu’elle avait raconté à Sasha. Et il connaissait assez bien Violette pour deviner qu’elle avait des arguments très convaincants, et avec tout le monde. Trop convaincants parfois même… Se laissait-il manipuler parfois, lui? Probablement sans s’en rendre compte. Néanmoins, il n’avait jamais commis d’actes dont il aurait à éprouver un quelconque remords. Trop gentil pour ça. Trop gentil. C’était d’ailleurs un des reproches que lui faisait régulièrement sa MEILLEURE amie. Qu’il ne savait pas dire assez non. Qu’il était trop serviable. Qu’il laissait trop le bénéfice du doute. Qu’il utilisait trop la politique de la seconde chance. Qu’il pouvait se montrer ridicule avec son trop-plein de bonté.
    Oui, souvent elle lui secouait les puces. Parce qu’elle l’aimait et qu’elle ne voulait pas qu’il se laisse marcher sur les pieds, juste dans l’intention de ne blesser personne. Comme si un Serpentard assoiffé de vengeance faisait attention au bien-être moral de ses adversaires! Non mais sérieusement quoi.

    Avec un regard particulièrement sournois et malicieux – mais que diable mijotait-elle encore – la Poufsouffle qui faisait chavirer les cœurs s’assit dans la neige. Ne risquait-elle pas d’avoir froid aux fesses? Si la question ne la préoccupait pas, c’est qu’elle avait très certainement une idée derrière la tête. Maintenant, il s’agissait de savoir ce qui se tramait exactement dans l’esprit d’une fille dont les pensées circulent à mille à l’heure – sans exagérer.
    Il décida de s’asseoir face à elle. En tailleur, comme il en avait l’habitude. Même sur les chaises, il s’asseyait en tailleur, c’est dire! Une fois qu’ils furent face à face, Violette lança…


    « Alors ? »

    C’était donc ça, ce qu’elle avait en tête… Son sourire s’était effacé, et elle le regardait avec un air grave. Tellement sérieux. Les gens qui côtoyaient la jeune femme de loin n’avaient pas l’habitude de lire une telle expression sur son visage. Pour Tristan, cet air ne lui était pas étranger. Au contraire. Combien de fois avaient-ils abordé des questions aussi sérieuses? Un certain nombre. Même si la plupart du temps, cela touchait Violette, et non lui.
    Tristan avait toujours été secret. Trop secret. Ce qui pouvait paraître ridicule, étant donné le nombre de personnes qui plaçaient leur confiance en lui. Le garçon qui ne disait rien de lui et qui savait tout de chacun. Ça pouvait sembler effrayant. Mais deux personnes avaient fini par le déverrouiller un peu. Ses deux meilleurs amis. Et de ces deux êtres qui comptaient plus que tout pour lui, une seule en savait vraiment énormément. Et la seule, c’était Violette.
    Oh, il ne lui avait jamais rien avoué spontanément. Il n’y arrivait tout simplement pas. C’était comme une sorte de blocage. Il se serait trouvé ridicule d’aller la voir en disant « ah au fait, je suis amoureux de machine » ou « tu sais que mon père m’a fiancé sans me prévenir? ». Non. Ça n’avait rien de naturel chez lui. A l’inverse, Violette lui confiait tout sans qu’il n’ait besoin de creuser. Et malgré cette différence notoire entre les deux inséparables, ils comprenaient chacun le comportement de l’autre. Et la jeune femme avait appris à gratter la surface pour découvrir la vérité. Quand on parlait de Tristan, c’était toujours parce que Violette avait posé une question. Elle y allait directement. Droit au but. Inutile de tourner autour du pot. Et parce qu’elle abordait ces sujets difficiles si franchement, il parlait. Bien sûr, il se livrait doucement. Petit à petit. Et elle devait poser énormément de questions. Mais elle avait appris à supporter ce rythme. Probablement l’une des rares choses pour lesquelles la Poufsouffle était prête à attendre…


    « Shawn et maman se sont engueulés… »

    Il n’en dirait pas plus de sa propre initiative. Comme d’habitude. Et Violette le savait. Elle poserait les questions. Elle saurait.
    Même si Tristan serait sans doute plus réticent que d’ordinaire. En effet, il y avait une seule chose que le garçon s’était évertué à cacher pendant leurs longues et heureuses années d’amitié. Sa mère. On ignorait tout des agissements de cette femme. Violette ne l’avait jamais rencontrée. Elle connaissait seulement Shawn, le beau-père de Tristan. Un homme tendre, qu’il adorait, mais qu’il n’avait jamais eu le droit d’appeler papa. Une interdiction formelle de sa mère. La seule fois où il avait prononcé ce mot, sa joue avait brûlé pendant plusieurs heures, d’une claque magistrale. Pourtant, Shawn était sans doute bien davantage un père pour lui, que celui qui lui avait donné la vie.

    Sa mère. C’était une femme tellement… complexe. Il avait toujours adoré cette personne. Adoration qu’elle lui avait rendue sans avarice. Mais il avait fini par se rendre compte que quelque chose clochait. Pourquoi Elwenn ignorait-elle purement et simplement sa propre fille? Pourquoi quittait-elle de plus en plus le domicile familial? Pourquoi esquivait-elle les baisers de Shawn? Pourquoi avait-elle hurlé sur son fils le jour où elle avait appris qu’il était envoyé à Poufsouffle? Tant de questions auxquelles il n’avait pas trouvé de réponse étant petit. Tant de réponses qu’il n’aurait pas voulu obtenir désormais.
    Parce qu’il était dégoûté par ce qu’il savait, il voulait le cacher. Ne pas le dire à Violette, c’était s’ouvrir une issue de secours. Un moyen de se voiler la face. Et comme Sasha n’en parlait pas non plus, il savait que son secret était bien gardé. Sa petite sœur ne dirait jamais rien sur celle qui l’avait sentimentalement abandonnée. Et lui s’était persuadé qu’il n’en dirait pas plus…

    Mais cette fois-ci, Violette finirait par savoir. Si elle posait les bonnes questions, elle saurait.




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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Sam 8 Jan - 18:50

    « Shawn et maman se sont engueulés… »

    Violette posa un regard rempli de toute la tendresse qu'elle possédait sur son MEILLEUR ami. Sans rien dire, elle posa sa tête sur son épaule. Elle ressentait une certaine inquiétude, c'était vrai...pourquoi ? Pourquoi s'être engueulés ? Ce n'était pas une dispute normale, comme dans un couple normal...du moins, c'était ce qu'elle pensait. Quelque chose n'allait pas dans la vie de Tristan en ce moment. Et elle voulait le savoir, pour lui apporter une aide, lui tendre une main et le réconforter avec un sourire, des mots simples. La jeune fille savait beaucoup de choses sur le jeune homme - après tout, c'était son MEILLEUR ami ! - mais en même temps, peut-être qu'elle n'en savait que la moitié. Il était tellement secret, pas renfermé, secret. Il lui disait tout, simplement si elle le lui demandait. Jamais comme ça, en plein milieu d'une conversation souvent légère. Que cherchait-il à cacher ? Elle savait l'essentiel. Elle savait que la mère de Richard, Elwenn, avait menti, menti par amour. Elle avait caché ses véritables origines, elle avait fait croire qu'elle était une sang-pur, alors que c'était une simple sang-mêlée, et que lorsque la vérité a éclaté, elle est partie, avec Tristan. Elle savait que Shawn les avait recueillis, et que, malgré le fait qu'il ait été beaucoup plus présent dans la vie de son meilleur ami, Tristan ne l'appelait pas papa, ce que d'ailleurs, Violette ne comprenait pas bien...elle savait que Shawn et Elwenn n'étaient pas mariés. Elle savait que Sasha comptait énormément aux yeux du garçon. Elle savait que la mère de Tristan aimait son fils...et enfin, que son MEILLEUR ami était fiancé à une serpentard du nom de Mia Thomson. Et c'était tout. Il y avait encore tant de choses qu'elle ne savait pas ! Elle voulait en savoir plus, le connaitre plus, l'aider plus. Elle prit sa main et lui demanda doucement :

    « Pourquoi se sont-ils engueulés ? »

    Après un temps de réflexion, Violette se rendit compte d'une chose. Elle n'avait JAMAIS rencontré la mère de Tristan. Pourquoi ? Pourquoi ne jamais l'avoir vu ? Ni même simplement croisé ? Pourquoi ne lui avoir jamais parlé ? Et pourquoi ces questions venaient maintenant ? Jamais elle ne s'était réellement posé ces questions, jamais elle n'avait vraiment voulu savoir la raison qui avait poussé le jaune et noir à ne jamais la présenter...ou bien peut-être était-elle si peu présente qu'elle n'avait jamais eu l'occasion de l'entrevoir ? Une question à la fois. C'était déjà assez dur pour le jeune garçon. Elle ne souhaitait pas le bombarder de paroles entremêlées, c'était inutile. Patience. Patience. Violette l'était, dans ces cas là, quand elle le voulait vraiment...elle l'était.
    En attendant, non sans appréhension, une réponse, elle dessina quelque chose dans la neige. Une étoile, un soleil, une bougie...elle voulait que tout s'allume, que tout se réchauffe. Elle voulait faire quelque chose. Mais quoi ? Elle n'avait jamais été vraiment douée pour réconforter les gens. Même si en apparence, n'importe qui pourrait penser qu'elle a confiance en elle, ce n'est pas totalement vraie...elle doute beaucoup, se questionne, pleure toujours dans le noir - ou presque, étant très émotive...elle a peur de ne pas trouver les mots quand elle tente d'aider quelqu'un, alors parfois, elle ne dit rien. Bon, c'était différent avec ses MEILLEURS amis, car à eux, elle disait tout, absolument tout ! Elle ne cachait jamais rien, c'était ainsi. Mais c'était parfois dur. La peur la rongeait. Constamment. Elle réussissait mieux à la contrôler, chaque jour était une victoire, mais elle était encore présente, au fond de son cœur trop grand. Elle abritait trop de choses dans ce cœur, elle essayait parfois de les évacuer, de les détruire même, mais c'était peine perdu.
    Il ne répondait pas. Le temps avançait tellement lentement à cet instant, chaque minutes paraissait une éternité. Bouges toi Violette, dis quelque chose ! N'importe quoi...non, elle devait le laisser parler. Elle guettait la porte de la petite demeure de son MEILLEUR ami, Sasha ne venait toujours pas, peut-être qu'elle n'avait pas été assez persuasive ? Quand même ! Ses propositions étaient très alléchantes, même si elles n'étaient pas vraies. Boudait-elle autant que ça ? La jaune et noir était quand même persuadée qu'elle allait venir les rejoindre, car jamais elle n'avait manqué un moment avec Violette, jamais. Lorsqu'elle venait à la maison, Sasha était toujours là pour l'accueillir. Ce petit bout de merveille...

    Si elle venait, ils n'auraient sans doutes pas le temps de finir cette conversation, mais de toutes manières, Violette réussirait à savoir. Elle le voulait, pour le bien de son roudoudou. D'ailleurs...où était cette fripouille de Froufrou ? Comment ? Vous ne savez pas qui est Froufrou ? C'est le canari de Violette, enfin ! Son merveilleux petit canari qui la suivait partout...sauf dans la neige, apparemment. Mince, l'avait-elle oublié ? Bravo ! Comme si il entendait ses pensées, le petit oiseau poussa un cri et s'agita dans la poche du manteau de la jolie blonde, ah oui, il était là ! Au chaud. Elle le sortit et le posa dans les mains de Tristan. Ils s'aimaient bien tous les deux. Peut-être que ça l'aiderait un peu. Elle dit alors, avec un sourire :


    « Dis le à Froufrou d'abord, si tu veux Very Happy j'écoute pas ! »

    Croyez moi, elle était très sérieuse ! Tant que ça pouvait aider, ne serait-ce qu'un tout petit peu, son MEILLEUR ami, alors c'était bien. Elle pouvait déployer tous les moyens qu'elle possédait pour parvenir à réconforter Tristan. Il était peut-être le seul qui avait le droit à autant d'efforts. Violette regarda son ami et resserra sa cape, il faisait rudement froid ! Et encore plus depuis qu'ils avaient arrêté de bouger. Un autre chocolat chaud...? Encore une fois, c'était une aide riquiqui pour son roudoudou. Elle fit jaillir du bout de sa baguette deux tasses jaunes et servit un chocolat à son MEILLEUR ami.


    « Même dehors, avec -10°, on a le droit d'avoir chaud, non ? »
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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Jeu 13 Jan - 16:52

    Violette posa sa tête sur son épaule. Ce contact allégea le cœur du garçon, même si le sujet qu’ils allaient aborder n’était pas l’un des plus aisés. La simple présence de sa MEILLEURE amie était de toute façon un baume au cœur, dans les moments difficiles, comme dans les meilleurs moments. C’était d’une facilité déconcertante de vivre quand on avait Violette Howard à ses côtés. Voilà ce que pensait très souvent – pour ne pas dire tout le temps – le Poufsouffle.
    Alors, même si cette fois-ci, il allait avoir la sensation détestable qu’on lui transperçait le cœur, à chaque fois qu’il en dirait un peu plus, il devait aller au bout. Si elle lui demandait ce qui se passait, il devait le lui dire. Ce n’était que par ce moyen qu’il parviendrait à ne plus trébucher. Même si ça lui brûlait la gorge rien que de préparer les mots qu’il devait prononcer, il fallait qu’il parle.


    « Pourquoi se sont-ils engueulés? »

    Malgré ce qu’il venait de décider, au plus profond de lui, cette question le frappa plus violemment qu’un coup de poing. Il eut l’impression terrible de perdre pied. C’était tellement douloureux. Pourquoi ça faisait tellement mal?
    Violette était pourtant sa MEILLEURE amie. La seule personne au monde qui devait savoir autant de choses à son sujet. Même Ludo ne savait probablement pas plus de choses qu’elle. Sûrement moins, en fait. Cette fille était donc son plus grand soutien, sa canne la plus solide, ses épaules les plus puissantes. Il savait qu’il pouvait tout lui dire. Il connaissait tellement d’elle, et se fermait tellement à propos de lui… C’était incompréhensible. Pourquoi refusait-il à ce point de se livrer? Que craignait-il? Il avait une confiance aveugle en cette fille. AVEUGLE! Aussi vrai que l’inverse l’était. Violette lui disait absolument tout. Lui n’ignorait rien d’elle. Les détails les plus douloureux de sa vie, la jolie blonde les lui avait confiés. Même tout ce qui aurait pu paraître insignifiant à d’autres, Tristan l’avait su avec une joie non mesurée. A tout moment, elle pouvait venir vers lui et lui parler. Elle le savait, et ne s’en privait jamais.
    Mais lui… Lui, il ne fonctionnait pas comme ça. Cela pouvait sembler incroyable, mais jamais – JAMAIS – il n’allait spontanément vers qui que ce soit pour dire quelque chose. Même sa MEILLEURE amie n’avait pas le droit à un tel traitement de faveur. Tout ce qu’il disait sans s’en préoccuper ne relevait que d’anecdotes sans le moindre intérêt. Certes, par ce qu’il avait à dire, Violette avait pu comprendre des tas de choses sur lui. Probablement que c’était grâce à son bavardage intempestif qu’il lui avait donné les clefs pour le décrypter. Mais si la jeune femme pouvait cerner la moindre des émotions qui apparaissait dans le regard envoûtant du rouquin, elle n’avait pas encore les moyens d’en deviner l’origine.

    Evidemment, quand elle demandait, il finissait par répondre. Il n’aurait pas pu lui mentir. A elle encore moins qu’à quiconque. Et de toute façon, il était un piètre menteur, et n’avait absolument aucune crédibilité quand il essayait. Oh, il n’avait jamais vraiment tenté de proférer de gros mensonges. Une fois peut-être. Mais la culpabilité était telle qu’il avait fini par en revenir à la réalité. Ça, on pouvait le dire de lui. C’était un type vrai. Pas de faux-semblants.
    Et pourtant…
    Toujours le silence…


    « »

    Voilà tout ce qu’il était capable de lui répondre. Le jeune homme semblait faire un véritable blocage. Ce n’était pas un manque de volonté. C’était une réelle incapacité. Il n’y arrivait pas. Même s’il se forçait, s’il puisait dans ses ressources et dans son courage – ce qu’il n’avait pas en grande quantité, sinon on l’aurait envoyé ailleurs que chez les Jaunes – il restait impuissant. Et ça le mettait en colère! Il avait vraiment envie de se livrer à celle qui lui donnait tout. Il s’en voulait de ne pas pouvoir délier sa langue, et lui donner autant qu’elle. Dans ces moments-là, il se trouvait stupide. Cruel, en fait. Pourquoi n’aurait-elle pas le droit de savoir? Pourquoi restait-il muet? N’était-ce pas injuste?! Il lui devait sa confiance. Et la confiance passait par toutes les confessions. Tristan n’avait jamais fait dans la demi-mesure, et ne voulait pas commencer. Il était entier. Ses aveux devaient donc l’être également. Même si ça lui en coûtait.
    Il devait lui dire. Au moins à elle. Mince, ce n’était pas n’importe qui! C’était la fille qui pouvait se pointer chez les Marj’banks à n’importe quelle heure du jour et de la nuit sans essuyer aucune remontrance. C’était la seule fille qui pouvait prétendre le soulager de tous ses maux par sa seule présence! Ce n’était pas rien! Bon sang!

    Qu’attendait-il pour parler? Pour dire merde à son inhibition et pour se révéler pleinement?! Qu’attendait-il!!?

    Canari. Ce fut le seul mot qui lui vint à l’esprit. Parce qu’il avait entendu le cri de l’animal sans doute. Cet oiseau-là n’était pas commun. La petite boule de plumes jaunes était dotée d’une sacrée malice et de beaucoup de jugeote. Quand Violette le sortit de la poche de son manteau, Tristan eut un petit sourire. Il aimait bien le canari. Et ce dernier semblait le lui rendre avec beaucoup de sympathie. Ce qui n’avait pas échappé à la jeune femme qui attrapa doucement les mains de son MEILLEUR ami pour y déposer le petit piaf.
    Avant d’ajouter quelques mots…


    « Dis le à Froufrou d'abord, si tu veux, j'écoute pas! »

    Le cœur de Tristan eut un raté. Son regard fixait la blonde avec une reconnaissance démesurée. Cette nana-là, elle était prête à tout pour arranger les choses… Comment pouvait-il se montrer aussi hermétique à tant de générosité?
    Accepter qu’il confie ses problèmes à un oiseau plutôt qu’à elle… Mais qui avait autant de grandeur d’âme? C’était incroyable, et pourtant ça ne l’étonnait même plus. Cette fille avait toujours été exceptionnelle. Il le savait, et débordait de fierté à la compter dans ses amis les plus proches. Bien sûr, chacun avait une amie extraordinaire, chacun avait sa « Violette » en quelque sorte. Mais pour Tristan, il ne pouvait y avoir d’ami plus heureux que lui, d’avoir une personne si sensationnelle dans son entourage…
    Oh, il ne dirait rien à Froufrou. Se confier à un canari était tout aussi difficile, pour lui. Idiot, non? Quelles conséquences cela pouvait bien avoir de parler à un oiseau? Aucune! Et pourtant, il n’y parviendrait pas. Non. Ce n’était pas le problème de la confiance… Ou alors si, mais pas celle à laquelle on croyait. En fin de compte, Tristan ne manquait-il pas de confiance… en lui?

