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 Intenable! Intenable! Oups, (re)tenue? [Isaac] // Fini.

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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 14/12/2010
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MessageSujet: Intenable! Intenable! Oups, (re)tenue? [Isaac] // Fini. Lun 20 Déc - 1:58

    Un mot, un seul mot, pour la décrire : intenable. Et cette unique caractéristique allait devenir ô combien dramatique pour la suite des événements… Terrible… Gardez donc ce seul mot en tête, et revenons un peu en arrière.

    La neige avait du tomber toute la nuit. Avec plus d’intensité que d’ordinaire. Qu’est-ce qui nous permettait de dire cela? La quantité de neige qui bloquait à l’aube les grandes portes du château. Eislynn avait eu la chance (si on peut parler de chance) d’admirer le spectacle. En effet, sa nuit avait été relativement courte (trois heures, tout au plus). Ainsi, avant même que le jour ne se lève, la jeune femme était dans la Salle Commune, à contempler le spectacle de l’hiver rude. Son regard était mutin, émerveillé, plus ébahi que celui d’un petit enfant.
    Mais en fin de compte, c’était probablement ce qu’elle était encore : une enfant. Tout juste sortie de l’adolescence, encore un peu dedans, et avec des rêves plein les yeux et des projets plein la tête. Une gamine aux allures d’adulte. Quelques flocons suffisaient à gommer l’image nouvelle de femme, pour souligner le caractère enfantin de la Gryffondor. Après tout, c’était aussi ça l’esprit de Noël, non? Retomber dans la tendre enfance, croire au Christmas Father, guetter le son des grelots accrochés au harnais des rennes, se réveiller le matin et courir au pied du sapin pour trouver des cadeaux inespérés… Puis courir dans la neige, se jeter sur la glace et faire des glissades comme si on se croyait aux Jeux Olympiques!
    A cette pensée, Eislynn sourit. Elle avait toujours regardé les Jeux Olympiques avec son père, avant son entrée à Poudlard. Ils aimaient bien le sport, tous les deux. Et avaient leurs favoris. Un jour, son père lui avait promis qu’il l’emmènerait. Qu’elle pourrait rencontrer ses chouchous pour de vrai. Aujourd’hui, se souvenait-il de la parole qu’il avait donnée? Ou bien, comme tous les adultes, ne tiendra-t-il jamais sa promesse? La brune secoua la tête. Elle ne devait pas penser ainsi. Quand elle serait maman, si elle le devenait un jour, elle tiendrait toutes ses promesses. Croix de bois, croix de fer. On ne trahit pas la confiance d’un enfant.

    Un coup de vent contre le carreau la fit sortir de ses pensées. Et son regard émeraude se porta à nouveau sur le tas de neige qui condamnait l’entrée du château. Les professeurs auraient tôt fait de faire fondre tout ça. La jeune femme en était presque peinée. L’image était tellement belle… Et serait détruite avec tant de facilité, que ça en était déconcertant. Dans ces moments-là, Eislynn arrivait presque à comprendre son père, Andrew.
    Eislynn était une née-moldue. Son père avait découvert qu’elle était une « sorcière » (et il avait encore du mal à employer le terme) le même soir où il avait rencontré le nouvel amour de sa vie, un sorcier du nom de Douglas (mais tout le monde disait Doug, parce que Douglas, c’est affreusement moche). Deux révélations en une soirée, ça faisait beaucoup. Mais la découverte d’un univers magique, c’était probablement le plus choquant pour lui. Et depuis, il avait tendance à nier ce monde qui lui avait fermé ses portes. A l’appartement, pas de magie. Doug devait se résigner à faire la vaisselle à la main (même si tout le monde sait, sauf Andrew, qu’il utilise discrètement sa baguette quand son copain a le dos tourné!), et Eislynn évitait de discuter ouvertement de Poudlard et de son apprentissage. Par peur de le blesser.
    Mais en cet instant, elle comprenait ce qu’il voulait dire. La magie facilitait tellement les choses, que ça en devenait parfois insipide. Si ce tas de neige était venu bloquer la porte du hall de leur immeuble, c’est à la pelle et au rire qu’ils en seraient venus à bout. Parler de pelle à Poudlard apparaissait comme totalement absurde. Savaient-ils seulement ce que c’était?

    Après avoir admiré le paysage à travers la vitre, Eislynn se mit à errer dans la Salle Commune. La Rouge et Or faisait son possible pour ne pas sautiller (ce qui aurait fait grincer le plancher) et pour rester muette (là, par contre, c’était plus difficile… la jeune femme avait beaucoup de mal avec le silence).
    Au bout d’une demi-heure, n’y tenant plus, elle remonta discrètement dans le dortoir des 7èmes années pour enfiler un long manteau, avant de redescendre dans la Salle Commune. Son estomac gronda. Et elle lui répondit en faisant la grimace. Il était impensable que les Elfes de Poudlard soient déjà en train d’attendre les affamés lève-tôt. Malgré tout, elle n’allait pas rester davantage dans la pièce aux couleurs chaudes, même si le feu qui crépitait l’apaisait. Elle avait besoin de bouger. Bouger, bouger, bouger. Sinon, elle finirait par prendre racine (à noter qu’elle n’avait été immobile que quelques secondes, quand elle regardait au dehors)!
    Aussitôt pensé, aussitôt exécuté. La demoiselle Lewis se trouvait devant le portrait de la Grosse Dame, laquelle ronchonnait d’avoir été réveillée dans son sommeil, en pyjama long rouge sous son long manteau noir à l’effigie de sa prestigieuse maison. Et dans l’instant qui suivit, ignorant les menaces de la peinture énorme, la voilà qui se dirigea vers le Hall. En parcourant les couloirs, elle prenait garde à marcher silencieusement. Peut-être les préfets étaient-ils toujours en train de faire leur ronde? S’ils l’entendaient, Gryffondor aurait sans doute des ennuis par sa faute. Ce n’était pas son intention, bien sûr.
    Voilà pourquoi elle n’utilisa pas la lumière de sa baguette pour se diriger. Elle connaissait le chemin par cœur, et les magouilles de ces escaliers ensorcelés ne la perturbaient plus. En un laps de temps assez court, la jeune femme se retrouva dans le Hall. Un bruit étouffé la fit presque sursauter. Elle tendit l’oreille pour identifier le son, qui se révéla n’être que le souffle du vent qui s’engouffrait par l’interstice des portes. Son cœur recommença à battre à une vitesse modérée. Quelle idiote! Elle avait eu peur à cause d’une brise! Si elle n’avait pas été consciente de l’interdiction qu’elle était à la limite de transgresser, elle aurait explosé de rire de sa propre bêtise.

    Maintenant, restait à sortir dans le Parc. Voilà le défi qu’elle s’était lancé. Bête, certainement. Mais elle avait parfois tendance à s’enfoncer dans sa bêtise, en s’engouffrant d’un peu trop dans son orgueil. Que risquait-elle? Ce n’était qu’un peu de neige! Elle poussa doucement la porte qui, bien entendu, ne bougea pas d’un millimètre.


    « Tête de linotte… Tu croyais l’ouvrir sans forcer? »

    Petit murmure de reproche à elle-même. Le silence avait fini par trop lui peser. Ses mots n’avaient pas été prononcés bien fort, mais sait-on jamais, peut-être que quelqu’un l’avait entendue… Aussi, se dépêcha-t-elle de trouver un moyen d’accéder à l’extérieur. Après de gros efforts inutiles, elle finit par s’avouer vaincue (non, c’est une blague!) et opta pour une solution de secours. Une fenêtre à proximité ferait l’affaire.

    Et c’est avec agilité qu’Eislynn se retrouva dehors. Il faisait froid, et elle tremblait presque, mais les flocons qui lui arrivaient sur le visage la mettaient de tellement bonne humeur qu’elle ne faisait pas attention au reste. Ses lèvres avaient rapidement bleuies. Malgré elle, ses dents claquaient. Ce genre de bruit particulièrement désagréable à l’ouïe, vous voyez?
    Et encore, elle continuait à avancer dans la neige, ignorant ce que son corps lui dictait. Ses doigts commençaient à s’engourdir. Dès qu’elle respirait, un petit nuage se formait devant ses yeux. Son nez était glacé. Mais rien ne l’arrêtait. Bien au contraire, la Gryffondor avait un but précis en cet instant bien matinal. Les pensées enfantines qui l’avaient submergée quand elle était encore dans la Salle Commune lui dictaient sa conduite.
    Sa destination? Le Lac. Gelé. Souvenez-vous : des glissades interminables sur la glace… Voilà où Eislynn voulait en venir. Au jeu du Curling, elle prenait volontiers le rôle du palet!

    Enfin, arrivée. Un sourire se dessina sur ses lèvres bleues de froid. Et toute à sa joie, elle n’entendit pas la neige craquer derrière elle. On s’approchait. Eislynn avait-elle était aussi discrète et précautionneuse qu’elle l’avait cru?




Eislynn Lewis, 7th.


