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 « S'éloigner pour mieux affronter la réalité... » Chuck.

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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 24/07/2010
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MessageSujet: « S'éloigner pour mieux affronter la réalité... » Chuck. Mar 28 Déc - 1:54

    2h32. POUDLARD.

    Marlene était de retour. Oui, de retour. Son voyage avait été long, pénible...elle en avait bavé. Il y avait quelque semaines, la serpentard de 6eme quittait Poudlard. Sa maison. Cette école qui lui avait tant apporté durant six ans...six ans. Ce château fabuleux et rassurant qui l'avait fait se sentir chez elle. Et surtout, ces personnes incroyables et uniques qu'elle avait connue et qui à jamais, resteraient gravé. Même ceux qui avaient...disparus. Ou presque...la raison de son départ précipité? Kingsley. Sa grande histoire d'amour, celui qu'elle avait tant aimé, celui qu'elle aimait toujours, celui qui l'avait convaincu tant de fois de ne jamais perdre espoir, celui qui avait été son oxygène, sa raison de vivre. Il était parti. L'amour s'était-il simplement éteint? Non...un amour aussi fort, aussi intense ne peut pas simplement s'éteindre, ni même se consumer, il reste toujours une étincelle...mais sans doutes s'aimaient-ils beaucoup trop pour continuer. Ils pouvaient mourir pour l'autre, ils n'avaient pas besoin de prononcer un mot pour se comprendre, un simple regard rempli de tendresse, d'amour...amour...ce sentiment merveilleux et pourtant si dévastateur. La raison de leur éloignement était l'amour ! C'était difficile, et pourtant si simple. Il ne pouvait se passer une minute sans que l'un pense à l'autre, il ne pouvait se passer une nuit sans que les rêves soient emplis de l'image de l'âme sœur...ce sentiment si fort qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre faisait trop de dégâts, et s'ils avaient continués...ça aurait été pire. Bien pire. Le gryffondor avait donc mis fin à cette relation...ils avaient essayés, une seconde fois, mais c'était vain. C'était bel et bien...la fin.

    Marlene ne s'y était pas vraiment attendu. Le jour de la rupture, Kingsley était étrange. Il n'avait pas prononcé un mot, ni même accordé un regard tendre à la serpentard. Lorsqu'elle lui avait demandé la raison de son ignorance, il avait répondu simplement que c'était fini, et que la souffrance était à présent trop grande. Il était parti. Elle n'avait pas cherché à le rattraper. Sur le coup, la jeune fille en était resté sans voix, pétrifiée, horrifiée. Son cœur se consumait tout doucement, se décomposait...elle s'était senti vide, sans forces. Le soir, elle avait fait ses valises et avait quitté Poudlard, furieuse contre elle, et contre l'amour qu'elle avait voué à Kingsley...
    Où était-elle allée? Ici et là. Elle s'était débrouillée. Elle avait longtemps marché dans la nuit, la fatigue avait disparue, elle n'était plus qu'une coquille vide. Ses amis? Elle n'y avait même pas pensé. C'était sa raison de vivre qui s'était effacée, qui avait disparue dans les ténèbres. Sans lui, elle n'était plus rien. S'éloigner était la meilleure chose à faire. Plutôt partir que de voir celui qui avait partagé sa vie chaque jour, sans pouvoir le regarder intensément, sans pouvoir le serrer dans ses bras protecteurs, sans pouvoir toucher ses lèvres...
    Furieuse, elle l'avait été longtemps. Plusieurs semaines. Une rage folle. Pourquoi revenait-elle maintenant? Alors que sa fureur ne s'était pas complètement dissous? Parce qu'elle n'était pas folle, à défaut d'être en colère. Elle savait qu'elle ne pourrait plus tenir longtemps, sans nourriture, sans protection...sans amis. Pendant son...séjour, elle avait réfléchis, elle s'était fait une raison, à contre cœur. Il fallait l'oublier, et...avancer. Surtout, ne pas sombrer.

    Elle avait donc décidé d'affronter. Même si elle était encore très instable. C'est ainsi qu'elle était là, devant les portes du château, de sa maison, à cette heure. Elle hésitait. Mais le froid la fit avancer, rentrer...elle devait rentrer. Au moins, personne ne la verrait revenir, elle aurait le temps de penser...le lendemain matin.
    La nostalgie s'empara d'elle, elle revoyait sa vie à Poudlard défiler chaque fois qu'elle passait d'un endroit à l'autre, de simples détails faisaient s'éveiller en elle ce sentiment douloureux. Et surtout...l'image de Kingsley. Oublier. Elle devait l'oublier. L'an prochain, il partirait...à jamais.

    La jeune fille baissa les yeux, pour tenter d'effacer les souvenirs. Après quelque minutes de marche dans le noir, elle se trouva dans les salles vides. Inutile de faire demi tour. Elle dormirait ici. Sinon, elle réveillerait le dortoir et...elle ne pouvait l'imaginer, du moins, pas pour le moment. Elle versa une larme et avança. Elle entra dans une des sombres salles et s'assit sur sa valise. De retour. Un craquement la fit sursauter.


