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 ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ.

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● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 28/12/2010
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Mar 4 Jan - 0:19

    Alors qu’il posait sa question, un événement particulièrement… dramatique… se déroula sur la piste de danse. Richard n’était pas à côté de la scène, mais c’était le genre de spectacle qui ne pouvait pas lui échapper. A l’instant où la voix de Betty avait monté de plusieurs tons, les battements de son cœur avaient accélérés.
    Sa meilleure amie était en train de disjoncter complètement…


    « ALORS COMME CA TU DANSES POUR COUCHER? NON MAIS TU TE PRENDS POUR QUI? POUR MON PETIT... TU TE PRENDS POUR QUI? »

    Ses yeux s’écarquillèrent de stupeur. Que se passait-il?! Pourquoi racontait-elle des choses aussi horribles? Bien sûr que non, Ludovic ne dansait pas pour cela. Il… Certes, son ami avait des vices. Et c’était un dragueur invétéré. Mais depuis qu’il était avec Betty, c’était différent. Cette fille l’avait changé. Ludovic Verpey était vraiment amoureux… Richard en était persuadé. Il ne pouvait pas se tromper autant sur le compte du type avec lequel il passait le plus clair de son temps. Si? Non. Et pourtant, Betty continuait à crier, de rage…


    « TU N'ES QU'UN RUSTRE, UN GOUJAT, JE TE DETESTE! »

    Son cœur sembla s’émietter sous le choc. Non. C’était impossible. Elle ne pouvait pas penser ce qu’elle était en train de dire. Elle ne pouvait pas! Betty était amoureuse de lui. Et c’était réciproque. Ces deux-là n’avaient rien en commun, et pourtant Richard ne pouvait que reconnaître qu’ils s’étaient trouvés. Et malgré toute la stupidité dont Ludo pouvait parfois faire preuve, il était juste impensable que leur histoire se termine le soir du Bal de Noël, pour un mot de trop, irréfléchi, dont son meilleur ami n’avait sans doute même pas vraiment pensé le fond. Non. C’était tellement… tellement idiot! Richard avait l’impression que le monde s’écroulait. Ça ne pouvait pas se passer ainsi…
    Devait-il abandonner Opale et intervenir?
    Il hésitait encore quand le rire de la jeune femme retentit. Non. Il n’allait pas intervenir. Il était leur ami, pas leur agent matrimonial. Et Ludo était un grand garçon. Du moins, Richard espérait qu’il était assez grand pour se sortir de ce mauvais pas… Opale riait toujours et il essaya de se rappeler pourquoi. Sa question lui revint en tête au moment où elle lui répondit.


    « Excuse-moi. Non, Cobb ne fait pas partie de ma famille. En fait, je t'avoue n'en avoir aucune idée ! Je suis orpheline, à vraie dire. Lorsque mes parents se sont rencontrés, ils étaient très jeunes et l'arrivée d'un enfant les a fait paniquer. Mon père a abandonné ma mère, qui m'a donné naissance à l'orphelinat Saint-James et s'est enfui en France, pays dont elle était originaire. Elle était fille d'un célèbre joailler et c'est de là que provient mon prénom. Mon père est toujours en vie et travaille au ministère de la magie. C'est en tout cas ce que la directrice de l'orphelinat a bien voulu me révéler. Je n'ai pour seule famille qu'Orpheo Knight, que tu vois actuellement danser avec Violette. Il est mon parrain. »

    S’excuser? Mais de quoi? Oh oui, du rire. C’est vrai. Mais il n’y avait pas de raison. Sa question était probablement stupide.
    D’ailleurs, quand il apprit l’histoire – enfin un petit bout de l’histoire – de la Poufsouffle, il se sentit gêné d’avoir posé une question pareille… Ainsi donc, Opale était orpheline. Comme quoi, tout le monde a ses maux familiaux. Lui ne parlait jamais de ses histoires avec ses parents. C’était peut-être bête, mais il sentait qu’on ne le comprendrait pas. Et voilà qu’il était en train de discuter avec une fille qui ne pouvait effectivement pas comprendre, mais pour des raisons que lui ne comprenait pas. Simplement, elle n’avait pas de parents. Du moins ne les connaissait-elle pas. Ils étaient forcément différents, dès lors. Mais bien qu’incapables de saisir les émotions de l’autre, ils étaient tous deux partagés par des sentiments douloureux.
    Alors finalement. Etaient-ils incapables d’entendre les souffrances de l’autre? Avait-on besoin de connaître les raisons qui conduisent à telle ou telle émotion pour faire preuve d’empathie? A présent, Richard n’était plus sûr de rien. Et il aurait continué à ruminer si le prénom « Orpheo » n’était pas sorti de la bouche – fort jolie – de sa cavalière. Il était son… son parrain?? Quand elle le lui montra, il faillit lui dire qu’il savait très – trop? – bien de qui elle parlait. Orpheo… Les deux garçons avaient été bons amis. Pourquoi employait-il l’imparfait? Ils l’étaient toujours non? Du moins en surface. Richard était trop gentil pour se conduire autrement avec le jeune homme. Seulement, plus profondément, il était partagé. Difficile de savoir sur quel pied danser. Richard était le meilleur ami de Violette, depuis des années. Et quand leur relation s’était terminée… Eh bien… Ca a avait été très dur. Richard avait eu du mal à supporter la souffrance de sa Petite Vie. C’était douloureux. Et il en avait voulu à Orpheo. Seulement, l’ancien Poufsouffle aimait toujours la jolie blonde. Et bien sûr, elle éprouvait toujours des sentiments très forts à son égard. Richard avait choisi de les laisser faire… parce que soutenir Violette était la seule option qu’il pouvait choisir. Mais au fond de lui-même, il était prêt à réagir si la jeune femme venait à tomber en miettes… Il ne laisserait pas faire une chose pareille. Orpheo savait très probablement ce qui tracassait son ami. D’ailleurs, il voulait lui parler, non?
    Pendant qu’Opale et lui regardait le… le couple?... Violette agit brutalement et se dirigea vers le buffet en prenant garde de ne pas tomber. Richard, témoin d’une pareille scène, faillit bondir de sa chaise. Il n’allait quand même pas laisser sa meilleure amie s’écrouler devant tout le monde à cause… à cause d’Orpheo. Il sentait qu’elle était perturbée, qu’elle avait les larmes aux yeux. Il avait envie de la secourir. Toujours à vouloir jouer les preux chevaliers, le rouquin!
    Mais il n’aurait pas besoin d’accourir. Violette était déjà à leur table…


    « Tristan! Je suis nulle, je suis nulle! Aide moiiiii... je... non, en fait non! C'est à moi de le faire! Je... j'y retourne! Bonne soirée, joyeux noël, coucou Opale, je... à plus! »

    Non. Elle avait dit « non ». La fille à laquelle il tenait probablement autant qu’à sa petite sœur refusait son aide. Expressément. Très bien. Il ne s’interposerait pas.
    Encore une fois, il se sentait… mal. Ses trois meilleurs amis étaient au même moment dans une détresse effroyable où lui n’avait même pas le droit d’intervenir. Cela lui semblait tellement injuste! Pourquoi devait-il rester les bras croisés? Contempler la catastrophe? Rester le cul posé sur une chaise? Alors que toute son âme criait qu’il n’avait pas le droit de les laisser tomber, de les laisser se débrouiller sans lui, de les abandonner. Voilà. Il avait une affreuse impression de les abandonner. De les délaisser.
    Alors que JAMAIS il ne ferait une chose pareille. Il serait toujours, TOUJOURS, là pour eux. A n’importe quel moment. Pour n’importe quoi. S’ils devaient aller en prison, il se culpabiliserait pour eux. S’ils devaient encaisser des coups, il les prendrait à leur place. S’ils devaient des dettes, il se ruinerait pour eux – et Ludo, n’en profite pas pour autant. S’ils devaient cacher un meurtre, il enterrerait le cadavre avec eux. Oui. Il était prêt A TOUT pour ces trois personnes. Parce qu’ils avaient été là. Et qu’ils seraient encore là. Parce qu’ils étaient sa raison de vivre, son oxygène, sa lumière, son soleil. Sa vie simplement.

    Seulement parfois, il faut comprendre qu’intervenir ne rend pas forcément service. Ce soir, il devait – pour les aider vraiment – rester auprès d’Opale et les laisser apprendre à s’en sortir. Après tout, il ne pourrait peut-être pas toujours être là. On ne sait jamais qui partira le premier…
    Et Opale l’aida à rester tranquille. En posant une question, qui le surprit d’abord. Et lui aussi finit par rire. Pas un grand rire aux éclats, mais quand même un rire d’où se dégage une chaleur apaisante. Il n’y avait aucune moquerie derrière cela. Il prenait seulement la mesure qu’il était deux.


    « Excuse-moi, mais pourquoi Vio' t-a-t'elle appelé Tristan? J'aurai juré que tu te nommais Richard! »

    Comment répondre juste. Et rapidement, parce qu’il nota que son interlocutrice n’était guère à l’aise. Et il aurait probablement ressenti la même gêne s’il avait demandé à quelqu’un qu’il croyait connaître depuis des années son prénom.
    Aussi se dépêcha-t-il de réagir…

    « Si si. Je m’appelle bien Richard! Du moins, c’est mon prénom, sur les registres de Poudlard, sur mes papiers d’identité, et pour la plupart des gens qui me connaissent! »

    Bon, déjà, elle pouvait se rassurer sur un point. Elle n’avait pas ignoré pendant sept années le prénom d’un type qu’elle croisait tous les jours. Maintenant, comment expliquer la prise de position de Violette… C’était difficile de rendre son histoire compréhensible sans rentrer dans les détails. Et pourtant, il n’avait pas spécialement envie de raconter à la jeune femme qu’il était le fils non désiré d’une famille de Sangs-Purs particulièrement réputés. Que Richard était un prénom choisi par ces personnes justement.
    Et qu’il n’avait donc… Non. Vraiment, il ne voyait pas comment expliquer tout cela. Il faudrait remonter si loin. Ce soir plus qu’aucun autre soir, il n’avait pas envie de remonter loin. D’ailleurs, à bien y réfléchir, Richard n’avait jamais vraiment voulu remonter dans son histoire familiale. Ce qui est enterré ne vaut pas la peine d’être déterré. Surtout quand on risque d’y découvrir quelques cadavres… Alors il se contenta d’une explication brève.


    « En fait, Tristan est mon troisième prénom. Mais c’est comme ça que tout le monde m’appelle chez moi. »

    Chez lui. Autrement dit, chez son beau-père, Shawn Marj’banks. L’homme qui avait aimé sa mère – encore un verbe employé au passé – et qui avait accepté avec une bonté immense de se conduire comme un père avec lui. En fait, Shawn aimait Richard comme son propre fils. Les deux hommes s’étaient toujours très bien entendus. Ils avaient tant en commun… Tellement plus qu’entre Richard et son père biologique, Audric Lockwood…
    Chez lui, c’était aussi avec Sasha. Sa petite sœur. Son adorée sœurette. La fille de Shawn. Ces deux-là s’entendaient tellement bien. Une relation fusionnelle depuis la naissance de la petite caractérielle. Un ange sur lequel il s’était promis de veiller, coute que coute. Malgré la désapprobation de sa mère.
    Mais chez lui, ça ne se résumait pas à une famille de sang. Chez lui, ça rassemblait bien davantage. Violette faisait partie de ce « chez moi ». Au même titre que Ludovic. Que Betty.


    « Et du coup, Violette m’appelle aussi Tristan. En réalité, je ne m’appelle vraiment Richard que depuis que j’ai mis les pieds ici. Avant on ne m’avait appelé que Tristan – de ce que je me souviens. »

    Mmh. L’explication semblait à peu près claire. Du moins l’espérait-il.




Richard, Tristan. Lockwood. 7th.
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Mar 4 Jan - 1:26

    « J’espère que ma compagnie ce soir te fera passer le plus beau Noël qu’il t’a été donné de passer, Evan Rosier. »


Le jeune homme en question esquissa un sourire forcé. Oh, comme il aimait Crystal. Mais son oncle avait une fois de plus tout gâché. Comme si c'était sa spécialité. D'ailleurs ce devait l'être, puisqu'il ne s'était jamais trouvé ou presque un moment dans la vie d'Evan qui n'ait été gâché par ce qui était sensé être sa famille. Sa famille ? Il s'en serait bien passé! Le Serpentard pressa un peu plus fort sa main sur celle de son amie. Oui, elle était là, elle serait toujours là. Et c'était, pour le moment du moins, tout ce qui comptait. Le reste n'avait aucune - absolument aucune - importance. Il quitta la piste de danse, entraînant sa belle avec lui. Il ne voulait plus danser. Danser aurait pu lui faire oublier tous ses maux pourtant ; mais il ne le voulait plus. Lui même ne savait pas pourquoi. Et c'était peut-être tant mieux. Au loin, la silhouette de son oncle, drapée dans une épaisse cape de laine coûteuse, disparut dans le hall imposant, suivie d'une nuée d'autres silhouettes empressées qui le suivaient comme des chiens. Rosier secoua la tête, détourna le regard, dégoûté par ce qu'il venait de voir. C'était vraiment... Vraiment pathétique.

    - C'est de loin le plus beau de tous, en effet.

Il se souvint. Il se souvint des longues nuits éveillé, en alerte, le dos contre le mur. Il se souvint qu'il ne pouvait presque plus s'arrêter de pleurer parfois ; qu'il avait ensuite promis de ne plus jamais pleurer. Parce que seuls les faibles pleuraient ; tu n'es pas faible toi Evan, si ? Non, bien sûr que non. On n'est pas élevés à coups de canne pour devenir un faible. On est élevé ainsi pour devenir quelqu'un de fort. Ce que le jeune homme n'avait pas saisi, en revanche; c'est que fort ne signifie pas forcément quelqu'un de bien. Et quand il saisirait la nuance, il serait trop tard. Bien trop tard...
Le Serpentard, sanglé dans un costume luxueux que lui avait offert Vitany - il n'aurait jamais pu se le payer avec ce que son oncle lui donnait comme argent de poche -, se dirigea vers les couples debout sur le bord de la piste de danse. Sur cette dernière les couples virevoltaient toujours, main dans la main. Mais Evan ne voulait plus de cette folle atmosphère niaise qui venait de se briser. C'était sans conteste son plus beau Noël, mais encore une fois il était gâché. C'est alors qu'il la vit. Opale.
Ce fut peut-être l'atmosphère particulière de Noël; ou bien le fait qu'il se sente triste. Ce fut peut-être encore le souvenir de St James et le fait qu'il sache qu'il y retournerait le lendemain. Toujours est-il qu'il fendit la foule, Crystal à son bras, pour aller se planter devant Opale Maddy Sullivan, la seule qu'il aie connu à l'orphelinat. La seule qui l'aie suivi, aussi.
Toute l'équipe des Poufsouffle semblait réunie, à l'exception de Richard. Evan lui adressa un signe de tête très froid, ne daignant pas lui serrer la main, mais le saluant tout de même. Quand on sait que la plupart des Serpentard insultaient ou ignoraient les Poufsouffle qu'ils croisaient, c'était déjà beaucoup. Evan avait du respect pour cet héritier déchu. Et même si son sang était loin d'être aussi pur que le sien, il n'en avait cure. Le sang faisait beaucoup ; il ne faisait pas tout. Verpey se prenait une raclée de la part de sa petite amie, et Rosier lui décocha un sourire amusé, même si dans son regard brillait une pointe de haine qui n'était pas tout à fait éteinte. Mais il reporta son attention sur Opale, à qui il n'avait pas adressé la parole depuis l'été dernier, à St James, après l'une de ses nombreuses fugues. Il avait été repris ; avait eu droit aux coups de cannes, mais pendant qu'on le ramenait à sa chambre, il avait croisé Opale. Il lui avait sourit, un peu honteux. Et dans son dos, il avait entendu la jeune fille à l'uniforme strict crier, hurler que c'était inadmissible. Tout Opale, tout en naïveté touchante. Et lui n'avait rien su faire d'autre que de l'ignorer ensuite. Vraiment admirable.