Dernière édition par Eislynn Chase-Lewis le Mar 15 Mar - 23:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Intenable! Intenable! Oups, (re)tenue? [Isaac] // Fini. Sam 8 Jan - 20:23

- Rentrer à Poudlard ?! Déjà, mais tu viens à peine de rentrer de Londres... Tu ne peux pas y retourner déjà !?

Isaac regarda sa mère, elle était déboussolée, elle ne voulait pas voir son fils s'en aller si tôt. Elle ne voulait plus le voir partir, depuis la mort de son époux, elle supportait de moins en moins les jours de départs de son fils. La rentrée de Septembre était dure, mais elle comptait à chaque fois sur les vacances de fêtes pour profiter d'Isaac, hors étant parti pour Londres régler quelques affaires personnelles, elle n'avait pu le voir finalement que 4 jours.
Isaac se leva et vint serrer sa mère dans ses bras musclés. D'une voix douce et calme il essaya de lui remonter le moral :

- Maman, je dois y retourner, Dumbledore veut que les Préfets rentrent plus tôt pour surveiller l'école. Tu sais bien, avec tout ce qui se passe personne n'est tranquille et je dois surveiller les plus jeunes..

Elle avait beau avoir retrouvé le sourire, en partant, Isaac savait très bien qu'elle n'acceptait toujours pas son départ.


Il était ainsi rentré une semaine avant la rentrée des classes. Des tours de garde avaient été assignés à chaque Aurors, à chaque professeur et à chaque préfet. Seul ou accompagnés, ils arpentait les couloirs, escaliers, salles de cours à la recherche d'élèves réticents à l'idée de dormir. La "protection et la sécurité des élèves avant tout ! " c'était ce qu'avait dit le Directeur.
Cette nuit là, une tempête de neige faisait rage à l'extérieur. Isaac aurait du dormir dans un lit bien chaud et moelleux, mais comme par hasard un des Préfets de Serpentard s'était désisté et il avait du prendre son tour de garde. Quel bande de crevards ces serpents ! Isaac marchait rapidement dans les couloirs à moitié éclairés du château. Sur son passage, quelques tableaux s'indignés d'être ainsi dérangés en pleine nuit. Et Isaac devait se rependre d'excuses auprès de chacun d'entre eux pour ne point réveiller le château entier.
Quelque fois il s'arrêtait à une fenêtre et observait mélancoliquement les flocons s'entasser peu à peu les uns sur les autres, formant un rideau blanc immaculé sur le paysage alentour. Après quelques minutes de contemplation, il recommençait sa ronde seul dans le froid.

Le jour commençait à poindre, bien qu'il resta encore plusieurs heures avant le lever du soleil et des élèves de Poudlard. Isaac avait décidé de descendre les étages, si il prenait son temps peut être qu'il attendrait la Grande Salle pour le déjeuner.
Lentement il descendit une à une les marches des escaliers mouvants, se laissant porter au gré de leur volonté. Plusieurs fois il lança un juron à celui qui au lieu de le faire descendre, l’emmener dans des étages supérieurs.
Il entendit soudainement la voix Oh combien mélodieuse de la Grosse Dame. Sans doute un cauchemar !
Alors qu'il descendait les marches du dernier escalier, il entendit une voix féminine.

"Tête de linotte… Tu croyais l’ouvrir sans forcer? "

Il ne connaissait pas cette voix, et à en juger par l'exclamation, il s'agissait sans doute d'un élève. Il descendit les marches rapidement, pas assez rapidement ! Il vit juste une forme se glisser par la fenêtre. Il avait du temps devant lui... Et ce petit changement de programme lui plaisait bien, il décida de suivre la fuyarde. Advienne que pourra !
Il se faufila à son tour dans l'embrasure de la fenêtre, prenant soin de ne point faire de bruit et ainsi alarmer les autres 'rondeurs' ou le très cher Monsieur Picott.

Le vent glacial vint fouetter son visage et Isaac sentit tous les poils de son corps de hérisser. Quelle idée de sortir avec un temps pareil. Heureusement il avait sur lui des vêtements plutôt chaud. Il suivit les traces de pas dans la neige. Il sentait ses jambes s'engourdirent, avoir veiller toute la nuit n'était pas vraiment compatible avec une balade improvisée dans la neige. Mais ce spectacle magnifique l'emplissait de joie plutôt qu'autre chose. Il avait toujours adoré la nature et la neige semblait embellir chaque paysage, fut-il laid d'origine. Chaque pas se rapprochait de plus en plus du Lac, en effet en levant la tête Isaac aperçut la silhouette de la jeune fille qui marchait d'un pas déterminé vers le Lac.
Après un moment il vit qu'elle s'arrêtait. Il se rapprocha rapidement d'elle. Malgré le bruit sec de la neige qui se craque sous ses baskets, la jeune fille n'entendit pas Isaac approcher.
Il s'arrêta à quelques mètres d'elle. Elle portait la robe de Gryffondor, la même maison que lui. Il ne voulait pas lui faire peur, mais décida quand même de lui parler :


- C'est beau n'est ce pas ?!

A peine eut-il prononcé ces mots, que la jeune fille se retourna surprise de ne pas être seule. Elle le regarda ébahie et un peu gênée, sans doute s'attendait-elle à finir en retenue. Mais qui sait, les préfets sont quelques fois plus gentils !







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MessageSujet: Re: Intenable! Intenable! Oups, (re)tenue? [Isaac] // Fini. Mer 12 Jan - 16:24

    Souriant malgré le froid qui se faisait sentir de plus en plus. Certes, elle avait pris un manteau, mais dessous elle n’avait que son pyjama rouge et il ne tenait pas particulièrement chaud. Elle devait avoir la chair de poule.
    Du moins, si elle ne l’avait pas tandis qu’elle était tout seule, la voix derrière elle avait suffi à lui flanquer la trouille. Pourtant, c’était une voix qui avait parlé avec douceur…


    « C'est beau n'est-ce pas ?! »

    A peine eut-il prononcé ces mots, que la jeune fille se retourna surprise de ne pas être seule. Elle le regarda ébahie et un peu gênée, sans doute s'attendait-elle à finir en retenue. Mais qui sait, les préfets sont quelques fois plus gentils !

    Et pour dire quelque chose qui ne ressemblait ni de loin ni de près à une réprimande. Malgré tout, elle s’était retournée avec une vivacité fulgurante, son cœur accélérant ses battements sous l’effet de la surprise. Quelle idiote. S’était-elle vraiment crue seule? Elle aurait du l’entendre arriver… La neige n’était pas un allié pour les hommes. Ils étaient trop lourds. Elle craquait sous chacun de leurs pas. Pourquoi donc n’avait-elle rien entendu?
    La réponse était tellement évidente… Son esprit, ses sens, tout était tourné vers la glace et la perspective d’une aube des plus amusantes. Désormais, elle pouvait dire adieu à sa partie de hockey en solitaire… Gryffondor allait peut-être encaisser, avec ses bêtises… Elle se mordit la lèvre, tandis que son regard émeraude dévoilait sa gêne et son inquiétude. S’ils perdaient des points – encore – elle ne pourrait que s’en prendre à elle-même… Vraiment idiote! D’habitude, c’était elle qui allait réprimander Sirius avec le sourire quand il faisait perdre 50 points d’un coup aux Rouges et Ors. Les rôles allaient s’inverser. Pour le plaisir sadique du jeune Maraudeur. Elle ne voulait pas que Gryffondor paye…
    Soudain, elle réalisa deux choses. D’abord, que face à elle, ce n’était n’importe qui. Il s’agissait du préfet de leur maison. Isaac Dillinger. Ce détail pouvait peut-être jouer en la faveur des Lions. Même si ce n’était pas une garantie. Ensuite, et c’était probablement bien plus un gage de sûreté, la phrase que le jeune homme avait lancée.


    « Oui… Très… » se décida-t-elle à répondre.

    Ce qu’elle venait de dire avait une allure assez fébrile… Difficile de dire si c’était le froid ou la gêne qui avait rendu sa voix plus faible. Mais c’était sorti comme un murmure… A peine audible. Quand elle s’en rendit compte, elle espéra qu’il avait entendu.
    Son regard observa quelques instants le préfet qui ne semblait pas chercher à la réprimander ou à lui offrir comme cadeau de Noël une jolie retenue dans le bureau de ce cher Picott. Bon… Dans ce cas… Pourquoi l’avait-il suivie?
    Parce qu’il l’avait bien suivie, non? Un préfet de ronde pouvait-il se permettre d’abandonner sa surveillance sur un simple coup de tête, pour une escapade dans la neige du Parc? Ou bien, avait-il décidé d’interpeler la personne qui se promenait à l’extérieur à une heure si matinale qu’il ne faisait pas encore jour, pour finalement changer d’avis?
    Tout cela faisait beaucoup de suppositions.
    Finalement, elle haussa les épaules imperceptiblement – il faisait trop froid que pour ses mouvements soient amples. Puis elle se tourna vers l’étendue glacée. C’est vrai que l’endroit était splendide… Un lac gelé… Une seule envie : glisser. Mais ce n’était sans doute pas le moment de se jeter sur la patinoire naturelle.

    A nouveau ses yeux glissèrent vers Isaac.


