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 L'amour contrôle, l'amour perd, l'amour est aussi fou qu'il est beau. { Marie

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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 24/07/2010
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MessageSujet: L'amour contrôle, l'amour perd, l'amour est aussi fou qu'il est beau. { Marie Ven 31 Déc - 0:33

    8h32. GRANDE SALLE.

    Cela faisait exactement six heures que la jeune fille était revenue à Poudlard, après une absence de plusieurs semaines. Elle était partie comme ça, sans prévenir personne, sans un simple mot pour ses amis, elle ne leur avait pas dit au revoir, car si elle l'avait fait, ils l'auraient retenu, ou convaincu de ne pas commettre une telle folie. Sans se retourner, elle avait donc fait sa valise et avait disparu dans la nuit. Elle avait eu besoin d'un break...elle voulait oublier, oublier Kingsley. Le jeune homme avait mis fin à leur histoire, pourquoi ? C'était compliqué, et pourtant si simple. L'amour. L'amour intense, passionnel, unique...trop. Ils s'aimaient beaucoup trop, c'en était presque inhumain, ils souffraient, ils en étaient conscient. Alors, pour la sauver, pour les sauver, le gryffondor l'avait quitté. Marlene avait été furieuse, elle n'avait pas compris, c'est sans vraiment réfléchir aux conséquences qu'elle était partie. La première nuit en dehors du château, en dehors de son foyer, avait été la plus dure. Elle avait marché longuement, sans ressentir aucune fatigue, elle avait marché droit devant, sans jamais un regard en arrière, elle était comme une fugitive. Plusieurs fois, elle avait pris le magicobus, pour aller un peu n'importe où, changer d'air. Même si elle avait du affronter de nombreux obstacles, elle se sentait enfin libre. Libre de faire ce qu'elle voulait, de penser à autre chose que ce qui se passait entre les murs du château. Libre. Mais si durant plusieurs jours, elle s'était sentie heureuse, les jours qui suivirent furent pénible. Elle repensa à Kingsley, à ses amis qu'elle avait lâchement abandonné, à Poudlard, où elle avait passé les plus belles années de sa vie. Et elle étouffait, son cœur se serrait, sa vue se brouillait, les larmes coulaient. Elle avait pris la fuite, la fuite ! C'était un acte lâche. Mais elle avait eu si peur, peur de ne pas pouvoir supporter la présence de son amour perdu, peur de le voir sans pouvoir le toucher, lui parler, le serrer dans ses bras, peur de tomber dans la folie. Peur. Et pourtant, elle savait qu'elle ne pourrait rester longtemps loin de sa maison, de sa vie. Elle le savait. Une, deux, trois semaines passèrent. Et finalement, faute de nourriture et surtout, sentant la solitude la pénétrer au plus profond, elle était retournée sur ses pas. Elle devait affronter la réalité, elle devait avancer, sans lui, sans Kingsley. Il resterait à jamais le seul qu'elle ait tant aimé, il resterait gravé, pour toujours. Mais elle devait essayer de vaincre ses émotions, lorsqu'elle penserait à lui, elle devrait sourire, sourire en pensant à une si belle histoire. Elle était finie. Mais leur amour n'était pas perdu, il s'éteindrait peut-être un jour...ou si il ne s'éteint pas, il pourrait au moins s'atténuer. Oui, car seul un amour encore plus puissant pouvait réparer cette blessure, et recoller, morceau après morceau, les débris de son âme.

    Elle était là. Et c'était aujourd'hui qu'elle devrait vaincre. Mais elle ne parviendrait pas à tout réussir en un jour. C'était impossible. Il fallait y aller progressivement. Mais même si elle avait perdu son amour, elle avait retrouvé une amitié qui lui tenait tant à cœur, celle de Chuck. La veille, alors qu'elle rentrait au château, aux environs de 2h, elle avait croisé le serpentard dans les salles vides. Ils avaient parlés, violemment au début, et finalement, il avait pardonné à Marlene. C'était encourageant. Elle retrouvait peu à peu l'espoir. Elle devait s'accrocher, comme le lui avait appris King. Ce matin là, elle se réveilla donc dans les salles vides, et, rassemblant ses affaires, elle alla les déposer, en silence, dans le dortoir des filles, qui dormaient encore. Elle aperçut son amie Marie dans un des lits. Elle sourit. Puis, elle se dirigea vers la grande salle. C'était le moment. Il n'y avait encore pas grand monde, mais bientôt, à l'heure du petit déjeuner, beaucoup d'élèves seraient là. Courage. Espoir. Volonté. C'était ce qu'il lui fallait. Elle s'avança, tremblante, et chaque pas qu'elle faisait était une victoire. Des regards se tournaient vers elle, elle s'efforça de les ignorer. Ces regards là n'étaient pas ceux de ses amis. La jeune fille s'assit à la table des serpentards. Il n'y avait encore personne. Elle se força à manger, elle devait au moins reprendre des forces, physiquement. C'était un début. Elle se tartina donc des tartines à la confiture et se servit du jus de citrouille. Lorsqu'elle eut fini, elle remarqua qu'il y avait un peu plus de monde. Mais toujours pas de tête qu'elle connaissait bien. Que des connaissances, des inconnus ou des ennemis auquel elle ne faisait pas attention.