    - Bonsoir Opale. Tu es très belle; je... je retourne à St James demain.

Il aurait voulu ajouter "j'espère que tu y seras" mais il ne put pas dire les mots. Elle ne l'aurait peut-être pas cru. Evan regarda Crystal qui semblait prête à bondir sur Lockwood et le déchirer en charpies, avant de réserver le même sort aux autres blaireaux. Il l'intima de se contrôler, elle était pleine de sang froid quand elle le voulait... et elle était magnifique, sous les lueurs de la grande salle en fête. Et quelle fête !

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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Mer 5 Jan - 0:07

Elle s’arracha de son étreinte. Elle quitta ses bras. Et pourtant, lorsqu’ils étaient l’un dans les bras de l’autre, c’était tellement... Irréel ? Féerique ? Non rien de ça. C’était juste... Elle, son odeur, sa peau, ses cheveux, leurs cœurs collés l’un contre l’autre, son souffle, le soulèvement de sa poitrine au gré de sa respiration régulière, ses petites mains, ses yeux où Ludo aurait aimé se noyer, ses longs cils qui lui donnait ce regard sage et malicieux dont il ne pourrait jamais se lasser, ses joues, roses, toujours, et puis, et puis sa bouche. Ah, sa bouche. Deux lèvres en formes de cœur, rouge comme une cerise, sucrées et amères à la fois, qui ne donnaient qu’une envie, comme une obsession : les dévorer.

Et elle rompu le sentiment de bien-être dans lequel Ludovic s’était confortablement installé. Elle le rompu comme on casse une allumette. Facilement, sans aucun regret. Elle ne regrettait pas la chaleur agréable qu’ils dégageaient ensemble ? Elle ne regrettait pas la lente danse dans laquelle ils avaient jusqu’alors évolués ? Elle ne regrettait donc rien ?

Il n’avait encore alors rien compris.

« Alors comme ça tu danses pour coucher ? Tu danses pour coucher hein ? »

Non .. Non ! Ludo ne dansait pas pour coucher ! Bien sûr que.. Non ! Ce n’était pas ce qu’il avait voulu dire ! Il dansait parcque.. Parcqu’il aimait Betty, qu’il voulait voir sur son visage un grand sourire radieux, qu’il voulait, tout simplement, la voir heureuse. Et voilà, que par une phrase maladroite, une bourbe de première catégorie mais pourtant toute innocente et dénuée de méchanceté, le bonheur de son bonheur s’évanouissait.

Le bonheur de ton bonheur est anéanti. Et ça, ça c’est ta faute, Ludo. TA FAUTE !

Une longue minute passa. Une minute où la petite amie du dit imbécile pleura, se lamenta d’avoir ce gars là en petit ami, de devoir aimer ce salaud. Elle but même une coupe de whisky, un peu la même que celle qu’elle lui avait renversé dessus quelques secondes avant. Elle s’écroulait sous l’alcool, elle était beaucoup, beaucoup trop fragile, sa petite ingénue. Sa chère, sa tendre, son bourreau.

« Excuse-moi »

Oh, tu aurais voulu lui dire, hein, ce « excuse-moi » ? Tu aurais voulu, hein, Ludo ? Mais, pauvre con, tu ne peux pas, paralyser dans ton erreur, tu la laisses s’énerver, s’effondrer, pleurer toutes les larmes de son corps, t’insulter, te haïr. Et toi, tu ne fais rien. Rien, rien, rien, par ce que tu es un, un ?

« Un gros con »

Oui, oui, voilà ce qu’il était ! Un gros, un énorme con ! Peut être le con le plus con de l’univers ! Qui sait ? Peut être y’avait-il jusqu’alors un roi des cons qu’il venait de détrôner ?
Pauvre roi. Il avait un successeur bien trop digne.

« Je suis un gros con, Betty »

Au moins, tu le reconnais. Tu auras au moins un peu de franchise dans ton palmarès. Ce sera.. Comment on dit déjà ? Le seul point positif ? Pourquoi pas.

« Je sais même pas comment te dire.. Comment te dire à quel point je me sens con, Betty. »

Il s’était approché d’elle, il la tenait par les épaules et accroupis tous les deux au milieu de la salle de bal, ils offraient au curieux un drôle de spectacle.

Il ne pouvait rien faire d’autre que la prendre dans ses bras, d’essuyer du bout du doigt les larmes qui coulaient sur son visage bouffi d’avoir trop pleuré. Il décollait lentement les cheveux collés par l’eau salée sur ses joues.

Il hésita un bref instant et retira le verre de ses mains, le posa à côté d’eux.

« Pardonne moi.. Je t’en supplie, pardonne moi. »

C’était tout ce qu’il demandait : un simple « je te pardonne ». Il ne demandait pas à ce qu’elle l’aime encore, à ce qu’elle efface ce qu’il venait de se passer, non. Il espérait juste que cette chose merveilleuse qu’il y avait entre eux ne s’était pas cassée en même temps que l’estime qu’il avait de lui-même.

« Betty.. Je t’en supplie, Betty… Je t’aime ! »

Pardonne moi, pardonne moi..

« Je.. je suis fou amoureux de toi ! Tu le sais, hein ? Demandes moi la lune, j’irais te la chercher. »

Il eut un rire nerveux.

« Ahaha, c’est ridicule ce que je dit, non ? »

Ridicule..

« Laisses moi une seconde chance.. s’il te plait, petite rousse de mon cœur. »

S’il te plait..

« En souvenir de nos disputes et de.. Oh, tu te souviens la première fois qu’on s’est embrassé ? En souvenir de ce soir là, Betty, je t’en supplie. »

Je t’en supplie.
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Ven 7 Jan - 17:36

Opale se sentait particulièrement mal à l'aise. Regardez donc la situation : elle venait de demander son prénom à un garçon qu'elle côtoyait depuis près de sept ans. Un doute énorme l'avait soudainement prise. Le genre de doute qui vous fait tout oublier et ne plus croire en rien. Le travail du philosophe français Descartes lui revint en tête. Le « doute hyperbolique ». Elle l'avait étudié, à l'orphelinat, assise sur sa chaise, droite comme un I, les mains délicatement posées sur son pupitre... La jeune femme était alors âgée de quatorze ans et elle avait dû passer ses vacances d'été à Saint James. Les cours s'étaient poursuivis tout l'été, sans pause pour les étudiants. Opale avait étudié la philosophie française à l'époque nommée des Lumières, pendant de longues journées, où la chaleur du soleil traversait les persiennes pour faire briller les cahiers des jeunes filles à l'uniforme stricte.

« Si si. Je m’appelle bien Richard! Du moins, c’est mon prénom, sur les registres de Poudlard, sur mes papiers d’identité, et pour la plupart des gens qui me connaissent! »

Du moins ? Opale leva un sourcil. Il s'appelait donc Richard, mais seulement dans certains cas. C'était vraiment à n'y rien comprendre. Elle écouta la suite de l'explication.

« En fait, Tristan est mon troisième prénom. Mais c’est comme ça que tout le monde m’appelle chez moi... Et du coup, Violette m’appelle aussi Tristan. En réalité, je ne m’appelle vraiment Richard que depuis que j’ai mis les pieds ici. Avant on ne m’avait appelé que Tristan – de ce que je me souviens. »

Hé bien ! Quelle histoire ! Opale se dit que tout ce méli-mélo de prénoms devait provenir d'histoires de famille. Elle-même portait bien le prénom d'une pierre semi-précieuse, rapport à son grand-père français, célèbre joailler de la place parisienne de Vendôme.

- Tout cela me paraît bien compliqué, s'amusa gentiment Opale.

La demoiselle sourit doucement et porta de nouveau la coupe de liquide étrange à ses lèvres. Particulièrement agréable et à chaque fois qu'elle en buvait, le goût semblait s'être transformé, tout comme la couleur. Depuis que Richard le lui avait rapporté, sa boisson avait tour à tour pris les couleurs bleu, jaune, vert et à présent orange. Lorsque Opale reposa le verre, il prit une teinte vert émeraude. Alors que la jeune femme s'en étonnait, elle entendit des pas venir vers elle et se retourna. Elle manqua s'étouffer, tant cette petite « visite » lui semblait incongrue. Devant elle, se tenaient Evan Rosier et Crystal Heathcliff. Le liquide vert émeraude, bien sûr. Des serpents. Le jeune homme, qui avait été son meilleur ami d'enfance et qu'Opale continuait à considérer comme tel prit la parole.

- Bonsoir Opale. Tu es très belle; je... je retourne à St James demain.

Très belle ? Un tel compliment étonna la jeune femme, qui n'en resta pas moins courtoise. Elle le cachait, mais le fait qu'Evan ose enfin lui adresser la parole en public la charmait. Au plus profond d'elle-même, la demoiselle espérait retrouver leur complicité d'antan, lorsqu'ils n'étaient tous deux que des orphelins découvrant leurs pouvoirs magiques. A Saint-James, ils étaient les seuls. Les seuls sorciers. Le jour où Opale avait découvert ses pouvoirs, elle avait couru jusqu'au jardin entourant les bâtiments occupés par les garçons pour s'entretenir avec Evan. Elle avait alors découvert avec stupeur et bonheur que son meilleur ami était lui aussi... différent des autres enfants arpentant les couloirs de Saint-James.
Il retournait donc à l'orphelinat. Un sourire se peignit doucement sur les lèvres d'Opale. Elle aussi y retournait, pour récupérer quelques affaires et rester quelques jours pour retrouver ses amies et s'entretenir avec la directrice, au sujet de ses études. Ils auraient donc le plaisir de se voir.

- Bonsoir Evan. Je te remercie pour ce compliment; je retourne à Saint-James dans trois jours, mais n'y resterait que peu de temps. J'espère avoir le temps de t'y voir !

La jeune fille pensait le moindre de ses mots et elle avait eu la désagréable impression que la phrase d'Evan n'était pas finie. Pourquoi s'était-il tût ? Crystal était-elle le problème ? Après tout, une amitié Jaune-Vert était plutôt mal vue, tant chez les Serpents que dans le reste des maisons. Mais à Poufsouffle, l'amitié était le sentiment le plus important. Et c'était ce qui préoccupait Opale. Son amitié avec Evan ne tenait plus qu'à un fil, que sa relation avec Crystal risquait de couper. D'ailleurs, Opale s'aperçut qu'elle manquait à tous les devoirs qu'elle avait appris. La politesse n'était-elle pas l'une des marques de respect les plus importantes ? Comme pour cacher son oubli, la demoiselle se leva et s'approcha de la serpent, dont le visage semblait transformé en marbre et dont les yeux lançaient des éclairs.

- Bonsoir Crystal, dit Opale, en souriant. Nous n'avons jamais vraiment eu le temps de nous présenter, même si nous nous croisons assez souvent. Je me nomme Opale et suis une amie d'enfance de Evan.

Opale s'attendait bien à une réaction du genre : Si tu dis un mot de plus, je te fais bouffer ta robe; ou bien De quel droit oses-tu me parler ? C'était bien le genre de la serpentarde. Mais Opale était persuadée que son élan de civilité pouvait transformer l'animosité plus qu'apparente de Crystal à son égard et à celui des Poufsouffle.
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Ven 7 Jan - 21:46

    — La seule chose qui me manque ici, Violette, c'est toi...

Bon, admettons-le. C'était peut-être un peu mélodramatique. Mais Orpheo avait grandi dans un environnement exclusivement Moldu, et son immersion entière dans celui des Sorciers restait très récent même si les années passées à Poudlard lui avaient appris beaucoup de choses sur comment s'en sortir quand on y débarquait en partant de rien. De plus, sa famille était cinéphile. Or, tout le monde savait que les Moldus avaient tendance à mettre beaucoup de tragique dans leurs œuvres cinématographiques... D'ailleurs c'était pour ça que la plupart des Sorciers sen étaient détournés. Ou peut-être était-ce simplement qu'ils n'y comprenaient pas grand chose... Personne ne le savait pas au juste. Et puis, ce n'était pas vraiment le sujet. La réaction de la jeune fille à la pseudo déclaration d'Orpheo fut particulièrement violente. Sans doute troublée par cet aveu inattendu de la part du jeune homme, Violette s'était tout à coup pris les pieds dans... Le parquet, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, et lui avait lancé un :

    — Je... Je vais chercher à boire !

Avant de prendre ses jambes à son cou en direction du buffet. Orpheo resta un instant immobile, ses mains toujours suspendues devant lui dans le geste de réflexe qu'il avait eu de retenir la jeune fille au moment de sa chute. Il devait paraître assez ridicule, planté seul au milieu de la piste de danse, les yeux écarquillés dans une expression de totale incompréhension. Heureusement pour lui, il parvint à se rendre compte relativement rapidement du cocasse de l'image qu'il donnait et, pour se donner une constance, se mit à se frayer un chemin parmi les autres élèves. Il sortit ainsi de la foule et s'assit à une table libre - et croyez bien qu'il n'était pas aussi aisé qu'il le paraissait d'en trouver une -, guettant le retour de sa cavalière. Il l'aperçut ou bout de quelques minutes, prise de panique. La voir ainsi le fit sourire. Elle était tellement belle, même lorsqu'elle perdait ses moyens. Surtout lorsqu'elle perdait ses moyens... Son sourire se transforma en rictus quand il vit à qui elle était en train de parler. Richard Lockwood, que ses proches appelaient plus communément Tristan. Lui aussi avait eu ce privilège... Autrefois. Ils avaient très amis, et même plus que cela, du temps où Orpheo avait été à Poudlard. Sa relation avec Violette n'avait fait que renforcer leurs liens, mais malheureusement la conséquence en fut proportionnelle. À présent, même s'il s'efforçait de ne pas le montrer, Richard était devenu méfiant vis à vis de son aîné. Orpheo n'était pas stupide, il avait bien remarqué le changement d'attitude de son ami. Enfin, ami. Pouvait-il réellement continuer à se considérer comme l'ami du jeune Lockwood, quand celui n'était pas vraiment heureux de savoir que ses deux amis étaient peut-être en train de se reconstruire une relation ? D'ailleurs, parfois, le serveur ne pouvait s'empêcher de lui donner raison. S'il avait rompu avec Violette, ce n'était pas faute de sentiments. Le nœud dans son estomac était toujours présent lorsqu'il apercevait la jeune fille, ne serait-ce qu'une seconde. Mais la distance était devenue insoutenable et ils avaient tous deux accepté l'idée qu'il valait mieux s'arrêter là. Mais maintenant... Tout était différents. Il l'avait revu, vraiment revu, et il avait bien vu qu'elle ne l'avait pas oublié non plus. Il était impossible de ne pas le voir. Bien sûr, cela le rendait heureux, et beaucoup plus encore, mais était-ce véritablement une bonne chose ? Ne risquait-il pas de lui faire plus de mal qu'autre chose ? Il valait sans doute mieux qu'il lui dise que c'était fini, et partir, même si cela lui déchirerait le cœur.

Mais bien sûr, au moment même où il la vit revenir vers lui, Orpheo oublia toutes ces bonnes résolutions. Il ne voulait plus qu'une chose, rester avec elle, passer sa vie entière avec elle, ne plus jamais la quitter. Il l'aimait, c'était encore plus sûr que cela l'était d'ordinaire.

    — Tu m'as manqué...

Cette confession finit de le convaincre. Il n'avait plus rien dans la tête que le visage parfait de Violette. Avec un sourire, il lui prit la main. Elle était debout devant lui, et le tableau qu'ils offraient devait être comique. Mais il n'en avait cure. Les mots se bousculaient dans sa tête, mais il ne dit rien. Il resta simplement là, regardant droit dans les yeux la belle blonde, lui tenant toujours avec douceur la main. Les mots étaient inutiles pour comprendre ce qu'il voulait lui dire.
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Dim 9 Jan - 16:50

    La position pour laquelle avait d’abord opté Regulus avait permis à Ivana d’embrasser la salle du regard et de constater que peu d’élèves de Poudlard, en effet, s’adonnaient aux danses de salon le week-end… A vrai dire, cette valse semblait le moment, pour la plupart d’entre eux, d’une pause bien sentie destinée à entretenir des conversations animées. Un peu plus loin, elle reconnut quelques membres de sa maison… Betty Holt n’avait pas l’air très joyeux. Mais heureusement, ces cas isolés de rabat-joies ne ternissaient pas l’éclat de la soirée. Et à vrai dire, toute la puissance tournesolaire des Poufsouffle se trouvait concentrée en Ivana qui rayonnait littéralement. Ce n’était pas plus mal. Elle souriait un peu béatement à Regulus à chaque fois qu’il posait les yeux sur elle mais elle s’émerveillait surtout devant les petits détails qui font d’un bal le moment particulier où archiver des futilités révélatrices… Par exemple, quand Lucie Deschamps avait levé les bras pour y accueillir son ami, Ivana avait remarqué que ses origines étaient littéralement ancrées dans la peau de ses aisselles et ne rechignaient pas à se manifester avec une opiniâtreté… piquante et toute française.