    « Je… Tu m’as suivie? »

    Question qu’elle n’avait pas réellement voulu poser. En fait, elle n’avait pas du tout eu l’intention de lui demander cela. C’était sorti… tout seul. Du Eislynn tout craché. Ce qui lui passait par la tête avait franchi le mur de ses lèvres avant même qu’elle n’ait eu le temps de songer aux formes.
    Au moins avait-elle interrogé le garçon d’une voix douce et basse. Le froid faisait lentement son effet.




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MessageSujet: Re: Intenable! Intenable! Oups, (re)tenue? [Isaac] // Fini. Ven 14 Jan - 0:30

La jeune fille lui souffla une très léger "Oui... très...". Isaac comprit assez rapidement qu'elle hésitait, devait-elle s'excuser tout de suite pour son escapade matinale ou devait-elle être naturelle. Certes, être préfet donnait des avantages, certains. Mais la plupart du temps, quand les élèves reconnaissaient son insigne ils n'étaient plus totalement franc avec Isaac. Du moins ceux qui ne le connaissait pas du tout.
La plupart des élèves de l'école savait que c'était le préfet le moins... impliqué dans sa tâche. Ou plutôt le plus réfractaire à ses propres règles. Au grand damne de sa collègue préfet, Lily Evans, qui passait son temps à le réprimander pour n'avoir pas puni tel ou tel élève, tel ou tel comportement "nuisant gravement à la réputation de notre maison". Il est vrai qu'il n'avait jamais enlevé de points à quelqu'un, ou très rarement. Ses "pouvoirs" ne lui plaisait pas, sauf quand il pouvait les détourner à son avantage.

Il contempla un instant le paysage qui s'offrait devant lui et la Gryffone. Tout était d'un blanc éclatant, le soleil se levait à peine, ce qui donnait une atmosphère particulière. Le vent glacial faisait voleter les cheveux de la jeune fille devant lui, il faisait très froid. Isaac resserra un peu plus sa veste contre lui et essaya de se réchauffer les mains. Elle se retourna vers lui, un regard interrogateur :

- Je ... Tu m'as suivi?

Elle avait parlé d'une voix douce et basse, tranquillement. Sans doute commençait-elle à se dire qu'elle échapperait à une retenue ou une quelqu’une punition. Il sourit, c'était assez drôle de sentir la tension qui régnait quand la personne en face de lui était persuadé qu'il allait être réprimander. Il décida de mettre fin à ses doutes, quitte à rester ici autant que l'atmosphère soit détendue !

- Tu peux te détendre. Je ne compte pas t'envoyer chez Picott, ni même t'enlever des points. Déjà que nous sommes mal placés dans le classement, je ne vais pas aggraver les choses... Il fit une courte pause. Et oui, je t'ai suivi. Je n'ai pas dormi de la nuit et je n'ai fait que tourner en rond, alors un peu d'air frais et une bonne compagnie n'était pas de refus.

Il lui sourit, mais il ne fut pas sur qu'elle s'en soit aperçue. Elle commençait à être plus détendue, Isaac sentait très facilement les ressentis des gens. Il s'avança et s'arrêta à sa hauteur. Elle était plus petite que lui. Il regarda de nouveau la grande étendue d'eau gelée devant lui. Les habitants de ses eaux ne devaient pas être très contents ! Toute cette glace... Il avait envie de courir, de courir loin, de se perdre quelque part et d'admirer tout ce qui se trouvait là. Il avait besoin de se sentir vivant.
Il avança un peu plus vers le lac, et si il marchait dessus, la glace résisterait-elle ?! Une seule solution pour le savoir, il commença à marcher pas à pas sur la glace qui tenait bon. Elle résisterait sans problème au poids d'un troll des collines ! Il marcha un peu plus loin, prenant le temps de bien placer ses pieds pour ne pas glisser. Quand il fut à une dizaines de mètres de la rive, il se retourna vers la jeune fille et lui tendit la main, l'invitant ainsi à le rejoindre sur la glace.

- Tu viens ?

Il ne la connaissait pas, ne savait pas son nom, mais quoi de plus élégant pour faire connaissance qu'une escapade matinale interdite ?!






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MessageSujet: Re: Intenable! Intenable! Oups, (re)tenue? [Isaac] // Fini. Ven 14 Jan - 2:32

    Quand elle eut posé sa question, la jeune femme remarqua qu’il souriait. Sans doute comprenait-il qu’elle soit mal à l’aise. Il devait avoir affaire à ce genre de réactions régulièrement… En y réfléchissant à deux fois, Eislynn n’aurait pas aimé être à la place du jeune homme. Etre préfet impliquait tellement de responsabilités… Ils en auraient suffisamment en sortant de Poudlard pour ne pas en demander trop à l’avance. Mais bon, la Gryffondor n’ignorait pas comment on choisissait les préfets. Ou plutôt, qui choisissait les préfets. Se plaisait-il à faire cela?
    Isaac prit la parole…


    « Tu peux te détendre. Je ne compte pas t'envoyer chez Picott, ni même t'enlever des points. Déjà que nous sommes mal placés dans le classement, je ne vais pas aggraver les choses... »

    Il s’interrompît. Et la jolie brune ne put s’empêcher de sourire. La façon dont il disait cela, ça ne sonnait pas vraiment comme un « tout va bien, détends-toi » mais plutôt comme une forme de dépit « je vais pas en rajouter, au point où on en est ». Bien sûr, elle se doutait qu’il ne l’avait pas dit dans ce sens. Le Gryffondor voulait simplement la rassurer. Ce dont elle le remerciait silencieusement, avec une pointe de malice naissante dans son regard vert émeraude.

    « Et oui, je t'ai suivi. Je n'ai pas dormi de la nuit et je n'ai fait que tourner en rond, alors un peu d'air frais et une bonne compagnie n'était pas de refus. »

    Confession qui avait le mérite d’être franche. Et pas spécialement réjouissante… Le pauvre. Cela ne faisait que confirmer ce qu’elle pensait déjà. Etre préfet, ce n’était que se rajouter des ennuis supplémentaires… Ils en avaient suffisamment comme ça à leur âge! Pourquoi s’obstinait-on à leur en donner davantage!
    Pas dormi de la nuit… Elle n’avait pas énormément dormi, mais imaginait la difficulté que ça impliquait pour lui. Après tout, avant d’être préfet, il était surtout élève. Ce qui signifiait des cours toute la journée. Comment tenir le choc avec des nuits blanches régulières? Eislynn s’étonna que personne ne se soit jamais plaint. Peut-être avaient-ils un traitement de faveur. Ou tout simplement, leurs doléances n’allaient pas assez loin pour que le reste de l’école en entende parler.
    Air frais et bonne compagnie?
    Pour ce qui était de la bonne compagnie, elle ne saurait trop dire. Mais en ce qui concernait l’air frais, Isaac avait bonne pioche! D’ailleurs, elle se rendit compte que ses doigts avaient du mal à bouger. Des articulations pouvaient-elles geler à force? Difficile à dire. Quoiqu’elle se souvenait d’un film qu’elle avait vu avec son père, trois ans auparavant. L’appel de la forêt. Adapté d’un roman de Jack London. Elle appréciait les livres de cet auteur. Mais elle avait adoré le film. Enfin bref, ce qui était intéressant dans l’instant, c’est qu’une scène du film montrait un homme qui avait gelé sur le traineau. Donc, à en croire le cinéma, ses doigts pouvaient très bien finir par geler! La question qui se posait maintenant était de savoir si tout ce que l’on voit dans les films doit être considéré comme crédible… Toujours est-il qu’il faisait effectivement frais ; quoique ce fut un doux euphémisme.

    De penser à tout cela, elle finit par être réellement détendue. Sereine. La présence d’Isaac ne la mettait plus mal à l’aise. Il s’avança et une fois à sa hauteur s’immobilisa. Il observait le lac, et le regard de la jeune femme d’abord attiré par ce garçon qui se tenait à ses côtés finit par faire de même. Le paysage avait une allure particulière…
    C’était vraiment magnifique. Isaac avait raison.

    Le jour se levait à peine. Le soleil avait cette lueur étrange qu’on n’observe qu’à certains instants fugaces. Et le reflet des rayons sur la glace créait un tableau envoûtant… Une magie des sens… L’esprit de la jeune femme se mit alors à vagabonder, et malgré elle, son corps se plongea dans une sorte d’éveil des sens.
    Elle voyait… le Lac gelé, les reflets de lumière sur le Lac, la neige à ses pieds, Isaac proche d’elle, la Forêt Interdite plus loin, enneigée, le soleil se lever à l’horizon… Spectacle de luminosité, de clarté, de blancheur. Tout semblait si pur, si calme, si intouchable. C’était séduisant, et effrayant à la fois. Elle entendait… la brise qui sifflait à ses oreilles, qui s’engouffrait entre les branches et faisait craquer la neige lourde sur le bois, la respiration régulière du jeune homme, ses dents qui cliquetaient chaque fois qu’elle était parcourue d’un frisson… Elle se sentait vivante et attentive au moindre changement. Elle humait l’air frais de l’aube… des odeurs lui venaient des arbres et, à elles, se mélangeait celle du préfet des Gryffondor. Il sentait bon. Eislynn avait toujours été très attentive au parfum des gens… Elle sentait… le froid qui la saisissait avec une brutalité incroyable. Rien d’autre.