    « Qui est là ? »

    Une silhouette s'éleva et à la faible lueur de la lune, elle le reconnut. Chuck. Chuck...elle était mal tombée. Pourquoi lui ?! Pourquoi ici, maintenant ?! Il...il partait ! Rattrapes le Marlene...RATTRAPE LE !

    « ATTENDS ! »

    Elle le prit par le bras mais il la dégagea violemment. Marlene sortit sa baguette et le fit s'écraser sur le sol...elle devait absolument lui parler. Le récupérer. Elle avait perdue King, elle ne perdrait pas Chuck. Son ami. Elle ne voulait pas. Elle rangea sa baguette et se pencha sur le jeune homme, le forçant à rester.

    « Je t'en prie, écoute moi... »




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Dernière édition par Marlene McKinnon le Mer 2 Fév - 19:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « S'éloigner pour mieux affronter la réalité... » Chuck. Mar 28 Déc - 3:22

    Pas de douleur plus grande que celle qu'il ressentait à ce moment là. Un couteau dans son coeur, une bombe dans son crâne, des flèches fichées partout dans son corps. Il était foudroyé. Les assaillants arrivaient de partout, aucun échapatoire, aucune issue. Du noir partout, et leurs yeux qui brillent. Sont-ce des yeux ? Non, des étoiles... Bleues ? Ces étoiles étaient-elles bleues ? Elles ressemblaient tellement à des yeux... Oui, les yeux de Sue. C'était son visage, son nez, sa bouche, sa voix, son rire. mais dans ses yeux, ses yeux aveugles, une flamme rouge, brûlante, et elle grandit, grandit, et il se fait aspirer à l'intérieur, et tout n'est que chaos, il ne comprend plus rien, il fait noir puis la lumière l'aveugle, il n'arrive plus à penser, les formes se mêlent toutes entre elles.
    Et puis le vide et au fond une lumière, au fond deux serpents entremêlés, les voix de ses parents, et cette voix glacée, nasale, cette voix envoutante, rassurante et distante à la fois.
    Et puis une douce chaleur, une certitude, mais elle s'écarte, la voix s'éloigne, ou plutôt est-ce lui qui recule, et une pendule, une pendule, une horloge qui compte le temps à l'envers, et puis il s'arrête, et la date est celle d'aujourd'hui, et le temps reprend son cours. Mais où l'horloge a-t-elle commencé à remonté ? Quand sera-t-il à sa place enfin ? Quand, quand quand ?...

    Chuck se redressa sur son lit en sueur. Trop de souvenirs, trop d'attente, trop de douleur, trop d'empressement, trop d'ambition, trop de mélancolie, trop de tension, trop de stress, trop d'amour, trop de sentiments. Trop de pensées.
    Il se leva, se dirigea vers la petite salle de bain jouxtant le dortoir. Il s'aspergea le visage et le torse d'eau fraiche et regarda l'heure. 2h00. Il ne dormirait plus cette nuit, du moins pas pour le moment.
    Le visage de Sue, ses yeux enflammés hantaient son esprit lorsqu'il boutonna une chemise et enfila une paire de chaussures.
    C'était la voix du Lord des Ténèbres qui emplissait ses oreilles lorsqu'ils descendit les marches des escaliers jusqu'au troisième étage.
    Et c'était l'horloge et son tic tac qui occupaient tous ses sens lorsqu'il pénétra dans une des nombreuses salles vides peuplant l'étage.

    Il s'assit pesement sur une table. Que s'était-il déroulé dans une salle comme celle là ? Sue, Sue, Sue, toujours Sue. Elle était partout dans ce foutu chateau, il n'y avait pas un endroit où ils n'étaient pas allés ensembles, pas un son qui ne le faisait penser à elle, pas une odeur qui ne la lui rappelait. Une partie de lui était presque morte, agonisante, mais elle ne voulait pas rendre le dernier souffle, se battait pour respirer encore un peu, pour le faire souffrir plus longtemps.
    Il ne savait plus comment ça s'était passé, pourquoi ça s'était passé, qui avait rompu, quand il l'avait, pourquoi.
    Il était perdu, ne comprenait pas, plus. Que comprenait-il encore ?
    La seule chose qui le maintenait au-dessus de la surface, qui le forçait à nager encore, à se débattre, c'était cette voix, ce but, ce rocher auquel il se cramponnait de toutes ses forces. Il n'avait plus rien d'autre, ou du moins c'est ce qu'il pensait. Il lui restait quelques rares amis, bien sûr, Evan, Marie, Vitany, partageant ses idées. Et les vestiges des autres, Marlène, Fraise surtout, qu'il devait renier pour sa propre survie.
    Et ses souvenirs.

