AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité




MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Sam 25 Déc - 15:13

La seule chose qui pouvait à l'heure actuelle réjouir Evan Rosier était le fait qu'il se trouve non pas à l'Orphelinat St James mais à Poudlard. D'ordinaire, à cette période de l'année, le jeune héritier se trouvait dans l'obligation de retourner à St James, comme à toutes les vacances scolaires, puisque son oncle l'y obligeait. Bien sûr, les mauvaises langues diront que le jeune homme aurait très bien pu refuser de partir. Mais Theodore Rosier avait explicitement fait comprendre à Evan que si l'envie lui prenait de ne pas obéir sagement, Poudlard lui serait définitivement interdit, et qu'il devrait passer le reste de sa scolarité à St James. Or, tout ce que son oncle avait explicitement fait comprendre à Evan s'était le plus souvent réalisé, et le jeune homme ne tenait pas à devoir quitter Poudlard au beau milieu de ces années qui étaient sans nul doute les plus belles qu'il aie vécut.
Ainsi, il était autorisé à passer encore deux jours au château. C'était plaisant, puisqu'il n'avait encore jamais vu l'ambiance qui régnait à Poudlard pendant les vacances. Et quelle ambiance ! Malgré la guerre qui régnait au dehors, Evan sentait les coeurs et les esprits tous chamboulés par le Bal de Noël. À ses yeux, c'était une stupide fête plus qu'autre chose. Il n'avait jamais eu de cadeau à Noël, et jamais personne à part ses amis pour le lui souhaiter. Le jeune homme sourit à la pensée des hiboux qu'ils lui envoyaient et qui faisait hoqueter de frayeur le personnel de l'orphelinat. Son sourire disparut quand il se souvint les punitions que lui valaient ce genre de conneries. Ne pense pas, Evan. Ne te souviens pas.
C'était Noël, oui ! Noël dans toute sa splendeur, quand on voyait la décoration. Mais les Serpentard n'étaient pas tous là. Chuck manquait à l'appel. Son meilleur ami manquait cruellement à Evan, d'autant plus qu'il connaissait son admiration pour ceux qui sévissaient au dehors ; admiration qu'il ne partageait pas vraiment. Il espérait simplement que Chuck n'avait rien, même s'il était un peu déçu que ce dernier n'aie pas pris la peine de rester pour une fois que lui le pouvait.
Vêtu d'un costume sombre auquel il manquait une cravate, Evan descendit les marches doucement, avec la souplesse d'un chat. Sa cavalière n'était autre que Crystal, et c'était plus ou moins normal si l'on incluait le petit épisode qui s'était déroulé entre eux dans les toilettes, quelques jours plus tôt. Elle était magnifique, resplendissante dans une robe qui ne rehaussait que partiellement ses traits déjà parfaits quoiqu'espiègles. En souriant, le Capitaine de l'équipe de Quidditch lui offrit son bras. En son absence, il faudrait qu'il désigne un remplaçant... Il n'y avait pas encore réfléchit. Mais au moment même où il l'aperçut, toute pensée s'arrêta dans l'esprit d'Evan. Son oncle. Il était là, au bas des marches. Son oncle, ici, à Poudlard. Et la perspective déjà incertaine de passer une bonne soirée s'évanouit. Evan poussa un juron étouffé avant de marcher vers lui, un faux sourire aux lèvres.

    – Tu aurais pu mettre une cravate.

L'accueil aurait pu être plus chaleureux le sourire d'Evan se crispa. Mais sa nature insolente reprit le dessus, comme toujours.

    – Oui, j'aurais pu.

Son oncle tilta légèrement mais ne releva pas. Avisant Crystal, il reprit la parole.

    – Et qui est cette charmante demoiselle ? Miss Heathcliff, si je ne m'abuse ? Je connais bien vos parents... Et chez vous aussi. À plusieurs reprises, j'ai du m'y... déplacer. Il darda sur son neveu un regard glacial. Quoi qu'il en soit, j'espère que vous passerez une bonne soirée. J'ai été invité par Bartemius Croupton, un grand ami de la famille. (Il s'éloigna légèrement avant de se retourner.) N'oublie pas, Evan; tu repars pour St James demain matin, aux aurores. Je ne t'ai pas accordé une soirée de plus pour que tu en profites plus que nécessaire, nous sommes bien d'accord ?

Evan était furieux. Humilié. Son oncle était l'une des pires choses qui lui soient arrivées, mais il détestait encore plus la façon dont il avait de lui parler ainsi, en public, comme à quelque chose dont on a honte. Baissant légèrement la tête, mais relevant ses yeux gris vers lui, il murmura.