    Quand Isaac avança vers le Lac, la jeune femme le regarda avec un air à la fois étonné et très intéressé. Une flamme dansait dans ses yeux verts. Elle le suivit attentivement du regard tandis qu’il avançait avec lenteur, délicatement, sur la glace. Pensait-il faire ce qu’elle avait prévu avant qu’il n’arrive? La patinoire naturelle tenait bon sous le poids du Gryffondor. Nul doute que l’épaisseur de la couche de glace supporterait sans mal qu’ils soient à deux dessus…
    D’ailleurs, il avait sans doute pensé à la même chose. Tourné vers elle, main tendue, il lança…


    « Tu viens? »

    Elle le gratifia d’un sourire. Le sourire d’Eislynn. Ce qui lui valait le surnom de « Lumière » par son père, et qui poussait tant de gens à l’aborder. Il fallait dire que dans cette simple expression, tout semblait plus lumineux, plus positif, plus éblouissant… On avait tendance à dire que les yeux sont le reflet de l’âme. Pour cette jeune femme, le sourire en montrait autant, si ce n’est plus. Elle montrait tellement de joie de vivre…
    Certaines personnes pensent qu’on peut influencer son entourage, lorsqu’on éprouve des émotions extrêmement fortes. Une sorte de contagion émotionnelle. Si tel était le cas, Eislynn insufflait du bonheur à ceux qui la croisaient…

    Elle finit par mettre un pied devant l’autre. Elle ne s’était pas rendue compte à quel point elle avait froid. Maintenant qu’elle recommençait à s’activer, son corps semblait revivre. Doucement, pas à pas, elle avança sur la glace. Ce fut un soulagement d’arriver jusqu’à lui. Et peut-être parce qu’elle s’était trop relâchée, sa cheville la trahit et elle glissa!
    Par réflexe, elle se rattrapa à Isaac et parvint à ne pas tomber ; et à ne pas le faire tomber du même coup. Se rendant compte du ridicule de la situation, elle finit par le lâcher. Avant d’éclater de rire! Rire mélodieux. Communicatif?
    Elle se calma et lança un…


    « Désolée. »

    Accompagné d’un sourire.



Eislynn Lewis, 7th.
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MessageSujet: Re: Intenable! Intenable! Oups, (re)tenue? [Isaac] // Fini. Jeu 20 Jan - 21:28

A peine lui eut-il proposé de la rejoindre sur la glace que la jeune arbora un magnifique sourire. Très communicateur, rien qu'à la regarder sourire, Isaac se sentait heureux. Elle avait un don, c'était certain. Ce don rare que seulement quelques personnes ont. Répandre le bonheur ! Cela pouvait paraître d'une futilité.. Mais c'était une vraie bénédiction qu'elle soit là. Depuis octobre, il avait changé, il était moins enjoué qu'avant, mais il retrouvait là toute sa malice d'antan. Peut-être que la jeune fille lui rapporterai ce qu'il avait perdu ?! Peut être...

Elle ne tarda pas à s'engager sur le lac gelé. Isaac la regarda attentivement, guettant une faiblesse de dernier moment, mais elle se débrouillait très bien et semblait même très à l'aise. Elle arriva rapidement à sa hauteur, toujours tout sourire. Un grand et large sourire dévoilant ses dents parfaitement alignées !
Ce n'était pas vraiment son sourire qui faisait son charme, c'était sa façon d'être. Si naturelle et fraîche. Elle rayonnait littéralement ! Mais à peine se fut-elle stoppée, que sa cheville se déroba.
Isaac sentit sa main s'agripper énergiquement à son bras, il perdit un peu l'équilibre et faillit tomber avec elle, mais ils finirent par éviter la chute ! Isaac éclata de rire, la situation avait faillie être critique. Elle rigolait aussi, d'un rire cristallin et très enjouée. Elle respirait la joie de vivre. Isaac l'enviait d'un côté, de ne pas avoir perdu ça... . Peut être réussirait-il lui aussi à retrouver cette joie.
Elle finit par le lacher et lança un « Désolée. »

Isaac jeta un coup d'oeil à la gryffone.

- T'en fais pas, il n'y à aucun mal ! Je m'étonnais moi-même de ne toujours pas être à terre.

Il lui sourit, mais pas de son habituel sourire en coin. Non c'était un vrai sourire, un sourire enjoué. Il avait envie de passer une bonne journée, de rire, de se sentir... bien. Cela faisait trop longtemps qu'il n'avait pas rit, qu'il n'avait pas était heureux et joyeux. Il s'était éteint, en une soirée, tout ses émotions c'était centrés sur le chagrin et la tristesse. Il n'avait pas était heureux depuis trop longtemps.
Il fit glisser son pied droit sur la glace humide, c'était glissant et plutôt dangereux. Mais il avait une idée derrière la tête à présent !
Il avait vécu dans la campagne de Cambridge durant toute son enfance et encore aujourd'hui. Même si il affectionnait tout particulièrement Poudlard, sa véritable maison restait celle de son enfance, celle ou il avait grandi avec sa mère et son père pendant un temps. Souvent l'hiver le lac près de leur maison gelé, il n'était pas aussi grand que celui-ci, mais le résultat était le même. Après tout un lac gelé, c'est un lac gelé.

Sans faire attention à la jeune fille, Isaac sortit sa baguette. C'était un élève plutôt doué et les sortilèges informulés n'étaient plus un problème pour lui. Rapidement il se forma une chaussure de glace, muni d'une lame sous le pied. Il se pencha sur les pieds de la jeune filles et fit de même. Puis toujours à ses pieds, il lui lança un petit regard, elle semblait un peu étonnée par ce qu'il faisait.
Après tout, peut être qu'elle ne savait pas ce qu'était le patin ?! Il se releva souplement et prit la taille de la jeune fille. Puis d'un coup de patin il la poussa devant lui, sans la lâcher.
Ils glissaient doucement, sur l'étendu luisante de glace, Isaac laissa son humeur prendre le dessus et il éclata de rire toujours en faisant glisser la jeune fille. Il lui souffla dans l'oreille :

- Au fait je m'appelle Isaac.


[HJ : merci d'avoir dit que je sentais bon ]






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Dernière édition par Isaac Dillinger le Sam 22 Jan - 16:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intenable! Intenable! Oups, (re)tenue? [Isaac] // Fini. Ven 21 Jan - 17:04

    Elle ignorait si c’était son sourire, son attitude ou bien dans la nature du jeune homme, mais après avoir failli être entraîné par elle dans une chute assez absurde, il lui lança quand même des mots gentils pour ne pas la mettre mal à l’aise, accompagnés d’un sourire… sincère.

    « T'en fais pas, il n'y a aucun mal! Je m'étonnais moi-même de ne toujours pas être à terre. »

    La réflexion lui tira un petit rire. Cela la rassurait. Elle qui avait eu peur de paraître ridicule – d’ailleurs, on s’étonnait qu’elle craigne ce genre de choses, surtout elle – mais apparemment, du moins à ce qu’il lui disait, elle n’était pas la seule à risquer à tout moment de se retrouver les fesses trempées.

    Et maintenant qu’ils étaient tous les deux sur la glace… ?
    Peut-être qu’il se disait la même chose. Elle lui jeta un regard intrigué tandis qu’il faisait glisser son pied droit sur la patinoire naturelle… En le voyant faire ça, elle repensait à son idée de départ. Réaliser de longues glissades sur l’étendue glacée, mais elle se voyait faire ça assise. C’était plus… prudent? A vrai dire, elle n’avait jamais goûté les plaisirs de patiner sur ses pieds. A Liverpool, aux côtés de son père et de Doug, c’était plutôt les matchs de football et les concerts des Beatles qui rythmaient leurs loisirs. D’ailleurs, quand elle était môme, elle passait son temps entre escalader chaque arbre et taper dans un ballon avec des copains.
    Aussi, quand elle le vit sortir sa baguette magique, elle fut intriguée. Que comptait-il faire avec de la magie à cet instant précis? Bizarrement, elle s’attendait à quelque chose de… comme s’il avait l’intention de faire fondre la glace. C’était stupide, mais jamais elle n’aurait pu songer à ce qu’il ferait vraiment.
    En plus de constater que le Gryffondor était plutôt talentueux côté sortilèges, elle fut obligée de se rendre compte qu’il avait quelques tours d’avance sur elle en matière de glisse. Il venait de créer des patins à glace… Des patins?! Il comptait vraiment… ses pensées furent stoppées net par l’enchantement qu’il venait de lancer. Elle aussi se retrouvait en équilibre sur des lames, ce qui n’était pas pour la réconforter. D’un coup elle ne se sentit absolument pas en sécurité. Cela pouvait sembler ridicule ; après tout elle était la première à quitter la terre forme pour grimper sur des troncs où l’on ne distinguait pas la moindre prise. Donc l’équilibre, elle en avait. Mais là, c’était l’inconnu…