    Des souvenirs avec beaucoup de personnes. Mais ceux qui lui faisaient le plus mal, à part ce avec Sue, étaient ceux avec Marlène. Car une amitié aussi forte que celle qu'ils avaient partagée était rare. Car si elle n'avait pas changé de camp, leur amitié serait restée intacte. A part son espèce de chien lui servant de petit ami, rien n'entravait le lien qui les unissait. Mais il y avait Kingsley. Et Chuck se sentait trahi, et Marlène l'avait délaissé, ainsi que tous ses autres amis. Et elle n'existait plus que pour Kingsley, et c'était innaceptable. Et Chuck avait été clair. Kingsley ou lui. Et Marlène avait choisi.
    Et elle le regretterait. Il le savait. Shacklebolt était un Gryffondor, il était indigne de confiance. Il la laisserait tomber sans pitié. S'il avait du choisir entre elle et ses amis... Il aurait choisi ses amis.
    Et au fond d'elle même, Marlène le savait.

    Et Chuck était là, sur sa table, et il pensait, il pensait trop. Il pensait à la disparition de Marlène, il se demandait pourquoi, il pensait à l'amour de la jeune fille pour le Gryffondor. Et il entendit un bruit, et il la vit entrer, et ses yeux restèrent froid. Elle avait les joues rouges, les cheveux ébouriffés, et des cernes noires sous les yeux. Elle semblait extenuée, lasse.
    Dans le noir de la salle, il espéra qu'elle ne le verrait pas, il espéra que le craquement qu'avait émit la table quand il s'était levé ne parviendrait pas jusqu'à ses oreilles, mais elle l'entendit.


    « Qui est là ? »

    Il ne répondit pas, sortit de l'omre sans la regarder. Pourquoi elle ? Pourquoi était-elle entrée précisement dans cette salle alors qu'il y en avait tant d'autres ? Pourquoi était-elle rentrée ce soir là ? A cette heure là ? Pourquoi cette coïncidence ? Pourquoi, pourquoi ? Trop de pensées. Et la voix qui restait toujours au fond de son crâne, le tirant vers ses 17 ans, vers ses examens, vers sa sortie de Poudlard, vers la marque qui ornerait son avant-bras.

    « ATTENDS ! »

    Cette main sur son bras. Il se dégagea violement, comme si le contact l'avait brûlé. Pourquoi l'avait-elle touché ? Elle n'en avait pas le droit. Il lui jeta un regard tellement glacial qu'il en était brûlant. Ses pas reprirent, son chemin continua de se tracer, il suivit inconsciemment la route qu'un autre construisait pour lui.
    Et puis, il tomba. Une colère profonde, comme si elle venait d'un autre et pas de lui, l'emplit. Il était une enveloppe vide, et quelqu'un se chargeait des sentiments. Il ne lui restait plus que ses pensées, ses souvenirs. Il ne ressentait plus rien à part ce que ses souvenirs lui évoquaient.
    Il tomba et elle se pencha au dessus de lui, et il ne voulu pas la regarder et il détourna la tête, et il se boucha le coeur.


    « Je t'en prie, écoute moi... »

    Narquois. Ironique. Sarcastique. Tranchant. Froid. Méchant. C'était tout ce que la voix de Chuck était à la fois à ce mment précis.

    " Et que peux-tu avoir à me dire d'autre que ce que tu m'as déjà dis ? Je suis désolée ! Pardonnes moi ! Je ne peux pas le laisser tomber, je l'aime ! Très bien, et je te répondrais tant mieux. Non. Lui le fera. Je te l'ai déjà dis, je ne veux pas avoir une nouvelle fois cette conversation, laisse moi partir. "

    Il planta alors son regard dans celui de la jeune fille, pendant un centième de seconde seulement, mais des sentiments affluèrent alors il regarda de nouveau alors, car les sentiments étaient douloureux, car les souvenirs étaient douloureux, car son enveloppe se remplissait et que cela faisait mal.
    S'il arriverait à ressentir à nouveau quelque chose un jour ?

    ...
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MessageSujet: Re: « S'éloigner pour mieux affronter la réalité... » Chuck. Mar 28 Déc - 4:10

    " Et que peux-tu avoir à me dire d'autre que ce que tu m'as déjà dis ? Je suis désolée ! Pardonnes moi ! Je ne peux pas le laisser tomber, je l'aime ! Très bien, et je te répondrais tant mieux. Non. Lui le fera. Je te l'ai déjà dis, je ne veux pas avoir une nouvelle fois cette conversation, laisse moi partir. "

    Souffrance. Peine. Désespoir. Chuck...Chuk ! Il était là, devant elle, sous ses yeux, il était là, elle le voyait, elle pouvait le regarder dans les yeux...mais dans son regard, elle ne voyait rien, rien à part la douleur. Cela faisait si longtemps...on dit que le temps guérit les blessures, ce n'est pas vrai...du moins, pas toujours. Kingsley...elle l'avait trop aimé, et le temps ne ferait rien, il ne changerait absolument rien ! Il pourrait peut-être atténuer la douleur que provoquait la perte d'une partie de son âme, mais jamais, jamais il ne pourrait la détruire complètement. Non, elle resterait ancrée dans son être...pour toujours. Et seul un amour plus puissant encore, si c'était possible, pourrait réparer doucement, morceau après morceau, sa blessure. Seulement, les souvenirs resteraient, pour toujours et à jamais. On n'oublie pas un amour aussi intense, on n'oublie pas celui qui vous a fait vivre, qui vous a fait vous sentir vivant, vivant et libre. On n'oublie pas celui qui vous a fait croire en la vie, en vos amis, celui qui vous a appris à garder la tête hors de l'eau, à s'accrocher au moindre sourire, au moindre regard brillant d'espoir, on n'oublie pas...c'est impossible. Jamais elle ne pourrait détruire ce souvenir. L'éloigner, mais pas le réduire à néant.