    Puis, Regulus qui menait la danse se mit à dessiner des figures moins classiques. Elle lui lança un regard surpris, se retint de baisser les yeux sur ses pieds et tâcha de le suivre avec le plus d’aisance possible. Mais même si c’était la première fois qu’elle dansait avec Regulus, elle s’adapta très vite à son rythme. Il était un très bon danseur. Si Ivana n’avait pas l’esprit tout gonflé d’orgueil à cet instant, elle aurait pensé à cette fois où, dans son enfance, son frère avait tâché de lui apprendre à valser. C’avait été une catastrophe, non pas parce qu’Ivana était mauvaise mais parce que Lavrenti avait omis de lui préciser que lui-même n’y connaissait rien.

    La danse achevée, ils s’écartèrent et Ivana baissa légèrement la tête en même temps qu’il s’inclinait. Elle fit un pas pour réduire la distance entre eux, parce qu’elle ne voulait pas qu’il se rigidifie trop tôt et pour lui glisser un mot. Mais très soudainement, Regulus changea d’attitude et Ivana eut simplement le temps d’arrondir ses lèvres, l’air surpris. Elle avait pourtant pu apprécier l’égalité du caractère de Regulus et sa maîtrise de soi. Elle, qui se pensait régir la soirée et pour qui le comportement de Regulus était transparent, fut désarçonnée par la brutale volte-face de Regulus. Il lui lâcha la main, presque avec violence comme s’il se fût agi d’un quelconque objet souillé ou brûlant. Elle ramena sa main vers elle, sans encore reprocher à Regulus sa rudesse parce qu’elle n’y comprenait rien. Mais quand il se retourna et se dirigea à grands pas vers la sortie, une sorte de colère sourde gronda dans la poitrine d’Ivana, un indignement encore étouffé par la surprise et par une incompréhension qui se dissipait. Elle mettait l’attitude de Regulus sur le compte de la grossièreté. Si elle dansait si mal, s’il avait été vexé par quelque chose qu’elle avait fait, il aurait pu le lui dire. Au lieu de ça, il avait suivi le protocole jusqu’à la dernière étape pour ensuite s’en défaire avec dédain. Y avait-il plus chose plus insultante ? Ivana s’apprêtait à le suivre à grands pas pour lui dire sa façon de penser. Elle qui imaginait qu’elle et lui avaient dépassé cette étape dans leur relation ! qu’il était désormais capable de plus de simplicité et qu’il la respectait ! Alors oui, d’accord, le dress code exigeait que les couleurs s’accordassent mais elle n’avait pas eu le temps de se soucier de ça…

    Elle commençait tout juste à s’animer, sur le point de fondre furieusement su le serpentesque goujat que lui-même fit demi-tour… Elle l’attendait les sourcils froncés, l’air menaçant. Elle pensa même à lever le doigt d’un air sévère puis se ravisa heureusement très tôt, consciente que cela risquait de lui faire perdre toute crédibilité… Et précisément, il lui prit cette main qui aurait pu servir à le menacer et avant qu’elle ait pu dire quoique ce soit, il s’excusa.

    Le ton de Regulus, sans éclipser la colère d’Ivana, fit voler en éclats toutes les théories qu’elle avait déjà montées pour expliquer son comportement. Ses sourcils étaient toujours froncés, mais cette fois pour exprimer son incompréhension. Son cœur s’était pincé, parce qu’il lui semblait que Regulus était véritablement ennuyé. Il lui avait dit qu’il devait lui présenter quelqu’un, elle ne formula pas sa question mais alors qu’il la menait vers cet inconnu, elle l’interrogeait du regard. C’était moins la rencontre qui l’intéressait que la raison pour laquelle cette personne bouleversait tellement Regulus. Chaque pas qui la menait vers elle faisait se disloquer sa colère et la muer en inquiétude muette. Finalement, ils s’arrêtèrent devant un homme qu’Ivana n’identifia pas. Il lui faisait mauvaise impression, sans que celle-ci ne se concrétise. Elle élevait déjà un petit autel d’antipathie à son égard dans son cœur, moins parce que cet homme paraissait véritablement odieux que parce que présence déstabilisait tant, c’était manifeste, Regulus.

    Mais Ivana était Ivana, vous vous souvenez. Quand ils étaient apparus devant l’homme, elle avait déjà composé un tout nouveau visage, propre à toutes les situations. Pas de sourire, l’œil vif, les traits détendus. Et bien. C’était à Regulus de les présenter, désormais.


Dernière édition par Ivana Ljubinka le Dim 9 Jan - 17:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Dim 9 Jan - 17:04

    Alix suivit Liam sur la piste de danse et se serra contre lui, tandis qu'ils dansaient, au son lent et doux de la valse entreprise par l'orchestre. Une larme coula sur la joue de la gryffondor. Elle n'aurait jamais dû venir. Elle pensait en avoir la force, mais se rendait compte qu'elle s'était sur-estimée. Elle ne voulait pas montrer son chagrin à Liam et pourtant, c'était au centre de la piste de danse qu'elle pleurait. Silencieusement et imperceptiblement, la jeune fille essuya la perle d'eau qui avait coulé sur sa joue. Autour d'elle, les couples plus dynamiques dessinaient de parfaits ronds, les robes des demoiselles volant autour d'elles. Mais dans les bras de Liam, malgré le réconfort que sa présence lui apportait, Alix ne pouvait supporter plus longtemps toute cette mascarade.

    Elle ne tiendrait pas plus longtemps.

    - Liam, dit-elle faiblement en relevant la tête, lui exposant son visage sur lequel les larmes coulaient. Je... je ne peux pas.

    Elle lâcha le cercle protecteur des bras du serpentard et traversa la foule des danseurs, sans se retourner. Portant la main à sa bouche pour s'empêcher d'éclater en sanglots devant tous les élèves et invités, la demoiselle se mit à courir autant que le lui permettait sa robe. Elle prit la direction de la sortie et rejoignit les couloirs du premier étage, désertés par les élèves descendus faire la fête.

    S'affalant contre le mur, elle se laissa tomber à terre et, se repliant sur elle-même, éclata en sanglots.

    Elle n'en pouvait plus, de cacher sa douleur, de faire comme si tout allait bien. Seule Fraise était au courant. Même pas James, pourtant son confident; même pas Valentin, Edward ou Jade, ses meilleurs amis. La gryffondor n'en pouvait plus de jouer un rôle, de porter un masque d'apparente joie et gaieté jour après jour.

    Elle n'en pouvait plus.
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Dim 9 Jan - 21:07

Mais pourquoi, pourquoi s'infliger ça. Aller au bal alors qu'il venait de rompre avec Claire. Cette idée était bien la pire qu'il n'ai jamais eux déjà il n'allait pas bien mais en plus il allait voir plein de couple heureux et amoureux dansant ensemble sur des musique romantique a souhait chose qui aurait mit Edward en joie d'habitude, mais là c'est comme si il se condamné a mort lui même. C'est pourquoi il avait pris tout son temps pour se vêtir de son costumes qu'il avait acheter il y a trois semaine au moment ou il était convenue qu'il y aille avec sa petite amie. Bref une fois dans la salle de bain de la salle commune il se mit a tenter de dompter ses cheveux une chose qu'il avait décider d ' arrêter le jour ou il décidas de ne plus vouloir les cheveux couper trop court il mit donc un peut de gèle, un touche de parfum et en avant la musique.Il descendit les marches le plus lentement que possible entendant les murmures des couples qui se trouvait ici et là dans le château a la recherche d'un coin tranquille pour se bécoter. Une fois devant la grande porte qui l' amener jusqu'à son bourreau Edward prit une grande inspiration et d'un pas peut assurer franchise la frontière qui le séparer de la fête. Cela fessait maintenant une trentaine de minutes que le bal avait déjà commençait et les couple virevoltaient au son de musique les plus entrainante les unes que les autres un chance pour lui qui ne soit pas arriver pendant les slow. Fixant son regard a terre de peur de voir son ex danser avec se Lovegood Edward avant d'un pas mal assurer vers le buffet. Il prit le pot de jus de citrouille et s'en servie un grand verre qu'il vidas d'un trait comme pour ce donnait du courage. Tournant la tête lentement et c'est ce moment là qu'il la vit la fille qui ne quittait pas se penser même quand il sortait avec Claire et malgré qu'il en soit amoureux il n'était pas arriver a la sortir de son esprit. Doucement il s'approcha d'elle.

-Salut ma belle alors comme ça toi aussi tu est venue danser.

Un terme qui aurait put être un peut trop familier pour un fille qu'il ne connaissait que de vue, mais étant donné qu'ils étaient de bon amis Edward ne voyais pas de mal a la nommé ainsi en plus pour ne rien gâcher elle était vraiment jolie.
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Lun 10 Jan - 0:40

La traversée de la salle lui sembla durer des heures. D’interminables heures passées à rôtir sur des charbons ardents. Il ne savait pas où se mettre. Il n’osait pas regarder son père, et encore moins Ivana. Mais finalement ils arrivèrent devant Orion Black et il fut bien obligé de prendre son courage à deux mains.
Relevant les yeux vers son père, il força un sourire et s’exclama :
- Père, quelle heureuse surprise ! Je ne m’attendais pas à vous voir ici.
Joyeux Noël !

Orion répondit d’une voix froide :
- Tu ne me présentes pas ton amie, Regulus ?

Il se sentit rougir jusqu’à la pointe des oreilles :
- J’allais justement y venir ! Père, je vous présente Ivana Ljubinka.
Ivana, voici mon père, Orion Black.

Regulus recula pour les laisser échanger une poignée de main, mais Orion ne tendit pas la sienne, et se contenta de jeter un regard glacial à Ivana :
- Lubina. Jamais entendu parler…

Bien sûr Regulus… Tu espérais quoi, des fleurs, ou un tapis rouge, peut-être ?
- Ljubinka, Père. Il est tout à fait normal que je ne l’ais jamais mentionnée devant vous jusqu’ici, car Ivana vient en fait de rejoindre Poudlard.
Il ajouta très vite :
- Elle étudiait auparavant à DURMSTRANG.


Il avait insisté sur le dernier mot. C’était quasiment la seule carte qu’il pensait pouvoir jouer pour amadouer son père. Il ne se trompait pas. Aussitôt le visage d’Orion cessa d’être un masque méprisant, pour prendre l’air de cordiale (bien que feinte) sympathie qu’il est bon d’arborer en société. Tendant sa main à Ivana, il s’adressa à elle avec courtoisie :
- Voilà qui est fort intéressant.
Enchanté de vous rencontrer.
Qu'est-ce qui vous a conduit dans notre belle Angleterre ? Vous plaisez-vous ici ? Le climat doit certainement être plus clément que chez vous…

Un sourire amusé se peint sur les lèvres de Regulus. Tristement amusé. Il n'avait jamais réalisé que son père était conformiste au point qu'un seul mot pouvait suffire à le faire changer d'avis sur quelqu'un.
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Lun 10 Jan - 20:56

    Orpheo, son Orpheo lui prit doucement la main...il planta son regard dans le sien.Violette sentit le rose -voir le rouge- lui monter aux joues, mais elle ne fuit pas. Pas cette fois. Elle ne voulait plus fuir, ni son destin, ni rien du tout. Elle voulait rester là, longtemps. Elle voulait garder ses mains dans celles du jeune homme, elle se sentait en sécurité. Plus que jamais, elle l'aimait. Et lui ? Lui...il l'aimait aussi ? N'est-ce pas ? C'était ça que voulait dire son regard, hein ? Il...il l'aimait encore ? Il n'aimait personne d'autre, il n'y avait qu'à elle qu'il souriait ainsi ! Un amour unique ! Unique ! Violette sentit son cœur exploser dans sa poitrine. Elle ne se croyait pas dans un de ces films à l'eau de rose, non, elle était bel et bien là, dans la salle de bal, aux côté de celui qu'elle aimait plus que tout, tout ceci était bien réel. Ce n'était ni un conte de fée, ni un rêve. Non, juste la réalité. Une minute passa. Puis deux. Puis trois. La poufsouffle tira sur les mains d'Orpheo et le releva. Elle garda encore un peu ses mains dans les siennes, comme si il allait partir, si elle les lâchaient. Mais il resterait. Parce qu'il l'aimait. Les doutes s'effacèrent de son esprit, la brume se dissipa, ses yeux se mirent à briller, briller plus fort encore que les bougies. Elle n'avait plus qu'un désir, une envie, un but, un rêve ; dire à Orpheo qu'elle aimait, qu'elle ne l'avait jamais oublié, qu'elle lui était restée fidèle, qu'elle voulait rester à ses côtés...toujours...toujours. Alors, qu'attendait-elle ? Elle prit le visage du garçon entre ses mains et l'embrassa. Comme avant. Au contact de ses lèvres, elle frémit, elle sentait qu'elle ne regretterait pas son geste, elle sentait réellement qu'il ne la repousserait pas. L'amour est plus fort que la raison. Et cet amour là était fort, si fort...si vrai. Elle se détacha de lui, c'était comme au premier baiser...si beau. La jeune fille sourit et dit doucement :

    « Joyeux noël, Orpheo... »

    Et elle lui sauta au cou. Depuis le début de la soirée, elle avait cherché le courage, le courage pour pouvoir le serrer fort dans ses bras, l'espoir qu'il soit encore amoureux d'elle. Elle avait réussi, pourquoi est-ce que ça paraissait si compliqué ? Alors qu'en réalité, c'est tellement simple. Simple et magique. L'amour, quel sentiment merveilleux, éblouissant ! Pourquoi certains le trouvent aussi...futile ? Inutile ? Bien sur, elle pouvait comprendre que ceux qui n'avaient jamais rencontré le véritable amour puisse trouver idiot ce sentiment, mais quand on l'a connu, on ne peut plus nier le fait que c'est la chose la plus magnifique qui existe. On n'a pas le droit de le nier, ou de le repousser. L'amour, quel qu'il soit, est vital. C'est l'eau dont on a besoin, la source qui ne s'assèche jamais, quand on en prend bien soin, c'est la nourriture dont on a besoin, un plat de spaghettis, des pommes de terres sautés, n'importe quoi ! Indispensable.
    A présent, elle pouvait gravir des montagnes. C'était peut-être idiot comme expression...gravir des montagnes, c'est assez difficile, non ? Peut-être. Mais ça veut dire que grâce à l'amour, on est capable de tout, du pire...mais surtout du meilleur. Violette pleura. Ces larmes qu'elle avait si longtemps cherché à éloigner. Elle les laissa couler, encore et encore.