    Violette fit quelques mouvements avec sa baguette, et deux tasses fumantes apparurent. Incroyable. Cette fille était à proprement parler incroyable. Elle déployait tant d’efforts pour lui… C’était vertigineux… Pour ça, et pour tellement d’autres choses, il l’aimait de tout son cœur. Elle était une des raisons pour lesquels il serait prêt à n’importe quoi. Leur amitié justifiait tout. TOUT.


    « Même dehors, avec -10°, on a le droit d'avoir chaud, non? »

    Il accepta la tasse qu’elle lui tendait. Chocolat chaud. Evidemment. Toujours incapable de parler, il la remercia avec le regard. Elle comprendrait. En fait, Violette semblait le comprendre à chaque instant. Il porta le mug à ses lèvres, et but une gorgée de cette boisson qui réchauffait le corps autant que le cœur.
    Propriétés magiques certaines.

    La magie? Le chocolat? Ou tout simplement son amie? Les trois à la fois peut-être… Toujours est-il que quelque chose provoqua en lui un déclic. Un des nombreux verrous de son esprit venait de céder. Oui, il allait répondre.
    Quoi, cela viendrait tout seul. Il ne prit pas la peine de réfléchir à ce qu’il avait envie de dire. Il dit, et ce fut tout.


    « Ma mère ne l’a jamais aimé. »

    Il avait parlé. Enfin, il avait fini par dire quelque chose. Les mots avaient franchi la barrière de ses lèvres. Son regard s’était figé, et son esprit analysait ce qu’il venait de dire. Si peu... Et pourtant tellement...



Richard, Tristan. Lockwood. 7th.
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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Sam 15 Jan - 0:05

    « Ma mère ne l’a jamais aimé. »

    Violette sentit son cœur se retourner. Quoi ? Avait-elle bien entendu ? Non ! Ce n'était pas possible ! La jeune fille le regarda, presque paniquée. Elle ne pouvait pas le croire, elle ne voulait pas le croire. Une larme coula le long de sa joue. Certains pourraient penser que cette réaction était bien trop excessive, qu'il ne s'agissait pas de ses parents, ni de sa vie. Mais c'était son MEILLEUR ami, son âme ! Il était tellement pour elle, elle ressentait les mêmes choses que lui. Bien sur, ils avaient des avis différent, et c'était tant mieux, après tout, la différence fait la force. Et ces deux là, ils se complétaient. Ils étaient fait pour s'entendre, pour être amis, depuis le début. Cette amitié là, qui pourrait la détruire ? Qui pourrait même oser en faire le dessein ? Personne ! Car c'était tout bonnement impossible, irréalisable ! Ils s'engueulaient, c'était normal. Toute amitié a des hauts des bas, et les plus fortes sont celles qui font le plus de vagues. Oui, elle voyait en lui, le comprenait, pouvait voir à travers ses yeux, pouvait sentir les mêmes odeurs, avoir les mêmes pensées. Si on enlevait un, l'autre se perdait, se brisait. Mais était-ce pour autant une amitié dangereuse ? Non, on ne pouvait pas la qualifier ainsi. Tout simplement parce que la beauté de cette amitié surpassait tout. Tout. Quand on aime, on ne compte pas. Ce n'est pas vrai que pour l'amour entre un garçon et une fille, c'est également vrai pour une amitié. Quand on aime, on ne compte pas...ça prenait tellement de sens quand on parlait de Tristan et Violette, c'était fou. Follement merveilleux. Et merveilleusement fou.

    C'était donc pour cette raison que la jeune fille pleurait. Elle pleurait pour son MEILLEUR ami, pour la souffrance qu'il devait ressentir. Elle voulait partager. Pour que tout cela lui paraisse moins...dur. C'était là la chose la plus grande qu'elle pouvait faire. Partager la souffrance d'un être cher pour lui éviter de porter sur ses épaules, seul, un paquet qui pèse si lourd...elle prenait alors conscience. De ce qu'il venait de confier. Et elle comprenait. Le courage. Il avait eu du courage ! Lui qui avait du mal à se confier spontanément...pour dire une telle chose, il fallait du courage...de la force. Sa mère n'avait jamais aimé Shawn...mais pourquoi ? Pourquoi avoir vécu sous son toit, pourquoi avoir en quelque sortes donné de faux espoirs à son fils ? Pourquoi vivre avec quelqu'un, prétendre l'aimer alors que c'est faux ? Pourquoi ?! Ne voulait-elle pas le bonheur de son fils, qu'elle aimait plus que tout ? Et Sasha ? Elle ne l'aimait pas ? Ce petit bout de...de bonheur, de rêve, de courage, de volonté...elle ne la considérait pas comme sa fille ? Non, bien sur que non...mais pourquoi ? Violette ne comprenait pas ! Elle sentait une certaine colère monter en elle, une colère qui, l'espérait-elle, n'atteindrait pas le seuil...elle n'aimait pas montrer sa colère. Elle la gardait toujours en elle. La plupart des gens ne l'avaient jamais vu hors d'elle...qui pourrait se douter que cette jeune fille pleine de vie, qui rit et sourit à longueur de journée, cache en elle une profonde haine en la vie qu'elle sait combler avec tous les bonheurs ? De la colère, elle en avait accumulé ! Mais elle la contrôlait, mieux que personne. Même Tristan ne l'avait jamais vu se mettre dans une profonde, ou même dans une légère colère passagère. Bien sur, c'est mauvais d'accumuler ainsi, et plusieurs fois, ça lui avait fait faux bon ! Certaines fois, le vase était plein. Dans ces moments là, elle voulait tout abandonner, lâcher prise, elle ne voulait plus croire, elle pleurait, encore et encore, mais finalement, à quoi bon rejeter les espoirs, les rêves, tout ce qui peut faire remonter la pente ? Mieux vaut s'accrocher, et se dire que tout ira mieux, parce qu'on le veut, on a la rage de vaincre, et pas la rage au point de vouloir tout abandonner !

    La rage de vaincre...oui ! Violette se dit alors que ça ne servait à rien de garder tout. De toujours laisser la douleur enfermée, c'était inutile ! Elle devait laisser sortir tout...extérioriser. Pour une fois. Elle ne bloqua donc pas l'accès à cette colère qui montait en elle. Elle laissa donc les larmes couler sur son doux visage, elle laissa ses poings se refermer, et elle les serra fort...avant de dire à son MEILLEUR ami :


    « Mais c'est pas possible, j'y crois pas...j'y crois pas ! Je comprend pas ! Ta mère, elle t'aime non ? Alors pourquoi....pourquoi...c'est hypocrite de faire ça ! C'est...pourquoi ? »

    La colère se lisait clairement dans ses yeux, et c'était surement la première fois que Tristan la voyait ainsi. Ce sentiment...il prouvait le lien étroit qui l'unissait au jeune homme, son attachement profond. Elle se mettait en colère POUR lui ! Parce qu'elle ne pouvait supporter qu'il vive ça...sans elle. Alors, c'était un moyen de lui prouver qu'elle tenait à lui plus qu'à quiconque, et qu'elle était prête à tout pour le rendre heureux. Pour qu'il se sente rassurée. Et après toutes ces révélations, qui tenaient simplement en deux phrases, en quelques mots...elle se sentait plus forte, encore plus forte ! Elle avait la rage...la rage de vaincre, pour lui, pour eux, pour sa vie, pour leur vie. Pour leur amitié. Voyant son Tristan un peu désarmé, elle tenta de se calmer. Elle réussit vite à faire un peu de vide, le calme revint. Ce n'était pas si dur...il suffisait de regarder son ami, de percer son regard...et la tendresse s'installait. Elle le regarda avec une compassion incroyable et le serra dans ses bras. Elle glissa un « Ensemble... » qui voulait tout dire et resta ainsi pendant de longues minutes. Elle ne voulait pas lui dire d'être courageux, car elle savait qu'il en avait, pas forcément du courage...mais de la force et de la volonté, il n'en manquait pas ! Il était capable de se relever, et encore plus si Violette le guidait, le soutenait, comme elle le pouvait. Elle ne voulait pas lui dire que tout s'arrange toujours, même si c'est vrai. C'est vrai SEULEMENT si on s'en donne la peine ! Si on le veut, plus que tout ! Si on ne bouge pas...rien ne s'arrange. Elle ne lui dirait pas tout ça...les paroles peuvent parfois être terriblement futiles. On peut communiquer autrement qu'avec des mots. Mais la jeune fille, poussée par un élan de...curiosité ? Oui, en quelques sortes...ou une envie de l'aider encore un peu, de lui serrer encore plus fort la main, de lui donner un sourire encore plus sincère...poussée par tout ça, elle lui demanda :


    « C'est le moment, mon Tristan...vide tout, ça pèsera moins lourd. Pour ma part, je préfère un sac à main qu'un sac de voyage qui fait trébucher tous les trois mètres ! »

    Elle sourit. Et elle lui prit les mains. Les larmes ruisselaient toujours, mais c'était de belles larmes...
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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Sam 15 Jan - 17:55

    Il avait une étrange sensation au creux du ventre. C’était peut-être la première fois qu’il ressentait quelque chose de semblable. Probablement parce que c’était aussi la première fois qu’il abordait ce sujet qui le rendait si amer. Jamais il n’avait été capable d’en parler. Se confier sur sa mère, ça impliquait tellement… tellement de choses… Et il fallait bien le reconnaître, il redoutait tout cela. Les réactions à ses aveux l’inquiétaient. Oh, bien sûr, il savait que Violette ne le jugerait jamais. Pas sur la vie qu’il avait eu. Pas sur la vie qu’il avait peur d’avoir. C’était sa MEILLEURE amie, et il savait qu’elle le soutiendrait coûte que coûte. Elle le connaissait par cœur – ou presque – et serait là pour lui. Pour illuminer le chemin à prendre, avec sa joie de vivre et son sourire merveilleux. Pour le retenir quand il serait au bord de la falaise, avec sa force et son courage. Pour le secouer quand il ne serait plus lui-même, avec sa hargne et sa combativité. Oui. Il savait tout cela.
    Quand son regard glissa sur le visage de son rayon de soleil, il constata qu’une larme avait creusé son sillage sur la joue de la jolie blonde. Il déglutit. Evidemment, il aurait du savoir qu’elle le comprenait à ce point. Qu’elle vivait avec lui. Qu’elle vivait pour lui, comme lui vivait pour elle. Qu’elle était probablement la plus capable de se mettre dans le même état d’esprit que lui en si peu de temps. Qu’elle ressentait ce qu’il ressentait, autant que l’inverse était vrai.
    Etrangement, de la voir pleurer lui fit du bien… C’était les larmes de la jeune femme qui coulaient, et pourtant c’était le cœur du garçon qui s’en sentait plus léger. C’était la preuve la plus évidente d’une amitié fusionnelle et inaltérable. Ils partageaient… Vraiment… Plus que n’importe qui ne pouvait l’imaginer. Toutes ces larmes qu’il était incapable de laisser sortir, eh bien, elle avait la force de les évacuer pour lui. Cette fille était une merveille. Leur relation prenait chaque jour un tournant de plus, avec plus d’intensité, plus de sécurité, plus de sincérité, plus de… tant de richesses! Il en est des amitiés où l’on n’attend rien de l’autre, et pourtant tout nous est donné… Violette et Tristan en étaient arrivés à ce stade-là. Ils donnaient tout, sans compter, sans limite, sans retenue, et sans rien attendre en retour. Et malgré cela, ils recevaient plus que nécessaire, plus qu’imaginable, plus que tout ce qu’ils auraient pu espérer.

    Mais il n’y avait pas que des larmes… Tristan réalisa que sa MEILLEURE amie exprimait davantage que la souffrance qu’il avait accumulée… Ses poings serrés témoignaient d’une émotion violente qu’il avait rarement eu l’occasion de voir. Peut-être même jamais, à bien y réfléchir… Etait-elle en colère?... Cette réflexion l’inquiéta un petit peu. C’était peut-être – sûrement même – très bête de sa part, mais il avait peur d’avoir réveillé en elle de mauvais souvenirs. Lui en voudrait-elle?
    C’était idiot de penser ainsi, n’est-ce pas? Mais encore une fois, ça n’était qu’un des nombreux exemples de la force incommensurable de leur amitié. Penser à l’autre avant de penser à soi. Jamais Tristan n’aurait été capable de se dire que c’était POUR lui qu’elle était en colère. Pas en voyant simplement des poings se refermer. Non. Il imaginait immédiatement qu’elle avait un problème, et les siens disparaissaient le temps qu’il s’inquiète pour elle. C’était brouillon à expliquer… Mais à vrai dire, pouvait-on expliquer avec clarté le sentiment si puissant qui unissait ces deux êtres? Pas évident.


    «Mais c'est pas possible, j'y crois pas...j'y crois pas ! Je comprend pas ! Ta mère, elle t'aime non ? Alors pourquoi....pourquoi...c'est hypocrite de faire ça ! C'est...pourquoi ? »

    L’inquiétude du jeune homme s’envola. Encore une fois, elle parlait pour lui… Elle ressentait une colère pour lui… Elle exprimait tout haut ce qu’il s’était reproché à plusieurs occasions de penser… Il lisait une colère intense dans le regard de sa Petite Vie. Il comprenait ce qu’elle voulait lui montrer une fois de plus. Il savait l’importance qu’il avait aux yeux de la jeune femme, autant qu’elle n’ignorait nullement la valeur inestimable qu’elle représentait pour lui.
    Mais il était quand même… déstabilisé? Oui, c’était à peu près la sensation qui le gagnait. Désormais, il en était certain. Jamais il n’avait eu à faire face à une Violette en colère – pas énervée, ça il connaissait, non : en colère – et il n’arrivait pas à saisir l’ampleur de cette émotion, à en détailler les causes et les conséquences, à en trouver les clefs et les serrures… Bien sûr, la Poufsouffle comprit rapidement à quel point il était… hésitant.
    Elle le prit dans ses bras. Il la serra fort contre lui, cherchant dans ce geste le moyen de reprendre pied et d’avoir la volonté nécessaire pour poursuivre, pour avancer, pour continuer. Et pour se livrer. Entier. C’est ce moment que choisit la jolie blonde pour lui glisser à l’oreille un mot. Un simple mot. Mais qui avait plus de magie que dans toutes les belles phrases de ce monde – souvent trop surfaites – et qui eut l’effet d’un enchantement.
    «Ensemble... » ou la définition la plus pure de leur amitié indestructible.
    Ils restèrent ainsi plusieurs minutes qui lui parurent une éternité de soutien et d’énergie. Cette fille lui faisait plus de bien que n’importe quel envoûtement ou potion de Felix Felicis.


    « C'est le moment, mon Tristan...vide tout, ça pèsera moins lourd. Pour ma part, je préfère un sac à main qu'un sac de voyage qui fait trébucher tous les trois mètres ! »

    Violette accompagna ces mots d’un sourire lumineux – un éclaireur dans les ténèbres – et elle lui prit les mains avec une douceur infinie. La jeune femme pleurait toujours, et le cœur de Tristan se desserrait à mesure que les larmes inondaient le parterre enneigé…
    Oui. Encore une fois, elle avait raison. C’était le moment de parler. La métaphore employée l’avait presque fait sourire. Il se racla la gorge… voulut se lancer… hésita. Ses yeux de ce bleu si pâle se promenèrent sur le paysage blanc autour d’eux avant de venir se fixer sur le visage ruisselant de larmes de sa MEILLEURE amie.
    Parce qu’elle faisait tant pour lui. Parce qu’elle était là. Parce qu’elle avait toujours été là, et qu’elle le serait encore longtemps. Pour ça, mais pour tellement plus que ça. Il parla…


    « Ma mère a toujours été amoureuse de mon… père… et elle l’est encore aujourd’hui. Quand on a du partir de là-bas… Elle avait le cœur brisé. Elle était obligée de nous cacher, à cause de ma… grand-mère… qui avait très certainement des intentions peu orthodoxes. Et puis… elle a rencontré Shawn. Je crois que c’est parce qu’elle le connaissait de réputation qu’elle a… baissé la garde? Elle voulait me protéger. Enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre. Et… et donc elle s’est laissé séduire… Tu ne l’as jamais vu, mais elle est… très belle… donc ce n’était pas très difficile pour elle… et puis Shawn. Enfin tu sais comment il est. Il a le cœur sur la main, il est extrêmement gentil… trop peut-être… alors il nous a tout de suite proposé d’emménager chez lui. Ma mère a du voir là-dedans une… sorte d’issue de secours. Quelque chose comme ça tu vois… »

    Le jeune homme s’interrompit. Il se sentait… bizarre… Ca lui faisait quelque chose de revenir sur tout ça. Il n’en parlait jamais. A personne. Même avec Sasha, ils n’avaient jamais abordé le sujet. Les deux enfants étaient bien trop touchés par cette histoire…
    Son regard se perdit dans le vague. Il n’arrivait plus à regarder Violette. Il devait pourtant continuer de lui raconter. Tout. Mais pour cela… Il fallait qu’il fixe un point imaginaire à l’horizon. Là-bas.