    Bien sûr qu’elle avait déjà vu des gens faire du patinage. Avec son père, ils avaient un rendez-vous immanquable : les jeux olympiques. Une sorte de compétition multisports moldus, qu’ils regardaient avec beaucoup d’attention, de tension, d’excitation… Il n’y avait pas que les sorciers qui étaient capables d’animer un stade en faisant énormément de bruit! Le père d’Eislynn, Andrew Lewis, en était une preuve vivante. Toujours est-il que la jeune femme avait vu à la télévision du patinage artistique. C’était… étrangement envoûtant. Féérique.
    Jamais elle ne se serait imaginée en train de chausser des patins pour faire comme ces champions sur le petit écran. Encore moins qu’un sorcier de Poudlard se baisserait pour former les dits patins enveloppant ses pieds. Eislynn jeta donc un regard surpris au garçon. Quand il se releva, elle l’interrogea du regard façon « et maintenant? ». A vrai dire, elle était un peu partagée. Dans un sens, elle avait hâte de voir ce qui allait advenir – un goût de l’inconnu trop prononcé chez la plupart des Rouges et Ors – et dans un autre, elle craignait de sortir de cet endroit avec un certain nombre d’hématomes… Mais en fin de compte, la brune avait toujours apprécié cela non? Le goût du risque, le défi d’éviter les bleus, et l’odeur de la combativité…
    La chose à laquelle elle ne s’était toutefois pas attendue, c’était qu’il la prenne par la taille. Elle se retint de sursauter. Au lieu de quoi, elle se laissa faire – même si ce n’était pas vraiment dans ses habitudes – et ils se lancèrent sur la glace. Finalement, elle était contente qu’il ne la lâche pas. Car même s’ils allaient doucement, elle ne se serait pas sentie capable de parcourir deux mètres sans tomber. Alors, elle imaginait le calvaire pour essayer de se remettre debout avec des patins qui partiraient dans tous les sens.
    Se laissant guidée par le jeune homme, et humant l’air frais du matin qui se levait tranquillement, elle essaya de lâcher prise et de profiter, sans trop songer aux risques de chute. Après tout, ce n’était pas dramatique si elle venait à tomber. Quand il se mit à éclater de rire, elle eut un sourire de ravissement. Il avait raison… c’était… beau. L’endroit, la glace, la glisse… son rire…

    Elle ne sut pourquoi, mais quand il lui murmura à l’oreille…


    « Au fait je m'appelle Isaac. »

    … elle fut parcourue d’un frisson.
    La sensation avait quelque chose de nouveau. D’incompréhensible. Mais elle ne s’y attarda pas, savourant l’instant présent, essayant de sentir davantage les mouvements qu’ils faisaient sur le Lac gelé. Parce qu’à un moment, elle prendrait son envol, non? Comme les oisillons qui quittent le nid, il faudrait qu’elle déploie ses ailes et qu’elle glisse, seule. Oh, elle n’était pas pressée. La présence d’Isaac dans son dos, qui continuait de la guider, les mains sur sa taille, avait quelque chose d’étonnamment rassurant…

    Et à mesure que le jour se levait paresseusement, ils continuaient de glisser, de flirter avec la glace. Peu à peu, elle prenait ses marques, sentait la façon dont ils abordaient les virages, comprenait comment jouer du corps pour maintenir un équilibre toujours fragile, réalisait le jeu de jambes qu’il fallait adopter pour rester debout. Du moins, le pensait-elle.
    C’est sans doute pour cela – ou alors, une autre raison qu’elle seule connait – qu’elle finit par poser les mains sur celles d’Isaac afin de se libérer de celles-ci. Elle lui fit un sourire en tournant légèrement la tête, avant d’essayer de faire comme lui. Bizarrement, c’était beaucoup moins facile quand elle était toute seule. Elle n’était pas très à l’aise, pas vraiment rassurée, et un peu fébrile sur ses jambes. Mais elle tenait bon. Pour le moment.
    Elle demanda tout de même à Isaac…


    « Reste près de moi… s’il te plaît… »

    Eislynn avait commencé sa phrase en parlant de sa voix naturellement chaleureuse, et l’avait achevée dans un murmure. Comment interpréter cela? Simplement. La jeune femme avait toujours aspiré à une indépendance totale. Et il fallait reconnaître qu’elle s’en tirait plutôt avec brio – et qu’on lui souffle certaines choses en cours ne remettait absolument pas cela en question! – ce qui n’était pas vraiment du goût du paternel. Ah… les pères et leurs filles…
    Et voilà qu’elle se retrouvait dans une situation nouvelle, où elle avait besoin de la présence de quelqu’un d’autre – un garçon qui plus est – pour se sentir sereine. Ce qui n’était pas franchement en accord avec l’orgueil de la demoiselle. Il y a des gens qui se mordraient la langue dix fois plutôt que de demander de l’aide. Eh bien, elle était un peu comme ça. Ce qui ne rendait que plus étonnant sa supplication…

    Toutefois, une simple phrase n’allait pas empêcher la jeune femme d’apprendre de ses erreurs. D’ailleurs, elle aurait du davantage se concentrer parce qu’elle serait bien incapable de dire pourquoi ce qui arriva arriva. Peut-être avait-elle trop rapproché ses jambes, s’était-elle trop redressée, ou une toute autre raison dont elle ignorait jusqu’à la probabilité, mais toujours est-il qu’elle tomba.
    Une jolie chute sur les fesses.

    Sa réaction fut d’abord de cligner les yeux, de surprise, d’étonnement. Elle semblait un peu hébétée. Comme si tomber avait été improbable. Alors qu’elle s’y attendait plus que de raison! Puis, elle tourna la tête pour voir Isaac, et plongea son regard dans les yeux du jeune homme. Avant de finir par exploser de rire.
    Elle fit omission des bleus qu’elle aurait plus tard, et se laissa gagnée par un rire entier, chaleureux, libérateur. Ça faisait un bien fou de rire autant, assise sur la glace, les jambes repliées, la tête rejetée en arrière. En même temps qu’elle riait, son visage était caressé par la brise matinale, froide en cet hiver, mais tellement revigorante. Ses pommettes rougissaient avec la fraîcheur. Et tandis qu’elle riait, elle ne pensait à la prochaine phase qui allait sûrement ne pas manquer de comique… se relever.



[HJ: mais de rien par contre relis ta phrase avec mon "désolé" et je pense que tu vas rire du lapsus Razz ]



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MessageSujet: Re: Intenable! Intenable! Oups, (re)tenue? [Isaac] // Fini. Mar 1 Fév - 0:04

Quand il s'élança avec elle sur la glace, la jeune fille fut d'abord surprise. Prise de cours, elle n'avait pas eut le temps de s’accommoder à ses nouvelles "chaussures". Isaac la tenait fermement, mais tout de même avec douceur. Il ne s'agissait pas de blesser la Belle, mais de la mettre en confiance. Elle ne semblait pas très stable sur ses pieds et il préféra donc accompagner ses mouvements, calmement, lentement.

Le vent glacial, bien que toujours présent, n'était plus si mordant. Il ne pensait plus au froid, non plus à autre chose. Le temps paraissait s'être arrêter. La blancheur du paysage alentour avait quelque chose de féerique, dans ce lieu de magie c'était très difficile de rendre la magie encore plus présente. Mais elle semblait émaner de partout à la fois en ce moment là. La magie, Isaac avait de plus en plus de mal à comprendre que certaines personnes ne puissent y croire. Ne puissent s'apercevoir de la beauté de monde.
Il revint à la réalité, laissant de côté sa mélancolie passagère. Sa compagne de glisse semblait être un peu plus sûre d'elle à présent, elle bougeait toute seule les pieds et elle paraissait commencer à apprécier la balade. Elle prit les mains du jeune homme, les écartant d'elle. Il obtempéra, la laissant s'éloigner un peu de lui. Après tout, elle devait se lancer, éprouver les vraies sensations du patinage. Se laisser porter.

« Reste près de moi… s’il te plaît… »

Elle avait prononcé cette phrase avec une voix très douce, le ton qu'elle avait employé ne lui laissait pas vraiment le choix. Mais Il sourit à sa requête. Il n'avait pas eu l'intention de la laisser s'échapper sans surveillance. Certes, elle semblait plus à l'aise mais pas encore tout à fait stable. Il ne savait si elle avait déjà patiné, mais elle s'en sortait plutôt bien. Isaac se mit à sa hauteur, surveillant son jeu de jambes un peu frêles. Une chute était si vite arrivée ! Et d'ailleurs... la chute arriva.
Il n'avait pas vraiment vu comment cela c'était passé, mais la Gryffone était à présent assise sur la glace. Elle semblait aussi surprise que lui. Les yeux grands ouverts, elle essayait sans doute de se remémorer les mouvement qui avaient pu la trahir. Isaac voulut lui demander si tout allait bien, mais avant qu'il est pu dire quoi que ce soit, elle plongea son regard dans le sien et éclata d'un grand rire. Elle avait vraiment un rire très communicateur ! Isaac ne put s'empêcher de rire du malheur de la jeune fille. Elle aurait une bonne surprise sous la douche !