    « Je t'aime... »

    Deux mots. Trois syllabes. sept lettres. Un kilos de bonheur. Et même plus. La jeune fille était comblée. Elle ne pensait plus qu'au présent. Elle ne regrettait plus rien. Elle ne pensait pas à la séparation. Elle pensait juste à ce moment, dans les bras de son aimé, elle pensait au bonheur, simplement. Elle avait tant à lui dire, mais pour l'instant, elle ne voulait lui dire que ces deux mots...des milliers de fois.
    C'était son dernier noël à Poudlard, son dernier bal de noël, elle avait voulu qu'il soit le plus beau, mais elle n'en avait pas demandé tant ! Non, elle en avait espéré autant. Violette n'oublierait jamais cette soirée fabuleuse, le seul souvenir qu'elle en garderait ; Orpheo. Elle vit non loin de là, alors qu'elle était toujours dans les bras du garçon, son MEILLEUR ami, Tristan. Elle lui lança un regard, un seul regard qui voulait tout dire. Elle savait bien que ça n'allait pas vraiment bien entre lui et Orpheo...à cause d'elle, mais son MEILLEUR ami voulait son bonheur avant tout. Elle était heureuse. Alors il devait l'être aussi ! Il l'était, elle en était persuadée.
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Mer 12 Jan - 2:14

    Mmh… Cette soirée était décidément tout sauf passionnante. Pourquoi avait-elle décidé de venir, déjà? Est-ce que quelqu’un pouvait le lui rappeler? Elle n’avait rien à faire ici! Les couples dansant sur la piste, c’était mignon au début, mais à force, ça devenait un petit peu écœurant… Quel intérêt à tout cela? Ces gens se voilaient-ils la face à ce point? Chacune des personnes en train de virevolter sur la piste croyait-elle vraiment nager en plein bonheur au bras de son âme sœur?
    Non.
    Impossible.
    Eislynn ne pouvait pas croire qu’ils soient TOUS aussi bêtes.

    On pourrait s’étonner de telles pensées. Mais était-ce à ce point surprenant? Venant d’elle, pas vraiment. En fait, c’était le discours habituel de la jeune femme. Depuis longtemps déjà, cette dernière ne croyait pas aux relations amoureuses. Elle était persuadée qu’elles étaient vouées à l’échec, à la souffrance et à l’abandon. Le plus bel exemple de cette cruelle réalité? Ses parents. Evidemment. Andrew Lewis et sa femme – les deux étaient toujours mariés, bien que séparés depuis la plus tendre enfance de leur fille – s’étaient connus tôt. De ce constat, Eislynn aimait à préciser « TROP » tôt. Leurs rêves, leurs idéaux, leurs projets… Tout cela avait été réduit néant. Par quoi? En fait, si on se concentre uniquement sur les faits, on pourrait croire que c’était la naissance de leur enfant, l’élément déclencheur de leur rupture. Bien sûr, c’est plus profond.
    On n’attache pas l’indépendance si tôt. Elle brise ses chaînes. Et qu’importent les conséquences.
    Même si les conséquences avaient été un mari délaissé, une enfant abandonnée, une autre vie à croquer… Pour en revenir là? Eislynn ferma les yeux une seconde pour se forcer à garder ce sourire si extraordinaire qu’elle arborait en toutes circonstances. Ce n’était pas le moment de penser aux détails fâcheux. Après les ASPIC, elle serait assez grande pour rayer « Chase » de son nom de famille, et on ne l’ennuierait plus avec toute cette histoire. Sa… « maman » ne l’ennuierait plus.

    Bref. Ses paupières se soulevèrent et à nouveau le décor envahit sa rétine pour lui dévoiler toute la niaiserie de l’école à l’œuvre. Toutes ces robes… A force, elle allait presque se sentir la seule saine d’esprit dans la place. Moui… Enfin, « saine » d’esprit n’était pas exactement le mot qu’on emploierait pour la Gryffondor.
    Que faire maintenant. La réponse était toute trouvée : partir. Sortir. Bouger. Faire quelque chose! La jolie brune s’apprêtait à tourner les talons (et peu importe qu’elle ait aux pieds des baskets…) quand une voix familière lança un…


    « Salut ma belle alors comme ça toi aussi tu es venue danser. »

    Heureusement pour lui, elle reconnaissait ce timbre. Il lui était familier. Sa réaction n’aurait sans doute pas été la même face à un « ma belle » lancé par un inconnu. Trop souvent du affronter ce genre de remarques prononcées avec abjection par des roublards dans les rues de Liverpool.
    Mais dans la bouche d’Edward, ça ne sonnait absolument pas vulgaire. Bien au contraire, ce garçon était le radical opposé de la vulgarité.
    Aussi se tourna-t-elle doucement vers lui, un sourire on ne peut plus sincère accroché à son joli minois. Edward Zen. Le jeune homme était à Serdaigle, et ils étaient bons amis depuis maintenant quelques années… Et dire que dans un an, elle ne serait plus sur les bancs de l’école à côté de lui. Ce serait étrange de quitter ces gens. Cependant, l’ambiance était à la fête en cette veille de Noël, et ce n’était certainement pas le moment de songer à après.

    Pendant l’espace d’une très courte seconde, Eislynn se demanda toutefois ce que fichait le Bleu ici. Parfaitement au courant de la rupture brutale avec Claire, elle n’aurait pas songé un seul instant qu’il aurait tout de même mis un pied dans la Salle de Bal.
    Ne pas faire de remarque sur le sujet aurait été d’une finesse remarquable. Seulement, la fille d’Andrew Lewis n’était pas tout à fait réputée pour son tact. Sa franchise avait bien davantage d’échos dans ce château.


    « Hey Ed! Je ne m’attendais absolument pas à te croiser ici ce soir. »

    Encore, pour une fois, elle n’y était pas allée trop violemment. Ça sonnait presque innocent, en réalité. Mais le garçon la connaissait probablement assez pour comprendre où elle avait voulu en venir. Mais il n’avait pas besoin de répondre, ce n’était pas une question.
    D’autant qu’Eislynn ne semblait pas décidée à lui rendre la parole tout de suite. Un mot dans ce qu’il avait dit la titillait. Elle cherchait à mettre le doigt dessus et ne manquerait pas de faire une remarquer sur la bêtise soulevée. Ah voilà : « danser ».


    « Oh, et le jour où tu me vois danser sur cette piste… Promets-moi d’en informer Ste Mangouste le plus rapidement possible. J’ai bien peur que ce ne soit plus grave qu’il n’y paraîtrait. »

    C’était probablement la seule représentante de la gente féminine de Poudlard à ne pas vouloir danser. La déclaration paraissait effarante. Quelqu’un avait-il déjà dit une chose pareille dans cet endroit?




Eislynn Lewis, 7th.
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Jeu 13 Jan - 15:53

    Richard venait de raconter à une fille qu’il ne connaissait pas vraiment un des plus grands détails de sa vie. Il s’en étonnait lui-même. Mais après tout, elle lui avait directement posé la question, ce que peu de personnes avaient osé faire, en fin de compte. Et il fallait bien le dire, s’il y a une chose que Richard était incapable de faire correctement, c’était mentir. D’ailleurs, il se souvenait de la seule fois où il avait essayé pareille idiotie. Sa crédibilité s’était envolée en quelques secondes à peine. Il n’aimait tout simplement pas cela. C’était contraire à sa personne. Aussi se trouvait-il très mal quand il avait essayé au point d’avouer finalement la vérité. C’était un peu comme l’idée de tricher. Ça le rendait malade.
    Opale lança alors d’un air amusé…


    « Tout cela me paraît bien compliqué. »

    Pour toute réponse, Richard se mordilla la lèvre inférieure. La jeune femme avait raison, ce ne pouvait pas être aussi clair qu’il l’avait d’abord cru. Elle lui sourit avec douceur avant de boire une gorgée de ce liquide changeant, tandis qu’il se demandait comment il avait pu croire qu’elle considèrerait la chose comme évidente.
    Lui-même se souvenait de la première fois où il avait été confronté à cet effet des prénoms. C’était le jour où il avait reçu le courrier de Poudlard. Une lettre qui avait changé sa vie. Clairement. Mais ce dont il se souvenait à cet instant précis, c’était de l’étonnement qui l’avait touché quand il avait commencé à lire le parchemin écrit par Dumbledore. Le directeur de l’école le nommait « Richard ». L’enfant ignorait l’existence même de ce prénom. Pour lui, il était Tristan. Il n’était que Tristan. La déception le frappa ensuite. La lettre ne devait pas lui être destinée. Et pourtant, un hibou ne se trompait jamais, et l’adresse correspondait bien au petit pavillon des Marj’banks. Alors quelle était l’origine de ce mystère?
    Sa mère avait expliqué la chose avec une sorte de frénésie qu’il eut du mal à comprendre. Ainsi donc il s’appelait aussi Richard. Et le point de départ de ce quiproquo remontait à sa naissance… Compliqué.
    Alors, si lui avait trouvé cela complexe, il n’y avait pas de raison qu’Opale considère cette anecdote comme simple.

    Richard allait lui poser une question, mais quelqu’un entra dans son champ de vision, et le coupa dans son élan. Evan Rosier. Le capitaine de l’équipe de Quidditch des Serpentards se planta devant leur table, ce qui eut pour effet de le surprendre un tantinet. Que pouvait bien vouloir ce type? D’habitude, ils ne se croisaient que rarement, et dans ces cas-là, Ludo était toujours présent. Entre les deux capitaines, il y avait sans cesse un appel à la provocation, au défi. Richard n’aimait pas cela, et il se plaçait toujours entre eux, pour calmer son meilleur ami et l’entraîner ailleurs. Evan n’ignorait pas le rôle de médiateur que ce Poufsouffle jouait sans cesse quand les deux joueurs étaient confrontés l’un à l’autre.
    Le seul moment où il n’était pas là, c’était pendant les matchs. Dans ces moments-là, le jeu était la règle. Les airs devenaient leur ring. Et Richard n’avait pas sa place dans le combat.
    Evan prit la peine de lui adresser un signe de tête. Bref. Froid. Auquel il répondit, masquant l’étonnement qui l’envahissait d’une telle présence.
    Il pensait maintenant à Ludovic, et se demandait comment ça se passait. D’inquiétude, il jeta un rapide coup d’œil vers celui avec qui il partageait tout, et put entendre une déclaration d’amour des plus désespérées… Son cœur se serra. Le Poufsouffle n’était pas du genre à se répandre en sentiments devant une assemblée de sorciers qui comptait beaucoup d’ennemis ou de simples connaissances. Si Ludo en venait là, c’est que la situation était grave… Et l’idée n’avait rien pour le rassurer. Qu’était-il censé faire, dans un cas pareil?! Le cœur et l’esprit se livraient duel. Le premier criait de foncer, le second de respecter cette histoire dans laquelle il n’avait pas le droit d’intervenir.

    Ni le cœur ni l’esprit n’imposèrent à Richard une décision. Evan se chargea de le ramener sur Terre, en s’adressant à Opale avec une forme de… Etrangement, le Jaune avait ressenti comme une pointe de détresse dans la voix du Serpentard. Ce qui lui semblait particulièrement absurde. Avait-il inventé cette émotion?


    « Bonsoir Opale. Tu es très belle; je... je retourne à St James demain. »

    S’il ne s’arrêta pas à ce détail qu’il pensait avoir créé de toutes pièces par son imagination, il réfléchit aux paroles du Serpentard. St James. Ce nom ne lui disait pas grand-chose. Un endroit dont il ignorait l’existence. Que représentait ce lieu pour Opale? Il se mit à réfléchir, ne prêtant pas attention à Crystal Heathcliff, la cavalière d’Evan. Elle n’éprouvait pour lui que du mépris, et semblait avoir une aversion extrême pour sa personne depuis qu’il avait eu l’idée de l’aider. Le malheureux. Avait-il été sot, de montrer à la jeune femme qu’elle avait fait sans le vouloir une erreur? Sans doute. On ne dit pas à la perfection qu’elle se montre parfois imparfaite. C’est une preuve de mauvais goût.

    Le Poufsouffle ignora donc les éclairs que lui lançaient les yeux de la Serpentard, et tourna son regard vers Opale. Il nota qu’un sourire se dessinait peu à peu sur les lèvres de la jolie brune. St James… Evan… Sourire… Il n’arrivait décidément pas à faire un lien particulier entre ces trois choses.


    « Bonsoir Evan. Je te remercie pour ce compliment; je retourne à Saint-James dans trois jours, mais n'y resterai que peu de temps. J'espère avoir le temps de t'y voir! »

    Elle retournait à St James? Elle aussi?
    Soudain, Richard fut frappé par une illumination. Elle lui avait parlé d’un orphelinat, quelques minutes auparavant. Il s’agissait sans doute de cela. Elle allait donc devoir y retourner… Il n’avait pas réussi à se faire une idée sur ce qu’elle pensait de cet endroit qui marquait apparemment une bonne part de sa vie. Aimait-elle cet orphelinat? Difficile à dire. En tout cas, elle allait y retourner… Cela impliquait-il qu’elle appréciait les lieux? Après tout, si elle avait voulu, elle aurait très bien pu rester à Poudlard. Noël était toutefois la seule période de fêtes où les élèves de l’école pouvaient rentrer chez eux. Lui-même rentrerait quelques jours à Chelmsford avec sa petite sœur. Il avait besoin de revoir Shawn et sa mère. Ça lui faisait du bien. C’était un peu comme un retour aux sources.
    Peut-être qu’Opale avait besoin de cela aussi. Après tout, cet orphelinat symbolisait un « chez-soi » pour elle. Du moins, c’était ce qu’il imaginait. Il aurait aimé en savoir plus, mais avait peur de n’aborder des sujets douloureux pour la jeune femme. De plus, Evan était toujours là. Même si désormais il semblait muet…
    Très probablement devait-il montrer une forme de retenue face à des Poufsouffles. Surtout en présence de Miss Perfection. Opale semblait en être venue à la même conclusion puisqu’elle se leva et lança avec une forme de courtoisie extrême…


    « Bonsoir Crystal. Nous n'avons jamais vraiment eu le temps de nous présenter, même si nous nous croisons assez souvent. Je me nomme Opale et suis une amie d'enfance d’Evan. »

    Opale s'attendait bien à une réaction du genre : Si tu dis un mot de plus, je te fais bouffer ta robe; ou bien De quel droit oses-tu me parler ? C'était bien le genre de la serpentarde. Mais Opale était persuadée que son élan de civilité pouvait transformer l'animosité plus qu'apparente de Crystal à son égard et à celui des Poufsouffle.
    Richard fut surpris pas cet élan de… Sympathie? Amabilité? Gentillesse? Ou simple civilité? Pour sa part, il n’avait pas besoin de se présenter à quiconque, mais se leva tout de même. Le visage de Crystal restait de marbre, mais il craignait qu’elle finisse par exprimer tout son dégoût à ces vils personnages de bas étage. Etre debout lui permettait de pouvoir réagir rapidement en cas de besoin. Même s’il n’aimait pas l’idée. Ce n’était pas le moment de voir la Serpentard fait fi de tout sang-froid…
    D’ailleurs, il s’adressa à Evan afin que celui-ci prenne conscience de la situation irréelle dans laquelle ils se trouvaient tous les quatre…


    « Peut-être devrais-tu inviter ta cavalière à danser… »

    Cette suggestion aurait sonné comme un avertissement dans la bouche de n’importe qui. Mais pas de Richard. Il parlait toujours avec une douceur telle qu’on ne se sentait jamais agressé par ce qu’il disait. Et comme si la magie de Noël était de leur côté ce soir, les dernières notes de la danse furent jouées… Un nouveau morceau allait commencer dans quelques secondes. Le Poufsouffle ignorait si Evan allait suivre sa suggestion... Peu importe.
    Maintenant qu’ils étaient debout, Richard trouvait ridicule l’idée de laisser passer une occasion de rejoindre la piste.

    Aussi se tourna-t-il vers Opale et lui tendit une main avec courtoisie. Son visage était souriant, son regard rieur, et tout son corps semblait exprimer la joie de partager quelques pas de danse avec la jeune femme. Il n’attendait plus que le consentement de la Poufsouffle pour l’emmener virevolter au centre de la piste. Le moment où toute jeune femme se sent princesse et intouchable approchait…

    Il se surprit à penser qu’au moins, il ne se ridiculiserait pas. Violette lui avait appris à danser trois ans auparavant. S’il avait eu une démarche pitoyable les premières années, et la fâcheuse tendance à écraser par mégarde les pieds d’une partenaire de valse, il était désormais expert dans les passes de danses multiples.
    Merci Petite Vie. Et tandis qu’il remerciait intérieurement celle qui était toujours là dans les moments les plus purs et ceux plus durs, elle était précisément en train de sceller un engagement. A nouveau. Peut-être parce qu’il sentait qu’elle le regardait, il tourna ses yeux si clairs et si saisissants vers elle. Et la vit dans les bras d’Orpheo. Il savait ce qu’elle attendait de lui. Elle savait qu’il serait respectueux de sa volonté. Si elle était heureuse, il le serait aussi.