    Et Marie entra.

    Marlene se leva et la regarda avancer vers elle. Elle voyait dans son regard mille reproches, elle voyait de la colère...c'était normal. La jeune fille resta en silence. Elle lui fit alors face. Que dire ? Il y avait tant de choses qu'elle voulait lui confier, mais les déballer comme ça...non, elle devait la laisser parler elle, la laisser vide son sac. Elle avait le droit de la blâmer, car elle était à blâmer. Elle avait été lâche, terriblement lâche. Mais l'amour vous fait faire mille folies.




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MessageSujet: Re: L'amour contrôle, l'amour perd, l'amour est aussi fou qu'il est beau. { Marie Mar 4 Jan - 0:20

Marie en était presque sûre. Elle avait vu un gros sac de voyage ouvert sur son lit, elle avait sentit son odeur, elle avait vu une écharpe ou quelque chose comme ça traîner. Oui, tous ces indices lui prouvaient une chose : Marlene McKinnon, sixième année à Serpentard, son amie de toujours, était revenue. Enfin, de toujours… A croire que non. Les deux jeunes filles s’étaient rencontrées alors qu’elles n’étaient qu’enfants. Leurs parents les avaient inscrites à des cours de français particuliers, et, par manque de professeurs disponibles, on leur avait fournit un seul professeur pour deux. C’est ainsi que Marie et Marlene s’étaient retrouvées à apprendre le français toutes les deux. Elles en avaient fait voir de toutes les couleurs à leur professeur, un jeune qui n’y connaissait rien aux enfants et n’avait aucune autorité sur eux. Lorsque Marlene avait subitement cessé de venir aux cours de français, Marie avait cependant insisté auprès du professeur, M. Lhomme, de lui faire parvenir des lettres à son domicile. Elles avaient ainsi tenu une correspondance régulière pendant presque trois ans. Quand elles s’étaient revues à Poudlard, tant d’années plus tard, elles n’avaient eu aucun mal à se reconnaître. Marie avait toujours ses longs cheveux blonds qui faisaient la fierté de sa mère, et Marlène avait toujours ses grands yeux que Marie lui enviait tant. Jusqu’à cette année, elles étaient restées amies, traînant souvent ensemble, se racontant leurs petites vies et se remémorant leurs souvenirs d’une enfance disparue. Mais apparemment, son amitié avec Marie importait peu à Marlene. Car elle avait quitté Poudlard, une nuit sans prévenir personne, sans même prendre la peine de la prévenir, elle. Kingsley Shacklebolt, avec qui Marlene sortait à l’époque, était le meilleur ami de Marie, et elle se tenait très au courant de leur relation, allez savoir pourquoi. Kingsley aussi s’était volatilisé ; mais lui, ce n’était pas pareil. C’était son meilleur ami, et quoiqu’il fasse, elle lui pardonnait toujours – mais souvent après l’avoir boudé pendant trois-quatre jours. Pour Marlene en revanche, elle l’avait moins bien digéré. Marlene avait l’habitude de lui dire quand ça n’allait pas avec King, et là, elle n’en avait rien fait. Qu’est-ce qui faisait que Marie était aussi sûre que c’était à cause de leur histoire que Marlene et King s’étaient enfuis ? Tout. Le fait que tous les deux quittent le château, sans prévenir, sans prendre même le temps de rassembler toutes leurs affaires. Au début, Marie avait cru que c’était un simple week-end en amoureux, mais il s’était avéré qu’au bout de deux semaines, ils n’étaient toujours pas de retour, et Marie avait dû exclure cette hypothèse. Elle avait ensuite pensé qu’ils étaient toujours ensemble, qu’ils avaient fuit pour pouvoir vivre leur amour plus librement, mais elle s’était vite rappelé que Kingsley était étrange le jour de leur disparition. Il était frustré, il ne parlait presque pas, et Marie avait eu l’impression qu’il évitait Marlene. Alors elle avait dû se rendre au fait qu’il s’était passé quelque chose de fâcheux entre eux. Qu’ils n’étaient plus ensemble, et qu’ils avaient tous deux quitté Poudlard. Elle avait envoyé des lettres. De nombreuses lettres, à King, à Marlene, partout où ils auraient pu être susceptibles d’être allé. Mais elle n’eut jamais aucune réponse, et ne savait pas s’ils avaient reçu les lettres ou bien s’ils n’en avaient jamais vu la couleur. Et aujourd’hui encore, Marie prenait cette fuite pour un acte de trahison.