Isaac s'empressa de venir l'aider. Le plus dur sur la glace, c'était de se remettre sur ses pieds.

- Attends je vais t'aider ! Tu te débrouilles très bien, digne d'une grande patineuse dis moi !

Bien sur le ton était ironique, mais elle ne semblait pas trop susceptible et Isaac l'aimait bien. Il se plaça derrière elle et vint mettre ses genoux dans son dos. Certes ça ne devait pas être agréable, mais c'était la seule façon de la relever. Se penchant en avant, il passa ses mains sous les bras de la demoiselle. Elle le regarda une fois de plus avec ses grands yeux, perturbants.

- Allez, à trois j'y vais. Tu t'appuies sur moi et tu te relèves ! Il serra un peu plus son emprise. 1..2... !!

A peine eut-il prononcé le trois, qu'elle s'appuya sur lui, un peu trop fort ! Il tomba à la renverse et se retrouva à son tour les fesses sur la glace. D'ailleurs ce n'est qu'à ce moment qu'il put s’apercevoir de la dureté de celle-ci... Il regarda la fille devant lui, avec des yeux ébahis, mais pourtant plein d'étoiles. Il ne savait pas pourquoi, mais au lieu de lui faire mal, cette chute lui avait fait beaucoup de bien. A son tour il explosa de rire, peu être un peu fort... Une volée d'oiseaux s'envolèrent aussitôt. Il était bien ici, avec elle, et ne pensais plus qu'à une chose, que le temps s'arrête réellement.



[HJ : Je sais c'est cours, je suis désolée, j'ai pas trop l'inspiration ce soir : / ]







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Dernière édition par Isaac Dillinger le Mar 8 Fév - 0:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intenable! Intenable! Oups, (re)tenue? [Isaac] // Fini. Mar 1 Fév - 2:07

    Tandis qu’elle riait sans pudeur, lui aussi se mit à rigoler et elle le regarda d’un air malicieux, avec ce petit sous-entendu façon « ah ça te fait rire » mais qui n’était que gentillesse dans ses yeux. D’ailleurs, il s’empressa de lui venir en aide. Et elle lui en fut reconnaissante, car elle n’osait imaginer quel calvaire ce devait être de se remettre debout sur une étendue gelée où chaque pas menait à une aventure glissade.

    « Attends je vais t'aider! Tu te débrouilles très bien, digne d'une grande patineuse dis moi! »

    Il était adorable. Au ton ironique du jeune homme, elle lui jeta un regard amusé. Eh bien, la diva des patinoires avait montré son talent personnel pour les chutes pas vraiment douloureuses. Tomber avec dignité, c’était difficile. D’ailleurs, elle n’y arrivait pas plus qu’un autre!
    Elle répliqua dans un sourire…


    « Et tu n’as encore rien vu! »

    Si elle avait su que ses paroles étaient prophétiques… Quelques minutes après, elle allait révéler encore un talent infini de patineuse… pour faire chuter les autres! Mais elle l’ignorait encore. A l’instant, elle se contentait de laisser Isaac faire. Il avait l’air de gérer la situation avec une main de maître. Lui par contre, il devait avoir l’habitude de marcher sur des lames… C’était incroyable de se déplacer avec autant de facilité!
    Il se glissa derrière elle et appuya ses genoux dans son dos. Mmh… Très agréable, dis donc! Décidément! Des bleus sur les fesses, et des rotules dans le dos… Le patinage était un sport passionnant par les douleurs qu’il apportait. Mais elle n’y pensa plus quand le jeune homme se pencha en avant, passa ses mains sous ses bras, et qu’un parfum vraiment délicieux envahit ses narines. Oui, il n’y avait pas à dire, elle aimait réellement son odeur… Mais la façon dont il la « tenait » l’intriguait tout de même, et elle le contempla un instant, intriguée. Il répondit à sa question silencieuse en lançant…


    « Allez, à trois j'y vais. Tu t'appuies sur moi et tu te relèves! »

    Elle acquiesça d’un petit hochement de tête, signalant qu’elle avait parfaitement compris la consigne – peut-être un peu trop non? – et elle sentit qu’il serrait davantage sa prise. La jeune femme fut obligée de retenir un frisson au contact du Gryffondor, et se concentra sur ce qu’il allait dire…

    « 1..2... !! »

    Et trois! Elle s’appuya donc sur lui et… il chuta sur la glace, derrière elle. Aussitôt, elle se fit glisser sur l’étendue du Lac pour se tourner face à lui. Elle affichait un petit air confus, se demandant si elle avait été perturbée par son odeur envoûtante au point d’avoir mal compris la consigne. Pourtant non… Elle était persuadée qu’il lui avait dit de s’appuyer sur lui. Peut-être y était-elle allée un peu fort. Quelle brute!
    Elle ôta de son visage une mèche brune ondulée et la glissa derrière son oreille en baissant le regard. On aurait pu la croire timide en voyant cette attitude. Et pourtant, elle était bien loin d’être touchée par une once de timidité. Au contraire, elle était plutôt du genre grande gueule et trop sociable. Ce qu’elle montra aussitôt en redressant la tête. Leurs regards s’accrochèrent. Il avait l’air un peu surpris de se retrouver le cul par terre, et elle se mordilla la lèvre inférieure, tentant de retenir un sourire malicieux sans y parvenir.
    Et il explosa de rire. Sans retenue, sans discrétion, sans douceur. Il riait, franchement, et assez fort. A tel point que des oiseaux quittèrent les branches non loin d’eux pour s’envoler ailleurs. Loin. Eh bien! Elle se trouvait avec un garçon capable de dénicher des volatiles rien qu’en tombant! Plutôt doué. Elle joignit son rire mélodieux à celui du garçon, et ils se trouvèrent pendant un instant, comme figés dans le temps, plongés dans l’irréel.
    Il n’y avait qu’eux deux… leurs rires… la fraîcheur du matin… le froid de la glace… et encore eux. Juste eux. C’était vraiment plaisant d’être là, en dehors de toutes les conventions, simplement d’être là. Et dire qu’elle s’était inquiétée en l’entendant à côté d’elle. Qu’elle avait hésité à être naturelle face à lui. Alors que maintenant… maintenant ils riaient aux éclats. Tous les deux.

    Au bout d’un moment, elle finit par arrêter de rire, mais son sourire ne disparaissait pas. Toujours lumineux. Puisqu’elle restait elle-même. Et son regard brillait, flamboyant. Elle se permit de contempler le jeune homme assis malgré lui en face d’elle. Quand elle pensait qu’il lui avait fait presque peur. C’était d’une absurdité! A le voir rire ainsi, elle se demandait comme elle avait pu se méprendre à ce point. Elle finit par laisser ses yeux se balader sur l’étendue glacée. Maintenant qu’ils étaient assis… ils pouvaient utiliser sa méthode à elle!
    Maladroitement, elle se mit à genoux et avança tant bien que mal jusqu’à se mettre derrière Isaac. Elle étendit ses jambes de part et d’autre du jeune homme et se colla presque à lui. De la glissade avec « luge », façon Eislynn!
    Un coup de baguette et une plaque de glace ovale assez grande pour eux deux se matérialisa sous leurs fesses.


    « Prêt? »

    Et sans attendre qu’il réponde, elle appuya sur ses bras et les poussa tous deux. Tandis qu’ils glissaient sur une étendue de quelques longs mètres, elle s’accrocha à lui pour qu’ils ne finissent pas chuter chacun d’un côté. Mais évidemment, il était déjà difficile de tenir sur une luge quand on s’amusait dans les pentes enneigées, alors sur une luge improvisée (un grand glaçon en fait) sur un lac gelé…
    Tandis qu’ils tanguaient dangereusement, et qu’elle avait inversé les rôles, elle lui murmura à l’oreille, d’une voix douce mais presque riante…


    « Pas trop froid sur la glace, monsieur le Préfet? Isaac. »

    Son sourire était éclatant, et tandis que leur luge improvisée continuait sa glissade tout en prenant de la vitesse, elle ferma les yeux, savourant l’instant, le vent froid plus intense avec la rapidité caressant sa peau douce, et l’odeur du jeune homme chatouillant ses narines avec délice…





Eislynn Lewis, 7th.
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MessageSujet: Re: Intenable! Intenable! Oups, (re)tenue? [Isaac] // Fini. Mar 8 Fév - 0:55

Il ne se rendit pas compte tout de suite d'avoir rit aussi fort. Mais quand ceux de la jeune fille en face de lui se joignirent aux siens, il ne put rire que plus fort. Bizarrement il n'était pas gêné, il ne ressentait aucun sentiment de honte face à elle. Il pouvait être lui même et ne se préoccuper de rien d'autre, que de l'instant présent. Rire, cela faisait un bien fou. C'était comme se vider, laisser s'échapper le trop plein d'émotions qui s'étaient fixées à lui depuis longtemps. Lâcher enfin ce poids qu'il s'était lui même infligé, et qu'il ne méritait pas.