    Son regard se posa à nouveau sur la jeune femme, qui n’avait qu’à poser sa main dans la sienne, pour accepter cette danse.
    Et les premières notes furent jouées…




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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Ven 14 Jan - 1:18

« Bonsoir Evan. Je te remercie pour ce compliment; je retourne à Saint-James dans trois jours, mais n'y resterai que peu de temps. J'espère avoir le temps de t'y voir! »

Il eut un sourire triste. Il ne savait pas s'il la verrait, après tout, il ne comptait lui-même pas y rester. Mais fuguer comportait certains risques qu'il n'était pas sans connaître, et il ne devait pas prendre la chose à la légère. Il ne savait pas encore qu'il commettrait une erreur qui lui coûterait cher. Promenant son regard sur Opale, il se souvint des vieux jours où elle et lui était comme les deux doigts de la main. Le garçon taciturne et la petite fille enjouée. Les opposés s'attiraient-ils ? Probablement. Le jeune homme se rappelait aussi du jour où il avait été envoyé à Serpentard. Le choixpeau avait longuement hésité. Mais Evan avait fait penché la balance. à Serpentard, à Serpentard, s'il te plaît... Et il avait échappé de peu à Gryffondor. Peut-être que cela aurait tout changé. Sullivan, Opale Maddy était passée juste après lui. Il avait croisé les doigts, mais il savait que ce serait peine perdue. Elle n'avait pas l'âme d'un Serpentard et lui n'avait pas celle d'un Poufsouffle. Or, à Poudlard, les deux maisons étaient la nuit et le jour. Les uns étaient les bourreaux, les autres les victimes. Et bourreaux et victimes ne sont pas faits pour être amis. Jamais.
Le Serpentard finit par lui répondre.

– Nous verrons. Je ne compte pas y rester trop longtemps, moi non plus...

Opale tenta un rapprochement avec Crystal qui l'ignora royalement. Préférant éviter l'hécatombe, Rosier écouta le conseil que lui donnait Lockwood. Mais il n'emmena pas sa cavalière danser ; ils avaient déjà dansé. Le second coup de baguette avait été donné, et bientôt la soirée toucherait à sa fin. Alors, il irait se coucher, avant de retourner à l'endroit qu'il détestait le plus au monde le lendemain matin. Les vacances. Mot maudit.
Rosier regarda le couple de Poufsouffle rejoindre la piste de danse et il fut pris d'une violente envie d'arracher Opale des bras de Lockwood. Mais il se contenta de serrer un peu plus fort sa coupe de champagne et de s'amuser des ébats amoureux pathétiques de Verpey. Il rapprocha Crystal de lui et lui souffla dans la nuque doucement. Si ce n'était pas de l'amour, cela y ressemblait dangereusement...
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Sam 15 Jan - 0:32

    Elle était dans ses bras, mais se sentait-elle paisible ? Non, non elle ne se sentait plus bien. Qu'avait-il fait, qu'avait-il dit ? Qu'avait-elle pensé ? Elle oubliait, oubliait... Elle voulait dormir, oui dormir. Pourquoi s'était-elle énervée ? Quel était son problème ? Elle savait que les autres filles auraient ri en tapant un peu Ludo. Elle savait ce qu'elles auraient fait, ce qu'elles auraient dit. Mais l'avait-elle fait pour autant ? Non. En aucun point. Elle avait réagit comme Betty et elle détestait de plus en plus Betty. Mais elle détestait Ludo aussi. Pourquoi, pourquoi ? Il savait. Il savait pertinemment comment elle réagirait ! Mais... Il était un peu lent des fois... Non ? Avait-il fait exprès ? Ou pas ? Non, non, impossible.

    Il se lamentait, ou pas. Il s'excusait, elle l'écoutait sans l'écouter. Elle ne savait pas vraiment ce qu'il disait.
    " Pardonnes moi, pardonnes moi ". Pardonner ? Oui, non. Si ? Quoi ? Elle ne savait plus, elle voulait dormir.

    Mais elle voulait aussi pleurer. Elle voulait aussi se cramponner à lui comme à un rocher, se rattraper, s'empêcher de... Couler. De sombrer. Mais saurait-il la rattraper ? La rassurer ? Pendant combien de temps ? Serait-il là ?...


    " Seras-tu là Ludo ?... Est-ce que tu pourras me porter ?... "

    Betty imagina Ludo qui essaierait de la porter vraiment et elle rit un peu à cette idée. Elle avait l'impression de voler, de dormir, de rêver. Elle se sentait étrangement légère, mais ses pensées... Ses pensées étaient comme des poids qui la retenaient au sol. Devait-elle arrêter de penser ? Se laisser aller ? Ou bien rester là... Rêve, réalité. Douceur, violence. De quoi es-tu faite Betty ?
    Betty n'est pas rêveuse, elle a les pieds sur terre.
    Mais était-ce réellement une qualité ?... Elle n'en était plus sûre à cet instant.

    Oubliant quelques instants ce qui se passait, elle se leva, repoussant Ludovic. Les gens dansaient. Quelques uns les regardaient. Pourquoi les regardaient-ils ? Betty rougit, puis se souvint, puis rougit, puis se détourna. Elle se dirigea d'un pas chancelant vers un mur. Dumbledore la verrait-il ? Oh non ! Elle serait renvoyée !
    Elle posa ses mains contre le mur et chercha une plante verte où se cacher. C'était une bonne idée non ? Mais la seule plante verte était le sapin, qui n'était pas une plante verte, bien qu'il soit vert... Il ferait quand même l'affaire. Elle se dirigea très discrètement - aussi discrètement que le célèbre ornithorynque de Gad Elmaleh, avec les même bruitages, genre " Chuuuut, la table ! " - vers l'immense arbre. Arrivée près de lui, elle le salua solennellement, se baissa et se cacha en dessous. Les branches frôlaient son crâne, et elle se croyait très bien cachée, bien que ses cheveux roux se voyaient de l'autre bout de la salle, derrière tous les couples qui dansaient. S'ennuyant immédiatement, elle commença à converser avec l'être vivant qui, elle en était persuadée, l'entendait et la comprenait parfaitement.


    " Vous savez monsieur l'arbre, j'ai le pire petit ami du monde. Enfin je ne sais pas trop si c'est encore mon petit ami. Mais le problème c'est que je suis folle amoureuse de lui. Quand je le vois j'ai le coeur qui bat malgré moi. Je ne peux pas m'empêcher de ressentir des petits frissons partout... Et je sais qu'il fait des efforts pour moi. Mais est-ce qu'on peut changer complètement de nature du tout au tout, même pour la personne qu'on aime ? Je devrais peut-être changer un peu moi aussi. Mais c'est plus dur d'arrêter d'être timide que de le devenir vous savez... Qu'est-ce que je dois faire hein ? Je ne veux pas le perdre... Je l'aime trop. Ca me tuerait, réellement. Ouh la la, il fait très chaud hein ? "

    Betty secoua énergiquement sa main devant ses joues roses, un air légèrement contrarié sur le visage. Elle repensa à une brosse dorée qui lui redonnait toujours du courage, et elle se dit qu'elle aurait bien aimé l'avoir avec elle à ce moment là.

    " Si j'avais eu ma brosse, je me serais démêlé les cheveux, et j'aurais eu beaucoup de courage. Je serais allée voir Ludovic, je lui aurais que je l'aime, que je suis désolée, que je suis nulle, que je suis bête - même si je suis plus intelligente que lui et que sûrement toutes les personnes présentes dans cette salle sauf peut-être le professeur Dumbledore et le Ministre de la Magie - , que je l'aime, et je l'aurais embrassé, et j'aurais dansé avec lui encore et encore et encore. Pour lui je deviendrais n'importe qui d'autre vous savez... Je l'aime. Je l'aime trop, beaucoup trop, je ne sais même pas si lui il m'aime. Peut-être que je ne devrais pas l'aimer. Mais je n'y peut rien, c'est plus fort que moi je l'aime. Il a ce truc dans les yeux qui fait que quand je les regarde je me sens bien, je me sens à ma place. Alors je préfère l'aimer toute ma vie et souffrir toujours si je peux ressentir encore ça à chaque fois que je le regarde dans les yeux, plutôt que de partir et de ne plus jamais pouvoir le faire. "

    La Poufsouffle croisa ses bras autour de ses genoux. Concentrée dans sa conversation avec l'arbre, elle n'avait même pas senti le regard de Ludovic posé sur elle pendant son long monologue.


[ H.S ] J'ai mis que tu la regardais mais si tu préfères pas j'enlève C'est juste que je trouvais ça cool 8D




« Le temps file, il n’attend personne. Le temps guérit toutes les blessures.
Tous autant que nous sommes nous voulons plus de temps. Du temps pour
se relever, du temps pour grandir, du temps pour lâcher prise. Du temps.



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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Sam 15 Jan - 21:33

    La situation aurait pu être risible si je n’avais pas eu cette colère dans les yeux en apercevant cet idiot de Richard Lockwood. Parmi tous les poufsoufle stupide et indésirable que je connaissais Lockwood suivis de Verpey étaient sans doute les plus misérable que je connaissais. Evan m’avais trainé jusqu'à Olympe, enfin trainé, je l’avais suivis sans réel envie plutôt. Mais que voulez-vous ? J’aurai presque été prête à devenir aussi stupide qu’un gryffondor ou un de ses abominable poufsoufle pour lui. Mais Olympe était différente, contrairement à se que tout le monde pouvais croire je ne haïssais pas Olympe, évidemment le fait qu’elle soit à Poufsoufle n’étais pas un avantage pour avoir un semblant de respect venant de moi, mais Olympe l’avais, car je savais malgré tout qu’elle été à saint James tout comme Evan, et qu’elle était importante pour lui bien que j’ignore le pourquoi. Mais je m’en fichais, son sort importé à Evan donc il importait au miens.

    Je me sentais comme de trop quand les deux anciens amis parlaient ou plutôt s’échangé des banalités d’usage, absorbé par l’hécatombe que je préparé intérieurement. Tout d’abord renversé le ponch sur la tête du misérable Lockwood, puis lui arraché les cheveux et enfin lui infligé des tortures qui ne devrait en aucun cas être dites il me semble. Puis mes yeux ce posèrent sur Verpey en pathétique déclaration d’amour. Trop absorbé par mes pensé, je fus soudain prise de nausée, mais mon regard ne devait rien laissé passé, aucune émotions ne devait transparaitre, j’étais Crystal Ruby Heathcliff, riche héritière serpentarde sanguinaire. Je n’avais pas de sentiments. Je me ressaisis mais déjà Lockwood avait pris Olympe et l’avais emmené dansé. Je jetai un coup d’œil à Olympe et lui adressa un sourire timide mais pas froid et sadique comme a mon habitude, un sourire sincère et reconnaissant. Qui aurait pu vouloir dire tant de chose mais qui voulais simplement dire « prend soin de lui à Saint James »

    Evan pris une coupe de champagne et m’en tendit une, j’étais assez perturbé par ce qui se passait dans ma tête. Mon regard se tourna sur Verpey et je souris, cet idiot se confondait en amour devant tant de monde, d’un coté j’aurai pu l’admiré, moi et Evan étions incapable de nous dire quoique ce soit, d’ailleurs en dehors des toilettes nous n’avions même pas reparlé de cela. Et j’avais bien peur que jamais plus nous n’en reparlions… Evan, mon Evan … T’avais-je déjà définitivement perdu ? Je trempai mes lèvres dans la coupe de champagne et Evan me rapprocha de lui et tendrement me souffla dans la nuque, je sentis son souffle chaud et je frissonnai, et pour la première fois je ressentais un sentiment étrange, un mélange d’amour et de chagrin, les nausées suite à la découverte que jamais Evan et moi ne pourrons être aussi libre de nous aimer que les autres avait disparut et laissé place à la tristesse, la jalousie et je me demandai pourtant qu’est-ce qui nous en empêcher, qu’est ce qui pouvais nous retenir ?

    Je chassai ses idées de ma tête, la fête n’étais pas fini j’avais encore un cadeau, encore quelque chose pour que sa soirée soit des plus belle, la plus belle qu’il n’est jamais pensé passer dans sa triste vie. Je voulais se soir être son rayon de soleil, pour lui, pour moi … Je glissai ma main doucement dans ma poche et en sortit une boite, elle était bleu tout en velours. Je lui tendit et l’on aurait pu voir le chagrin dans mes yeux. Je souris. Ma voix pris étrangement un ton doux et hésitant.

    « Evan, je … Je voulais que cette soirée soit pour toi vraiment parfaite et … hum.. Que serait noël sans cadeaux … Alors voilà pour toi … »

    Durant les vacances j’avais me promenant dans les rues de Londres en compagnie de ma mère vu dans une boutique une chaine en or. J’étais entré dans la boutique et demandé au bijoutier sorcier d’y faire quelque chose de spécial. Un pendentif avec un C et un autre avec un E. Deux magnifiques bijoux incrustés de diamant. La particularité magique étant que mêler l’un à l’autre une phrase apparaissait en lettre d’or sur les deux lettres.

    « Aujourd’hui ou demain, tant que je vivrai je t’aimerai Evan Rosier … »

    Je lui tendis la boite et l’ouvris. Le C, brillait au bout de la chaine je sortis le mien de mon décolleté et me mettant contre lui je posai mon pendentif contre celui dans la boite. La phrase apparut et je souri.

    « Joyeux Noël Evan Rosier … »
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Dim 16 Jan - 22:50

Opale ne s'attendait pas vraiment à la réaction de Crystal. Depuis son arrivée à Poudlard, tous les élèves dans son entourage n'avaient fait que parler de la légendaire inimitié entre Poufsouffle & Serpentard. Cependant, Opale avait été la personnification de l'opposé de cette croyance si répandue dans les moeurs du collège. Son meilleur ami d'enfance avait été envoyé à Serpentard et bien qu'il ne se comportât pas de la même manière à Poudlard et à St-James, ils étaient restés amis. Et maintenant, Crystal elle-même, pourtant réputée comme étant une vraie peste, ne semblait pas vouloir lui faire bouffer sa robe ou bien lui éclater sa coupe de pseudo-champagne sur la tête. Non, elle semblait plutôt... gentille ! Ou du moins pas méchante ni agressive. Mais cette attitude ne s'appliquait qu'à elle. Opale s'en rendit rapidement compte, en voyant les regards froids qu'elle lança à Richard, puis à Ludovic, dont Opale entendait la dispute avec Betty.

Richard troua le silence qui s'était installé entre les deux amis et leurs compagnons. Opale le remercia intérieurement. Elle sourit à Evan, puis plus prudemment à Crystal qui, chose extraordinaire, lui renvoya un semblant de sourire, vide de tout cynisme. Un sourire franc se dessina alors sur les lèvres de la Poufsouffle qui prit la main que lui tendait Richard. Enfin, ils allaient danser.

Avançant gracieusement sur la piste de danse, Opale ne se dirigea pas vers le centre, où les demoiselles souhaitaient tant danser et être regardées. Non, Opale n'était pas du genre à vouloir attirer les regards. Si seulement celui de Richard se posait sur elle pendant toute une soirée, alors elle serait comblée. Et puis, elle ne se le cachait pas, son cavalier n'était sûrement pas des plus laids. Ses cheveux roux et ses tâches de rousseur lui donnaient un petit quelque chose dont Opale ne sut trouver le nom. Un quelque chose que n'avaient pas les autres garçons autour d'eux.