Ce matin-là, en se levant, le sac éventré sur le lit vide depuis des jours de Marlene avait été la première chose à attirer son regard. Puis, elle avait entendu les commérages des filles du dortoir : « Marlene est revenue ! Je l’ai vue jeter son sac sur son lit ! Elle est de retour ! » Elle avait donc compris que le retour de son amie n’était pas qu’une simple pensée ; Marlene était bel et bien de retour. Et elles allaient avoir à s’expliquer.

Après s’être levée, avoir prit sa douche, s’être habillée, coiffée et maquillée, Marie se rendit à la Grande Salle au pas de course. Les gens sur son passage la regardaient étrangement : avait-on déjà vu Marie Scott-Livingston, cette Serpentard qui ne mangeait jamais rien, courir pour se rendre au réfectoire ? Bien sûr, ils étaient à des lieux de se douter de la raison de Marie pour courir dans les couloirs. A part ceux, évidemment, qui avaient vu Marlene ; mais ceux-ci n’étaient pas nombreux.
Quand elle entra dans la Grande Salle, Marie chercha la brune des yeux, et la vit, debout, à la table des vert et argent, où déjà beaucoup s’empiffraient, insouciants et heureux. Si elle n’avait pas été tant en colère, Marie aurait presque sourit à tout ces visages dont la bonne humeur était contagieuse. Mais non, ce matin, sa seule préoccupation était Marlene. Elles devaient mettre les choses à plat ; et plus tôt ce serait fait, mieux ce serait.

S’avançant vers son amie, Marie s’arrêta à son niveau. Marlene avait grandit. Même si Marie faisait toujours cinq bons centimètres de plus qu’elle – elle avait toujours été grande – cela se voyait que Marlene avait grandit. Elle avait changé, son visage n’était plus tout à fait pareil. Alors qu’il avait toujours eu l’air d’un visage heureux, il paraissait un peu soucieux… Mais peut-être était-ce à cause de la discussion qu’elles allaient avoir ?

- Tu peux t’asseoir… Je préfère que tout Poudlard ne soit pas au courant de ce que l’on va se dire, déclara Marie, faisant signe à une petite fille de trouver une place un peu plus loin.

Elle s’assit, et regarda Marlene longtemps dans les yeux. Elle avait l’air plus mûr, comme si son « voyage » – ou plutôt, sa fuite – l’avait forgée. Finalement, Marie plongea sa main dans une coupe de fruits et en ressortit une poignée de framboises, qu’elle posa dans son assiette. Elle commença, tout en avalant un fruit :

- Alors… Tu veux m’expliquer d’abord les raisons de ton départ… Ou ce que tu as fait pendant ce temps-là ? Sachant que tu m’expliqueras tout et que je ne te lâcherai pas avant de tout savoir.

La dernière phrase était dite d’un ton un peu malicieux, pour camoufler le sérieux de ses paroles. Car si une chose était sûre, c’était bien ça : Marlene ne serait pas tranquille tant qu’elle n’aurait pas expliqué dans les moindres détails les raisons de sa fuite.


Dernière édition par Marie Scott-Livingston le Mer 5 Jan - 1:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'amour contrôle, l'amour perd, l'amour est aussi fou qu'il est beau. { Marie Mar 4 Jan - 22:53

    - Tu peux t’asseoir… Je préfère que tout Poudlard ne soit pas au courant de ce que l’on va se dire.