    « Donc on a emménagé ici. Et puis… Elle se comportait plutôt comme une amoureuse au début. Enfin je pense. Ça se passait bien. On était heureux… Mais il y a eu deux événements qui ont fait que… ça a changé. Maman n’était plus capable de mentir. Mon… père… s’est trouvé une nouvelle femme. Quant à maman… elle est tombée enceinte… A la maison, tout était différent. Tout. Ma mère semblait complètement à côté d’elle-même. Une ombre. Tandis que Shawn ne voyait rien, trop absorbé par la joie d’être papa. J’étais petit, tu sais… Je me rendais compte de tout, mais je ne comprenais pas. Enfin… je crois que maman a essayé plusieurs fois de… fin… d’avorter… sans que Shawn ne le sache. »

    A ces mots, il déglutit. Même Shawn n’était pas au courant de cela. Pas même Sasha. Du moins… jusqu’à maintenant, elle ne l’avait jamais su. Sauf que cette fois-ci… La petite sœur du rouquin venait de pointer le bout de son nez. Elle avait ouvert la porte avec une discrétion telle que ni Violette ni Tristan ne s’en étaient rendu compte.
    La jeune Gryffondor les observait, et tendait l’oreille. Attentive. Curieuse. Douloureusement curieuse… Jamais son frère n’avait raconté tout cela. Pas même à elle. Et elle comprenait pourquoi. Tous deux savaient à quel point il y a des sujets qu’il vaut mieux – parfois – essayer d’enterrer. La petite fille avait toujours pensé qu’ils en arriveraient un jour aux confessions. Elle y croyait. Même si elle ne voulait pas se résoudre à en entendre parler trop tôt.
    Seulement là… Il racontait. C’était étrange de voir son frère raconter à Violette cette histoire… Qu’elle n’avait jamais entendu. Elle ne connaissait que quelques bribes. Surtout à cause de la veille. Peut-être qu’elle avait envie de tout savoir. Besoin.
    Alors elle s’avança. Et c’est à cet instant que son grand frère tourna les yeux vers elle. Y lisait-elle de la culpabilité? De la compassion? Peu importe. Elle ignora la douleur du jeune homme. Elle avait appris à vivre sans l’amour de sa mère. Une révélation de plus ne changerait rien à cela. Aussi s’asseya-t-elle au côté de Tristan, se blottissant contre lui. Façon de lui montrer qu’elle voulait connaître la suite… Qu’elle était prête.

    Tristan hésita. Il sentit sa petite sœur contre lui, et avait peur de lui faire du mal en poursuivant. Mais il s’était engagé personnellement, avec lui-même, à tout dire.


    « Et puis tu es née Sasha… et là, maman est devenue… vraiment bizarre. Shawn parle de dépression post-natale. Il doit avoir raison. Après tout, c’est lui le guérisseur. Enfin… maman s’est mis à quitter très souvent la maison. Elle nous laissait tous seuls. Pendant qu’elle allait voir mon… père… je crois qu’elle espionnait leur famille. Pour voir… peut-être même qu’elle a essayé de leur parler… j’en sais rien en fait. Mais pendant ce temps, je m’occupais de Sasha. C’était un bébé… et je n’avais que cinq ans… alors bien sûr je faisais des bêtises. Je faisais jamais exprès. Quand Shawn rentrait le soir… au début il était en colère… ils ont commencé à se disputer. Mais je crois qu’il était surtout très inquiet pour nous… et malheureux… très malheureux… Tu sais, Shawn était vraiment amoureux de maman. Et ensuite, il y a eu le jour où j’ai découvert mes pouvoirs. Je crois que ça a cassé quelque chose… dans le cœur de Shawn… c’est à ce moment-là qu’il a accepté… enfin je sais pas si c’est vraiment le mot mais… il a compris qu’il ne la récupèrerait pas. Peut-être même qu’elle n’avait jamais été sienne. Alors, il a essayé de diminuer ses absences pour pallier celles de maman… je crois que le pire, ça a été quand je suis entré à Poudlard. Tu avais juste six ans, petite sœur… Et Shawn devait avoir peur de ce que ma mère ferait. Mais finalement, elle s’est contentée de n’être jamais là… Elle voulait que j’aille à Serpentard. Pour l’honneur de la famille tu vois. Je crois qu’elle pensait que ça nous réintègrerait au manoir… Sauf que bien sûr, je suis allé ailleurs. Ça l’a mise en colère… elle s’est battue avec Shawn. En disant que c’était de sa faute…
    - Oui, c’est moi qui t’avais raconté ça. Tu étais à Poudlard quand ça s’est passé…
    - Oui… désolé… j’aurais voulu être avec toi…

    Tristan fit une pause… Il y avait encore bien des choses à dire… Notamment l’engueulade de la veille. Mais il ne voulait pas assommer Violette avec un trop-plein d’informations…




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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Dim 16 Jan - 18:57

    « Ma mère a toujours été amoureuse de mon… père… et elle l’est encore aujourd’hui. Quand on a du partir de là-bas… Elle avait le cœur brisé. Elle était obligée de nous cacher, à cause de ma… grand-mère… qui avait très certainement des intentions peu orthodoxes. Et puis… elle a rencontré Shawn. Je crois que c’est parce qu’elle le connaissait de réputation qu’elle a… baissé la garde? Elle voulait me protéger. Enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre. Et… et donc elle s’est laissé séduire… Tu ne l’as jamais vu, mais elle est… très belle… donc ce n’était pas très difficile pour elle… et puis Shawn. Enfin tu sais comment il est. Il a le cœur sur la main, il est extrêmement gentil… trop peut-être… alors il nous a tout de suite proposé d’emménager chez lui. Ma mère a du voir là-dedans une… sorte d’issue de secours. Quelque chose comme ça tu vois… »

    La colère retombait. Quand on aime, on est capable de faire n'importe quoi...et la Elwenn aimait son fils, elle en était persuadée. Elle avait fait ça pour le protéger...elle avait fait ça pour lui. Pour eux. Au fond, il n'y avait pas que du mauvais. Violette cherchait toujours du bon dans chaque personne, parce qu'il y en avait, dans le monde, tous autant que nous sommes, nous avons une part de bien, une part de lumière, caché au plus profond...il fallait la trouver, et ne pas se laisser désarmer. La poufsouffle le laissa continuer. Il ne la regardait plus, il fixait un point inconnu à l'horizon...c'était dur pour lui, ça se sentait. Il faisait un effort énorme pour confier...tout.

    « Donc on a emménagé ici. Et puis… Elle se comportait plutôt comme une amoureuse au début. Enfin je pense. Ça se passait bien. On était heureux… Mais il y a eu deux événements qui ont fait que… ça a changé. Maman n’était plus capable de mentir. Mon… père… s’est trouvé une nouvelle femme. Quant à maman… elle est tombée enceinte… A la maison, tout était différent. Tout. Ma mère semblait complètement à côté d’elle-même. Une ombre. Tandis que Shawn ne voyait rien, trop absorbé par la joie d’être papa. J’étais petit, tu sais… Je me rendais compte de tout, mais je ne comprenais pas. Enfin… je crois que maman a essayé plusieurs fois de… fin… d’avorter… sans que Shawn ne le sache. »

    Avorter...avorter ! Si elle l'avait fait, comment aurait réagi Shawn ? Il était tellement heureux de devenir papa ! Il n'aurait pas supporté, Violette en était certaine...c'était horrible. Et la jeune poufsouffle n'ayant jamais vu la mère de Tristan ne savait pas vraiment quoi penser. Tout le monde a du bon...tout se mêlait dans l'esprit de la jeune fille, ça en faisait tellement d'un coup ! Une cascade tombait sur elle, elle était trempée jusqu'aux os et ne parvenait pas à se sécher. Un frisson lui parcourut l'échine, elle trembla. C'était dur...mais plus il parlait, plus il confiait sa souffrance, et plus Violette se sentait proche de lui. Ils ne faisaient plus qu'un, à présent. Violette ne le coupa pas, elle écouta attentivement chaque mot, chaque phrase. Et Sasha arriva enfin...au mauvais moment ? La poufsouffle se doutait bien que Tristan n'avait jamais raconté tout ça à sa petite sœur, elle les regardait, elle regardait son frère et alla se blottir contre lui. Il allait continuer, même si c'était douloureux, parce qu'il en avait la force. De toutes manières, ce moment devait bien venir un jour. Il y a un moment où l'on doit faire face, c'est ainsi. Arrêter de fuir, arrêter de prendre les chemins sans un mur pour vous barrer la route, sans une pierre pour vous faire trébucher...il fallait savoir prendre les sentiers reculés, escarpés et semés d'embuches, pour se sentir fier, lorsqu'on arrive au bout. La vie est une ribambelle de choix à faire, une multitude d'obstacles...il faut savoir s'aventurer en terrain inconnu ! L'aventure, c'est quelque chose de magique, ne trouvez-vous pas ? La vie est une aventure, la vie est magique.
    Violette offrit un sourire à la jeune fille, sa jeune amie, sa petite sœur de cœur...mais pas un sourire gêné, pas un sourire rempli d'une fausse compassion, non, juste un sourire. Sincère. Simple. Comme d'habitude. Elle la regarda se blottir contre son frère et sentit le lien fort qui les unissait et les unirait toujours. Il continua...


    « Et puis tu es née Sasha… et là, maman est devenue… vraiment bizarre. Shawn parle de dépression post-natale. Il doit avoir raison. Après tout, c’est lui le guérisseur. Enfin… maman s’est mis à quitter très souvent la maison. Elle nous laissait tous seuls. Pendant qu’elle allait voir mon… père… je crois qu’elle espionnait leur famille. Pour voir… peut-être même qu’elle a essayé de leur parler… j’en sais rien en fait. Mais pendant ce temps, je m’occupais de Sasha. C’était un bébé… et je n’avais que cinq ans… alors bien sûr je faisais des bêtises. Je faisais jamais exprès. Quand Shawn rentrait le soir… au début il était en colère… ils ont commencé à se disputer. Mais je crois qu’il était surtout très inquiet pour nous… et malheureux… très malheureux… Tu sais, Shawn était vraiment amoureux de maman. Et ensuite, il y a eu le jour où j’ai découvert mes pouvoirs. Je crois que ça a cassé quelque chose… dans le cœur de Shawn… c’est à ce moment-là qu’il a accepté… enfin je sais pas si c’est vraiment le mot mais… il a compris qu’il ne la récupèrerait pas. Peut-être même qu’elle n’avait jamais été sienne. Alors, il a essayé de diminuer ses absences pour pallier celles de maman… je crois que le pire, ça a été quand je suis entré à Poudlard. Tu avais juste six ans, petite sœur… Et Shawn devait avoir peur de ce que ma mère ferait. Mais finalement, elle s’est contentée de n’être jamais là… Elle voulait que j’aille à Serpentard. Pour l’honneur de la famille tu vois. Je crois qu’elle pensait que ça nous réintègrerait au manoir… Sauf que bien sûr, je suis allé ailleurs. Ça l’a mise en colère… elle s’est battue avec Shawn. En disant que c’était de sa faute…

    - Oui, c’est moi qui t’avais raconté ça. Tu étais à Poudlard quand ça s’est passé…
    - Oui… désolé… j’aurais voulu être avec toi… »

    Un choc. C'était un véritable choc. Violette avait mal au crâne, tant de choses ! Elle s'en voulait, d'un côté, de ne jamais lui avoir demandé tout ça avant, elle aurait voulu vivre ça avec lui ! Mais elle ne savait pas...elle ne savait rien, en réalité. Mais maintenant, tout était clair, tout était devenu...lumineux, et sombre en même temps. Elle ne savait plus quoi faire, ni quoi dire. Dire qu'elle était désolé ? Dire que tout ça était horrible et qu'elle voulait faire quelque chose ? Non. Ne pas remuer le couteau dans la plaie. Elle ne voulait en aucun contourner tout ça, non, elle voulait que la vie continue, que la rivière continue de couler lentement, que le soleil brille de nouveau, que le froid l'envahisse. Elle voulait que tout reste comme avant. Parce qu'en fait, rien n'avait changé ! Elle le comprenait juste mieux, elle voyait juste plus clair, quoi de mal là dedans ? Elle sécha ses larmes et se leva en tendant les mains vers le ciel, un sourire radieux sur le visage.

    « Mais Shawn doit être le plus heureux des hommes, tu sais pourquoi ? Parce qu'il vous a, vous deux ! Éloignons tout ça maintenant...et n'oubliez pas, je serais toujours là ! »

    Elle tendit les mains à ses deux amis et les releva. Oui, elle aurait voulu les réconforter, oui, elle aurait voulu leur dire tout ce qu'elle avait sur le cœur à cet instant, mais si elle ne le faisait pas, ce n'était pas par manque de courage...il n'y avait pas que ça. Elle n'en faisait rien parce que le meilleur remède...c'est le rire. De tout oublier. D'éloigner tout l'espace de plusieurs heures. Et ils comprendraient. Ils comprendraient qu'elle était avec eux, qu'elle partageait. La jeune fille regarda alors Sasha, d'un air malicieux, elle lui avait fait une promesse...et finalement, peut-être qu'elle la tiendrait ! Transformer Tristan en bonhomme de neige ? C'est possible, grâce à la magie ! Et puis, ça pouvait être un bonhomme de neige...en tissu ? Elle sortit sa baguette et fit un clin d'œil à la petite...elle comprit tout de suite. Elle souffla un « T'es prête ? » et lança un sort qui transforma son MEILLEUR ami...enfin, qui fit pousser - pousser ? - un costume de bonhomme de neige sur lui ! Original 8D. Elles se mirent à rire aux éclats. Et voilà. Violette range sa baguette, plus que satisfaite.


    « Je tiens toujours mes promesses...ça va Roudoudou ? Ça va te tenir chaud ! Et puis faut avouer que t'es mignon comme ça ! Hein qu'il est mignon, Sasha ? Boooon, c'est pas le tout, mais j'ai faim ! Il est quelle heure ? Je suis sur que l'heure du gouter approche... »

    Le gouter. C'était toute sa vie ! Elle n'avait jamais raté ce moment merveilleux. Oui, c'était une gourmande, oui. Qui ne le sait pas ?
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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Lun 17 Jan - 23:32

    Sasha se blottit contre lui un peu plus. Le lien entre le frère et la sœur était révélateur des épreuves qu’ils avaient endurées à cause – grâce? – à leur mère. Une femme d’ailleurs qui ne se considérait la mère que d’un seul de ces enfants. Elle avait toujours été très claire à propos de cela. Tristan était SON fils ; et c’était d’ailleurs pour cela qu’elle refusait d’entendre l’enfant appeler Shawn « papa ». A l’inverse, Sasha était la fille de son père. Et jamais on n’avait entendu Elwenn en parlant comme si elle était SA fille. Non. Elle restait étrangère à cette enfant qu’elle n’avait pas désirée, qu’elle refusait de reconnaître comme sienne, qu’elle ne voyait probablement que comme un signe indestructible de sa propre déchéance. Cette attitude – qui n’avait rien de maternelle – aurait pu détruire les jeunes gens, les opposer. Le comportement d’une femme aurait pu les pousser à l’envie, à la jalousie, au besoin d’écraser l’autre… A quoi devaient-ils leur salut, leur amitié, leur amour? A qui? Peut-être que Shawn avait joué un rôle dans leur fraternité… Mais ce n’était probablement pas l’acteur principal de leur relation. Non. Ils ne devaient cette force qu’à eux-mêmes. Car oui, ils s’étaient construits ensemble, l’un grâce à l’autre, sans jamais douter de leur relation. Malgré les tentatives d’Elwenn pour les éloigner… Que pouvait-elle faire contre un frère et une sœur qui s’aimaient, s’élevaient, grandissaient ensemble et seuls. Sans elle. Il est difficile de manipuler des enfants sans leur apporter autre chose que de l’absence, du vide…
    Surtout quand ces enfants sont Sasha et Tristan.

    Violette sécha alors ses larmes. Le jeune homme se demandait ce qui avait pu lui traverser l’esprit pendant qu’il avait raconté tout cela… Il la regarda à nouveau, plus serein, plus détendu. En paix avec lui-même – du moins un peu plus qu’avant. Et le sourire qu’elle lui offrit ne fit qu’alléger son cœur davantage. Avait-il dit qu’elle était merveilleuse? Oui? Eh bien désolé, mais il allait le dire une nouvelle fois. Cette fille était MER-VEIL-LEU-SE. Et il se galvanisait d’avoir une fille aussi extraordinaire et lumineuse comme MEILLEURE amie. Parce qu’avouez… On peut être fier de côtoyer des personnes aussi enrichissantes. N’est-ce pas?
    La Poufsouffle se leva et en la voyant faire, il pensa à un soleil.


    « Mais Shawn doit être le plus heureux des hommes, tu sais pourquoi ? Parce qu'il vous a, vous deux ! Éloignons tout ça maintenant...et n'oubliez pas, je serais toujours là ! »

    En entendant ces mots, il sourit. Et sans même jeter un regard à sa petite sœur, il savait qu’elle aussi. Il fallait voir Sasha et Shawn ensemble… Le père et la fille… Ils étaient éclatants de joie, tous les deux. C’était fantastique. Ça ajoutait un peu de couleurs, de vie, dans cette maisonnée. Tristan appréciait de les voir tous les deux. Se disputer, discuter, se sauter dessus, rigoler… Tout dans cette relation criait au reste du monde « on s’aime et c’est tout ». Que ça plaise ou non. Quand ils étaient comme ça, Tristan préférait devenir un spectateur. Considérant qu’il n’avait pas le droit d’en demander plus. Il savait parfaitement l’amour qu’ils éprouvaient pour lui, et ne remettrait jamais cela en question. Mais il savait également qu’on a besoin de son père – de moments privilégiés avec lui. Il n’avait pas eu une telle chance. Il refusait de sacrifier celle de Sasha. Elle n’avait pas à proprement parler de mère. Il ne pouvait pas lui enlever son père, par pur égoïsme.
    Peut-être que c’était aussi pour ça qu’ils s’entendaient si bien… Ils connaissaient les besoins de l’autre, les respectaient, et s’en réjouissaient.