Posant sa main sur l'épaule de Richard, Opale attendit que la musique s'accorde et que Richard donne le départ pour danser. Ses longues journées de cours de danse à St-James lui revinrent aussitôt en mémoire, plaçant inconsciemment ses pieds et ses bras dans la bonne position. Opale dansait avec grâce, du moins dans la grande salle au parquet ciré de l'orphelinat. Qu'en serait-il ici, dans les bras d'un si charmant jeune homme qui, il fallait le dire, ne la laissait pas indifférente, loin de là ?
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Lun 17 Jan - 18:36

    Lorsqu’elle accepta la main qu’il lui tendait, il eut un sourire éclatant. Il avait craint de conduire cette soirée tout droit vers un échec douloureux, et qu’Opale ne se souvienne de lui que comme d’un abruti qui n’avait même pas su rendre leur dernier bal de Noël plaisant. Mais elle avait posé sa main dans la sienne, et ils se dirigeaient maintenant sur la piste de danse ; lui avec un peu d’appréhension, elle avec une grâce infinie.
    A son étonnement, elle ne l’entraîna pas au centre des regards. Et ce choix d’une modestie surprenante lui plut. Il n’aurait su dire pourquoi. C’était réjouissant de savoir que la jeune femme avec qui on passait la soirée n’était pas de celles qui désiraient tant attirer l’attention sur elles. Il ne regretta pas une seule seconde d’avoir été vers elle au début du bal. Malgré son hésitation, malgré son mal-être. Parce qu’il était maintenant enchanté d’avoir à son bras une fille comme elle. Non. Pas une fille comme elle. Cette fille, et pas une autre, en réalité…
    Il n’aurait su dire pourquoi. Elle avait quelque chose qui ne le laissait pas indifférent, il fallait bien le reconnaître… Peut-être qu’il sentait en elle une douceur, une gentillesse, une sincérité, et d’autres qualités tout aussi émouvantes. Il perçait aussi une sorte de fragilité… qui ne devait la rendre que plus attachante encore. Et puis, il fallait bien l’admettre, elle était aussi très jolie. Ses longs cheveux bruns, son visage si pur, ses yeux couleur saphir… Elle lui plaisait. Seulement, il n’était pas prêt de le lui faire savoir, ni même de l’affirmer devant qui que ce soit. Le jeune homme était devenu trop méfiant depuis… depuis Vanille. Cela pouvait sembler idiot. Après tout, ils n’étaient encore que des mômes. Mais cette histoire lui avait fait mal, et il n’était pas prêt pour se jeter à l’eau une nouvelle fois. En tous les cas, c’est ce que lui pensait. Seulement, on ne sait jamais… Le cœur a ses raisons que la raison ignore, n’est-ce pas?

    Opale posa délicatement sa main sur son épaule. Il ne put que constater avec quelle élégance elle accomplissait le moindre de ses gestes. C’était agréable à regarder. Lui glissa doucement une main à la taille de la jeune femme, tenant dans son autre main celle de la demoiselle. Et c’est avec une finesse incroyable qu’ils se mirent à danser…
    Leurs pas étaient d’abord maladroits, hésitants. Comme lorsqu’on n’a pas essayé quelque chose depuis longtemps et qu’on a peur de faire une erreur. Ils donnaient l’impression de compter chaque pas de danse, de se concentrer sur leur enchaînement plutôt que de glisser naturellement et avec aisance. Mais le temps de reprendre leurs marques ne dura que quelques instants. Richard finit par arrêter de regarder ses pieds et plongea son regard si clair, si saisissant, si envoûtant dans les yeux bleus de sa cavalière. Il lui sourit tout en la guidant avec souplesse. Violette avait raison quand elle lui affirmait que danser était d’une facilité déconcertante. Il suffisait de se laisser aller, de suivre la musique sans penser à rien d’autre que son partenaire. Sa partenaire. Le jeune homme put constater avec quel naturel elle se mouvait dans l’espace. Une grâce pure. C’en était presque hypnotisant de virevolter avec elle… Plaisant… Charmant.

    Il murmura à l’oreille de la Poufsouffle pour se faire entendre malgré la musique…


    « Tu… tu danses comme si tu avais consacré ta vie à cela… »

    Quel im-bé-ci-le. Richard avait toujours été maladroit, mais là, c’était le summum. Cette tentative de compliment était parfaitement ridicule. Il avait voulu lui dire qu’il la trouvait très jolie ce soir… Mais au dernier moment, sa langue avait fourché. Et sa voix chaleureuse et séduisante avait prononcé des mots qu’il ne songeait même pas nécessaire de dire. Elle devait déjà savoir qu’elle avait un talent incroyable pour danser. Il n’avait pas besoin de le lui signaler… C’était une évidence. Mais quel idiot…
    C’était dingue de voir à quel point il pouvait se montrer aussi puéril des fois… Certaines femmes auraient pu trouver cela attendrissant de le voir mal à l’aise, presque rougissant, le regard un peu fuyant. Mais la plupart considèreraient la chose comme futile et sans intérêt. Du moins, c’était ce qu’il pensait… Alors, comme l’idiot qu’il croyait être, il se mit à nouveau à regarder ses pieds un instant. Attitude toute aussi déplorable… Mais il ne voulait pas qu’elle s’aperçoive davantage de sa maladresse. Il s’était assez couvert de ridicule, non?
    Finalement, il releva la tête et la regarda à nouveau. S’il n’était pas fichu de le lui dire, au moins pouvait-il le lui montrer. Qu’elle était plaisante à regarder. Même s’il n’était pas du genre à de beaux yeux, les filles devaient quand même aimer se sentir belles. Oh, peut-être aurait-elle préféré que ce soit un autre garçon qui la regarde. Car pour tout dire, il ne se sentait jamais vraiment à la hauteur de toutes ces demoiselles qui avaient tant de qualités… Modeste? Non, plutôt aveugle et manquant de confiance en lui…




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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Lun 17 Jan - 22:36

Opale et Richard dansaient avec grâce. La jeune femme admirait les gestes mesurés du poufsouffle. Il semblait avoir dansé toute sa vie. Ses grands yeux brillants attiraient inexorablement le regard d'Opale, qui ne pouvait s'en détourner. Ils semblaient refléter une âme pure et douce. Les réflexions de la demoiselle quant aux talents de danseur de son cavalier semblèrent également s'appliquer à elle. En effet, Richard s'approcha de son oreille et y murmura d'une voix douce, pour couvrir la musique :

    « Tu… tu danses comme si tu avais consacré ta vie à cela… »


Opale sourit doucement. Un tel compliment la touchait profondément. Elle n'avait jamais été la cible de compliments et n'y était pas vraiment habituée, ce qui la rendait gênée lorsqu'on lui en faisait. Elle se souvint alors des cours de danse dans la salle sombre de Saint James; les filles vêtues de leurs uniformes strictes, autorisées à porter des talons pour la première fois; le professeur au visage de marbre, claquant avec sa cane contre le parquet ciré. Les éclats de rire que les demoiselles s'étaient permis, non sans crainte d'être répréhandées. Les jupes qui volaient autour d'elles; les garçons qui les avaient rejointes bien plus tard et la soirée qui s'en était suivie. Ils avaient dansé toute la nuit, pour la première fois...

Rosissant, la jeune fille plongea plus profondément son regard azur dans celui de Richard. Il avait baissé la tête, comme s'il était gêné d'avoir fait une telle remarque. Puis, il releva son visage, plongeant lui aussi ses yeux dans ceux de la demoiselle, qui rosit encore plus, sans pour autant atteindre le rouge pivoine. Ses joues se couvrirent d'un joli rose soutenu et sur ses lèvres, s'esquissa un sourire. Elle approcha sa bouche de l'oreille de son cavalier et murmura d'une voix douce :

    - Je te retourne le compliment.


Elle recula son visage et sourit, sans pour autant perdre la subite coloration de ses joues. Le couple valsait avec une grâce qui leur vallut quelques coups d'oeil admiratifs de leurs voisins. Mais Opale n'en avait cure. Elle n'avait d'yeux que pour le jeune homme au bras duquel elle valsait. En la regardant ainsi, il la faisait se sentir comme une princesse, même s'ils ne dansaient pas au milieu de la salle de bal. Les bruits des talons hauts claquant sur le parquet de la piste de danse résonnaient comme un doux bruit aux oreilles de la Poufsouffle. Vêtue d'une robe de soirée certes simple, mais chic; au bras de Richard Tristan Lockwood, Opale Maddy Sullivan se sentait la plus heureuse des femmes.
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Mer 19 Jan - 19:29

- Seras-tu là Ludo ?... Est-ce que tu pourras me porter ?...

Il ne comprit pas tout de suite. Que ? Quoi ? Où serait-il ?

Trop terre à terre, comme à son habitude, il se demanda si sa jolie Betty avait but au point de ne plus tenir sur ses jambes. Bien sûr, qu'il pourrait la porter ! De toutes les façons, il était beaucoup plus grand qu'elle et n'aurait aucun mal à la soulever, légère comme elle était, et de plus, il aurait soulever Evan – Berk. Si il le fallait , si ça pouvait la rendre heureuse.

Mais bon, si, c'est vrai, il n'était pas un lumière et si les cognards à répétition n'avaient en rien arrangé cette lenteur, il était tout de même plus intelligent que sa batte et finit par comprendre.
Il n'aimait pas ce ton, ces mots qu'elle choisissait . Aurait-elle un problème ? Quelque chose dont il ne serait pas aperçu ? Si quelqu'un lui avait fait du mal, il... !

Il se contenta d'observer un silence. Elle n'attendait aucune réponse. Elle avait les yeux dans le vague, semblait à moitié-endormie. Même si il se savait coupable, sa conscience espérait secrètement que cette attitude était dûe à l'alcool, et non à son comportement odieux.

Elle se leva. Elle était vacillante, il esquissa un mouvement pour l'aider mais elle le repoussa. Cet instant précis, bien que minime au premier abord, fut extrêmement douloureux. Qu'elle refuse son aide, c'était .. Betty, il l'aimait passionnément, comme on aime l'amour de sa vie mais .. Elle était un peu comme sa petite sœur, aussi. Elle était toute fragile, toute petite, et quand elle refusait son aide, c'était comme se faire jeter cruellement devant un stade de 20 000 spectateurs, où quand son père lui répétait à quel point il avait honte de lui.

Pourquoi me repousser, petite fleur ? Qu'ai-je fait de mal, si ce n'est.. Si ce n'est d'avoir abimé ton joli petit cœur et d'avoir fait couler des larmes salées sur tes joues roses ?

Elle commença à marcher, de la même manière que si elle s'était tenue sur le pont d'un bateau en pleine tempête et il ne put s'empêcher un sourire : Elle ne tenait vraiment pas l'alcool, la pauvre. ♥️

Il la suivit, d'abord de loin, puis de près, et quand elle s'appuya contre le mur, il l'a prit par les hanches, doucement, voulant en cette simple caresse exprimer tous les sentiments qu'il ressentaient à ce moment précis : L'amour. La honte. Le regret. La tristesse. L'amour.

Mais elle ne sentit pas la pression de ses mains.
Il détesta un instant la robe qu'il n'avait put s'empêcher d'admirer une petite heure auparavant pour avoir caché à sa rousse que son petit-ami était là.

Mais elle était déjà repartie.

Enfin.. Elle était à présent « cachée » sous le sapin, assise sous les branches , aussi voyante qu'un rose dans des orties. Sa rose.

Il avait prit la fâcheuse habitude de l'appeler par des noms de fleurs, ce qu'il lui avait parfois valu quelques moqueries, quand béatement il laissait échapper un « Elle si belle, ma petite fleur, tu trouves pas Trist' ? Hein, tu trouves pas ? » . Mais l'amour rend.. Aveugle, on dit, hein ?
Il la rejoint en quelques pas rapides, hésita un instant sur la conduite à suivre, s'assit à ses côtés, en silence, la regardant , regardant le sapin, parfois, buvant ses paroles :

-Vous savez monsieur l'arbre, j'ai le pire petit ami du monde. Enfin je ne sais pas trop si c'est encore mon petit ami.

Quoi ? Oh non, Betty ! Je t'en supplie, ne dit pas ça. Tu ! Non, tu ne peux pas me quitter, comme ça, là, maintenant ! Betty !

Mais le problème c'est que je suis folle amoureuse de lui. Quand je le vois j'ai le coeur qui bat malgré moi. Je ne peux pas m'empêcher de ressentir des petits frissons partout...

Il n'était certes pas un génie, mais il sût reconnaître dans les quelques mots de Betty ce qui lui même ressentait à la simple évocation du prénom de la fille Holt.

Et je sais qu'il fait des efforts pour moi.

Sur ce point là, elle n'avait pas tord ! Même si ça ne sautait pas aux yeux forcément, il faisait énormément d'efforts, plus ou moins concluent. Par exemple, de sa mémoire, c'était la première fois qu'il respectait aussi longtemps la règle première d'un couple. En gros, c'était bien la première fois qu'il ne trompait pas sa copine. Il faut dire que sur ce point là, tomber amoureux lui avait ouvert les yeux. Avant, quand il sortait avec une fille, il flirtait toujours avec les autres – voir plus. Beaucoup plus, parfois. Et n'avait jamais compris pourquoi les dites copines en faisait tout un fromage. Où était le mal ? Il n'avait pas le Sida !

Puis, quand il était tombé amoureux de Betty, ou quand il était tombé amoureux tout court puisqu'elle était la première, il avait compris d'une manière toute simple : Il avait des envies de meurtre sur toutes personnes de sexe masculin et avec des intentions un peu trop apparentes qui approchaient Betty. Et c'est vrai que depuis qu'il était avec Betty, les occasions d'être jaloux ne manquait pas. Même Tristan, dans lequel il avait confiance, était surveillé Suspect . Il fallait pas toucher à sa Betty, le Ludo .

Sa Betty.. Peut être qu'elle n'était plus la sienne ? Non, non, Betty !

Mais est-ce qu'on peut changer complètement de nature du tout au tout, même pour la personne qu'on aime ? Je devrais peut-être changer un peu moi aussi. Mais c'est plus dur d'arrêter d'être timide que de le devenir vous savez... Qu'est-ce que je dois faire hein ? Je ne veux pas le perdre... Je l'aime trop. Ca me tuerait, réellement. Ouh la la, il fait très chaud hein ?


Lui non plus, il ne voulait pas la perdre ! Non, il .. Oh, parfois, il aimait s'imaginer .. Enfin.. Il faut dire que si l'avenir semblait très compromis en cet instant précis, il n'avait jamais voulu, ni même pensé quitter Betty. Il ne savait pas quand leur relation prendrait fin mais il esperait que .. Oh, et quand je serais vieux et moche, tu voudras encore de moi, dit Betty ? Quand je ne pourrais plus faire de quidd', quand le temps m'aura infligé ses morsures et quand alors que je ne serais plus qu'une épave, tu seras encore rayonnante, tu seras là ?

Maintenant, il n'en était plus aussi sûr que ce qu'il s'était plu à imaginer avant.
Enfaite, pour être tout à fait honnête, il avait envisagé de quitter Betty. Une fois. Quand il avait reçu la lettre de confirmation qui lui annonçait que dès sa sortie de l'école de magie Poudlard, il était attendu dans l'équipe des frelons. Là, c'est vrai, il s'était rendu compte que ce ne serait pas une vie pour elle. Des tournées, des tournées, attendre son.. Mari ? À la maison ou l'accompagner de match en match, comme une vulgaire groupie, elle méritait mieux. Mais c'était dans longtemps.. Dans si longtemps...


- Si j'avais eu ma brosse, je me serais démêlé les cheveux, et j'aurais eu beaucoup de courage. Je serais allée voir Ludovic, je lui aurais que je l'aime, que je suis désolée, que je suis nulle, que je suis bête - même si je suis plus intelligente que lui et que sûrement toutes les personnes présentes dans cette salle sauf peut-être le professeur Dumbledore et le Ministre de la Magie - , que je l'aime, et je l'aurais embrassé, et j'aurais dansé avec lui encore et encore et encore. Pour lui je deviendrais n'importe qui d'autre vous savez... Je l'aime. Je l'aime trop, beaucoup trop, je ne sais même pas si lui il m'aime. Peut-être que je ne devrais pas l'aimer. Mais je n'y peut rien, c'est plus fort que moi je l'aime. Il a ce truc dans les yeux qui fait que quand je les regarde je me sens bien, je me sens à ma place. Alors je préfère l'aimer toute ma vie et souffrir toujours si je peux ressentir encore ça à chaque fois que je le regarde dans les yeux, plutôt que de partir et de ne plus jamais pouvoir le faire.