    Il était là. Et ses paroles étaient dures. Il était froid, distant, sa voix était cassante...était-il toujours son ami? Ou l'avait-elle perdu? Elle ne voulait pas...non...perdre l'amour suffisait. Elle ne pourrait supporter une seconde perte, celle d'une amitié qui lui était chère, celle d'un ami auquel elle tenait tant...Chuck...elle s'en voulait. De l'avoir abandonné, trahi, humilié par la même occasion. De n'avoir pas réussi à le rattraper, à le récupérer. De n'avoir pas cru en lui...avait-il raison? King avait abandonné Marlene? NON ! Elle ne pouvait croire une telle chose, c'était abominable. Elle savait que le gryffondor l'avait aimé et l'aimait encore, simplement, il avait pris une décision, il avait choisi de disparaitre de la vie de la serpentard, pour la sauver, pour les sauver. Elle devait continuer à se dire, elle devait se répéter sans cesse que s'ils avaient continués sur cette voix...ils n'auraient pas été heureux. Il fallait penser à l'avenir, même si le présent importait beaucoup. Il fallait...être réaliste. C'était dur. Très dur. Trop dur. Mais elle devait...elle devait essayer, de résister. Et pour honorer sa mémoire, et l'amour qu'ils avaient si bien porté, elle devait espérer, croire en la vie. Chercher les issues. Tendre les bras vers le ciel et crier que tout est possible, que rien ne saurait résister à la volonté. La volonté d'oublier? Non. La volonté d'avancer, de tourner une page et de commencer une autre histoire, une belle histoire.

    Le retenir. Pour le moment, elle devait retenir Chuck. Son ami. Le récupérer. C'était son nouveau but. Pour tenir, il faut chaque jour se donner un but, un rêve à réaliser, une tâche à accomplir, et laisser ainsi l'espoir vous parcourir et vous donner confiance. Chuck. Elle l'aida à se relever malgré sa réticence et plongea son regard dans le sien. Elle lui prit le bras et le serra fort. Ne pars pas...

    « Chuck...j'ai du faire un choix, mais tu penses vraiment que ça a été facile ?! Choisir entre mes amis, ma fierté et mon amour...je l'aimais et j'aime toujours, mais...il se trouve que cette fois ci, on a choisi pour moi. »

    Peut-être n'avait-il pas compris le sens de la phrase, mais si il regardait dans les yeux de Marlene, il comprendrait. Il comprendrait la détresse, et son appel au secours. Oui, elle avait besoin d'aide, elle avait besoin qu'on lui tende la main, qu'on la rassure...




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MessageSujet: Re: « S'éloigner pour mieux affronter la réalité... » Chuck. Dim 2 Jan - 18:51

    Il sentit la douleur qui la traversait, il la sentit mais il l'ignora. Il l'ignora parce que le seul savoir de la faire soufrir rappelerait à son esprit que c'était son amie, et que l'amitié qu'il éprouvait envers elle était forte malgrès ce qu'elle avait fait, et ce qu'elle avait fait c'était horrible, et il ne voulait pas lui pardonner à cause de cette amitié.
    Elle le releva, et il partit, il partit loin, mais son bras restait attaché à cette pièce, cette pièce où il n'aurait pas dû être, cette pièce qu'il ne devrait pas connaitre, cette pièce où Marlène aurait dû être seule cette nuit. Son bras y restait attaché parce que Marlène le serrait de toutes ses forces, et même si toutes ses forces ce n'était pas grand chose, Chuck n'en avait plus du tout, à peine celle de retourner à la Salle Commune qu'il n'aurait pas dû quitter, à la Salle Commune où il aurait dû dormir encore ; retourner dans cette Salle Commune et s'assoupir dans son lit.
    Et elle le retenait, et il n'avait même pas la force de penser de se dégager, bien qu'il pense beaucoup à cet instant présent, derrière la barrière qu'il dressait dans son esprit.

    Derrière cette barrière, il pensait à la neige, il se disait qu'il aimerait bien aller se balader à Pré-O-Lard avec ses amis, il se demandait ce qu'avait fait Marlène pendant son absence, il se demandait ce que faisait Sue et ce qu'il pourrait bien faire pour la récupérer, il se demandait ce qui était passé par l'esprit de ses parents quand ils avaient décidé de suivre le Lord, il se demandait pourquoi lui n'avait pas fuit quand il l'avait appris, parce qu'il savait que beaucoup de personnes étaient derrière lui et qu'elles l'auraient aidé à s'en sortir.