    Violette leur tendit une main, qu’il attrapa à la volée pour se relever avec souplesse. Sa sœur en fit autant. Il glissa à l’oreille de sa MEILLEURE amie quelques mots
    « Je sais. Et tu sais que je serai toujours là aussi. » avant de capter un regard bien trop malicieux échangé entre les deux filles… Un coup d’œil pareil, en général, ça ne présageait rien de b… baguette? Pourquoi cette fichue Jaune sortait-elle sa baguette magique? Qu’avait-elle en tête?! Ça ne sentait vraiment pas b… bonhomme de neige?... Oh non! Violette! Cette nana pouvait se montrer insupportable quand elle le voulait… Il avait l’air de rien là, avec cet accoutrement gros bonhomme de tissu.
    Et pourquoi elles riaient comme des bossus, ces deux pestes? Ah elles voulaient jouer à ça… Bien bien… La vengeance est un plat qui se mange froid hein? C’est bien ça qu’on dit? Parfait. Ça tombait vraiment à pic…


    « Je tiens toujours mes promesses...ça va Roudoudou? Ça va te tenir chaud ! Et puis faut avouer que t'es mignon comme ça! Hein qu'il est mignon, Sasha ? Boooon, c'est pas le tout, mais j'ai faim ! Il est quelle heure ? Je suis sûre que l'heure du goûter approche... »

    Si ça allait? Oh… à merveille… Et effectivement, ça tenait chaud ce déguisement stupide. Raaah il allait se venger… Oh oui. Et avec brio.
    ET EN PLUS, elle avait faim? Vraiment… C’était merveilleux de pouvoir se venger avec autant de… de style!
    Se déplaçant, comme il le pouvait avec ce costume particulièrement encombrant, il essaya de se baisser. Ce qu’il eut un peu de mal à faire. Et tandis qu’une de ses « mains » ramassait de la neige, il se précipita sur Violette et l’écrasa de tout son poids – heureusement qu’il n’était pas lourd, le vilain – et lui fit bouffer de la neige. Voilà. Elle avait faim, il la nourrissait. Avec un plat qui se mangeait froid. Extraordinaire non?!
    Il en aurait bien fait autant avec sa petite… tiens… où était-elle passée, celle-là? Ce n’est que quand il réalisa qu’elle n’était plus dans son champ de vision qu’il sentait une petite furie lui sauter sur le dos en hurlant. Il l’aurait bien envoyée voler quelques mètres plus loin, mais déjà la miss Howard se joignait à la bataille et finalement, c’est lui qui se retrouva écrasé par les deux tarées qui lui servaient respectivement de MEILLEURE amie et de petite sœur. Oh, il ne lui aurait pas fallu faire beaucoup d’efforts pour se débarrasser de ces sangsues, mais il préféra frapper le sol trois coups avec la main droite, signe qu’il se rendait.
    Et pour les convaincre plus rapidement…


    « Violette avait décidé de goûter… »

    Le dernier mot de sa phrase était magique. Du moins, la magie opérait à merveille avec la blonde au canari. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire – cette expression est stupide, vu le temps qu’elle prend à être écrite – la jeune femme fut debout, et tendait une main amicale pour que le rouquin se relève. Toutefois, méfiant, il préféra se débrouiller sans son aide… Elle ne s’en formalisa pas et se précipita – au coude à coude avec Sasha – vers la porte d’entrée.
    Tristan les regarda et leva les yeux au ciel, avec un petit sourire… Complètement barjos, ces nanas. Il les suivit toutefois, parce que lui non plus n’était pas du genre à rater un événement aussi ESSENTIEL que le goûter. Non mais! Il avait entendu dire que certaines personnes ne prenaient même pas leur quatre-heure. SACRILEGE! Ces gens n’étaient qu’un ramassis de psychopathes anorexiques… Impossible de comprendre leur geste.

    Quand il passa le seuil de la porte, il fut étonné de ne pas entendre un bruit… Les paquets de gâteaux « spécial Vio » auraient du être en train de se faire déchirés par les affamées. Mais non. Pas le moindre son provenant du salon-cuisine-salle à manger. Il avança prudemment… pour trouver la salle vide. Il n’eut pas le temps d’écarquiller les yeux que…




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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Jeu 20 Jan - 20:29

    AAAAAAAAAAAAH ! Il était en train de lui faire bouffer - manger, s'il vous plait Suspect - de la neige ! C'était...froid. Trop froid. Il avait de la suite dans les idées son ROUDOUDOU. Seulement, à deux contre un et dans un costume aussi ridicule que pas pratique, il aurait du mal à vaincre. Ben oui, Sasha s'était déplacée et sautait sur le garçon en criant comme une tarée. Violette riait à en pleurer, même si elle avait froid. C'était pas grave. Mais la bataille ne dura pas longtemps, son MEILLEUR ami venait de prononcer le mot magique, non, pas « s'il te plait », ce mot là n'avait rien de magique, enfin ! Non, il venait de dire...

    « Violette avait décidé de goûter… »

    Bip bip bip bip, goûter . Le radar de la poufsouffle se mit en route et elle se leva immédiatement et tendit une main à son ROUDOUDOU avec un immense sourire. Il ne la prit pas et se débrouilla tout seul, elle courut avec Sasha vers la porte d'entrée et lui lança un regard malicieux, ce regard qui voulait dire « On fait une farce ? ». Pas besoin de paroles entre les deux filles ! Violette avait-elle une idée dans la tête ? Non. Absolument pas. C'était vrai ! Elle n'avait pas de plan ou de truc comme ça, elle y allait au feeling, comme d'habitude. Elle se mit à réfléchir plus vite que l'éclair - réfléchir pour ça, c'est facile 8D - et trouva enfin LE truc trop génial. Elle ouvrit la porte - oui oui, entre l'extérieur et la porte, elle avait trouvé une connerie, bluffant hein ? - et prit Sasha par le bras pour qu'elle la suive, direction le canapé ! Elles se cachèrent et la poufsouffle lui fit signe de ne rien dire, elle maitrisait. Elle comprendrait bien vite. La jeune fille sortit sa baguette et...elle lança un sort sur TOUS les meubles - même le canapé - qui se mirent à bouger, et...à parler 8D. Trop fun, non Very Happy? Elle se retint de rire et c'est à ce moment là que Tristan entra dans la pièce. Le grille pain lui fonça dedans et se mit à lui taper la discute - ça fait mal une discute ? - tout en essayant de se détacher de sa prise. Violette comprit les mots « Bonjour », « Bernard », « pain » et « confiture ». Bonjour je m'appelle Bernard, tu veux du pain à la confiture ? Si c'était ça, alors...

    « MOI J'EN VEUX ! » cria Violette en bondissant de sa cachette et en courant direction du grille pain parlant. Elle regarda son ROUDOUDOU et finit par éclater de rire en disant « Avoue, c'est fun 8D ! Regarde, ton canapé regarde la télé ! Et la lampe fait connaissance avec le tapis, ils s'entendent bien on dirait ! La maison est encore plus coule comme ça ! Et pis ils sont gentils, hein ? Tu trouves pas ? Allô, tu me reçois ? »

    Il semblait sous le choc. Et Sasha ? Toujours derrière le canapé ? Elle alla vérifier mais elle avait disparu ! Mangée par l'armoire :O? Ah ouiii...ou presque. Le tapis et la lampe étaient de mèches et ils avaient fait de la petite Sasha un saucisson . Violette s'arrêta, regarda la pièce, son ROUDOUDOU toujours en bonhomme de neige, les meubles parlant, Sasha...et que fit-elle ? Elle éclata de rire sans pouvoir s'arrêter, c'était tellement...Hilarant ! Décidément, elle ne pourrait jamais se passer de magie ! Mais elle peut parfois être capricieuse. La lampe - allumeuse celle là 8D ahahah - draguait le tapis-saucisson et elle s'éteignit ! C'était tout noiiiir ! La poufsouffle appela son MEILLEUR ami mais ne le trouva pas, pourtant, c'était pas bien grand. Mais elle cru l'entendre dire de ne surtout pas bouger. Ben pourquoi ? Aaaaah...Violette + noir = objets cassés ! Elle se stoppa donc dans son élan et entendit des cris partout, les meubles avaient-ils peur du noir ? Ça s'agitait ! Et comme c'était elle qui avait foutu tout ce joyeux bordel, c'était à elle de réparer ! Non sans un éclat de rire incontrôlée, elle attrapa sa baguette et formula un Lumos qui éclaira tout le salon. Elle en profita pour rompre le charme des meubles. C'est con, un meuble, n'empêche Suspect. Et puis c'est koule aussi. Un peu de calme. Trop de calme. Elle ralluma la lumière et...BOUM. Non non, c'était pas un objet genre qui coute super cher ou un cadeau - elle l'avait déjà faite celle là, casser un cadeau qu'elle avait fait à Tristan ! -, c'était elle. Elle venait de se prendre dans le fil du grille pain, sacré Bernard, va.

    « Ben...keskilfoulàlui ? Je vais bien ! Et j'ai rien fais, c'est lui là ! »

    Elle porta sa main à son front, une bosse. Rooooh ! Oh puis après tout, des blessures de guerres, elle en avait déjà beaucoup. Son MEILLEUR ami était toujours au même endroit que tout à l'heure, dans son costume :B, elle alla vers lui et le débarrassa de..ce truc 8D. Et puis Sasha...toujours en saucisson ? Violette se retourna, baissa la tête et elle trouva la réponse. Elle la débarrassa donc du tapis. Voilààààààà ! Comme si il s'était rien passé...sauf qu'il s'était passé quelque chose et que c'était...fun. Violette, une vraie gamine ? Absolument ! Elle préférait vivre joyeusement, ne pas s'occuper du ridicule, de ce qu'on pourrait penser d'elle, elle voulait s'amuser et profiter. On a qu'une vie, n'est-ce pas ? Alors vivons ! Elle croyait dur comme fer au bonheur. La preuve, elle était là, chez son MEILLEUR ami et sa petite sœur de cœur, et elle réussissait toujours à rire aux éclats même après tout ce qu'elle avait traversé. Alors au fond, n'était-ce pas une preuve de force, cette capacité à rire de gamineries comme ça ? Tout le monde ne la voyait pas, cette force ! Mais quelle importance ? On vit pour nous et pour les gens qu'on aime. Et les gens qu'on aime ne vous trouveront jamais faible. Au fond, personne n'est faible...la force est la même chez tout le monde, seulement certaines personnes ne parviennent pas à la faire sortir. Violette se savait forte, même si parfois elle doutait, même si elle avait parfois l'impression qu'on ne la prenait jamais au sérieux. Elle voulait avancer et la cultiver, cette force de vivre, cette joie de vivre...car si on lui enlève son sourire ou son rire, Violette n'est plus rien.
    Bon, et ce goûter alors ?! La jeune fille prit les mains des deux amours de sa vie et les emmenèrent vers...le frigo ! Elle sortit un yahourt à la fraise...enfin plusieurs - il en fait pour tout le monde, ahahah - et ouvrit alors le placard pour en sortir ses paquets de gâteaux qu'elle avait soigneusement choisis ! Puis, elle disposa tout ça sur un plateau qu'elle ne porta pas, mais qu'elle fit voler ! Magie magie ! C'était trop lourd Suspect. Mais ne croyez pas qu'elle n'avait pas pensé à ces petits choupinous, elle voulait juste les laisser choisir, elle faisait tout le temps ça, Violette. Et puis...c'était leur maison après tout ! Même si ici, elle se sentait chez elle. Une vraie famille !

    « J'ai dis que j'avais faim ? »

    Oui Violette, oui 8D. Et maintenant ? MANGER. La jaune et noire commença son festin. Elle ouvrit un yahourt à la fraise - si c'était à la fraise, pourquoi le contenu était blanc ? De la fraise blanche ? - et trempa des cookies au chocolat dedans. Ah, je vous avais pas dis que c'était la pro des mélanges en tout genre...? Les chips au nutella, vous avez déjà essayé ? C'est très bon. Et le sorbet au citron dans de l'eau pétillante ? Tellement bon.
    Non, plus tard, Violette ne travaillera pas dans un restaurant, vaut mieux pas ! Elle voulait devenir journaliste, parcourir le monde ! Voyager, c'était son rêve. Elle voulait voir d'autres horizons. Les seuls qu'elle avait vu jusqu'à maintenant se limitaient à New York - et encore, une petite partie - et l'Angleterre. Elle voulait visiter chaque recoin de cette Terre ! Et bien sur, goûter toutes les spécialités locales de chaque pays *__*.
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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Sam 22 Jan - 17:50

{Il n’eut pas le temps d’écarquiller les yeux que…}

    …absolument tous les meubles qui remplissaient la pièce se mirent à bouger et à… à parler??
    Tristan cligna des yeux, ébahi. C’était une hallucination? Un mirage? Un sortilège de confusion? Violette n’avait tout de même pas ensorcelé tous les objets du salon quand même… Il ne put que réaliser que SI, elle l’avait fait, lorsque le grille-pain lui rentra dedans. Outch. Chauffard! Tristan allait attraper l’objet et le remettre à sa place quand celui-ci se mit à lui adresser la parole d’un air particulièrement enjoué, et avec un débit vertigineux – merci la migraine – tout en essayant désespérément de s’arracher de la prise qui le maintenait prisonnier.


    « Hey Tristan le Pouffy, enchanté! Moi c’est Bernardette le grille-pain (non sans déconner… le grille-pain est une fille?!)! Je suis ravie de pouvoir enfin te toucher quelques mots. Faudrait que t’informes ton beau-papa absolument sexy (sexy? le grille-pain mate Shawn?!) que quand on veut faire des tartines de pain grillées, on évite de mettre la confiture avant de mettre les morceaux dans mes fentes! C’est collant, désagréable, et ça sent mauvais. »

    Le jeune homme écarquilla les yeux un peu plus qu’ils ne l’étaient déjà – façon ronds comme des billes. Son grille-pain – féminin – venait de s’adresser à lui d’une manière particulièrement étonnante. Et il avait du mal à visualiser Shawn faire un truc aussi ridicule. Effectivement, il lui en toucherait deux mots. A moins que Shawn apprécie la version confiture grillée… Pourquoi pas…
    Il allait répondre quand Violette surgit de derrière le canapé et courut vers eux – quelle folle furieuse cette fille – en hurla un…


    « MOI J'EN VEUX! »

    Elle en voulait? Mais enfin, de QUOI parlait-elle? Il la fixa d’un air complètement ahuri, avant de deviner ce qu’elle pouvait vouloir… Cette manie d’entrer dans une conversation sans avoir entendu tous les mots! Du Violette tout craché.
    Si lui avait saisi – ou du moins pensait avoir saisi – ce qu’elle pouvait tant vouloir, Bernardette était complètement larguée. Un grille-pain qui écarquille ses fentes, c’est assez… époustouflant. Tristan allait informer sa MEILLEURE amie de son erreur auditive quand elle lui lança un regard illuminé avant d’éclater de rire, tout en parlant…


    « Avoue, c'est fun! Regarde, ton canapé regarde la télé! Et la lampe fait connaissance avec le tapis, ils s'entendent bien on dirait! La maison est encore plus coule comme ça! Et pis ils sont gentils, hein? Tu trouves pas? Allô, tu me reçois? »

    A mesure qu’elle lui disait tout cela, il contemplait le… désastre? Plus jamais il ne verrait ses meubles de la même manière… Et l’allusion lampe-tapis le laissait quand même sceptique. Ça donnerait quoi comme descendance un truc pareil?! A vrai dire, non, il ne voulait pas savoir.
    Une nouvelle fois, il allait lui dire quelque chose quand elle fila voir derrière le canapé, d’un air intrigué. Que cherchait-elle? Mais au fait, où était passée Sasha? En suivant le regard de Violette, il eut la réponse. Alors là… Sa petite sœur était littéralement empêtrée dans le tapis. Un nem. Ce devait être absolument insupportable pour la Lionne qu’elle était. Oh, il aurait bien fait quelque chose s’il n’avait pas été transformé en bonhomme de neige – du moins, ce serait l’excuse quand elle lui reprocherait de n’avoir pas levé le petit doigt, la version officielle étant que ça ne pouvait pas lui faire de mal d’être enroulée dans un tapis.
    La seule qui restait maître de la situation – de la situation? non il faudrait quand même pas exagérer, maître de son corps et libre de ses mouvements, c’était plus juste – était évidemment Violette. Sans doute pour ça qu’elle était morte de rire au milieu de la pièce. Il en aurait bien fait autant si… eh bien pour commencer, s’ils ne s’étaient pas retrouvés subitement dans le noir.


    « Oh non… Violette, ne bouge pas! »

    Surtout pas… Sinon, cet endroit ressemblerait bien vite à un champ de bataille. Et Shawn avait beau être un type adorable, ce n’était pas certain qu’il apprécie de voir tous les objets de la maison réduits en poussière après le passage de leur tornade Jaune nationale. Aussi espérait-il qu’elle allait sagement écouter ce qu’il venait de lui dire et s’arrêter de gigoter.
    Sauf qu’en l’occurrence, c’était tout de même une pagaille monstre. Pourquoi hurlaient-ils tous comme ça? Des meubles qui ont peur du noir… Trop bien… Mais où avaient-ils acheté le mobilier, bon sang!
    Heureusement, sa MEILLEURE amie se décida à éclairer les lieux et à annuler l’enchantement. Mais comme un événement positif n’arrive jamais sans son contraire – équilibre des choses exige – un bruit sourd emplit la pièce. Le grille-pain…


    « Ben...keskilfoulàlui? Je vais bien! Et j'ai rien fait, c'est lui là! »

    Il la regarda, sceptique. Mais il avait l’habitude. Après tout, elle était elle-même en toutes circonstances. Folle. Et c’était ça qui lui plaisait. Il contempla Bernardette – c’est étrange de connaître les prénoms de ses meubles et objets – et poussa un soupir. L’objet ne devait pas être trop abîmé.
    Il parvint tout de même à glisser quelques mots à l’attention de la blonde envahissante – envahissante mais pas trop, parce qu’il l’aimait comme ça – pour l’informer de l’identité du grille-pain.


    « C’est une fille… enfin… si on peut parler de fille quand on parle d’un grille-pain… bref, Bernardette. »

    Et ENFIN, il se sentit LIBRE. Violette venait de le débarrasser de son costume de gros patapouf blanc. Il se mit à gigoter un peu pour vérifier qu’il pouvait à nouveau se déplacer normalement. Et tandis qu’il s’étirait, la Poufsouffle libéra également sa petite sœur, qui ronchonnait d’être restée coincée dans un tapis à cause de l’idée lumineuse de son idole. Tristan la regarda avec un petit air narquois. Il adorait sa sœur, mais parfois ça ne lui faisait pas de mal ce genre de mésaventures. Elle était tellement impétueuse. Pas étonnant qu’elle se soit retrouvée chez les Rouges et Ors.
    En tout cas, ça faisait du bien d’avoir Violette à la maison. Elle avait un don pour changer les idées en moins de deux. Elle était un soleil dans cette famille.