Comment aurait-il put rester de marbre devant pareil discours ? C'était lui qui était bête, nul, qui l'aimait, qui était près à changer du tout au tout pour elle, qui voulait bien être nourrit de restes et traité comme un chien toute sa vie si il pouvait tous les jours s'assurer qu'elle était heureuse – mais dans l'idéal, il préférait quand même être nourrit de bon restes
Alors, il se glissa à son tour sous le sapin. Étant plus grand qu'elle, il eut plus de mal à s'asseoir que sa petite amie. Enfaite, il était plus accroupi-recourbé sur lui même qu'autre chose. Il essaya de se redresser un peu mais une branche vigoureuse lui rappela assez violemment qui était le chef ici. Nan mais !

Malgré ça, il essaya d'afficher un air sérieux – difficile, quand on savait ce qu'il s'apprêtait à faire, et .. :

«  Bonsoir Monsieur Sapin ! Vous savez, j'ai la meilleure petite amie du monde. Et j'espère très très fort que c'est encore ma petite amie ! Vous comprenez, je crois qu'elle doute. Elle a bien raison, d'ailleurs ! Je me suis conduit comme.. Comme un gougou.. Un goujat, voilà. J'ai dit...oh.. Une chose horrible ! Mais je ne le pensais pas, bien sûr ! Enfin si, je le pensais mais euh, pas avec elle. Elle, c'est différent des autres filles. C'est différent parce que.. Ben, je crois que je suis amoureux d'elle. Pas amoureux un petit peu, hein ? Très très amoureux. Genre à ressentir des frissons partout quand je la regarde, genre à avoir le cœur qui bat suupeeeeer fort quand je la prend dans mes bras et.. »

Il s'était si bien pris au jeu que quiconque l'aurait regardé à ce moment là aurait pu constaté qu'il était bel et bien entrain de parler un arbre comme si c'était son meilleur ami. Il se demanda un instant ce que Tristan en penserait , si il venait à apprendre qu'il parlait exactement pareil à un sapin et à lui mais il se reprit bien vite, et tenta de faire la déclaration la plus sincère qu'il pouvait au sapin et à Betty.

«  Et aussi, tu vois, j'ai envie de casser la gueule de tous les gars qui l'approche, par ce que, à la seule idée qu'ils lui fassent du mal ou qu'elle puisse préférer l'un de eux à moi, je , je.. ! Pfiou, sapin, j'avais jamais ressenti ça avant ! A ça, non, jamais. Elle est la seule, la seule, qui me fasse cet effet là.
C'est peut être parcqu'elle est aussi belle. Non, enfaite, je crois pas. Enfin, je veux dire, si elle est belle, magnifique même, plus belle que n'importe quelle fille de Poudlard mais elle est aussi... Woh, des fois, elle dit des mots, je les comprends même pas ! Elle est trop trop trop intelligente, ma petite fleure. Mais ça doit pas être pour ça non plus. Non, ce que j'aime par dessus chez elle c'est.. C'est que elle, elle est parfaite. Elle fait jamais d'erreurs, elle ne boit pas, ses parents doivent être super fiers d'elle – en plus, son père, il a l'air trop koolos, pas comme le mien et euh.. Bref, tais toi Ludo 8D . Et , et, enfin, je l'aime quoi ! .. Hmm, il fait très chaud, non ?
Si elle était venue me voir, qu'elle m'aurait dit qu'elle était désolée, qu'elle était bête, nulle – déjà, elle aurait mentit, et ça, ça lui ressemble pas trop, je trouve, et puis.. Et puis, je ne serais plus amoureux d'elle a l'heure qu'il est. Parce que, la fille que j'aime, c'est Betty, pas une fille comme toutes les autres, comme toutes celles avec qui je suis sortit avant et qui aurait réagit comme ça. Mais Betty, elle est différente, monsieur l'arbre ! Elle est.. Avant, si on m'avait demandé qu'elle était la femme parfaite, j'aurais pas dit «  une fille comme Betty » mais maintenant.. Ah, maintenant, je répondrais que des «  Betty, Betty et Betty » . Mais euh, je veux dire, que, que je suis fou d'elle quoi, tu vois. Je m'en veux tellement de lui avoir fait du mal !
Je serais près à changer pour elle, comme elle aimerait changer pour moi – même si j'espère qu'elle sait que je ne veux surtout pas qu'elle change ! Ce serait même la pire chose qu'il pourrait arriver ! Elle trop canonne, ma Betty, comme elle est déjà. Moi, par contre, faudrait que je change. Beaucoup, par ce que je la mérite pas. On dirait pas comme ça – Putain, je parle beaucoup aujourd'hui ! Mais c'est beaucoup plus dur de changer de mal en bien que de bien en mal. Alors, vous croyez, monsieur mon arbre, que si j'arrêtais de.. De boire - arg – elle m'aimerait de nouveau. Et si, si je.. Non, je peux pas arrêter le quidditch, mais je peux en faire, disons, moins ? Et les filles ?! Promis, je parlerais même plus aux filles, même si elles ne m'intéressent plus depuis que je connais Betty. Et pas de jeu ! Non, non, plus de paris, ni rien d'autres. Et j'arrêterais de lui mettre la pression, sur le fait qu'on couche ensemble ou pas ! C'est vrai, elle a raison, ça n'a aucune importance. Enfin, je dis pas que ça me déplairait mais si je pouvais déjà rien que lui parler, ce serait déjà formidable, enfaite ! »


Il avait la langue totalement sèche et il pressentait que si il continuait à parler, non seulement il s'enfoncerait plus qu'il ne l'avait déjà fait mais il aurait une voix totalement éraillée, ce qui , convenons-le, n'est pas des plus attirant.

«  Tu me reprendrais, dis, Betty chérie, si je faisais tout ça ? »

Il avait essayé de mettre dans sa voix, toute l'émotion, toute la supplication qu'il pouvait exprimer et alors qu'il s'était retourné vers elle, il prit le bout de ses doigts. Le contact de la peau de Betty lui fit un bien fou, mais une petite voix sournoise lui rappela que c'était peut être la dernière fois.
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Jeu 20 Jan - 3:50

    Quand elle lui tendit le collier il ne bougea pas. Merde, il n'avait rien, lui... Rien pour elle. Il n'avait pas prévu qu'elle lui offrirait quelque chose, et en parfait imbécile il n'avait pas songé à lui acheter un cadeau. C'était un mec, après tout. Mais l'oubli lui déchira le coeur. Il se sentait comme un gros con, bien qu'il n'en fût pas un. Il l'aimait énormément, cette fille. Mais sans rien à lui donner cela revenait à dire qu'il avait oublié qu'on offre des choses à ceux qu'on aime. Surtout à Noël. Surtout ce soir là. Tellement particulier..
    À sa décharge, il fallait dire qu'on avait jamais rien offert à Evan. À Noël, il n'avait jamais eu de cadeau. Le seul cadeau qu'il avait reçu avait été le plus beau de toute sa vie ; sa jument, Angharrad. C'était son oncle qui la lui avait offerte, le jour de ses dix ans. Et c'était la seule chose de bien qu'il aie jamais faite. Depuis, il avait même écrit au Directeur de St James pour lui confirmer qu'il approuvait les méthodes que ce dernier employait, et qu'elles se devaient d'être particulièrement poussées dans le cas du réfractaire multirécidiviste. Alors, un cadeau. Ce soir. Un cadeau était tellement beau et tellement inattendu qu'Evan prit le pendentif avec étonnement, sans même penser à remercier Crystal.

    « Aujourd’hui ou demain, tant que je vivrai je t’aimerai Evan Rosier … »

    Crystal murmura en lui tendant la boîte :

    « Joyeux Noël Evan Rosier … »

    Alors qu'il passait la chaîne un peu plus épaisse que celle de Crys' autour de son cou, il vit la phrase apparaître. Bleutée, elle voletait doucement au dessus du pendentif, réuni avec celui de la jeune fille. Sur celui d'Evan, il y avait un grand E, sur celui de Crystal un grand C. Et ensemble, ils donnaient une phrase. Evan souffla sur les mots. Le Evan Rosier disparut et laissa place à "Crystal Heathcliff". Le jeune héritier sourit. Il attira la jeune fille contre lui. Heureux. Ce mot était étrange, il ne le connaissait pas. Mais il l'était.
    Penchant la tête légèrement en avant, il embrassa la jeune Serpentard. Tout le monde avait du les voir mais il s'en foutait. Il ne savait pas s'il l'aimait mais il voulait pour le moment profiter de ce que la soirée leur offrait. Il l'aimait, oui, il l'aimait. Et son cadeau était magnifique. Le plus beau Noël de toute sa courte vie - et elle ne serait pas bien longue.

    – Crystal, je... Merci.

    Il avait murmuré les mots sans réussir à dire autre chose. Il sortit doucement sa baguette de sa robe de soirée, et doucement il dessina dans l'air certaines formes. Les formes doucement se réalisèrent, et petit à petit elles ne furent plus des formes mais des objets peu à peu visibles. Des fleurs qui formaient un prénom, Crystal. Les fleurs se mirent à éclore, le mot se déforma. Et en un mouvement de poignet elles rétrécirent jusqu'à former des mots.
    We will all laught at gilded butterflies.

    Spoiler:
     

    Les mots s'imprimèrent sur l'omoplate de la jeune fille, en lettres visibles, d'un noir de jais. Nous rirons tous des papillons dorés. Les mots de Shakespeare, l'auteur favori d'Evan. Le jeune homme s'approcha d'elle, lui mordilla l'oreille, lui embrassa l'omoplate.

    – Ces mots sont les nôtres. Ils ne s'effaceront jamais, tu les garderas toute ta vie... Ils sont là pour ceux qui oseront se dresser contre nous. Pour ceux-là, nous serons des papillons dorés... Mais nous oserons toujours. Je t'aime.

    Il l'embrassa une dernière fois. Dans son dos il entendit des pas ; le moment était venu et il le savait. Déjà... Déjà. Autour d'eux la musique ralentissait. Le Bal touchait à sa fin. Et Evan entendait les pas. Les pas de son oncle dans son dos.

    – Evan. J'ai changé d'avis, nous rentrons ce soir. Va chercher ta malle, je te raccompagne à St James. Mademoiselle Heathcliff, ce fut un réel plaisir,
    ajouta Theodore Rosier avec un horrible sourire qui n'avait rien de naturel.

    Evan serra la mâchoire. Il regarda une dernière fois les mots, le cadeau qu'il avait fait à Crystal. Il lui avait imposé sa marque. Elle ne s'effacerait jamais. Il l'aimait. Il lui sourit difficilement et lui prit une dernière fois la main. Il dut s'éloigner ensuite. S'éloigner toujours plus d'elle. Jusqu'à ce qu'elle ne fut plus qu'une ombre au bas des escaliers. Seule. Et Evan s'en voulut d'avoir suivit son oncle. Il s'en voulut et il se détesta. Mais plus que deux semaines et il la reverrait... Non ! Il fuguerait avant. Et il la verrait. Cette pensée lui redonna un peu d'espoir.
    Et tandis qu'il quittait le bal, derrière son oncle, traînant sa lourde malle derrière lui et entendant derrière son dos les derniers bruits du château en fête, il toucha son pendentif qu'il garderait sur lui toute sa vie. Et son visage se fendit d'un sourire. Il ne savait pas qu'elle pourrait l'identifier grâce à ce pendentif lorsqu'il se ferait tuer. Il ne savait pas que c'est ce qui la mènerait elle aussi à la mort.
    Non. Et il valait mieux qu'il ne le sache pas, car en touchant le portoloin que lui tendit son tuteur légal, Evan se sentait bizarrement heureux.
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Jeu 20 Jan - 20:58

    Quand je vis son regard ébahis à la vu du cadeau je m’aperçus alors que non, je ne m’étais pas trompé, il ne s’y attendait absolument pas et cela me rendais encore plus heureuse. Il avait l’air si gêner, mais il était tellement beau comme un enfant qui ne connait pas noël et qui découvre cette fabuleuse fête. Elle le regarda mettre la chaine autours de son cou et regarder la phrase bleuté suspendu au-dessus des deux pendentifs, soufflant délicatement le « Evan Rosier » qui devint « Crystal Heathcliff ». J’eu un sourire, depuis l’épisode des toilettes je n’avais pas réagis de ce qui s’était passé cette après-midi là. A présent je réalisé doucement que oui j’étais folle amoureuse de Evan Rosier, orphelin et incroyablement beau dans son costume de bal.

    Plongé dans la délectation de le voir aussi heureux ? Je me rendis compte qu’il m’avait dangereusement rapproché de lui. Etait-ce bien sérieux ? Tout le monde allez nous voir coller l’un à l’autre. J’allais objecter, avait’ il oublié que le monde ne s’était pas arrêté de tourné ? Que les regards pouvaient à tout moment se tourner vers nous ? Mais avant que j’ai pu dire quoi que ce soit ses lèvres se collèrent aux miennes. Mon cœur eu un raté, je crus que celui-ci aller sortir de ma poitrine, ou exploser dans mon corps si près de celui d’Evan. Il tambourinait dans ma poitrine au rythme de la musique. A mon grand soulagement, je me rendis compte que je n’avais pas oublié le goût de ses lèvres sur les miennes. Tout le monde nous avez vu ? Je n’en savais rien, je m’en fichais pas mal à vrai dire, j’étais simplement bien avec lui.

    – Crystal, je... Merci.

    Un murmure, une reconnaissance, un merci qui me chamboula encore un peu plus le cœur. Il n’avait bien entendu pas à me remercier, il était naturelle que pour la première fois de sa vie il passe un noël des plus magnifique, les 6 années précédentes j’avais passé les vacances de noël chez mes parents et lui à l’orphelinat. C’était nôtre premier ensemble que pouvait t’il y avoir de plus beau ? Il sortit la baguette de sa robe avec délicatesse. Je vis apparaitre devant mes yeux éblouis des fleurs qui formé mon nom. Puis les fleurs disparurent laissant place à une phrase.

    « We will all laught at gilded butterflies. »

    Je lisais mentalement ses lignes que j’avais lues dans un livre de Shakespeare. Evan avait toujours eu une grande connaissance en littérature et je l’aimais aussi pour cela. Quand nous étions enfants, ils me récité parfois des poèmes, des passages de livre et j’écoutai avec le plus d’assiduité qu’il était possible d’avoir. Les mots disparurent dans mon dos se gravant sur mon omoplate, je senti un léger chatouillis puis le baiser de Evan sur mon omoplate m’embrasa entièrement.

    – Ces mots sont les nôtres. Ils ne s'effaceront jamais, tu les garderas toute ta vie... Ils sont là pour ceux qui oseront se dresser contre nous. Pour ceux-là, nous serons des papillons dorés... Mais nous oserons toujours. Je t'aime.
    Je plongeai mes yeux dans les siens. Etais-ce réel ? Je jetai un regard sur mon omoplate regardant les doux mots gravés en moi à présent. Je regardai de nouveau Evan qui m’embrassa à nouveau. A cet instant je me dis que le paradis devait être bien piètre à coté de ce que je vivais maintenant au bal, dans une robe de princesse au bras de l’homme que j’aimais depuis toujours à vrai dire.