La jeune fille cessa de rire, et il en fit de même. Le froid faisait perler des larmes aux coins de ses yeux. Et le vent glacial hérissait les cheveux de sa nuque. Un frisson parcourut son corps, tout le long de son dos, jusqu'à la pointe de pieds. Mais il ne ressentait pas ce froid, il se sentait tellement bien, que toutes sensations de froid ne l'atteignait point.
Elle était en train de le dévisager, il ne savait pas depuis combien de temps. Par habitude, il baissa les yeux. Il n'aimait pas qu'on le regarde, d'habitude. Chaque regard vers lui, il le décryptait le plus souvent comme une attaque. Il n'aimait pas qu'on le dévisage, c'était comme une intrusion et il ne savait pas le gérer. Mais là, il avait confiance. Quand il releva les yeux, elle avait cessé de l'observer, comme si elle avait senti... qu'il ne "fallait pas". Au lieu de ça, elle avança, faisant glisser ses genoux contre la glace et vint se placer dans son dos. Il la suivit du regard, la laissa faire. Elle installa ses jambes de part et d'autre des siennes, et rapidement, une luge de glace se matérialisa sous eux.

« Prêt? »

Il allait répondre, mais elle ne lui laissa guère le choix et il se tût. D'un coup de bras, et sans doute d'un petit coup de baguette, elle lança la luge dans une course frénétique. Puis elle s'accrocha fermement à lui. Isaac n'avait pas vu le coup venir, il sentit son coeur s'accélérer sous l'emprise de l'adrénaline. Ils filaient à une vitesse incroyable, c'était magique. Alors qu'il était en train de savourer ce moment magique, elle fit une immersion des plus belle dans son monde :

« Pas trop froid sur la glace, monsieur le Préfet? Isaac. »

Elle parlait en musique, ces mots résonnaient comme les notes exactes d'une partition parfaite. Elle était magique, finalement. Il l'aimait bien. La morsure du froid commençait, avec la vitesse, à se faire sentir, et il sentit clairement des larmes couler le long de sa joue. Il avait déjà fait de la luge, certes ! Mais pas sur de la glace... La luge, il avait l'habitude de la pratiquer sur de la neige... Peut être que c'était une nouvelle mode. C'était drôle et frigorifiant. Il déplace un tantinet son pied droit, ainsi la luge changea de direction. Le virage fut sec et un peu trop rapide, Isaac fut un peu désarçonné, mais réussi à rester en place. Quand il se fut un peu remis de ses émotions, il se rendit compte qu'il avait la main crispée sur celle de la jeune fille. Il relâcha son emprise, et jeta un coup d'oeil désolé vers elle. Il ne s'était même pas rendu compte de son geste. Trop absorbé dans la course folle de leur "monture". Elle lui fit un sourire discret, comme pour lui dire que ce n'était rien.

La luge filait, toujours tout droit, toujours plus vite. Isaac ne distinguait plus les arbres sur le bord du Lac. Ce n'était plus que des formes floues et vertes, la vitesse rendait les choses floues. Il se concentra sur ce qui se trouve devant lui. Et ferma les yeux pendant un moment. Isaac respira de grande bouffées d'air. Emplies de senteurs de pins, de glace, de sous-bois, et un parfum délicat... Sans doute la jeune fille derrière lui...
Alors qu'il se décidait enfin à ouvrir les yeux, il sentit que la jeune fille se serrer un peu plus contre lui. Elle devait avoir froid, sans doute. Il ouvrit une bonne fois pour toute les yeux. Les berges se rapprochaient dangereusement d'eux, où plutôt, ils se rapprochait très vite de celles-ci. La luge allait beaucoup trop vite !

- ACCROCHES TOI !

Isaac essaya tant bien que mal de planquer la jeune fille contre son dos. Il n'entendait rien du tout. La luge allait vite, très très vite. Et ce qui devait arriver arriva. Isaac essaya de se protéger le visage. BOOM ! La luge vint se fracasser contre un tas de neige sur le bord du Lac. Ils furent tous les deux projeter sur le côté. Isaac se releva rapidement, il n'avait rien, d'après lui. Il alla voir la jeune fille, elle était allongée sur le côté, mais semblait aller bien. Il lui tendit la main, pour l'aider à se relever. Mais au dernier moment, il décida de s'asseoir à côté d'elle. Il souffla un grand coup.

- Eh ben. C'est sportif avec toi !






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MessageSujet: Re: Intenable! Intenable! Oups, (re)tenue? [Isaac] // Fini. Mar 15 Fév - 0:29

    Alors qu’elle venait de lui parler, la luge prit encore de la vitesse, et elle sentit la force qui les poussait à aller toujours droit devant. Il aurait été très difficile de tourner sans risque à pareille vitesse! C’était tout elle ça! Penser à quelque chose pour bien s’éclater, mais sans se préoccuper des éventuels dérapages qui pouvaient survenir et provoquer un quelconque danger. Elle ne prit conscience de son inconscience – paradoxe? – que lorsqu’elle sentit le froid sur sa peau… et elle comprit bien vite l’inconvénient d’être vêtue d’un pyjama pas forcément chaud, et d’un blouson pas bien mieux, à l’aube d’une journée d’hiver. Maligne? Si peu, quand elle agissait par impulsivité!

    Elle commençait à craindre qu’ils ne subissent un choc violent de front, s’ils continuaient à foncer tout droit, en direction des rebords enneigés – et très probablement glacés – du Lac. Les rives n’avaient rien de très accueillant, vu d’une luge endiablée filant à toute vitesse… Presque effrayant même. Elle resserra son étreinte autour d’Isaac, tout en prenant garde à ne pas l’étouffer quand même. Et elle ferma les yeux, pour ne pas voir un drame qui serait si vite arrivée.
    Ainsi plongée dans le noir, collée contre un garçon qui dirigeait tant bien que mal leur embarcation de fortune – quelle idée de faire de la luge sur la glace… – et fouettée au visage par le vent glacial qui sifflait à ses oreilles et emmêlait ses longs cheveux bruns, elle reconnut des sensations qu’elle avait déjà éprouvées auparavant. Mais qui n’avaient rien à voir avec son nouvel univers… rien à voir avec la magie et ses sorciers… rien à voir avec une patinoire naturelle et un glaçon pour luge… Non. Ces sensations la renvoyaient à bien avant sa découverte de la sorcellerie. En réalité, elle plongeait dans la nostalgie d’une époque où elle n’était qu’une petite fille, trimballée sur la moto de son père… Et à cet instant, sur cette luge, contre Isaac, elle se sentait en sécurité, aussi bien qu’autrefois, sur le deux-roues, contre Andrew.

    Mais lorsqu’ils virèrent de bord, et que leur tournant fut amorcé dangereusement, elle serra les paupières un peu plus fort, la tête plongée dans l’épaule du garçon, et se rendit compte que lui aussi ne faisait pas le fier. Il avait agrippé sa main… et quand il la relâcha avec un regard d’excuse, elle ne put que lui sourire. Qu’y avait-il de mal à cela? Elle était bien accrochée telle une ventouse dans le dos du jeune homme!
    Il lui sourit également, et elle allait dire quelque chose quand son regard capta ce qui se profilait devant eux. Leur petit moyen de locomotion, du genre précaire, ne cessait pas de prendre de la vitesse, et le froid lui brûlait les yeux. Elle avait du mal à les garder ouverts, à observer la scène qui avait un petit quelque chose de saisissant. Peut-être parce qu’elle sentait la catastrophe arriver… et qu’elle ressentait la respiration de son compagnon de glissades… toujours est-il qu’elle se blottit un peu plus contre lui.
    Et tandis qu’elle s’était rapprochée d’Isaac, les rebords de neige gelée se rapprochaient dangereusement d’eux… Ce que le Gryffondor ne manqua pas de lui faire remarquer en hurlant un…


    « ACCROCHE-TOI! »

    Ce qu’elle fit sans se faire prier… il ne fallait pas lui demander plusieurs fois les choses, surtout quand il s’agissait des risques – impulsive, courageuse, mais pas suicidaire. Elle sentit qu’il faisait de son mieux pour la garder plaquée contre lui, comme pour s’assurer qu’un choc violent ne les enverrait pas l’un à plusieurs mètres de distance de l’autre. Et en même temps, il semblait vouloir encaisser l’impact tout seul, comme pour la protéger.
    Elle lui demanda quelque chose, mais avec le vent, il ne devait rien entendre. D’ailleurs, elle ne s’entendit pas elle-même. Ce qui rendait suffisamment compte de l’entreprise vertigineuse dans laquelle ils s’étaient embarqués tous les deux. Ou plutôt devrait-on dire dans laquelle elle les avait embarqués. Comme il ne répondit pas, elle fut confirmée dans son idée qu’il n’avait pas du capté le moindre son, au-delà du sifflement de la brise hivernale, aussi fit-elle glisser son regard vers l’endroit où ils allaient vraiment finir par s’écraser…
    Ce n’est qu’à quelques secondes de l’impact qu’elle ferma les yeux. Comme une enfant qui ne veut pas voir la scène la plus insoutenable d’un dessin animé. Pourquoi une enfant d’ailleurs? Elle abaissait encore ses paupières devant les scènes douloureuses des films d’animation qui avaient bercé sa tendre enfance de petite Moldue. C’était drôle de la voir avec ce petit air enfantin, elle qu’on considérait souvent comme une gamine tant elle était incapable de tenir en place.