    Soudain, elle leur prit les mains et les entraîna à sa suite, direction le frigo. Eh bien, on pouvait dire qu’il y en a une qui perdait pas le Nord, hein! Il l’observa sortir un, ah non, des yaourts. Tout ça pour elle? Ou bien pensait-elle également à leurs estomacs? Il avait comme un doute sur le dernier point. Ensuite, elle attrapa ses gâteaux préférés. Encore un signe que cette maison était également la sienne. Il eut un sourire en la voyant disposer tout cela sur un plateau. Qu’elle fit voler, évidemment. Il ne faudrait pas qu’elle se foule le poignet en faisant un effort tout de même. Il leva les yeux au plafond, mais garda son sourire angélique.
    Il la regarda ensuite s’installer et réprima un rire quand elle demanda…


    « J'ai dit que j'avais faim? »

    Tandis qu’elle commençait à dévorer ce qu’il y avait sur son plateau, en faisant des mélanges comme à son habitude, lui attrapa une pomme et deux carrés de chocolat. Ça suffirait. Pour le moment… Laissant sa petite sœur réfléchir à ce qu’elle pourrait bien avaler, il rejoint sa MEILLEURE amie. Et il croqua à pleines dents dans sa pomme verte acidulée, comme sa voisine de goûter croquait à pleines dents dans cette vie.
    Il avala ensuite un morceau de chocolat, qui le remplit de chaleur. MIAM!
    Et il se tourna vers Violette qui avait la bouche pleine de cookie au yaourt. Il sourit avant de lancer la conversation…


    « Alors ma belle, après ce coup magistral, comment vas-tu faire pour rester à la hauteur pour ton prochain sortilège? T’as tapé haut là quand même… Pourquoi tu fais pas ce genre de démonstrations à notre petit Flitwick? Je suis sûr qu’il adorerait! »

    Leur professeur de Sortilèges – à demi gobelin, non? – avait un faible pour les talents du fils Lockwood, et il le montrait régulièrement. Il fallait reconnaître qu’avec tout le travail que faisait Tristan, il se donnait les moyens de réussir dans trois matières en particulier, et s’en sortait à merveille.
    Toutefois, il n’était pas certain que le petit bonhomme apprécie particulièrement de voir sa salle de classe changée en zoo de meubles. Et ils n’avaient pas la chance d’être en cinquième année et de pouvoir faire passer leurs tours pour des farces des Maraudeurs. Sirius n’apprécierait peut-être pas ce genre de pensées. Mais évidemment, Tristan n’était pas sérieux. Il n’était vraiment pas du genre à fuir ses responsabilités et à laisser les autres écoper de punitions à sa place.
    Ce qui était facilité par le fait qu’il n’écopait jamais de punitions, en réalité. Ce n’était pas le cas de tout le monde – hein Ludo!




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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Sam 29 Jan - 0:39

    « Alors ma belle, après ce coup magistral, comment vas-tu faire pour rester à la hauteur pour ton prochain sortilège? T’as tapé haut là quand même… Pourquoi tu fais pas ce genre de démonstrations à notre petit Flitwick? Je suis sûr qu’il adorerait! »

    Rester à la hauteur ? Trop facile, quand on s'appelle Violette Mary Howard ! Les conneries, chez elle, c'était toujours du haut niveau - mais c'était jamais des conneries trop graves hein, n'allez pas croire que c'était une fauteuse de trouble, non, c'est un ange, la p'tite jaune Very Happy. Et côté Flitwick...mouais, mais bon, les cours, c'était pas trop sa tasse de thé. Elle était bonne élève et obtenait de bonnes notes si elle travaillait un minimum ! Mais elle préférait les pauses entre les cours...enfin, en même temps, pendant les cours, elle faisait un tas de choses : dormir, papoter, rire, papoter, copier - quand même 8D ! - papoter, rire, papoter et dormir. J'avais dis qu'elle était bavarde ? Bref, revenons à nos moutons ! C'est à dire...goûter . Oh mais...

    « Y'a plus rien ! »

    Vide, le plateau, vide ! Il ne restait plus que des pots de yahourts vides, un verre vide, des paquets de gâteaux VIDES ! Qui avait mangé son goûter ? QUI AVAIT OSE ? Ah...c'était elle en fait. Quoi ? Mais quoi Suspect? J'avais dis qu'elle était gourmande, j'avais prévenu ! Bon...mais elle avait encore faim ?! Elle avait mangé au moins trois yahourts, deux verres de jus d'orange et...pleins de gâteaux fourrés au chocolat ! Donc euh...non, elle n'avait plus vraiment faim. C'était juste de la gourmandise. Elle regarda son Tristan avec de grand yeux qui brillaient presque - comment ça ils brillent toujours ? - et lui fit un énoooorme sourire, comme elle savait si bien les faire. Pourquoi ? Devinez ! Elle regarda ensuite un peu plus bas...il avait fini, tout ! Y'avait plus rien non plus . Et chez Sasha alors Very Happy?....Beuuuuh, rien non plus ! Violette fit la moue et finalement, au bout d'exactement une minute et trente six secondes, elle se releva et fonça, avec son plateau, vers la petite cuisine. Elle lava ses couverts et son verre, jeta ses déchets et rangea le plateau à sa place - - avant de revenir vers son MEILLEUR ami et la sœur de son MEILLEUR ami 8D. Une idée en tête ? Peut-être...peut-être...! Il n'était que 16h30 après tout ! Ils avaient encore le temps de faire tellement de choses. Et il en manquerait certainement, du temps, pour faire tout ce qu'elle avait rangé par dossiers dans sa petite tête.
    Hééééé, mais ! Elle avait pas répondu à la question de son roudoudou ! M'enfin Suspect. Bon, c'était pas une vraie question, elle était pas obligée de répondre...mais bon, c'était important pour elle ! Elle ne voulait surtout pas qu'il croit qu'elle s'en fichait de ce qu'il disait ! Même si ça, il ne le penserait jamais.


    « Oh, t'en fais pas, je serais à la hauteur ! La prochaine fois, je te réserve un feu d'artifice 8D ! Oh mince...c'était une surprise ! J'ai rien dis, j'ai rien dis, j'ai rien diiiiiiiiis ! Et pour ce qui est de Flimachinchose...humf Suspect. » répondit-elle en souriant bêtement - et béatement.

    Le feu d'artifice, c'était sérieux. Très sérieux. Elle voulait vraiment le faire ! Le soir, le ciel serait dégagé, les étoiles seraient partout, elles brilleraient comme des diamants, elle en était certaine. Alors, pourquoi ne pas profiter de la nuit ? Violette était fière de son idée géniale. Mais en attendant ? Que faire ? Pourquoi pas, pour une fois, laisser son roudoudou choisir ? Il avait surement des idées coules lui aussi ! Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ! Peut-être même que Sasha aurait elle aussi des idées....wouhouuuuuuuuu, on va s'amuseeeeer Very Happy ! Violette débarrassa tout le petit bazar goûtale et s'assit en face de ses deux chéris .


    « Very Happy...bien, commençons la réunion ! » dit-elle en prenant son air le plus sérieux possible, comme pour dire que cette fois, elle ne manigançait rien...pour le moment « Monsieur Tristan et mademoiselle Sasha, faites moi part de vos idées ! »

    Elle dit apparaitre une plume et un bout de parchemin vierge pour noter tout. Quelle génie Cool...ou quelle imagination, plutôt ! Cette fille avait une imagination VRAIMENT débordante. Ses amis trouvaient ça attendrissant...vous trouvez ça attendrissant de voir que sur un pan de mur, les pierres forment un " 16 " ? Ce n'est qu'un exemple, y'en a d'autres 8D.
    En tout cas, Violette, elle ne changerait pour rien au monde ce qu'elle était. Ses défauts et ses qualités formaient un tout, ils faisaient son charme. On l'aimait comme ça. Si elle changeait ? On ne l'aimerait plus !

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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Lun 31 Jan - 0:43

    Il continua son goûter tandis que sa MEILLEURE amie ne répondait pas à sa question qui après tout n’en était pas vraiment une. De toute manière, il connaissait bien assez la jeune femme pour savoir que son esprit avait tendance à papillonner de pensée en pensée. Il était rare de la voir répondre du tac au tac – sauf quand on parlait de nourriture, évidemment. Alors il ne s’en préoccupa pas, et termina son maigre repas. Se resservir? Mmh… Il était en train d’envisager la question quand une voix s’éleva juste à côté de lui…

    « Y'a plus rien! »

    Il tourna son regard vers Violette et sourit. Evidemment qu’il n’y avait plus rien! Elle ne se rendait pas compte à quel point elle pouvait manger vite, cette folle. Il se demandait régulièrement comment elle faisait pour avaler façon aspirateur – outil moldu pour remplacer les sortilèges dépoussiérants – et ne pas s’étouffer. C’était un miracle de la nature – Violette dans toute sa splendeur en fait. Il faillit lui faire une petite réflexion malicieuse, mais elle était déjà en train de lui faire un de ses immenses sourires qui se voulaient innocents – échec total. D’ailleurs, elle cessa bien vite de jouer les petits anges quand elle remarqua qu’il avait fini son goûter. Quelle fille! Terrible! Déjà elle s’en prenait à Sasha, mais là encore, plus rien. Il essayait d’imaginer la gourmandise de son amie au comble du désespoir. Survivrait-elle? Il y avait intérêt oui! De toute manière, si elle mangeait un gâteau de plus, elle serait trop lourde pour s’amuser après. Alors… Plus de gâteaux! Non mais…
    Pendant qu’il essayait d’imaginer une demoiselle Howard clouée dans un canapé, incapable de se déplacer – et il avait énormément de mal à avoir une telle image en tête – sa concentration l’empêchait de voir la petite moue qui se dessinait sur le visage de sa MEILLEURE amie. Il abandonna sa tentative de visualiser l’impossible quand elle bondit vers la cuisine.
    Non… elle n’allait pas ENCORE se goinfrer?!
    Quand il la vit en train de laver son plateau, il se mordit la langue. Il avait pensé trop vite. Finalement, elle était capable de faire face à son péché avec une force insoupçonnable. Violette VS Gourmandise. And the winner is… MEILLEURE!!

    D’ailleurs, notre vainqueur internationale lança un…


    « Oh, t'en fais pas, je serai à la hauteur! La prochaine fois, je te réserve un feu d'artifice 8D ! Oh mince... c'était une surprise! J'ai rien dit, j'ai rien dit, j'ai rien diiiiiiiiit! Et pour ce qui est de Flimachinchose… humf. »

    Et il mit quelques secondes à remettre la réponse dans son contexte. Oui. On a déjà dit qu’elle était un peu déphasée niveau questions/réponses.
    Après tout… chacun son rythme à Chelmsford en cet hiver!

    Donc elle avait parlé de… FEU d’ARTIFICE 8D??? Han trop bien!
    Malheureusement c’était combiné à un mot qu’il n’appréciait pas spécialement. Surprise? Comment ça, surprise? Mais euh! Non, pas de surprise! Et puis, si la surprise était gâchée… elle allait quand même le faire ou pas? Oh pitié, qu’elle le fasse… Mais il doutait. Après tout… à quoi bon offrir une surprise qui n’en était plus une? Grrrr… Violette parlait des fois beaucoup trop! Enfin bon… peut-être que s’il faisait celui qui n’avait rien entendu, elle allait quand même lancer un feu d’artifice dans la nuit!
    Qui ne tente rien, n’a rien!


    « Une surprise? Désolé, j’ai déjà oublié ce que tu disais! »

    Il afficha un air angélique de petit garçon trop sage – manquait plus que l’auréole. Bon d’accord, on n’était pas tout à fait au summum de la crédibilité. Mais c’était quand même mieux que le sourire à deux mornilles de Violette! Surtout au moment du goûter! Alors bon… peut-être qu’elle allait saisir le charmant sous-entendu et se dire que oui, avec une tête d’ahuri pareil, il méritait bien une surprise! Pitié, faites que ouiiiiiiiii.

    Mais déjà, elle avait changé de sujet. Elle s’était installée en face de lui, et Sasha les avait rejoint et s’était assise à côté de son frère. Vu de l’extérieur, leur petit cercle faisait un peu secte, mais sympathique – comme le cercle des poètes disparus, vous voyez – et on sentait l’impatience qui gagnait le frère et la sœur. Ce genre de formation signifiait un grand moment, quand la Poufsouffle affichait soudainement un air des plus sérieux. Qu’allait-il advenir de leur joyeuse bande de foufous?


    « ... Bien, commençons la réunion! Monsieur Tristan et mademoiselle Sasha, faites moi part de vos idées! »

    Idées? Ah géniaaaaaal! Ils allaient préparer la suite du programme tous les trois, et lancer toutes les pensées qui leur passeraient par la tête. Il était très fort à ce jeu-là, et d’ailleurs il était très fort en tout – sans vouloir se vanter hein – alors ça allait être de la tarte. Taaaarte? Manger! Mais pas maintenant. Pas déjà. Ils venaient tout juste de finir le goûter.

    Bon idées nous disions… La commandante-en-chef de la réunion – Violette Mary Howard en personne, excusez-nous du peu – avait en main plume et parchemin. Toujours prête, n’est-ce pas? Des gens pareils… comment ne pas être fan?! Et maintenant, elle attendait, la main suspendue dans le vide, prête à griffonner tout ce qu’ils avaient à dire… Tristan et sa petite sœur se jetèrent un regard entendu. Leur avenir immédiat était entre leurs mains. Ce qui allait donner quelque chose d’assez formidable. La petite Gryffondor se tortillait déjà sur son séant, tandis que lui se pinçait les lèvres pour dire des choses assez envisageables – bien que tout semble possible quand on a la magie de son côté. Evidemment, la première chose qu’il lança n’avait rien d’intéressant dans les quelques minutes à venir, mais il fallait tout de même le noter pour pas qu’il ne pense à un autre truc entre temps…


    « Ce soir, c’est tarte aux myrtilles! »

    Et puis c’est tout.
    Si elles n’étaient pas contentes, qu’elles aillent manger un gâteau à la neige! Et toc!

    Bon, c’était bien mignon tout ça, mais ils n’allaient pas passer le reste de l’après-midi à cuisiner une tarte qui se faisait en un coup de baguette. Alors… réfléchir, réfléchir, réfléchir… Oh et puis non! A quoi bon réfléchir? C’était tellement plus passionnant quand leurs idées venaient du fond de leur bêtise, avec un naturel brillant et fantasque de sorcier farfelu et bon vivant!
    Tout en se disant de ne pas pousser la réflexion trop loin, il posa ses mains un peu en arrière et s’appuya sur ses bras. Sa main rencontra alors quelque chose de très intéressant pour la suite… Le contact avec sa peau eut l’effet d’un courant électrique. La voilà la suite! Héhé… Si son regard avait une nouvelle flamme qui brillait dans les yeux, les deux jeunes femmes ne semblaient pas s’en être aperçues.
    Aussi choisit-il d’attendre quelque secondes que…


    « Et si on faisait un home-quidditch dans le salon avec les… »

    La voix de la petite Rouge et Or fut étouffée par un… coussin! Tristan la regardait avec ce petit air moqueur de victoire qu’il affichait à chaque fois qu’il réussissait à berner son monde. Main – coussin – GUEGUERRE!!
    Sasha releva bien vite la tête et foudroya son frangin du regard. Ah ouais? Il le voyait ainsi? Très bien… la bataille était lancée! La petite fille agrippa avec force le coussin qu’elle s’était reçue en pleine face et le jeta à la volée. Tristan, prévoyant, avait dégainé sa baguette magique et dévié l’oreiller qui atterrit sur le parchemin de sa MEILLEURE amie… Le papier était maintenant tout froissé… Il la regarda avec un sourire serré. Désolé. Ouais, sauf qu’elle se fichait probablement comme d’une guigne que ce saligaud soit désolé… La réplique allait être sévère…
    Très sévère…




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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Lun 31 Jan - 23:14

    « Ce soir, c’est tarte aux myrtilles! »

    Tarte ? Myrtilles ? Tarte myrtilles ! Violette nota directement cette idée merveilleuse sur son petit bout de parchemin, nourriture ! La jeune fille bavait rien qu'en pensant à cette source de bonheur, manger...! Oui, elle venait de finir son goûter digne de....de trente six Violette réunies ! Mais bon, tout le monde sait - et je ne le répèterais jamais assez - que la gourmandise est son plus gros défaut et peut-être le plus attendrissant ! Si, c'est attendrissant de manger sans cesse, je vous jure. Enfin, toujours est-il qu'il allait, de toutes façons, falloir tenir jusqu'au soir. Il fallait donc que l'intervalle de temps entre maintenant et après - 8D - soit bien rempli. La jeune fille attendait donc les propositions. Le programme de la soirée était tout trouvé, même si entre temps, d'autres idées allaient surgir . Des idées encore plus mirobolantes que les autres. Encore plus farfelues. Encore plus folles. Encore plus GÉNIALES PASSIONNANTES MERVEILLEUSES COULES 8D. Bref. Elle regarda le parchemin. Il y avait juste une idée pour le moment - enfin deux, elle avait noté en tout petit en coin de parchemin l'idée du feu d'artifice - et des dessins de fleurs et d'éléphants trop mignons à côté ♥️. Quoi je ne vous l'avais pas dis que Violette aimait dessiner ? Une vraie artiste ! Elle aimait tout ce qui touchait à l'art ; l'écriture, le dessin, la musique...c'était toute sa vie ! Si elle n'avait pas ces trois choses essentielles, quel intérêt y avait-il à rester ici ? Hormis ses amis, BIEN SUR Suspect. Et son Orpheo. Enfin bref, vous avez compris ! Elle était passionnée. Curieuse de tout, elle était avide de savoir, de découvertes ! En réalité, malgré tout ce qu'elle avait traversé et le fait qu'elle avait grandis vite, elle restait une enfant, parce qu'elle le voulait. Elle voulait en quelques sortes rattraper ses années d'enfances perdues...ce n'était pas vraiment une gamine - sans commentaires Very Happy - mais une ENFANT. Elle découvrait le monde, le voyait comme jamais elle ne l'avait vu. C'était magique. Et puis, même quand la magie tombait, elle pouvait se relever avec cette force qui résidait en elle, indestructible. Cette force d'enfant.

    « Et si on faisait un home-quidditch dans le salon avec les… »

    Hein ? Quoi ? Violette n'eut pas le temps de noter l'idée - elle avait pas vraiment entendu mais booon 8D - qu'elle vit un coussin arriver dans la face de sa petite sœurette d'amour Suspect. Qui avait fait ça ? Deux possibilités ; ou bien c'était elle, elle l'avait fait sans s'en rendre compte 8D ou bien c'était Tristan. C'était Tristan.
    La jeune fille ouvrit grand la bouche et mit un certain temps avant de comprendre qu'une bataille de coussin était lancée. BATAILLE DE COUSSINS *_____*. Violette se mit à rire et vit que ce même coussin vola jusqu'à son MEILLEURE ami, elle cria...