    Mais cette barrière était bien épaisse, et Chuck ne voyait pas au travers, et lui hésitait à penser à se dégager parce qu'il avait peur de ne pas en avoir la force. Et s'il ne l'avait pas eu et qu'il l'avait fait ? La barrière se serait écroulée, et il se serait écroulé aussi sous le poid des pensées, et Marlène aurait étée là pour le consoler, et il se serait fait poursuivre pendant des années et des années par les partisans du Lord, mais il aurait survécu parce qu'il aurait eu des amis, beaucoup d'amis fidèles.
    Il ne devait pas prendre ce risque. Hors de question d'avoir des états d'esprit, le simple fait de se poser des questions était dangereux, il ne pouvait pas faire deux choses en même temps.


    « Chuck...j'ai du faire un choix, mais tu penses vraiment que ça a été facile ?! Choisir entre mes amis, ma fierté et mon amour...je l'aimais et j'aime toujours, mais...il se trouve que cette fois ci, on a choisi pour moi. »

    Pardon ? Pardon ? Un choix ? Quel choix ? Ah, oui ! Shacklebolt ou les Serpentards... Quel choix ? Aucun choix aux yeux de Chuck. Du moins pas maintenant. Derrière la barrière, une grosse question. Qui aurait-il choisi ? Sue ou les Serpentards ? Devant la barrière, toujours pas de question. Elle l'aimait. Elle l'aime toujours. Toujours ? TOUJOURS ? Pourquoi est-elle là alors ? Elle a honte ? Elle a peur ? Elle est bête ? Pourquoi n'est-elle pas dans les bras qu'elle aime tant ? Qui a choisis pour elle ? Elle n'est pas ici de son plein gré ? Qu'elle s'en aille. Qu'elle dégage. Quel interêt de venir ici si elle n'a pas envie d'y être.

    Une fois l'analyse de la réponse faite, aucune analyse n'est faite. Une lecture tout au plus. Important ? Non. Pas du tout. Pas de ce côté ci. Ici, rien.
    Maintenant répondre. Les rapports sont durs avec les personnes étrangères à son clans, les personnes avec qui il ne peut pas parler librement. Il est fatigué, tellement fatigué. Il ne sait même plus pourquoi. Des formules de potions lui reviennent, mais il ne sait plus pourquoi il s'est réveillé quelques heures auparavant.


    " Oh. Mais ça change tout alors. Tu n'as ps choisis ? Pourquoi tu es ici ? Pourquoi tu viens alors que rien n'a changé ? Pourquoi tu viens alors que tu sais bien que tant que Shacklebolt sera là moi je ne le serais pas ? Pourquoi es-tu là, pourquoi ne restes tu pas dans ses bras ? Qu'a-t-on choisis pour toi ? Ton mariage c'est ça ? "

    Chuck eut un rire sec qui ne dura pas bien longtemps. Un mariage. Voulait-elle qu'il soit son témoin ? Non mais sans blague ! Qu'elle dégage, qu'elle lui foute la paix. Il n'avait rien à faire avec lui, elle était mieux à fourrer sa langue dans la bouche de son copain. Alors qu'elle s'en aille. Tout allait mieux quand elle n'était pas là, après tout. Alors il voulait qu'elle parte, qu'elle l'oublie un peu. Elle n'avait pas besoin de lui, elle avait Kingsley, il n'avait pas besoin d'elle il avait Lord Voldemort.

    Et il ne la regardait pas. Et il pensait un peu mais pas trop. Et il sentait cet appel dans son coeur, il voyait cette horloge. Il savait ce qu'elle signifiait, il savait qui il serait à ce moment là, et il savait qu'à ce moment là il saurait qui il était. Erreur ou non, il serait fixé. Il serait heureux, peut-être. Peut-être trouerait-il enfin cette quiétude qu'il recherchait désespérement. Et s'il la trouvait, il serait heureux.
    Et alors il pourrait oublier tout le reste et ce consacrer à ce qui le rendait heureux.

    Mais pour le moment il devait s'en donner les moyens, il devait être sûr de pouvoir y parvenir. Et il devait supprimé ce qui l'empêcherait d'y parvenir. Les obstacles.
    Et là, à ce moment précis, dans son esprit, Marlène en était un. Et ça se lisait dans ses yeux. Et ça se sentait à 3 kilomètres à la ronde. Obstacle.
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MessageSujet: Re: « S'éloigner pour mieux affronter la réalité... » Chuck. Lun 3 Jan - 23:01

    " Oh. Mais ça change tout alors. Tu n'as ps choisis ? Pourquoi tu es ici ? Pourquoi tu viens alors que rien n'a changé ? Pourquoi tu viens alors que tu sais bien que tant que Shacklebolt sera là moi je ne le serais pas ? Pourquoi es-tu là, pourquoi ne restes tu pas dans ses bras ? Qu'a-t-on choisis pour toi ? Ton mariage c'est ça ? "