    Marlene s'assit, simplement. Mais elle ne quitta pas Marie du regard, ne serait-ce que pour déceler n'importe quelle émotion, n'importe quelle sensation chez son amie, n'importe quoi qui aurait pu lui être favorable, lui redonner courage.

    - Alors… Tu veux m’expliquer d’abord les raisons de ton départ… Ou ce que tu as fait pendant ce temps-là ? Sachant que tu m’expliqueras tout et que je ne te lâcherai pas avant de tout savoir.

    La jeune fille resta un instant dans le silence, comme pour réfléchir à ce qu'elle allait dire. Il y avait tant de choses à confier, tant de choses à expliquer, tant d'émotions à faire passer, par où commencer ? Elle était perdue lorsqu'elle repensait à ces dernières semaines, loin de tout, lorsqu'elle cherchait un chemin, une lumière, une aide, lorsqu'elle divaguait, qu'elle perdait le contrôle alors qu'elle pensait avoir passé un cap. Elle était perdue mais lorsqu'elle repensait aux derniers jours. Les derniers jours avant son retour à Poudlard. Lorsqu'elle y repensait, elle ne regrettait plus d'avoir fui. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'à présent, elle savait qui elle était - même si elle restait instable - et c'était tellement important. Si on lui posait cette question, que répondrait-elle ? Elle dirait qu'elle était une adolescente blessée, qui cherche à avancer même si c'est dur, qui essaye de se relever après une chute, qui croit en ce qui pourrait la faire remonter la pente. Elle dirait qu'elle ne peut vivre sans des amis mais qu'elle est terriblement maladroite, qu'elle les blesse car elle les aime. Elle dirait qu'elle pouvait se montrer tendre, attentive, loyale, courageuse, mais que la fierté la bouffait, au plus profond. Elle dirait qu'elle était parfois hypocrite, manipulatrice, égoïste, sournoise ou narcissique mais qu'elle ne mentirait jamais. Elle dirait qu'elle était colérique, qu'elle paniquait facilement. Elle dirait qu'elle comprenait les autres, qu'elle voyait en eux, qu'elle était sensible et émotive mais qu'elle ne le montrait jamais. Elle dirait qu'elle avait du mal à se projeter dans l'avenir, qu'elle restait accrochée au passé et qu'elle accumulait les regrets mais que quoi qu'il arrive, elle saurait trouver la volonté de vivre dans le présent, sans trop se projeter dans l'avenir, sans trop reculer. Oui, cette fuite lui avait apporté beaucoup de réponses, même si la plupart restaient sans réponses. Elle s'en contentait. Mais le plus dur restait la séparation. Sur ce point, elle ne savait plus. L'oublier, cet amour, ou s'y accrocher ? Elle voulait l'honorer, n'en garder que les bons points. Mais quels étaient-ils ? Peut-être la leçon qu'elle en tirait. Les leçons. Cet amour, Kingsley, lui avait appris à espérer, à croire en tout, il lui avait appris à vivre, à ne jamais regretter. Même si elle ne parvenait pas à tout mettre en pratique, elle réussissait malgré tout...rien qu'un peu. Et rien qu'un peu, c'était déjà beaucoup. C'était déjà un pas. Elle voulait pouvoir sourire en pensant à lui, ne penser qu'aux souvenirs heureux, sans ressentir trop de nostalgie, sans se faire étouffer par ses sentiments. Elle devait les calmer. Mais elle ne voulait pas tout oublier. Non, tout, c'était trop. Trop, ce n'est pas bon.

    Maintenant, pour s'en sortir, elle n'avait plus qu'une chose à faire. S'accrocher à ses amis. Ils étaient sa lumière, ils étaient son espoir, son rêve, son courage, ils étaient tout. Il faudrait du temps, bien sur, pour qu'elle puisse contrôler ses émotions à l'égard de la séparation, elle en était consciente ! Plus que consciente ! Mais pourquoi se morfondre en attendant que tout ce temps passe ? Pour le moment, elle était dans la grande salle, devant Marie, elle devait lui expliquer. Alors pourquoi penser à autre chose, pourquoi regretter alors que son amie était là, qu'elle la regardait et attendait qu'elle lui livre tous ses ressentiments ? Ne jamais se laisser sombrer. On peut très bien attendre que le temps passe, sans rien faire pour que les choses aillent mieux, que le ciel plein de nuages laisse un rayon de soleil passer, on peut très bien attendre, mais le temps n'est pas précis. On peut très bien continuer à attendre sans que jamais rien n'arrive, et alors, on se laisse sombrer dans les méandres du désespoir, on périt, on meurt. La fleur se fane, elle n'a jamais pu boire, n'a jamais pu voir la lumière. C'est stupide. Avancer, avoir du courage et de la volonté pour s'en sortir, voilà ce qu'il fallait faire !