    « OUAIIIIIIIIIS ! Vas-y Sasha, frappe le, frappe le ! »

    ...Violette n'entendit pas le BOUM ou le POF qu'aurait du faire le coussin en atterrissant dans la tête de son roudoudou. En fait, elle entendit plutôt un froissement de papier - ça fait quoi comme bruit 8D? - et regarda son parchemin. Elle regarda son Tristan et dit « Mon parchemin à idée, mes fleurs, mes éléphants ! T'es vilain, méchant, pas beau, je t'aime plus, je te boude ! » avant d'éclater de rire. Du Violette tout craché ça. N'empêche qu'il allait le manger le coussin ! Elle s'approcha de son MEILLEUR ami et sourit.

    « Dis bonjour à Philibert ! »

    POF ! Violette lui tapa dessus des milliers de fois en rigolant comme une nouille. Les batailles, que ce soit de coussins, de nourriture, de boules de neiges avec la jaune et noire, c'était mouvementée et...original ! Elle n'aimait pas les trucs banals. Elle voulait toujours pimenter un peu le tout, et comme elle avait une imagination débordante, c'était pas dur ! Une vraie enfant je vous l'ai dis ! La jeune fille reprit donc le coussin et le posa au milieu de la table. Une idée en tête. Elle attrapa sa baguette et la pointa sur l'objet. Vous devinez ? Abracadabra et puis voilà 8D. Philibert prit vie - ce jour là, elle était dans son trip j'animelesobjetsc'esttropcouleçaparleautantquemoi 8D. Et d'ailleurs...


    « Hého la petite maline là ! Je suis Marguerite, pas Philibert ! Et si jamais tu dis que j'ai le nom d'une vache, je te fais bouffer les plumes qui sont à l'intérieur...de moi, c'est compris Suspect? Et puis d'abord, qu'est-ce que je fais là ? Hein ?....Aaaaaah une bataille ! J'adore les batailles ! »

    Oooooh elle était gentille Marguerite . Violette lui serra la...ah ben non. Elle la salua et leva les yeux vers ses deux choupinets...


    « Bon ! Les règles du jeu....y'en a pas Very Happy ! »

    Voilà. Violette se mit à courir dans la pièce et se cacha derrière le canapé. Que le jeu com...continue 8D !


Dernière édition par Violette M. Howard le Dim 6 Fév - 13:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Sam 5 Fév - 2:16

    Mais à bien y réfléchir, que la réplique soit sévère ou non… il ne s’en inquiétait pas vraiment! En plus, les encouragements de la Poufsouffle n’étaient pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Il avait clairement entendu le « OUAIIIIIIIIIS ! Vas-y Sasha, frappe le, frappe le! » alors ce n’était pas maintenant qu’il allait culpabiliser. OUI, même s’il avait froissé le papier de cette chère fofolle! Non mais. On ne pactise pas avec l’ennemi! Et il allait bien falloir qu’elle se décide : Sasha ou lui? Les deux, c’était impensable pour une bataille! Il ne tolèrerait pas les trahisons continuelles… Il était peut-être gentil, mais pas abruti non plus quoi – ah si, abruti un peu 8D ?
    Malgré tout, il ne put s’empêcher de rougir – juste le bout des n’oreilles – quand elle le regarda avec cet air désespéré… Vous voyez, avec la lèvre qui tremblote, le regard qui s’humidifie, les pupilles façon chat potté. Bah à peu près la même, sauf que Violette était devenue transparente pour son MEILLEUR ami. Il ne se laissait plus prendre au piège aussi facilement. Même avec les supplications qui accompagnèrent la mimique tristounette.


    «Mon parchemin à idées, mes fleurs, mes éléphants! T'es vilain, méchant, pas beau, je t'aime plus, je te boude! »

    Et bien sûr qu’il avait raison de ne pas le prendre à la lettre – lettre, parchemin, ohoh 8D – puisqu’aussitôt la blondinette chérie éclata de rire. Prévisible, mais délicieux à souhait! Il sourit avant de rire aux éclats avec elle. Et vous connaissez le problème du Tristan quand il rit à gorge déployée? Eh bien, c’est tout simple! Le jeune homme lance la tête en arrière, cheveux ébouriffés virevoltant sous l’effet de la projection, et il ferme les yeux. Très très très ennuyeux… Surtout quand on se trouve dans la même pièce que deux mégères en furie – en furire? en fou-rire 8D – et qu’on vient de déclarer la guerre…
    Il souleva les paupières au moment où sa dingue de pote lui scanda un…


    « Dis bonjour à Philibert ! »

    Infamie! Trahison! Disgrâce!
    Elle venait de le poignarder dans le dos! Comment ça, c’est qu’un coussin? Bah oui, mais c’est une expression bande de nigosaures… Elle avait profité de ce qu’il avait les yeux clos pour agir sournoisement. Dis Violette chérie, t’aurais pas du sang de Serpentard quelque part dans les – non rien, j’ai rien dit, rien pensé. De toute façon, il est tout de même assez difficile d’actionner la matière grise quand on se fait tabasser sur la tête avec un coussin… à de multiples reprises. Si elle continue, il portera plainte pour violences volontaires 8D et puis toc! Mais l’imagination débordante de sa MEILLEURE amie lui fait oublier cette idée en moins de deux avec sa lubie du moment. Décidément… Elle est dans le délire « objets parlants » en ce moment…

    « Hého la petite maline là! Je suis Marguerite, pas Philibert! Et si jamais tu dis que j'ai le nom d'une vache, je te fais bouffer les plumes qui sont à l'intérieur...de moi, c'est compris? Et puis d'abord, qu'est-ce que je fais là? Hein?....Aaaaaah une bataille! J'adore les batailles! »

    Marguerite… Waouh! De mieux en mieux, les prénoms des objets de Chelmsford. Il allait faire une réflexion quand le coussin – pardon, la coussine – se mit à lui retaper dans le crâne. Sans l’aide de quiconque cette fois-ci… Euh… Sont mignons tous autant qu’y sont mais… Il faudrait pas pousser mémé dans les orties hein! Il était quand même ici chez lui, non? Les objets animés ignorent leur devoir d’obéissance envers leur propriétaire?! Mais qui les avait donc éduqués…

    Violette le tira encore une fois de ses réflexions – et tant mieux, parce qu’il devait reconnaitre qu’elles n’avaient pas grand intérêt.
    Alors que la sage parole répandue par sa blonde de copine, c’était quand même VACHEMENT TROP MEGA ULTRA HYPER utile pour la suite des événements… Héhé…


    « Bon ! Les règles du jeu....y'en a pas! »

    Pas de règles? Ça… ça c’était parfaitement dans ses cordes!
    Et tandis que sa MEILLEURE amie filait déjà à toute vitesse se planquer derrière le canapé rapiécé de toutes parts, lui arborait un petit sourire malicieux, sournois, calculateur, préparant un sale coup – si si, il est à Poufsouffle 8D mais c’est qu’en jouant qu’il fait ça hein. Il sortit sa baguette magique, murmura un vague
    « Reducto » qui frappa le canapé de plein fouet – pour un peu et c’était Violette qui se retrouvait en miniature – avant de crier un formidable…

    « A L’ASSAUT!!!!!!!!!! »

    Tout ça en se jetant sur celle qui s’était crue plus maline que lui en allant combiner une bataille de coussins et un cache-cache. Il avait pris soin de s’armer de Marguerite qui hurlait comme une furie tout en riant, et d’autres oreillers moins braillards – normal, un coussin, c’est pas vivant normalement…

    Mais pendant ce temps-là… On oublie quelqu’un non? Où est passée la petite Sasha qui est tellement courageuse, bien trop téméraire, absolument loufoque, et complètement givrée? Euh… On parle de la chose qui tombe du plafond en hurlant « KAWABUUUUUUUUUUUUUNGA » avant de retomber brusquement sur son frangin qu’elle aime – enfin y paraît, mais vu la brusquerie, on peut en douter – tout en le martelant de coups de… traversin??! Eh ; mais il est à Tristan, celui-là! Haaan la voleuse!!
    Il essaie de se débarrasser du petit macaque hurlant sur son dos, finit par se penchant trop en avant et les deux tombent sur Violette. Ouille!
    Tristan se sort du pauvre corps tout martyrisé de sa MEILLEURE amie et regarde le tableau pathétiquement burlesque de leur trio. Il éclate de rire, mais on l’étouffe rapidement avec un coussin qui hurle au secours. Ah… C’est pas Marguerite ça… En plus, l’oreiller bégaye… Encore d’un pratique ça…


    « Lâlâlâchez m…m…m…moi! »

    Hein? Mais c’est toi qui l’étouffes, sale enplumé!




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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Dim 6 Fév - 0:45

    Ahahahah, derrière son canapé - son ? - Violette ne risquait absolument rien ! Plus personne ne la voyait, c'était sur, elle était trop bien cachée ! Mais bon, la pièce était pas très grande...elle était pas discrète...et son roudoudou l'avait vu filer à toute vitesse quelques secondes avant donc euuuh 8D. Elle l'entendit marmonner et gigoter, puis le canapé disparut...où qu'il est ? Ah...il était toujours là, mais disons qu'il était...moins présent, plus petit ! Il avait usé de sa baguette pour le réduiiiiire :O. Du coup, la jeune fille se retrouvait à découvert. Sans armes.

    « A L’ASSAUT!!!!!!!!!! »

    Quoi ? Quoi ? Quoi quoi quoi ? Nooooooon, aaaaaaaaah, un roudoudou en furie arrive droit sur moiiiii fou. La petite fleur n'eut pas le temps de fuir, tout alla trop vite. Elle vit sa petite Sasha qui sauta sur son frère et le frappa avec un traversin alors que Marguerite criait et gigotait, son MEILLEURE ami criait aussi, Sasha aussi...elle devait crier aussi alors ! De toutes façons, elle n'avait pas le choix, deux gros patapoufs venaient de lui tomber dessus, comme des anges tombés du ciel, sauf que là, c'était des PATAPOUFS 8D. Et voilà comment Violette mourut. Noooon je blague. Elle était juste en train d'étouffer. Et puis elle était à moitié claustrophobe ! Quelle veine. Mais pas de problème...elle allait se venger après, ça oui !
    En attendant, il fallait se sortir de là. « Lâlâlâchez m…m…m…moi! » héééé, c'était qui lui ? C'était pas Marguerite ! Un nouveau coussin parlant? Bref ! Violette poussa un cri strident et se faufila à travers la foule - la foule, mouais -, elle était enfin sortie, elle pouvait de nouveau respirer l'air pur d'une maison chaleureuse . Et maintenant ?...VENGEANCE ! Violette attrapa sa petite Marguerite - deux fleurs ensemble, ça va faire voler des plumes 8D - et partit se cacher dans l'armoire cette fois en disant, comme une gogolle :

    « Cette fois, vous me trouverez pas, je suis trop bien cachée ! »

    Oui Violette, bien sur. De un, elle était partie se cacher alors que Sasha et son roudoudou étaient juste devant elle, et de deux, elle avait dit ça alors qu'elle était rentrée dans l'armoire. Donc en gros, elle était cachée mais...voilà quoi. Je dis des phrases qui n'ont aucuns en sens 8D. Reprenons, vous voulez bien ? La petite Violette était dans son - son 8D? - placard, coincée entre deux manteaux et une paire de chaussures et sa Marguerite à la main. Qu'attendait-elle ? Avait-elle un plan, au moins ? Absolument pas. Mais elle allait trouver...seulement elle avait pas beaucoup de temps 8D surtout que le coussin était bavard...elle était bavarde !


    « Bon ma cocotte, quand est-ce qu'on attaque ? »
    demanda Marguerite avec son accent bizarre... « Chuuut Marguerite, tu vas nous faire repérer ! » répondit Violette en chuchotant 8D « Mais non ! Ils peuvent pas nous trouver là où on est...! » cria Marguerite 8D « Mais moi je te dis que tu dois te taire Suspect t'es qu'un coussin d'abord, t'as pas à me donner des orbres ! » cria encore plus fort Violette 8D « Je ne te donne pas d'ordre, et puis je parle si je veux, c'est pas tous les jours qu'un coussin a le droit à la vie ma poulette ! » dit Marguerite légèrement fort 8D « Justement, je peux te la retirer quand je veux, et tes plumes avec. » répondit Violette à la limite de l'énervement 8D.

    Silence. Elle boudait ? Tant pis. Elle n'avait pas besoin d'elle de toutes façons. Elle ouvrit donc la porte du placard, jeta la grosse moche et referma la porte . Elle boudait aussi du coup, et n'avait plus envie de jouer. Mais comme d'habitude, ça n'allait pas durer...Violette ne savait pas bouder. Ou alors c'était très très court. Son record de boudage était de...cinq minutes 8D. Après ces cinq courtes minutes, elle éclatait de rire pendant plus de dix minutes et faisait des câlins durant quinze minutes. Elle a une vie très chargée la Violette ! Mais il fallait dire que cette fois, ça durerait sans doutes plus longtemps...savez vous pourquoi ? Allez, devinez, c'est pas dur ! Si je vous dis manger 8D? Faim 8D? Tarte 8D? Bon d'accord, il n'était pas tard, mais si elle voulait avoir le temps de faire les feux d'artifice après, il ne fallait pas perdre de temps ! Le temps, c'est important - ça rime en plus Very Happy. J'arrête de dire ce mot sinon on va vraiment le perdre...ce temps. Où j'en étais ? Ah oui, le placard, elle était cloitrée dans le placard. D'ailleurs, elle étouffait et se sentait très seule, séparée du monde, elle n'entendait même plus son roudoudou ou Sasha, elle n'entendait plus Marguerite se plaindre d'elle ou le nouveau coussin qui bégayait. Qu'est-ce qu'ils faisaient ? On avait peut-être jeté un sort à l'armoire pour qu'à l'intérieur, ce soit le calme complet ! Une seule et unique façon de le savoir : sortir 8D. Non ! Et si tous, ils préparaient un mauvais coup Suspect? C'était bien leur genre. Ou alors ils l'attendait patiemment autour d'une table, en silence...que faire...? Deux solutions : ou bien sortir et prendre le risque de se recevoir des milliers de coussins parlant dans la tronche, ou bien rester ici pendant trois heures en attendant qu'on vienne la chercher. Sortir c'était mieux, sinon elle allait s'ennuyer ! Et puis elle avait bien dit qu'il n'y avait pas de règles, alors ! Se faire prendre à son propre jeu...du Violette tout craché ça. Un peu d'courage que diable ! Elle ouvrit la porte doucement, porte qui grinça...on était dans un film d'horreur ou quoi :O? Si elle s'était écoutée, elle aurait directement refermée cette fichue porte...la pièce était plongée dans le noir. Héééé, d'habitude c'était elle qui éteignait la lumière ! C'était elle qui avait des plans machiavélique ! C'était elle qui...qui...

    « Y'a quelqu'un ? Héhoooo, les amis ? C'est pas drôle ! J'ai peur du noir moi... »
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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Mar 8 Fév - 23:36

    Violette poussa alors un cri à vous détruire les tympans – le genre de hurlement dont on ne se remet jamais… Merci. Tristan serait désormais le sourd de Poudlard. Grâce à celle qui se prétendait sa MEILLEURE amie. Que la vie peut se montrer injuste des fois… Il ne pourrait plus entendre de la bonne musique, les rires de ses copains, les… les cris de Picott! Hourra! Il n’entendrait plus Picott, il n’entendrait plus Picott, il n’entendrait plus Pic…

    « Cette fois, vous me trouverez pas, je suis trop bien cachée! »

    Echec… Il n’était pas sourd. Damned! Lui qui y avait cru… Ca va pas de faire de faux espoirs comme ça? Il devrait donc supporter la voix rocailleuse et un peu insupportable – un peu ? 8D – du concierge le plus désagréable de toute l’histoire de la sorcellerie (s’il savait qu’un encore pire viendrait après!).
    Bref.
    Qu’avait-elle osé dire? Qu’ils ne la trouveraient pas? Euh… Elle voulait dire qu’ils ne seraient pas capables de retrouver la fille la moins discrète de l’univers qui s’était cachée dans l’armoire juste sous leur nez? C’était bien ça? Bon… alors soit… soit elle les prenait pour des imbéciles myopes qui auraient oublié leurs lunettes dans la neige sans s’en rendre compte – bah ouais imbéciles 8D – soit elle se moquait ouvertement d’eux… Ah non. C’est vrai. Il s’agit de Violette Howard, autrement dit, d’une fille non seulement un peu barjot, mais surtout blonde. Très blonde. Ceci expliquant cela, Tristan leva les yeux au plafond et rétorqua dans un petit sourire…


    « Oh non! On ne la trouvera jamais! Elle est décidément trop talentueuse pour se camoufler… un vrai caméléon cette fille! »

    Sasha pouffa et regarda l’armoire d’un air malicieux. Que faire… tandis qu’elle réfléchissait à comment faire tourner en bourrique la foldingue de service – chacun son tour – son frère lui assena un coup de coussin qui l’ébouriffa et la fit rétorquer en lui envoyant les coussins du canapé dans la tronche – baguette magique et talent font frère emplumé!
    Après quelques coups échangés en toute fraternité, les deux se regardèrent, et la Gryffondor ouvrit la bouche pour répondre à son frangin quand une voix qu’ils identifièrent comme celle de Marguerite le coussin lança quelque chose venant de l’armoire…

    Oui Violette, bien sur. De un, elle était partie se cacher alors que Sasha et son roudoudou étaient juste devant elle, et de deux, elle avait dit ça alors qu'elle était rentrée dans l'armoire. Donc en gros, elle était cachée mais...voilà quoi. Je dis des phrases qui n'ont aucuns en sens 8D. Reprenons, vous voulez bien ? La petite Violette était dans son - son 8D? - placard, coincée entre deux manteaux et une paire de chaussures et sa Marguerite à la main. Qu'attendait-elle ? Avait-elle un plan, au moins ? Absolument pas. Mais elle allait trouver...seulement elle avait pas beaucoup de temps 8D surtout que le coussin était bavard...elle était bavarde !