    Chuck...il ne comprenait pas. Il ne la comprenait pas, à cet instant. Il était loin de son esprit, loin de ses pensées, loin des images et des souvenirs qui parcouraient sa tête à la vitesse d'un éclair ! Il était trop loin. Elle non plus ne le comprenait pas, ne le comprenait plus. Leur amitié se perdait, elle se dissociait, lentement, morceau après morceau, au fur et à mesure que le temps avançait. C'était ce soir, ou jamais. Alors, agir maintenant et réparer tout, ou bien le laisser partir et regretter à jamais cette amitié ? La question ne se posait pas, Marlene avait déjà la réponse. Elle l'avait depuis longtemps, mais elle n'avait jamais eu le courage. Le courage de faire face. Le courage de réparer. D'aller chercher la glu qui pourrait recoller les morceaux de leur amitié, dispersés dans l'air, d'aller chercher la raison qui pourrait l'aider à finir ce puzzle. Pourtant, si elle continuait à retarder, encore et encore, le face à face avec cette réalité si dure, il n'y aurait plus rien. Rien que de la poussière, des cendres qui s'envoleraient, qui disparaitraient après un long périple, bercés par le vent violent. Rien. Alors c'était maintenant. Même si ces paroles étaient dures à encaisser, même si ces mots la blessaient, la faisait saigner à l'intérieur, même si elle aurait préféré fuir, elle ne le pouvait pas. Elle ne le voulait pas, plus. C'était fini de fuir, c'était fini de regretter. Avancer, il fallait avancer, et tout faire pour que la lumière s'allume. Car la flamme ne jaillit pas seule. C'était à elle, et à elle seule de faire jaillir cette flamme.

    Elle ne lâcha pas le bras du garçon, il resterait. Elle le serra encore plus fort. Même si ses forces étaient très amoindries. Il devait rester, l'écouter, et comprendre. Il ne la regardait pas, avait-il peur ? Ou sentait-il du dégout ? Du dégout envers Marlene ? Elle ne pouvait pas savoir, si il ne la regardait pas. Mais même si il ne posait pas ses yeux sombres sur elle, même si il prétendait ne rien entendre, il était là, et il entendait. Alors, elle parlerait. Elle parlerait et elle tenterait, par tous les moyens, de reconquérir son amitié perdue.

    « Je ne suis pas venue, Chuck, je t'ai empêché de passer le seuil de cette porte, pourquoi ? Mais enfin ! Pour te récupérer ! Ne vois-tu pas que j'essaye de recoller les morceaux, que je tente de récupérer notre amitié qui tombe à l'eau ? Je ne veux pas te perdre, Chuck ! Et pourquoi je ne reste pas dans ses bras ? Pour la simple et bonne raison qu'il... »

    Non. C'était dur. Trop dur. Bien plus dur que de dire un « Je t'aime » ! Oh oui, bien plus dur. Elle n'y arrivait pas, aucun son ne voulait sortir, tout restait coincé dans sa gorge, dans son cœur. Elle ne parvenait pas à lui confier ça. Elle en avait presque honte...honte ! Pourquoi ? Elle ne pouvait le dire. Rien que le fait d'y penser la détruisait, elle voyait dans son esprit son souvenir. Mais petit à petit, son souvenir et son image s'effaçait, il partait, tournait lentement la tête, et, sans jamais se retourner, il disparaissait ! Oh bien sur, elle voulait plus que tout l'oublier ! Elle voulait que cet amour cesse ! Que cette passion dévorante la quitte ! Qu'à jamais son rire cesse de résonner dans sa tête ! Que son sourire s'efface également ! Que sa voix arrête de lui parler dans ses pires cauchemars ! Mais le voir ainsi partir était d'autant plus douloureux. Elle voulait le faire dégager, ce foutu amour, mais elle n'en avait pas la force, elle souhaitait l'honorer. L'honorer...cet amour, et ce qui en est ressortie. La foi. L'espoir. Le courage. Le bonheur. Elle ne voulait pas que tout ça disparaisse avec ! C'était inconcevable. Elle ne savait plus quoi faire. Oublier ou s'accrocher. Fuir ou se battre. Elle ne savait pas alors elle voulait du réconfort, une aide, un sourire, une main qu'elle pourrait prendre, des bras pour se réchauffer, elle voulait des amis. Un ami. Elle voulait Chuck. Elle voulait qu'à nouveau il la lui tende, cette main ! Plus que tout, elle le voulait. Alors, elle ouvrit grand la bouche et cria :

    « IL M'A QUITTE ! Quitté...j'imagine que cette nouvelle te remplit de joie autant qu'elle me remplit de désespoir. Sauf que si tu avais compris l'amour que j'avais éprouvé, au lieu de cultiver cette foutue haine de merde contre lui, si tu avais compris...si avais été un véritable ami, tu ne serais pas parti ! Tu penses que je t'ai trahi ? Et les autres ? Tu es égoïste Chuck, tout autant que moi putain ! Mais n'aurais-tu pas pu faire un effort ? Pour...pour moi, pour nous, pour notre amitié ? Je t'ai hais de n'avoir rien compris, autant que tu m'as hais de t'avoir abandonné. Mais maintenant, je suis là, je suis là et je veux...je veux... »

    Sa voix se perdit une nouvelle fois, elle était à bout de souffle. Elle n'en pouvait plus. Mais les larmes ne couleraient pas, oh non, pas maintenant. Courage. Espoir. Courage. Chuck. Elle murmura un « ...je veux notre amitié... » et lâcha son bras. Elle laissa sa main retomber contre son corps, lourdement. Elle regarda Chuck. Partirait-il ? Non. Non. Non.