    Marie. Marlene redescendit sur terre. Il fallait commencer par lui dire le plus important. Elle la regarda, droit dans les yeux. Elle ne devait pas avoir peur de croiser son regard, même s'il exprimait parfois des reproches. Courage. Force. Volonté.

    « La raison de mon départ est simple, autant qu'elle m'est terriblement dure : Kingsley. Je l'aimais, et crois moi, je l'aime encore. Mais nous avons du...faire un choix, on a du trouver une solution, pour pouvoir avancer plus librement, et dans le bonheur...il m'a quitté. Pour moi, pour nous. On s'aimait beaucoup trop. Sur le coup, je n'ai pas compris, je n'ai pas voulu accepter ça, alors j'ai fui, j'ai été lâche ! Je ne voulais pas le croire, je ne voulais pas affronter cette réalité, je voulais qu'on me dise que c'était un cauchemar, qu'il fallait que je me réveille. Mais pendant mon...séjour, j'ai du me faire une raison. Cet amour trop intense aurait conduit à notre perte, à tous les deux. Je suis tout de même resté loin de Poudlard quand j'ai compris ça...oui, car j'ai beau avoir compris, je n'ai pas accepté, la passion est plus forte que la raison, et j'ai du mal à faire entendre à mon cœur ce que mon cerveau n'entend que trop bien. Je...je te demande pardon, Marie. Car je n'ai pas seulement fui ça...j'ai aussi fui tous mes amis, ceux qui auraient pu m'aider. J'ai voulu affronter ça toute seule. Me prouver que j'étais forte, mais c'était plus faible qu'autre chose, de partir. »

    Elle avait réussi à récupérer Chuck, son ami, elle avait réussi à lui faire comprendre tout ce qu'elle avait éprouvé, ce qu'elle éprouvait maintenant, et ce que peut-être, elle éprouverait plus tard. Elle avait été courageuse, alors pourquoi ne pas recommencer, avec Marie ? Elle pouvait le faire. Recoller les morceaux, refaire jaillir l'eau de cette cascade, refaire naitre cette flamme, refaire souffler ce vent. Elle en était capable. Oui, plus qu'elle ne le croyait.
    Devait-elle maintenant lui dire tout ce qu'elle avait enduré, tout ce qu'elle avait appris, lors de son voyage...? Oui. Elle le devait, le voulait, et le pouvait. Elle but un verre d'eau et parcourut la grande salle du regard. Quelques personnes étaient tournées vers elles. Aucune importance. Qu'ils écoutent, qu'ils regardent, si ça leur faisait plaisir ! Marlene n'en avait que faire. Pour le moment. Reposant alors ses yeux fatigués sur son amie, elle rajouta, dans un murmure :


    « J'ai appris certaines choses importantes.... »

    Elle ne pouvait en dire plus, pas tant qu'elle saurait comment Marie réagirait. Si elle pouvait lui pardonner. Elle espérait tant ! Elle tremblait, elle s'agitait, elle voulait, plus que tout, la serrer dans ses bras, et pleurer. Pleurer jusqu'à ne plus pouvoir verser une seule larme, pleurer pour se libérer. Elle ne supportait pas ça. Les explications. L'amitié, comme l'amour, ne s'explique pas, il se vit. Mais bien sur, elle ne pouvait passer à côté de la parole, de la communication ! Elle ne pouvait pas mais aurait préféré. Qu'un simple regard rempli de tant d'émotions, qu'un simple regard qui est plus que la parole suffise à se faire pardonner. Mais ça ne marchait pas comme ça. Il fallait lutter, se battre, parler, faire ressentir tout par des paroles sincères, et ainsi, mériter son pardon. Mériter l'amitié.




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MessageSujet: Re: L'amour contrôle, l'amour perd, l'amour est aussi fou qu'il est beau. { Marie

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L'amour contrôle, l'amour perd, l'amour est aussi fou qu'il est beau. { Marie

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