    – Evan. J'ai changé d'avis, nous rentrons ce soir. Va chercher ta malle, je te raccompagne à St James. Mademoiselle Heathcliff, ce fut un réel plaisir

    Je faillis exploser, de rage, de colère de haine contre cette voix qui venait de tout gâcher ! Je la haïssais cette voix, bien plus qu’il n’en était permis. Je ne voulais qu’une chose la tuer, lui ôter la vie qu’elle laisse celle d’Evan vivre en paix. Je ne jetai pas un regard à l’homme ne disait rien, d’un coup l’euphorie, la joie, mon bonheur de si courte durée, tout s’écroula. Evan me pris une dernière fois la main et partit, les mots bleus flottant disparurent progressivement à mesure que les deux colliers s’éloigné. Ils se déchiré littéralement. Evan … Il ne devint plus qu’une ombre et il disparut totalement me laissant seule, sur le grand escalier. Les larmes coulèrent un mélange de joie, de bonheur et d’infini chagrin car il m’avait dit qu’il m’aimait, qu’il m’avait embrassé sans vraiment faire attention au monde, que je l’aimais autant que lui et moi détestions ensemble son oncle et malgré le fait que je sache qu’il s’enfuirai surement de Saint James pour me rendre visite au risque de se prendre des coups. Que je le reverrai au pire dans deux semaines, mon cœur était lourd de le voir partir ainsi, si soudainement. Un vide se formé dans mon cœur, une douleur que je trouvais à cette instant insupportable mais que je trouverai bien piètre dans quelques années quand je découvrirai que c’est lui l’homme qui viens d’être tuer sous mes yeux …
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Sam 22 Jan - 16:13

    Trop occupé à se fustiger d’avoir prononcé ces mots, le jeune homme ne réalisa pas que ses paroles avaient touché la demoiselle bien plus qu’il ne semblait le croire. Pourtant, quand il se redressa et que leurs yeux se rencontrèrent, il ne put que se rendre compte que sa cavalière avait les pommettes rougissantes… Un teint plus rosé que rouge d’ailleurs… Etait-ce ce qu’il venait de dire qui la faisait rosir ainsi? Sans répondre à sa question, il ne put que penser qu’elle était toute aussi jolie… Un sourire se dessina doucement sur les lèvres de la Poufsouffle et quand elle s’approcha pour lui murmurer quelques mots, il dut faire un effort considérable pour ne pas perdre le rythme…

    « Je te retourne le compliment. »

    Il se perdit dans le sourire d’Opale, continuant à danser sans même y penser, obsédé par ce qu’elle venait de lui souffler d’une voix si douce… Il ne prêtait attention à rien d’autre qu’à ce sourire où se mêlaient timidité, douceur, gentillesse, sincérité… Incapable de s’en détacher. Il ne voyait pas qu’autour d’eux, certaines personnes leur jetaient des regards amplis d’admiration devant leur valse gracieuse.
    Ce qu’elle venait de dire… Non pas tant ce qu’elle avait dit, en fait. Davantage la façon dont elle l’avait dit. C’était… Il fermait les yeux moins d’une seconde pour essayer de se reprendre, et lorsqu’il rouvrit les paupières, elle était toujours là. Souriante. Resplendissante. Et quoiqu’il y fasse, il replongeait incessamment dans ce sourire… Comme si elle l’avait envoûté et qu’il n’arrivait pas à rompre le charme.
    Trop sensible, trop doux, trop gentil… Tous les « trop » qu’on lui avait souvent reprochés jaillissaient de nulle part, éveillant un autre instinct chez le garçon qui l’avait longtemps protégé depuis Vanille. La méfiance.
    C’était ridicule. Opale était une fille… tout ce qu’il y a de plus gentil, de plus doux, de plus tendre, de plus attentif… Du moins, c’est ainsi qu’il la voyait, à la lumière de cette soirée. En fait, il ne put s’empêcher de réaliser qu’ils se ressemblaient un peu tous les deux.
    Alors pourquoi… pourquoi fallait-il qu’il se mette à douter de tout ce qu’il avait pu voir ce soir. A cause d’une malheureuse histoire de quand il était en deuxième année? C’était absurde. Absolument grotesque. Il ne pouvait pas remettre en question chaque sensation qui le submergeait seulement parce qu’il avait souffert alors qu’il n’était encore qu’un gamin. Cette histoire était finie, terminée, achevée, enterrée, et ce depuis bien longtemps. Il n’allait pas y revenir chaque fois que son cœur avait un raté quand il plongeait dans le regard, dans le sourire, d’une fille. Idiot! Depuis cinq ans, il ne cessait de refuser toute possibilité de partager des moments heureux avec une demoiselle. Cinq ans! Parce qu’il avait peur. Mais peur de quoi enfin?!!

    Si Ludo avait entendu ses pensées, il l’aurait traité de tous les noms avant de le pousser dans les bras d’Opale. Violette aurait probablement agi d’une manière assez similaire, mais avec plus de subtilité. Il n’y a que Betty qui aurait compris et sans doute trouvé cela attendrissant. Seulement, ses meilleurs amis n’étaient pas là pour entamer une joute avec lui. Ils avaient bien assez avec leurs problèmes personnels. Des problèmes qui venaient tous de leurs histoires de cœurs… Cette soirée avait mis en lumière tous les dangers d’être en couple, et rien ne lui avait échappé.
    Et pourtant…
    Pourtant, il avait envie de les prendre ces risques. Voilà. C’était dit. Il en avait envie.
    Alors… quoi de l’envie ou de la peur prendrait le dessus? Dilemme. Dont il n’aurait pas l’issue ce soir. Non… Ce soir, il se contenterait – et pour lui, c’était déjà tout – de la regarder sourire, de la voir danser, et de se donner l’illusion qu’elle était heureuse. Devenait-il aveugle pour ne pas se rendre compte qu’elle l’était vraiment? Que ce n’était pas qu’une illusion?
    Les dernières notes du morceau furent jouées.
    Ils s’arrêtèrent de danser, et se retrouvèrent immobiles sur la piste de danse. Il lui sourit. Incapable de dire quoi que ce soit, de faire un geste. En lui, deux émotions fortes se livraient bataille. Et il faisait suffisamment d’efforts pour ne rien laisser échapper, et prononcer quelques mots devenait difficile. Alors il se contentait d’un sourire sincère, et d’un regard tendre.

    L’envie triompherait…
    Et avec elle, d’autres sentiments bien plus forts…




Richard, Tristan. Lockwood. 7th.
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Sam 22 Jan - 21:04

Opale lisait beaucoup de choses dans le regard éblouissant de son cavalier. Des choses contradictoires. La jeune femme espérait qu'il puisse lire dans ses propres yeux tout le bonheur que, grâce à lui, elle ressentait en ce soir de Noël. Leur dernier bal à Poudlard. Pendant sept années merveilleuses, elle avait dansé avec des cavaliers différents, rencontrés au hasard dans la salle de bal et avec qui elle était aujourd'hui amie. Mais Richard - ou plutôt Tristant - était différent des autres. Pour commencer, il était le premier Poufsouffle avec qui elle partageait sa soirée; ensuite, aucun avant lui n'avait eu des yeux si envoutants. Depuis le début de la soirée, Opale ne pouvait détacher son regard du visage grâcieux de Richard. Le percerait-il comme de la curiosité mal-placée ? La demoiselle espérait que no, car ce n'en était en aucune façon.

Ils valsaient tous deux avec une grâce qui força l'admiration des couples autour d'eux. Mais ni Opale ni Richard ne s'en occupaient. La jeune femme avait l'impression de se retrouver dans une bulle, qu'elle ne partageait qu'avec son cavalier. Comme s'ils dansaient sur un petit nuage, au-dessus des autres valseurs. La médiocrité de nombre d'entre eux ne faisait qu'appuyer la différence avec le couple de Poufsouffle.

Richard plaisait à Opale, s'était indubitable. Depuis le début de la soirée, depuis qu'il était venu à sa rencontre, elle ne l'avait pas lâché des yeux. Son coeur battait à tout rompre, dans sa poitrine, tintamarre heureusement caché par les claquements de talon sur le parquet ciré.

La coloration rose des joues d'Opale avait commencé à doucement s'estomper, redonnant à son visage sa teinte beige habituelle. Sous ses cheveux bouclés, à ses oreilles, les pendants qu'elle avait reçus avec sa robe commençaient à lui faire sacrément mal. Sans s'arrêter de tourner, elle lâcha l'épaule de Richard et enleva en un geste grâcieux et précis ses boucles d'oreille, les accrochant à sa ceinture, les transformant ainsi en deux broches de diamants. Elle apprendrait bien plus tard qu'elles avaient appartenu à sa mère.

Reposant sa main sur l'épaule de Richard, un mince courant électrique la traversa des pieds à la tête. Frissonant, elle sourit. Elle n'était pas insensible au charme de Richard, loin de là. mais devait-il plonger dans le gouffre ? La seule personne pour qui elle avait ressenti une telle chose était partie vivre loin. A l'autre bout de la planète. Le vide et la sensation de solitude étaient deux sentiments qu'Opale avait ressentis, de nombreuses fois. Elevée dans un orphelinat et ignorant presque tout de sa famille, elle avait toujours cherché à s'entourer d'amis, pour se sentir vivre.

Elle ne s'était jamais autant sentie en vie.

Aucun d'eux n'osait prononcer le moindre mot, trop absorbé dans la danse, ou la contemplation du visage parfait de Richard, dans le cas Opale. Elle inspira.

    - Je crois que la timidité est une qualité que nous partageons, dit-elle en approchant de nouveau sa bouche de l'oreille du Poufsouffle.


Très intelligent, comme phrase... Opale, ou comment ne pas faire original --'
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Dim 23 Jan - 1:27

    Alors que les dernières notes venaient d’être jouées, une nouvelle musique commença. Suivant le rythme des instruments, ils reprirent leur valse avec tout autant d’élégance que la dernière. La musique les entraînait dans un tourbillon où rien n’avait d’importance. Ils n’étaient que tous les deux. Emportés par la danse…
    Opale finit par lui lâcher l’épaule, seulement le temps de décrocher ses boucles d’oreille qui étaient soi-dit en passant magnifiques, pour les accrocher à sa robe. Il se demanda si ces bijoux avaient une valeur particulière, mais ne posa pas la moindre question, sachant désormais qu’elle était orpheline. En tout cas… vraiment jolies…
    Il se rendit compte à quel point il était ridicule. Il était prêt à faire un compliment à sa cavalière sur ses boucles d’oreille, et il lui parlait de sa façon de danser quand il avait envie de lui à elle, qu’elle était très jolie. Enfin… Il n’y arriverait pas ce soir de toute manière. Alors pourquoi se mettre martel en tête? C’était inutile.
    Quand elle reposa sa main sur son épaule, il se sentit étrangement mieux. Comme si le fait qu’elle l’ait lâché lui avait laissé un vide. Et c’était un peu le cas, d’ailleurs. Dingue à quel point il avait l’impression qu’elle était importante.

    Importante… alors qu’ils ne s’étaient pas vraiment connus avant cette soirée? Oui. Assez dingue, plus incroyable encore. Comme un vent de folie qui les gagnait – ou qui le gagnait lui du moins. Il n’osait espérer qu’elle soit également touchée. C’était déjà trop beau de pouvoir danser avec elle sans qu’on ne vienne les interrompre et qu’un autre demande à la jeune femme de lui accorder la prochaine valse… En demander davantage aurait été un peu exagéré. Alors il se comptait du plaisir que lui valait la soirée. Etouffant les espoirs d’en vivre de nouvelles…


    « Je crois que la timidité est une qualité que nous partageons. »

    Quand elle se pencha à son oreille pour lui souffler cette phrase, sa réaction fut révélatrice. Il rougit. Effectivement, il n’était pas spécialement à l’aise. Mais pouvait-il vraiment s’agir d’une qualité? Et puis… non. Il n’était pas timide! Si?
    Après tout, c’était lui qui accueillait souvent les nouveaux Poufsouffles, lui qui allait à la rencontre des jeunes arrivants, lui qui saluait les personnes plutôt effacées… Ce n’était pas de la timidité. Cela ne lui ressemblait pas vraiment…
    Mais d’un autre côté, Opale n’avait pas tort. Comment qualifier son comportement de ce soir, autrement que par de la timidité?
    Se pouvait-il qu’on soit timide dans une seule circonstance? Alors qu’il y cherchait une réponse, une seule chose lui venait en tête. Et comme le mot commençant par un « A » était tout de même un peu intimidant et assez terrifiant, il préféra se dire que non, il n’était pas encore à ce point fou.

    Mais s’il refusait d’admettre quelque chose qui s’approchait relativement de la réalité, il devait tout de même dire quelque chose à Opale… Reconnaître sa timidité, ce doit déjà être un gros effort, mais si en plus on se heurte à un silence… Aussi ouvrit-il la bouche pour répondre doucement…


    « La danse, la timidité… Arrête, on va finir par se trouver trop de points communs… »

    Il trouvait sa phrase complètement absurde, mais il sourit quand même. D’un petit sourire absolument charmant – et charmeur – qui n’était destiné qu’à elle.
    A vrai dire, il était en train de se dire que peu importe s’il ne parlait que pour dire des stupidités. Il n’en était plus à une près depuis le début de la soirée. Au pire, ses idioties la feraient rire. Non. Ce pire était trop plaisant… L’entendre rire… Cela n’avait rien de « pire ». Et pourtant, il ne trouvait pas de conséquences dramatiques à ce qu’il pourrait bien lancer comme propos grotesques.
    En fait, il était bloqué sur l’idée de l’entendre rire. Avait-elle ri au cours de la soirée? Il la fit tourner sur elle-même un instant, suivant la musique, puis la rattrapa à la taille, tout en cherchant. Mince! Pourquoi ne se souvenait-il pas de l’avoir entendue rire? En fait… pour tout avouer… il se souvenait d’elle, de la lumière qu’elle semblait dégager, de son sourire, de ses yeux bleus… De son rire! Si! Elle avait ri! Parce qu’il avait dit quelque chose d’improbable d’ailleurs… Mais il entendait à nouveau ce son mélodieux, cristallin, charmant…
    Il avait envie de l’entendre à nouveau. Encore et encore.
    Comme de voir son sourire. Encore un peu. Encore…




Richard, Tristan. Lockwood. 7th.
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MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Mer 26 Jan - 12:56

    « La danse, la timidité… Arrête, on va finir par se trouver trop de points communs… »


Opale éclata de rire. Pas d'un rire tonitruant qui aurait fait se retourner tous les danseurs, non. Elle éclata d'un rire cristallin et mélodieux; un rire dont elle seule avait le secret. Un sourire pendu à ses lèvres, la jeune femme continuait de rire, pour rien. La phrase n'était en rien si hilarante, mais la façon dont Richard l'avait prononcée, l'ambiance et puis... LUI, la rendaient heureuse. Et quoi de mieux que de rire, pour exprimer son bonheur ?

Le sourire peint sur la bouche de Richard enchanta Opale. Elle aurait aimé le voir sourire toute la soirée; ne lui sourire rien qu'à elle. Il n'avait pas détourné le regard depuis le début de la valse. Il n'avait pas regardé une seule autre jeune fille. Et pourtant, de nombreuses autour d'eux étaient d'une éclatante beauté. Non. Il n'avait d'yeux que pour elle. Et pour la première fois depuis de longues années, Opale se sentit belle.

Les dernières notes s'esquissèrent et une voix grave annonça que l'orchestre prenait quelques instants de repos, remplacé par un groupe plus moderne. Entendant leur musique, Opale grimaça légèrement. Elle n'appréciait guère ce style. Mais peut-être n'était-ce pas l'avis de Richard ? Les musiciens vêtus de noir et argenté; les instruments couverts de signes et le chanteur se brisant la voix au micro, très peu pour elle.

S'arrêtant doucement de valser pour ne pas être en parfait décalage, Opale plongea son regard dans celui de son cavalier et, sans pour autant enlever sa main gauche de son épaule ni son autre main de celle du jeune homme, elle murmura, rosissant :

    - Je... je ne suis pas une adepte de ce style de musique. J'ignore si c'est également ton cas, ajouta-t-elle en souriant. Je te propose que nous allions nous promener dans le parc. J'ai entendu dire que le professeur Dumbledore a crée, juste pour ce soir, une splendide roseraie.


Bon, le coup de la roseraie c'était certes un peu kitsch, mais Opale voulait s'échapper de la salle de bal, dont l'air devenait pesant. Elle voulait découvrir Richard, d'une autre manière. L'entendre parler de lui, de sa famille, de ses goûts, de ses dégoûts. Elle voulait passer le plus de temps possible en sa compagnie.

Attendant la réponse de Richard, un sentiment étrange commença à poindre en Opale. Qu'était-ce que ce chatouillement ? Comme si une armée de papillon dansait la sarabande dans son estomac. Était-ce... ?
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