    Non.

    Il devait penser. Il devait se souvenir. Il devait se souvenir de leur rencontre, de leurs rires, de leurs vannes pourries, de leurs disputes, de leurs réconciliations, de leurs pleurs, de tout, de tout ! Il devait éloigner sa haine, rien qu'un instant, et se dire pourquoi. Pourquoi ne pas pardonner ? Pourquoi partir, sans éprouver aucun regrets alors qu'il aurait du en éprouver ? Pourquoi ne pas comprendre ? Pourquoi se méprendre, pourquoi ne pas ESSAYER de comprendre ? Il devait se poser ces questions. Elle ne voulait pas le perdre.

    Non.





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Dernière édition par Marlene McKinnon le Mer 2 Fév - 19:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « S'éloigner pour mieux affronter la réalité... » Chuck. Ven 28 Jan - 20:35

« Je ne suis pas venue, Chuck, je t'ai empêché de passer le seuil de cette porte, pourquoi ? Mais enfin ! Pour te récupérer ! Ne vois-tu pas que j'essaye de recoller les morceaux, que je tente de récupérer notre amitié qui tombe à l'eau ? Je ne veux pas te perdre, Chuck ! Et pourquoi je ne reste pas dans ses bras ? Pour la simple et bonne raison qu'il... »

Pas de réponse. Pas un souffle. Pas un regard. Amitié ? Amitié ? Non. Pas amitié.

« IL M'A QUITTE ! Quitté...j'imagine que cette nouvelle te remplit de joie autant qu'elle me remplit de désespoir. Sauf que si tu avais compris l'amour que j'avais éprouvé, au lieu de cultiver cette foutue haine de merde contre lui, si tu avais compris...si avais été un véritable ami, tu ne serais pas parti ! Tu penses que je t'ai trahi ? Et les autres ? Tu es égoïste Chuck, tout autant que moi putain ! Mais n'aurais-tu pas pu faire un effort ? Pour...pour moi, pour nous, pour notre amitié ? Je t'ai hais de n'avoir rien compris, autant que tu m'as hais de t'avoir abandonné. Mais maintenant, je suis là, je suis là et je veux...je veux... »

Quitté. Quitté. Sentiment ? Oui. Satisfaction. Sourire. Narquois. Pas de regard. Pas de réponse. Égoïste ?...

« ...je veux notre amitié... »

Murmure... Pression sur le bras qui disparait. Bruit sourd du bras qui retombe contre le corps. Pas de réponse. Toujours sourire. Puis disparait. Plus pression ? Plus prison. Regard. Regard court, mais qui dure des heures. Et demi tour, et demi tour...

L'image de Marlène n'est plus devant ses yeux. Il voit la porte, il voit la lumière qui s'en échappe, contrairement à la pénombre qui occupe la salle vide. Son seul meuble. La pénombre. Il baisse les yeux et voit ses pieds. Ils sont fins, comme le reste de son corps, comme le reste de son corps, ils sont raides. Tout son être est contracté, en perpétuelle action, en perpétuel travail. Il ne se détend jamais, toujours prêt à agir, toujours prêt à répondre à un appel qui ne vient pas.
Quand il relève les yeux, il ne voit plus rien de lui, comme s'il n'existait pas. Existe-t-il ? Rien n'est moins sûr. Il sent l'air envahir ses poumons, son coeur battre au creux de ses poignet et dans la courbe de son cou. Seuls signes de vie. Il ne se sent pas vivant. Il se sent là, il se sent. Pas vivant, juste... Là.
Il fait un pas, puis un autre. Derrière la barrière qu'a formé son esprit, les pensées s'affolent, hurlent, frappent. Regarde, regarde ! Elle n'est plus avec lui ! Laisse la revenir dans ton esprit, laisse la revenir ! Retourne toi ! Écoute la ! Ne pars pas, ne pars pas !
Mais il part, il part. La barrière est trop forte ?... Il part. Il s'avance vers la lumière lentement, comme si son corps avait du mal à répondre aux ordres que lui lance la moitié de son cerveau. Ou peut-être est-ce l'autre moitié qui contrecarre les plans de la première. Avance. N'avance pas. Reste. Ne reste pas.

Laquelle écouter ?

N'en écouter aucune. S'allonger par terre. Ou alors... Ou alors avancer en reculant.
Chuck se retourne. Il fait un pas en arrière. Mais son regard accroche celui de Marlène. Les pensées derrière la barrière en profitent. Elles hurlent de plus belle, lance des images de toutes leurs forces sur le mur. Et le mur ploie. Quoi, comment ? Non, impossible ! Et pourtant...

Une minuscule fissure apparait. Minuscule, mais assez grande pour que deux ou trois pensées accompagnées d'une multitude d'images y passent. Elles envahissent son esprit.