    Vint enfin le crash. Et l’envol.
    Eislynn atterrit tête la première dans la neige, et glissa sur le côté. Elle avait des flocons dans ses cheveux d’ébène, et un peu d’eau – fraîchement fondue – sur les lèvres. La jeune femme secoua la tête avant de se redresser légèrement. Isaac la rejoint rapidement, et semblait avoir affronté une explosion de neige! Cheveux ébouriffés, vêtements un peu froissés et blanchis… elle lui sourit.
    Il commença par lui tendre la main, mais se ravisa et s’assit à ses côtés. La Rouge et Or bougea pour s’asseoir en tailleur, et tandis que lui soufflait un bon coup, elle commençait déjà à s’agiter. A défaut de repartir tout de suite pour une nouvelle aventure, elle se contenta de faire claquer doucement ses paumes sur ses genoux, battant un rythme qu’elle inventait au fur et à mesure.
    Impossible de la voir entièrement immobile pendant plus de quelques secondes. Et tandis qu’elle créait ses propres rythmes, en prenant garde à ne pas faire de gestes trop bruyants, trop amples, trop envahissants. On lui avait déjà fait remarquer que son attitude mettait parfois à l’aise, comme si elle s’ennuyait des conversations. Ce qui n’était absolument pas le cas. Simplement, la jeune femme avait du mal à se concentrer sur une seule chose à la fois, et pendant longtemps. Hyperactivité…


    « Eh ben. C'est sportif avec toi! »

    Son regard pénétrant se tourna vers le jeune homme. Elle eut un petit rire, et acquiesça doucement, par un léger hochement de tête.
    Combien de fois on lui avait fait ce genre de réflexions sur le ton du reproche. Bien souvent les gens avaient du mal – et pas trop envie – de la suivre dans ses folies. Mais elle avait perçu la différence de ton dans la voix du Gryffondor. Il n’y avait pas de reproche dans cette exclamation, ou alors il était tellement bien dissimulé qu’elle ne l’avait pas entendu. Voilà pourquoi elle était tout sourire – ce dessin lumineux sur son joli minois – devant le garçon avec lequel elle venait de vivre en quelques instants une folie plus excitante que l’ère glaciaire! Jamais elle n’aurait cru pouvoir s’amuser autant avec un préfet – surtout si ce dernier était de ronde.
    Mais finalement, peu importe le rôle des gens, ils savent rester eux-mêmes et se détacher de leurs fonctions! En tout cas, lui savait. Et c’était plaisant ainsi!

    Elle lui répondit, les pommettes rosissant – et difficile de dire si c’était à cause du froid, ou d’une malice un peu gênée.


    « Désolée… je n’ai pas pensé aux freins… »

    Elle avait dit celui avec un petit sourire, et ses yeux s’étaient plissés d’espièglerie. Encore une fois, elle ressemblait à une enfant. Malicieuse, et le regard pétillant de mille étoiles. A la voir ainsi, on ne pouvait que réaliser qu’elle était prête à repartir sur la glace à la moindre position, mais qu’elle trouverait bien autre chose à faire en restant assise, les fesses dans la neige, et les mains changeant de rythme et s’enfonçant doucement dans la neige, entre deux mesures.

    Le soleil se levait, et l’on pouvait maintenant contempler l’astre tout entier, brillant, flamboyant, mais avec cette pâleur qu’on ne lui connaissait qu’en hiver. Quelques rayons vinrent se perdre dans leur direction, ne les réchauffant par vraiment pour autant.
    La jeune femme savoura tout de même un rayon qui illumina son visage souriant, paupières closes, se délectant de la chaleur qu’elle imaginait plus qu’elle ne la ressentait.

    Soudain, elle ouvrit les yeux, et son visage se tourna vers celui du jeune homme. Elle lui lança d’une voix joyeuse…


    « Vos rondes sont toujours si amusantes, monsieur le Préfet? Si j’avais su, j’aurais posé ma candidature auprès de notre Directeur! »

    Elle lui donnait du « vous » pour plaisanter, et le clin d’œil qu’elle lui adressa ne pouvait pas le tromper. Elle se sentait bien, là, et espérait qu’il soit lui aussi à l’aise.




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MessageSujet: Re: Intenable! Intenable! Oups, (re)tenue? [Isaac] // Fini. Ven 4 Mar - 15:07

[ Désolée mais je pense que ça sera moins bien que ce que ça devait être... Sad ]

« Désolée… je n’ai pas pensé aux freins… »

Elle avait de nouveau ce petit air enfantin qui lui allait si bien. Elle avait ce sourire malicieux, telle une gamine devant une énorme glace au chocolat. Et ses yeux, ses yeux pétillaient, comme si elle avait des milliers d'étoiles dans ses yeux. Il avait toujours trouvé cela fascinant. De voir que des adolescents comme eux, pouvait en quelques secondes perdre toute leur maturité, leur sérieux, et redevenir le temps d'un instant, le temps d'un moment, des enfants. Etre de nouveau simple, sans contraintes, sans peur. Etre dans le vrai.

Un rayon de soleil transperça les nuages. Isaac remarqua que la jeune fille profitait pleinement de ce rayon de "chaleur". Chaleur n'était pas vraiment le mot approprié, car l'air ambiant était toujours aussi froid, et un simple rayon de soleil ne pouvait leur faire oublier combien il faisait froid.
Ses mains tapaient en cadence dans la neige. Inventant au fur et à mesure une nouvelle mélodie. Au début, il avait cru à un signe d'ennui ou de gêne. Mais finalement, il se rendit bien vite compte, que non, c'était une mimique. Une mimique d'enfant, encore. Il sourit devant son visage d'enfant. C'était vraiment amusant.

« Vos rondes sont toujours si amusantes, monsieur le Préfet? Si j’avais su, j’aurais posé ma candidature auprès de notre Directeur ! »

Toujours si amusantes ? A vrai dire non, c'était d'ailleurs plutôt ennuyeux et fatiguant. Mais il ne fallait pas qu'elle pense qu'il devait tout le temps faire des rondes. C'était rare, mais quelquesfois nécéssaires. La plupart du temps il se faisait surtout réprimandé par les tableaux en colère. Il se souvint d'une nuit où il avait du courir après Peeves. Le sacripant avait chapardé la tête d'une armure et s'amusait à taper dessus devant les tableaux endormis. Le pauvre Isaac avait du subit toutes sortes de remontrances et d'insultes diverses et variées.
Il sourit à la petite interrogation de la jeune gryffone. Peut être que si elle avait en effet posé une candidature être préfet aurait été plus drôle. Non pas qu'il n'appréciait pas Lily Evans, mais son côté un peu trop... lèche-bottes le mettait souvent hors de lui. Etre si respectueuse du règlement ?! Quelle idée ! Pour occuper ses mains, Isaac prit une petite branche qui trainait là, et commença soigneusement à la casser en plusieurs morceaux.

" Les rondes sont rares et la plupart du temps très ennuyeuses en fait... Mais j'avoue qu'aujourd'hui elle fut particulèrement intéressante ! "

Il lui sourit, comme pour appuyer ce qu'il venait de lui dire. C'est vrai que cette petite escapade avait eu un effet réveil sur le jeune homme qui tombait de fatigue quelques temps avant. Il retourna tout son haut du corps vers elle, les mains contre les hanches, un air soudain très sérieux sur le visage.

" Mais Mademoiselle ne devriez vous pas être sur le chemin des cours à cette heure ?! Bien sur il ne se voulait pas vraiment sévère. Si je vous reprends en dehors du château une nouvelle fois, je serais contraint d'enlever des points à votre maison ! "

Une fois de plus, ce n'était que du vent. Car si il y a bien une chose qu'il détéstait, c'était retirer des points à sa propre maison... Les serpentards passe encore. Elle n'avait pas l'air de s'affoler, il était vraiment un piètre acteur... Mais le temps commençait à leur manquer, et bientôt il devrait retourner dans le château et aller en cours. Si seulement il n'avait pas eu cours aujourd'hui, ils auraient pu rester assis dans la neige encore une bonne partie de la journée. Mais si ils restaient, ils allaient bientôt se faire prendre par le garde chasse ou pire encore... PICOTT ! Allez, quand faut y aller, faut y aller. Isaac se releva, les jambes engourdis par le froid, les dents commençant à jouer des castagnettes.

"Je ne sais pas ce que tu en penses, mais je crois que c'est l'heure de rentrer ! "

Il ne voulait pas paraître rabas-joie, mais ne voulait pas non plus mourir de froid en restant ici. Il lui tendit la main pour l'aider à se relever. Mais alors qu'elle agripait son bras une idée lui vint. Après tout il n'avait pas énormément de cours aujourd'hui... Et des cours pas très intéréssant en plus... Pourquoi pas ?
Il la regarda intéréssé, un sourire en coin. De ce regard insinuant une idée pas très réglementaire...

" A moins que tu ne veuilles faire un tour plus loin ? "



[ SUJET CLOS !]






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Intenable! Intenable! Oups, (re)tenue? [Isaac] // Fini.

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