    « Bon ma cocotte, quand est-ce qu'on attaque?
    - Chuuut Marguerite, tu vas nous faire repérer !
    - Mais non ! Ils peuvent pas nous trouver là où on est...!
    - Mais moi je te dis que tu dois te taire, t'es qu'un coussin d'abord, t'as pas à me donner des ordres!
    - Je ne te donne pas d'ordre, et puis je parle si je veux, c'est pas tous les jours qu'un coussin a le droit à la vie ma poulette !
    - Justement, je peux te la retirer quand je veux, et tes plumes avec. »

    Très intéressant comme dialogue… à se demander laquelle des deux était la plus maligne. Sasha faillit exploser de rire, et Tristan fut obligé de lui mettre une main devant la bouche pour étouffer le bruit. Non, il avait une petite idée en tête, et ce n’était vraiment pas le moment de signaler à sa chère MEILLEURE amie qu’elle était repérée. Mieux valait la laisser mijoter un petit peu. D’autant qu’il la connaissait bien… Violette avait parfois des attitudes dignes du plus grand claustrophobe de la planète. Or, elle était en ce moment-même coincée dans un meuble d’une taille ridicule, plongée dans le noir, avec un coussin qui apparemment n’avait pas apprécié sa dernière réplique.
    Le silence, l’obscurité, l’étroitesse… Tout cela finirait par venir à bout de la Poufsouffle. Et alors, ils pourraient s’amuser…

    Quand la porte de l’armoire s’ouvrit, il crut que son plan s’effondrait… mais ce n’était que pour renvoyer Marguerite dans leur camp. D’une manière particulièrement mature, qui démontrait la force d’esprit de Violette pour se comporter en adulte avec n’importe qui – n’importe quoi 8D. Non… sa MEILLEURE amie serait-elle en train de bouder? Il se mit à compter dans sa tête. Elle ne dépasserait pas les cinq minutes. Elle en était incapable! C’était le genre de fille qui vous laisse « je te boude » et qui éclate de rire rien qu’en vous regardant. Efficace, n’est-ce pas?!
    Le coussin se contenta de proférer quelques jurons en atterrissant aux pieds de sa petite sœur, et il haussa un sourcil. Qu’importe. Il n’aurait jamais songé que les oreillers puissent avoir une quelconque intelligence. Alors pas vraiment de quoi s’étonner, en l’occurrence.
    Il reposa ses yeux sur la porte de l’armoire, guettant un signe de faiblesse de sa MEILLEURE amie, mais elle semblait tenir bon. Parfait! Avec des gestes, il fit comprendre à Sasha de ramasser tous les coussins de la pièce sans bruit, d’aller chercher ceux qui se trouvaient dans les chambres, et de revenir avec le tout. Ce qu’elle fit en un rien de temps… Il la soupçonna d’avoir utilisé un peu de magie pour parvenir à ses fins, mais cela ne le dérangeait pas vraiment. Tant que Violette n’entendait rien, tous les moyens étaient à prendre. D’ailleurs, il se méfiait de ces deux oreillers parlants, et leur murmura un
    « Silencio » pour s’assurer qu’ils ne les vendraient pas. Une fois tout le monde bien tranquille, bien sans bruit, il expliqua à l’oreille de sa frangine ce qu’ils allaient faire. Les yeux de la Lionne s’illuminèrent et l’on pouvait lire sur son visage un plaisir malicieux.

    La jeune fille fit donc léviter tous les oreillers, prête à les propulser en direction de sa « grande sœur de cœur ». Lui se chargea d’éteindre la lumière… et s’approcha de l’armoire, se glissant sur le côté. Maintenant, ils n’avaient plus qu’à attendre… Et leur patience ne fut pas mise à rude épreuve, puisque moins d’une minute après le noir complet, la porte de l’armoire grinça et Violette lança un…


    « Y'a quelqu'un? Héhoooo, les amis? C'est pas drôle! J'ai peur du noir moi... »

    Il ne fallait surtout pas ricaner.
    Tristan était en train d’imaginer Sasha, très concentrée sur ses oreillers suspendus en l’air, prête à propulser tout ce beau petit monde inanimé vers la voix de la jeune femme au signal. Lui fit donc un pas de plus vers l’armoire et à l’aide de ses ongles qu’il avait rallongés par un petit sort de son cru, il griffa le meuble, ce qui provoqua un grincement particulièrement désagréable, et assez flippant. A trois reprises, il réalisa ce bruit à vous faire hérisser le poil, puis attendit…

    Maintenant, ce serait le cri de Violette, puis les coussins. En espérant que sa blondasse d’amie ne soit pas juste à côté de lui… Sinon, il morflerait autant qu’elle, côté oreillers projectiles…
    Enfin, ça, c’aurait pu être vrai s’il n’y avait pas eu la suite.


    « Violette, A TERRE! »

    Et une armada de coussins dans la tronche. Trahison.
    Il aurait du se méfier… Il aurait du! Il connaissait ces deux-là mieux que personne pourtant! Comment n’avait-il pas vu venir cette peste de Rouge et Or?! Comment ne s’était-il douté de rien?!
    C’était quand même incroyable! D’où une telle solidarité féminine? Mais pourquoi? Injustice! Cruelle injustice! Se faire poignarder dans le dos par sa propre sœur!!


    « Sasha! Tu perds rien pour attendre, morveuse! »

    Et il se mit à courir, sauf que voilà. Il y avait plein de coussins maintenant… et il s’empêtra dedans, avec une sonorité délicieuse : BADABOUM.




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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Jeu 10 Fév - 23:16

    Silence. Noir complet. Et encore silence. Elle allait mourir si jamais ils ne se montraient pas ! Et si elle mourrait de peur, comment feraient-ils sans elle ? Comment survivraient-ils sans leur blondinette préférée ? Leur gourmande chiante ? Leur fleur chérie ? Hein ? Ils y avaient pensé à ça ?! Elle n'avait plus qu'à faire son testament. Elle léguerait sa collection de livres à son canari - trop intelligent, il sait lire ! - et ses chaussettes de toutes les couleurs à Picott, comme ça il paraitrait plus joyeux, et il arrêterait de mettre des heures de retenue ! Voilà, elle était tellement sympa qu'elle sauvait d'autres personnes avant de mourir. Mais rien pour Sasha et son soi disant roudoudou, parce qu'ils allaient la tuer.

    Un bruit se fit alors entendre...bruit inquiétant, stressant, horrible ! Une chose crissait contre l'armoire - c'est français ça Suspect? - et ça faisait peur...Violette sortit une plume et un parchemin vierge - enfin non, celui froissé avec des idées farfelues et des dessins magnifiques - et, les mains tremblantes, rédigea son testament - folle la Violette 8DD - mais elle changea bien vite d'avis...Un testament ? Mais NON ! Elle ne voulait pas mourir ! Elle avait encore tant de choses à accomplir, tant de rêves à réaliser...tant de choses à manger ! Elle ne pouvait pas laisser le frigo tout seul - comment ça elle pense qu'à la bouffe ? La petite Violette ouvrit donc la porte de l'armoire et...


    « Violette, A TERRE! »

    A terre ? Pourquoi à terre ? Violette cria - un peu en retard 8D - et se baissa à la hâte quand elle vit...son roudoudou se faire bombarder de coussins, se faire prendre à son propre jeu ! Elle pouffa de rire, à n'en plus pouvoir respirer, c'était HILARANT ! La scène était plutôt comique ; Violette était à terre, à côté de l'armoire ouverte, vu sur les manteaux trop beaux , elle riait et se se tortillait, Tristant était monsieur coussin, Sasha le bombardait encore et encore...quel spectacle, mais quel spectacle !


    « Sasha! Tu perds rien pour attendre, morveuse! »

    Il cria et pour s'ajouter à la scène pour le moins drôle qui venait de se passer, son MEILLEUR ami venait de se prendre les pieds dans les coussins, et boumbadaboum 8D ! Alors là. Ils allaient vraiment la tuer, elle allait mourir de rire ! Elle n'en pouvait plus, elle étouffait presque tellement elle riait. Du coup, elle pouvait se relever et...soit, aider son roudoudou à se relever ou bien...s'allier, comme d'habitude à Sasha et tuer son Tristanounet chérie à coup de coussins ! Cette idée était bien plus attrayante...mais en même temps, elle ne voulait pas que son MEILLEUR ami meure part sa faute ! Rooooh, c'est un choix difficile ! Mais bon euh...avez-vous déjà vu quelqu'un mourir à coups de coussins lors d'une violente bataille de...de coussins ? Bien sur que non, réfléchis un peu Violette ! Donc, elle avait décidé. Elle se releva et attrapa trois coussins - un peu beaucoup là Suspect - en faisant un petite sourire à Sasha.

    ...Mais elle resta figée. Son roudoudou la regardait avec des yeux...-oui, pas avec des pieds 8D - ...on aurait dit un petit coker un coker trop mignon avec ses grandes oreilles et son pelage tout doux qui a envie d'un énorme câlin ...euuhu, on parle bien de Tristan là ? Oui oui...mais il était quand même adorable ! Elle ne pouvait tout de même pas lui envoyer trois coussins comme ça, dans la tronche...ok elle voulait se venger de ce qu'elle aurait pu recevoir dans sa petite tête à elle mais bon, elle était gentille Violette, adorable même Very Happy. Alors elle balança les coussins par dessus son épaule - un d'eux lui retomba dessus - et fonça sur son roudoudou d'amour pour lui faire un énooooooooorme câlin.


    « Mon roudoudouuuuuuu, je t'aime ! »

    Et voilà, Violette venait de signer le traité de paix, de lever le drapeau blanc, de...c'est tout. Elle venait de stopper la super bataille de coussins. Elle voulait trop faire...UNE - ou plusieurs, d'ailleurs - TARTE AUX MYRTILLES ! Mais avant tout ça...il fallait ranger. Ranger ou brandir sa baguette et l'agiter en prononçant un sort ? Deuxième solution, bien sur. On est pas sorcier pour rien, autant que ça serve ! Et même si je vous avais dis que cette jeune fille aimait bien faire les choses elle même sans se servir de sa baguette, quand il s'agissait de ranger...elle aimait bien la magie, ça oui !

    « Allez allez on se met au boulot, on range, on astique, on dépoussière, on déplume, on ferme le clapet aux coussins bavards, on...ON SORT SA BAGUETTE 8D! »

    Violette, elle est trop douée quand il s'agit de superviser . Pas donner des ordres, juste superviser. Elle la sortait aussi sa baguette ! Donc donc...une fois que tout fut farpaitement propre, comme si rien ne s'était jamais passé - comme si les meubles n'avaient jamais parlé, comme si ils n'avaient jamais gouté et foutu des miettes partout,comme si aucune bataille de coussins n'avait eu lieu ! - la jeune fille se dirigea...devinez ?

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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Jeu 17 Fév - 0:44

    Alors que le jeune homme que toutes les filles de Poudlard jusqu’à ce jour n’avaient pu s’empêcher d’admirer venait de réduire sa réputation du garçon le plus fantastique de la planète… pardon? ... oh oui… merci… donc du garçon le plus fantastique de l’univers – merci pour la rectification – sa MEILLEURE amie qui aurait du l’aider, le soutenir, dans ce drame terrible qu’il traversait seul, se contenta de glousser comme si la situation avait un quelconque aspect comique. Engagez-vous, rengagez-vous, qu’ils disaient… si c’était ça de s’engager en amitié… se prendre en pleine face un rire moqueur quand on était au fond du gouffre… alors… il préférait être seul…
    Pardon? Mélodramatique? Non… Vous trouvez? Bon peut-être… On refait cette prise? Bon d’accord…
    [Clap: silence… action!]
    Alors que l’adorable et attendrissant Poufsouffle que toutes connaissent comme le plus gentil de l’école venait de tomber de la façon la plus ridicule qu’il lui ait été de faire – mais avec classe, le ridicule 8D – sa MEILLEURE amie, ingrate et méchante… non… plutôt gentiment moqueuse (tenons-en nous aux faits), pouffait en le voyant – ah parce qu’il faisait jour maintenant? ah oui la lumière 8D – à s’en étouffer.
    On lui pardonnera en se disant que ce doit être extrêmement difficile d’avoir un fou rire quand on est affalé sur le sol dans une position de défense digne des plus grands militaires… Et lui la regardait avec son petit air « ouais, vachement drôle, j’aimerais t’y voir » assez absurde, étant donné qu’elle était au même niveau que lui: par terre. Bon… ok… elle ne s’était pas vautrée avec la plus grande maladresse. Mais quand même!

    La partie sembla pourtant se gâter pour la coqueluche de ces demoiselles – ouais bon, pour le rouquin – lorsque la foldingue qu’ils hébergeaient se releva. Le fait qu’elle prenne de la hauteur n’était pas un problème en soi… A vrai dire, il n’aurait même pas eu la moindre inquiétude si elle s’était simplement mise debout. Seulement… voilà… elle ne s’était pas contentée de quitter le sol… Elle s’était armée de coussins! Non… pas encore… c’est bon… il suffit… Tristan avait compris, il retiendrait la leçon et ne les massacrerait plus jamais avec un coussin – les leçons sont faites pour être oubliées, et il ne faut jamais dire jamais après tout, alors il ne prenait pas de risque 8D – alors elles pouvaient arrêter de comploter contre le pauvre petit innocent qu’il était…
    Oh et puis zut. Pourquoi s’inquiéter?!
    Vous pensez réellement que Violette Mary Howard est capable de tenir trois coussins dans les mains et de maîtriser la situation? Mouahaha, vous ne la connaissez pas! Les tenir, ok. En faire quelque chose, c’était une autre histoire. Qu’elle essaie un peu pour voir! Et rira bien qui rira le dernier, héhé.

    Mais… mais pourquoi elle s’arrêtait?? Mais non!! Juste quand ça commençait à devenir drôle… Pfff… C’est pô juste!
    S’était-elle rendue compte qu’elle n’avait pas les capacités nécessaires pour le vaincre? Ou… pourquoi le regardait-elle comme ça? Elle avait cet air bisounours genre « cââââââlin » qu’elle prenait trop souvent quand il se trouvait en position de faiblesse. Le même genre que votre grand-mère qui vous voit et vous pince la joue avec un sourire niais en pensant que ça fait plus de bien qu’un bisou – c’est bête une mamie 8D. Elle devait le trouver attendrissant, en train de bouffer les coussins. Génial… Vraiment génial… Il manquait plus qu’un « ooooooooooh il est trop gnoooooooon » pour compléter ce tableau parfaitement toupoutou.
    Au lieu de quoi elle se contenta de balancer les coussins, ce qu’elle fit avec un talent tel qu’un de ces trois boules de plumes retomba au mauvais endroit… et elle fonça droit sur lui.
    Voilà… voilà! Il avait raison. Câlin gigantesque de béatitude. Mais Vio chérie, mince euh, c’est pas un petit chiot… bon ok, il adorait les câlins de sa MEILLEURE amie. C’était toujours un moment extraordinaire – étouffant? 8D – mais il ne pouvait quand même pas l’admettre. Il imaginait bien les sarcasmes de Ludo qui lui reprochait déjà de rester sourd aux demandes des demoiselles. Son frère – car ils étaient plus que des amis, non? – finirait par avoir des doutes à force…


    « Mon roudoudouuuuuuu, je t'aime! »

    C’était mignon… Il essaya de se relever malgré le câlin de sa blonde préférée, tangua un peu avant d’y parvenir, et répondit à la barjo du jour…

    « Moi aussi, fofolle, moi aussi! »

    Ce qui lui valut un sourire narquois de sa petite sœur. Pensait-elle également à ce que le dangereux Verpey pourrait faire devant un tel déversement de mignonnes niaiseries? Sans aucun doute. Oh et puis mince hein! Il s’était vu lui? Avec Betty… il était devenu… absolument différent du Ludo que chacun connaissait. Alors il pouvait se taire. D’autant plus que Tristan, lui, c’était avec une amie de longue date. Pas avec une petite amie… non mais!

    Alors qu’il était bien debout, sur ses deux pieds – oui oui, deux! – il allait dire quelque chose quand Violette se lança dans un projet qui lui tenait énormément à cœur. Bien plus que de faire des câlins. Elle organisait. Parce qu’elle organise toujours, de toute façon. Inutile de vous dire dans quel but…
    Brandissant sa baguette après avoir lancé un fabuleux…


    « Allez allez on se met au boulot, on range, on astique, on dépoussière, on déplume, on ferme le clapet aux coussins bavards, on...ON SORT SA BAGUETTE 8D! »

    …elle les regarda en faire autant.
    Leçon n°1 : on obéit à Violette, même quand ce n’est pas un ordre.
    Leçon n°2 : on obéit à Violette, surtout quand il s’agit de nourriture.
    Leçon n°3 : on obéit à Violette, en toutes circonstances, parce que derrière chacune de ses phrases, il peut y avoir l’idée de nourriture.

    Voilà pourquoi ni Sasha ni Tristan ne cherchèrent à discuter quand elle parla de ménage. Et puis si on y réfléchit cinq minutes, il valait mieux qu’ils se joignent à elle, parce que c’était un peu – juste un petit peu – le genre à nettoyer seulement les parties visibles. Par exemple, elle ne nettoyait pas derrière les meubles si les gens n’y passaient pas. Elle ne bougeait pas les cartons pour enlever la poussière absolument dans chaque recoin.
    Non. Violette était une fée, ça c’est une certitude. Mais pas celle du logis! Avis aux prétendants : vous devrez aimer faire le ménage… seul point sur lequel vous pouvez vous rassurer, c’est que la cuisine n’est pas un problème pour cette demoiselle-là!!

    D’ailleurs… en parlant de cuisine…


    « Violette… tu devrais faire attention en ouvrant le pla… »

    Trop tard.

    On récapitule pour que tout le monde puisse visualiser la scène. La maison est propre. Rangée comme c’est rarement le cas, nettoyée de fond en comble comme on n’en a plus l’habitude, et chaque chose est à sa place. Dans cette ode à la propreté, on verrait presque les façades briller. Rendez-vous bien compte: pas un grain de poussière, pas un!
    Seulement voilà… la jolie blonde que nous connaissons avait aussitôt foncé direction la cuisine, puisque bien sûr, c’est son refuge, et qu’elle n’avait en tête qu’un seul mot. Souvenez-vous. Tristan a prononcé le mot « tarte » à un moment donné. Ce n’était pas tombé dans l’oreille d’une sourde! Donc la jeune femme avait tracé vers le placard où étaient stockés sucre en poudre, farine, et condiments en tout genre, et tout le tsouin-tsouin à gâteaux (chez les Lockwood, on cuisine même la pâte). Sauf que… ce garde-manger spécial pâtisserie était tellement plein à craquer qu’à la moindre ouverture brutale, c’était la chute…

    Ce qui devait arriver arriva.
    Tout par terre, et une Poufsouffle recouverte de farine.
    Sasha et Tristan eurent d’abord l’air horrifié. Avant d’exploser de rire.