Marlène et lui a la Grande Salle, se balançant des petits pois à la figure. Zip. Marlène et lui à Pré-O-Lard, se goinfrant de Dragées de Berticrochu. Zip. Marlène et lui dans la Salle commune, discutant de tout et de rien. Zip. Marlène, outrée, le frappant de toutes ses petites forces suite à une illusion taquine. Zip. Marlène riant aux éclats. Zip. Marlène pleurant dans ses bras. Zip. Marlène endormie au coin du feu. Zip. Marlène regardant le ciel d'un air rêveur. Zip. Marlène lui annonçant sa relation avec Kingsley. Zip. Le visage en larmes de Marlène à l'infirmerie.

Et la douleur qui attendait depuis si longtemps, la douleur qu'il avait dissimulée tant bien que mal, cette tristesse qui l'envahissait quand il pensait à son amie, cette peine à peine contenable à la vue de tout ce qu'ils avaient vécu.

Le visage de Chuck se décomposa. Il arrêta de reculer. Il s'arrêta mollement sur le seuil de la porte. Il observa le visage de la jeune femme lui faisant face. Il fit un pas hésitant en avant.
Elle était seule, elle était désolée, elle était anéantie.
Il avança encore.

A un mètre d'elle, il n'osa s'avancer plus. Une peur tenace lui occupait l'estomac. Il ne savait plus ce qu'il voulait ou ce qu'il devait faire. Il baissa les yeux, puis les releva. Il inspira. Enfin. Il expira.

Il tendit la main devant lui.
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MessageSujet: Re: « S'éloigner pour mieux affronter la réalité... » Chuck. Jeu 3 Fév - 0:12

    Il souriait. Et ça, elle aurait du s'en réjouir. Mais son sourire...ce sourire de satisfaction, ce mauvais sourire, ce sourire qui vous glace les os...elle ne l'aimait pas. Elle le détestait. Et combien de fois l'avait-elle arboré, ce sourire rempli d'horreur ? Des milliers de fois. Peut-être plus, qui sait ? Mais maintenant, c'était fini. Fini. Comme on dit THE END à la fin d'une histoire. Comme on dit COUPE à la fin d'une scène. Fini. Elle ne voulait plus faire le mal, elle ne voulait plus jouir du malheur des autres, et sourire en croisant leur regard rempli de souffrance. Elle voulait juste...être elle même. Elle voulait être fière d'elle, de ce qu'elle était ! Le passé était derrière à présent, pourquoi regretter les erreurs qui appartiennent au passé ? Regarder devant, voilà ce qu'elle devait faire. Ne pas se dire qu'elle n'était pas capable de se montrer...elle. Changer ? Non. Laisser transparaitre ses émotions, partout, tout le temps, ne rien retenir, briser la barrière, laisser tomber le masque. Adieu...

    Chuck se retournait. Il partait. Elle avait lâché son bras, il était libre. Libre de s'en aller, libre de la perdre, libre de regretter. Marlene ne voulait plus le retenir. Si il tenait à elle, alors il se retournerait, alors il tendrait la main.
    Sauf que si il ne le faisait pas, elle s'en voudrait. Elle s'en voudrait de ne pas avoir plus essayé. Plus...pourquoi ce mot ? Pourquoi s'en vouloir alors qu'elle avait essayé ? Juste, essayé. Elle avait espéré très fort, aussi fort qu'elle le pouvait, alors pourquoi ? Pourquoi s'en vouloir ? C'était inutile.

    Mais malgré tout, elle voulait pouvoir alléger son cœur, elle voulait respirer normalement, dormir comme un enfant le soir, rêver comme un enfant, rire sincèrement. Mais si un vide persistait en elle, si plusieurs vides prenaient place, alors comment le pourrait-elle ? Un mot, cinq lettres. Reste.
    Cette décision n'appartenait qu'à lui. Et peu importe le choix qu'il ferait, Marlene l'accepterait...mais après ? Après, elle continuerait à espérer, et peut-être " reviendrait-elle à la charge " - peut-être.
    Mais en tout les cas, jamais elle n'arrêterait d'espérer. Jamais.

    Au moment même où elle allait tout relâcher, où ses bras s'apprêtèrent à retomber contre son corps frêle et tremblant, il se retourna, il se retourna vers elle. Et il lui tendit la main. Marlene resta figée, pétrifiée. Que faire ? Prendre cette main qu'on lui tendait, saisir cette chance qui n'était pas la première, ni la seconde...? Ou bien l'ignorer et lui passer devant, sans un mot, sans une pensée ? Il n'y avait pas à hésiter. La jeune fille avança, un pas, deux pas...elle était tout près de lui, de son ami. Le retrouvait-elle ? Était-elle sur le point de placer la dernière pièce du puzzle ? Oui...elle était sur la bonne voie. Elle était prête. Et elle prit sa main, elle la garda longtemps...elle ne dit rien, ça n'était pas utile, après tout.

    Il le laissa parler, lui. Parce que elle, elle avait déjà tout dit, et à présent, c'était à lui de dire ce qu'il ressentait vraiment, ce qu'il avait, enfoui au fond de son cœur. Son regard en disait long, mais ce n'était pas assez...pas assez...


    hj : désolé, c'est court =/




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MessageSujet: Re: « S'éloigner pour mieux affronter la réalité... » Chuck.

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« S'éloigner pour mieux affronter la réalité... » Chuck.

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