    « Ça, c’est pour avoir voulu me changer en bonhomme de neige! Chacun son tour! »

    Et il partit de plus belle, se tenant le ventre, déjà douloureux à force de rire.




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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Ven 18 Fév - 18:51

    « Moi aussi, fofolle, moi aussi! »



    ...Violette se dirige vers la cuisine, donc. Violette a le sourire, Violette tend la main pour ouvrir le placard aux merveilles, Violette n'entend pas son roudoudou...

    « Violette… tu devrais faire attention en ouvrant le pla… »

    Hein ? Aaaaaaaaaaah. Ou plutôt : AAAAAAAAAAAAAAAAAH ! Boumbadaboum ! Une fleur à terre, recouverte de farine. C'était malin ça. N'aurait-elle pas du se douter que ce garde-manger à pâtisseries serait plein à craquer ? C'était pourtant logique, non ? La jeune fille est terriblement gourmande et à chaque passage chez son Tristan, elle ramène un paquet de gâteau, de sucreries ou encore une liste de courses - pas chiante la fille - donc au bout d'un moment....le placard se remplit ! Et voilà ce qui arrive quand on est : étourdie, nunuche, et gourmande. Elle ne réfléchit pas avant, Violette, surtout lorsqu'il s'agit de nourriture...

    On ne la remplace pas cette petite ! Bien. C'était à son tour de se retrouver dans une situation embarassante, elle avait l'air de quoi avec sa farine - oui, la sienne, elle l'avait offert à Sasha pour noël Suspect - sur la tête ? Comme si elle avait posé la question à voix haute, son MEILLEUR ami sortit, en riant aux éclats :


    « Ça, c’est pour avoir voulu me changer en bonhomme de neige! Chacun son tour! »

    ...un bonhomme de neige, elle ressemblait à un bonhomme de neige en farine - aucune logique 8D - sauf que c'était pas froid . Mais par contre, c'était du beau gâchis ! Elle avait perdu au moins trois part de tartes là ! Comme si elle s'était prise ces trois parts dans la tronche, au lieu de les manger. Haaaaaaan . Elle en pleurerait presque....- bon, faut pas pousser non plus 8D - c'était si horrible, triste, tragique. Bon, et maintenant, hein ? Elle était censée faire quoi ? Elle ne pouvait pas compter sur son soi disant roudoudou, il était trop occupé à se marrer, d'ailleurs il pouffait comme une vache ! - ça rit une vache ? VACHE QUI RIT 8D....- Tssss.

    Elle croisa les bras et éternua. Allergique à la farine ? Non, pas du tout ! C'était juste...comme de la poussière, vous voyez....vous voyez ? Roooooh mais vous êtes aveugles, bande de nouilles - nouilles . Elle ne put s'empêcher de rire malgré tout...après tout, mieux vaut rire que pleurer, et Violette le répétait souvent, ça. Dès que quelqu'un râlait parce qu'on riait, elle sortait ça, rien que pour faire chier la personne, et parce qu'elle aimait bien cette phrase ....on s'éloigne du sujet ! Oui oui, elle était très douée pour faire des HS mais là, on parlait de tartes aux myrtilles, alors pas de ça, s'il vous plait.

    Tartes I love you.

    Comment on fait une tarte aux myrtilles ? Recette...elle ne connaissait pas la recette, elle n'en avait jamais fait ! Oui parce que même étant ultra gourmande, cette chère madame ne faisait pas les gâteaux souvent...pas parce qu'elle n'aimait pas cuisiner mais la raison était loin. Chez elle, on ne cuisinait pas beaucoup, c'était toujours la même chose, même si sa famille était riche. Alors à présent, elle n'aimait pas beaucoup cuisiner, c'est bête, hein ? Mais c'est comme ça. Peut-être qu'un jour....

    Elle se releva et éternua encore. Ça devait bien faire la douzième fois pig. Elle manqua d'ailleurs de se prendre la porte ouverte du placard - très douée pour ça 8D. Euh, reprenons...silence dans la salle !!

    ELLE SE RELEVA, j'ai dis. Puis, elle se secoua dans tous les sens pour faire dégager la farine, elle en avait partout...ses cheveux ! Ses pauvres cheveux, ils étaient tout emmêlés et tout...farineux. Qu'allait-elle faire ? Parler. Quoi, comment ça ça n'allait pas arranger son problème farinale ? Mais bien sur que si ! Regardez.


    « Bon, alors déjà, roudoudou, t'arrêtes de rire ou je te refais un câlin, non, des milliers de câlins et tu finiras étouffé par une Violette ! Ensuite...ensuite... »

    Ensuite quoi ?

    « Ensuite...ensuite...ensuiiiiiiiiiiite...j'ai faim Very Happy ! Alors euh...tartes ! »

    Difficile de s'exprimer correctement quand on est couvert de farine. Vous y arrivez, vous ? Bon, avant de faire tartes - 8D- , il fallait qu'elle se nettoie, même si en fait ça servait à rien, puisqu'elle allait finir de la même manière après avoir fait la CUISINE. Donc il fallait simplement ranger - foutre comme on peut - les trucs par terre.

    « Tu m'aides ? Mais...elle est où Sasha ? »

    Oh noooooon, elle a encore disparu =O ! Que préparait-elle, cette fois Suspect? Une petite graine de Violette - ahahahah 8D - cette gryffondor déchainée...
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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Mar 22 Fév - 1:11

    Il la regarda, hilare de voir sa MEILLEURE amie tout de blanc recouverte. Ces deux-là n’en rataient pas une! Ensemble, ils avaient à leur actif plus de bêtises, de situations ridicules, de moments absurdes, que toute l’Angleterre réunie! Il devait toutefois reconnaitre que sans sa géniale et fidèle acolyte de chaque instant, il ne pourrait pas parader ainsi en tête du « hit marrade » !
    Il allait lui lancer une nouvelle pique quand elle éternua en croisant les bras. Ce qui n’eut pour effet que de le replonger dans son fou rire. Et la jolie blonde en fit autant. Rien d’étonnant à ce tableau : ces deux-là avaient un besoin inestimable de rire de tout, et surtout des situations cocasses. Mieux valait les voir rigoler que pleurer, non? En tout cas, pour ceux qui n’étaient pas d’accord, qu’ils aillent se noyer dans leurs larmes trop salées et chargées d’amertume. Nos deux jeunes gens savaient savourer la vie, et leur philosophie positive leur réussissait plutôt pas mal, en général!
    Sinon, comment en seraient-ils arrivés là?
    Deux brillants – comme des n’étoiles! – élèves de Poufsouffle, prêts à quitter les bancs de l’école pour se lancer dans la dure mais excitante aventure de la vraie vie, se serrant les coudes à chaque instant, s’accrochant l’un à l’autre quand c’était nécessaire, mais toujours debout, le sourire aux lèvres, et le regard pétillant de bonne humeur. Parce que c’était lui, parce que c’était elle. Parce qu’on n’imaginait pas une bande de joyeux lurons sans ces deux-là. Parce que du pire, ils étaient capables de tirer le meilleur. Tant qu’ils étaient ensemble.
    Ils étaient ensemble.
    Ils le resteraient!

    La fofolle se releva avant d’éternuer une nouvelle fois, ce qui eut pour effet charmant de projeter un nuage de farine dans la cuisine. Tristan qui s’était approché se retrouva en train de tousser à cause de toute cette poudre blanchâtre. Heureusement que ce n’était pas lui qui s’était retrouvé avec tout un paquet sur la tête. Ça aurait pu lui déclencher un truc comme une crise d’asthme – quoi, il n’est pas asthmatique, oui et alors, pas la peine pour faire une crise, incultes – mais grâce au ciel, ou à la gourmandise de sa Violette adorée plutôt, lui était indemne. Et elle était… floconnée! Roooh… elle éternuait encore. A force, elle allait faire s’écrouler la petite bicoque. Il cessa aussitôt de penser à une chose pareille, de peur que ça ne finisse par arriver. Pas difficile d’imaginer la réaction de Shawn s’ils venaient à s’en sortir vivants… Tout bien réfléchi, mieux valait qu’ils meurent dans l’effondrement. Ce serait toujours moins douloureux…
    Si la perspective de se faire étripé par son adorable beau-père ne lui coupa pas l’envie de rire, la phrase très convaincante de sa MEILLEURE amie s’en chargea.


    « Bon, alors déjà, roudoudou, t'arrêtes de rire ou je te refais un câlin, non, des milliers de câlins et tu finiras étouffé par une Violette ! Ensuite...ensuite... »

    Etouffé à la suite de câlins? Y avait-il mort plus absurde? Sans doute noyée dans la farine… mais il préféra garder ses menaces pour une prochaine fois. Ça faisait trois façons de mourir différentes en moins de deux minutes, et il craignait que quelque chose finisse vraiment par arriver. Pas cool. Vraiment pas drôle.
    Il n’avait absolument pas envie de rire du coup…


    « Ensuite...ensuite...ensuiiiiiiiiiiite...j'ai faim! Alors euh...tartes! »

    Et c’est reparti pour une tranche de rigolade – comment ça il a plus envie, il a toujours envie, alors taisez-vous ignorants – parce qu’on ne peut tout simplement pas rester de marbre devant une fleur qui ne songe qu’à s’empiffrer.
    Ça allait bien à Tristan de penser ça… n’était-il pas lui-même un gourmand de première classe? Des gourmands, des gourmandes, encore des gourmands. Des gourmands, des gourmands, toujours des gourmands! Des gourmands d’premièèèèèère classe! Ah hem, normalement, c’est une chanson avec des p’tits trous… Qu’importe. Après le poinçonneur des lilas, le gourmandeur des violettes. Que ça vous aille ou non, c’est ainsi.
    Tartes donc.

    Le rouquin s’approcha du plan de cuisine, poussa tout ce qui encombrait les lieux – et c’est trèèèès encombré quand on habite dans une petite maison – pour faire de la place aux cuisiniers exemplaires qu’ils étaient. Bon d’accord… au cuisto fantastique qu’il était, et à la commis pas vraiment géniale qu’était sa blonde favorite. Mais on lui pardonne, elle n’est sans doute pas la meilleure pour concocter les petits plats… mais en revanche… elle est la meilleure goûteuse de tout l’univers! Allez… avouez que vous êtes jaloux! Mais qu’est-ce que vous voulez qu’on y fasse… Le talent, ça ne s’invente pas, les mignons!


    « Tu m'aides? Mais...elle est où Sasha? »

    Il se ferait un plaisir de dégager tout ce blanc des épaules et cheveux de sa MEILLEURE amie, mais d’abord il entreprit de sortir du placard ravagé les ingrédients et ustensiles nécessaires à leur petite séance de travaux pratiques. La question à propos de sa sœur ne le préoccupait pour le moment pas. De toute manière, avec cette furie, il n’était même pas raisonnable de vouloir éviter ce qu’elle mijotait… A chaque esquive, la charge suivante était biiiiiien pire.

    Une fois le tout posé sur le plan de travail, il croisa le regard de sa Violette et haussa les épaules pour toute réponse. Il eut à peine le temps de voir le reflet de sa petite sœur dans la porte laquée du placard, que déjà cette garce murmurait à son oreille…


    « Toi, tu n’es pas enfariné, ce n’est pas juste… »

    Après quoi il se retrouva à son tour couvert de farine, toussotant, éternuant, grommelant.

    Mais évidemment, Sasha n’avait pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Une nouvelle fois, elle se volatilisa, et il fallait mettre sur le compte de sa capacité à disparaitre un sérieux avantage: à douze ans, elle était encore petite. Tandis que les deux grands dadais de septième année balayaient du regard la pièce à la recherche de la Gryffondor, la porte d’entrée claqua. Hein? Kézaco que ce délire? Elle leur faisait quoi là…
    Sasha venait de sortir – et de leur signaler bruyamment son départ intempestif vers le froid glacial de l’extérieur – les laissant ainsi couverts de farine, suspendus dans l’attente de sa prochaine bêtise, plongés dans l’incompréhension. Ce qui eut pour effet de les faire à nouveau rire.

    Jusqu’à l’instant affreux, … horrible, … TERRIBLE!
    Sasha surgit à nouveau dans la pièce, armée d’un… OH NON. NON PAS CA!
    Mais alors qu’il allait formuler à voix haute son NOOOOOOOON, le tuyau d’arrosage fermement tenu en main par sa petite sœur projeta sur eux deux un filet d’eau abondant.
    Farine plus eau… pâte collante BONJOUR 8D.




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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥ Ven 25 Fév - 18:21

    Son petit roudoudou ne se préoccupait pas de ce que faisait sa petite sœurette adorée, pourtant Violette pensait qu'il devait rester sur ses gardes...elle connaissait bien la petite - tout est petit chez Vio 8D - Sasha, elle était, comme la poufsouffle, d'une créativité époustouflante, surtout lorsqu'il s'agissait d'inventer des bêtises. Et puis elle était douée pour disparaitre sans qu'on s'en rende compte, aussi. Que mijotait-elle ? Violette regarda partout et elle la vit...un sourire presque mauvais se dessina sur son visage, sa cible, c'était bien sur Tristan...ahahah .

    « Toi, tu n’es pas enfariné, ce n’est pas juste… »

    Bien joué petit padawan , un jour tu deviendras un grand maitre dans l'art de la bêtise *O*. C'était trop drôle ! Mais se doutait-elle que dans quelques instants, la jeune fille se retrouverait cible à son tour ? Trahie par sa petite sœur de cœur Suspect? Se doutait-elle que sa choupinette d'amour allait trahir son grand maitre Yoda ? Quelle inconscience ! Elle paierait . En attendant, les deux dingues étaient restés là, sans bouger, sans se rendre compte de rien. Et puis Sasha se volatilisa de nouveau, mais...hein, quoi ? Qu'est-ce qu'elle faisait ? QUE PRÉPARAIT-ELLE ?

    Ce qui rendait Violette un peu...folle de rage - de quoi ? De rage ? Chez la petite poufette 8D? - c'était le fait que...que...Sasha allait devenir plus forte qu'elle ! Et puis zut hein, c'était Violette la plus mieux de tous en bêtises Sad. Et jamais personne ne la détrônerait. Elle avait encore un tas d'idées dans un coin de sa tête. Et qui avait eu l'idée du feu d'artifice Very Happy? C'était elle ! Et qui avait eu l'idée de rendre les meubles vivants ? C'était encore elle ! Et qui avait eu l'idée de squatter la maison de son roudoudou Cool? C'était encore et toujours elle ! Sans ça, Sasha n'aurait JAMAIS eu l'idée de...

    SPLAAAAAAAAAAASH. Hein quoi ?! Elle venait de...non ! Elle...- respire Violette, respiiiiiiiiiire 8D - elle....eau, farine, pâte qui colle, froid, COLLANT . Ils venaient de se faire lamentablement aspergé d'eau à l'aide d'un tuyau d'arrosage, ils étaient maintenant tout pâteux et collants et...grrrrrrrr Suspect. C'était inadmissible ! Et en même temps c'était trop drôle 8D. Elle ne put s'empêcher de rire, malgré sa fureur - rage, fureur...oui oui, c'est toujours Violette Mary Howard à l'appareil Very Happy. De toutes façons, dans la soirée, la loooooooooongue soirée qui les attendaient, elle trouverait bien un TRUC, une bêtise trop méga coule à faire, d'ailleurs elle se mit à réfléchir. Elle repartit dans ses pensées, un long moment...le regard dans le vide, elle ne voyait plus que l'intérieur de sa tête - passionnant 8D.

    Lorsqu'elle reprit ses esprits, elle était toujours dans la cuisine, à côté de son roudoudou, trempée, plein de farine, face à Sasha qui tenait le tuyau d'arrosage en se marrant. Ah ben finalement, elle était pas restée très longtemps...out. Un peu plus et elle allait dire, comme une gogolle " ça fait longtemps que je suis partie ? " 8D. Mais elle se retint, c'était idiot.

    Elle regarda son roudoudou, puis Sasha, puis son Tristan, puis la petite gryffonne - mais y'a combien de personnes Surprised? Et elle fonça sur la fillette au tuyau d'arrosage, lui aspergeant la figure avec sa propre arme. Mouahahahah !


    « Je t'ai eu ! On m'attaque pas sans retour, moi. La bataille n'est pas finie... »

    Elle arrêta le flux d'eau avec la magie et s'en retourna à côté de roudoudou. Et ces tartes, elles ne vont pas se faire toutes seules ! Il y avait tout ce qu'il fallait sur le plan de travail...mais avec toute la farine et l'eau qu'ils avaient sur eux, ça allait pas être facile.

    MAGIE MAGIE .

    Je sais, je sais...vous vous souvenez, au début du sujet, je vous ai dis que Violette aimait bien ne pas utiliser la magie, qu'elle préférait plutôt se débrouiller avec ses mains, sa tête - 8D - et...bah voilà. Mais bon, dans ces cas là...situation n°29 : " si je suis face à un problème d'apparence et que j'ai besoin d'être belle pour faire ce que j'ai à faire, je peux utiliser la magie. " VOUALA ! Elle avait donc le droit...mais d'où sort ce truc ? La poufsouffle avait rédigé des règles elle même. Et il y en avait beaucoup. Quelle fille paradoxale . C'est bien pour ça qu'on l'aime .

    Magie, donc. Elle défarina tout le monde - donc, en gros, elle et Tristan - et sécha aussi tout le monde - donc, en gros...oui bon on a compris Suspect - et elle se retrouva en un rien de temps devant les ustensiles, les moules, le chocolat - dans une (des) tarte(s) à (aux) la myrtille(s) ? -, les myrtilles bien sur, et tout ce qu'il fallait pour préparer des tartes merveilleusement bonnes et belles et....miam .

    Elle regarda ses deux bouts de choux - 8D - et les invita du regard à la rejoindre et à signer un traité de paix pour les quelques minutes à venir, car la préparation de pâtisseries, c'est sacré. Et c'est pas des navets qui vont gâcher ça Suspect - où ça des navets :O?


    « TOUT LE MONDE A SON POOOOSTE ! Roudoudou, tu fais la pâte à tarte, Sashinette, tu...dites, comment on fait une tarte à la myrtille ? »

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MessageSujet: Re: Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥

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Moi, j'aime Roudoudou. { Tristan ♥

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