    – On ne peut plus d'accord.


"À la bonne heure", fut tout ce que répliqua Theodore avant de se fondre parmi la foule de costumes et de robes sombres. Evan porta sa coupe de champagne à ses lèvres, la serrant à la briser. À la bonne heure.... à la bonne heure. Il se força à sourire pour ne pas troubler Crystal, avant de l'emmener danser. Ils étaient tous les deux d'excellents danseurs, mais Evan n'avait pas un sens du rythme aussi développé que la jeune fille, aussi menèrent-ils chacun leur tour. Danse, Evan, danse. Danse et ne pense pas. C'est Noël.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Sam 25 Déc - 15:35

J'avais attendu ce moment toute l'année, le bal de noel était un évènement à ne pas manquer, chaque année il y avait quelque chose de spéciale. Et cette année je ne serai pas seul, j'aurai Elysabeth avec qui partager mon bonheur.

J'adorai Noël. J'avais l'esprit des fêtes depuis tout petit, parfois même je me prend encore à croire au Père Noël...mais chut sa c'est un secret!

Un petit problème féminin de dernière minute avait pousser elysabeth a mettre plus de temps pour se préparer alors elle m'avais demander de descendre et de l'attendre en bas, ce que je fis. Je portais un complet noir a noeud papillon. J'avais vraiment fier allure dans mon costume, un peut comme les autres.

L'endroit était magnifiquement décorer et de doux flocon de neige tombaient du plafond. J'avais le sourir facile surtout en période des fêtes. J'avais surtout hâte qu'Elysabeth me rejoigne. Mais j'étais sur qu'elle le ferait d'ici peut.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Sam 25 Déc - 16:51

Elysabeth avait eu un soucis avec ses chaussures à talons dont la lanière avait cassée. Elle était alors retourné dans son dortoir en changer et avait dit à Elian de l'attendre là bas.
Elle avait une belle robe bustier bleue au couleur de sa maison et avait retenu ses cheveux à quelques endroits seulement.
Elle rechercha Elian du regard et le vit, elle alla en souriant à sa rencontre


Bonsoir Elian... tu es très élégant
Revenir en haut Aller en bas
SLYTHERIN ϟ We will all laugh at gilded butterflies
avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 15/10/2010
● MESSAGES : 217


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Dim 26 Déc - 17:09

    Douce frénésie des soirs de bal, envahissant chaques petites parcelles, moindres recoins de Poudlard. Je ne savais pas réellement si c’était de la joie que je ressentais, celle-ci n’avais jamais vraiment fait parti de moi. Mais j’avais cette impression de douce légèreté qui enlevé tout poids, toute tristesse allégrement accumulé dans mon insignifiant cœur. Mon cœur, longtemps m’étais je demandé s’il n’était rien d’autre qu’un stupide organe présent uniquement afin de permettre à mon sang de circuler dans mon corps si fragile et si fort pourtant. Et puis, il était entré dans ma vie, comme un gros bus qu’on se prend en pleine face, comme un coup de masse sur le cœur. Il était entré dans ma vie sans me le demander, sans même frapper et s’était accaparée une place si grande dans mon être que la seule pensée de le perdre ou de vivre rien qu’une seconde sans lui m’étais impossible. Il m’avait appris le sens du mot aimer même si je n’en serai jamais parfaitement consciente, il m’avait appris à être autre chose qu’une garce cruelle et insensible. Il était Evan Rosier, mon Evan. Celui qui m’avait sauvé la vie, qui avais passé tant d’heure avec moi dans le grenier, celui qui m’avais embrassé comme personne, celui qui m’avais dit le « je t’aime » le plus sincère et surement le plus marquant de ma vie. Celui qui avais fait disparaitre les toilettes autours de nous, celui qui souffrait tant me rendant impuissante face à ses malheurs contre lesquels je ne pouvais rien.

    Ce soir, j’allai à son bras au bal. J’avais revêtu une robe violete foncé, qui m’allait à ravir. J’avais laché mes cheveux ondulant sur mes épaules et mise des boucles d’oreille noir et violette. Je voulais être magnifique, à la hauteur d’Evan. D’ailleurs je ne serai jamais si mon père devant mes pleures avait par on ne sait qu’elle moyen persuader l’oncle de Evan de lui permettre de passer la soirée avec moi, où si cela révélé de la bonté divine mais après tout je m’en fichais, il était là à mon bras et c’était tout ce qui importé. Bien entendu, malgré l’épisode des toilettes nous n’avions rien officialisé, officiellement nous étions là en amis, même si des rumeurs nous disaient l’un avec l’autre. Dire que je supportais mal cette situation était un piètre mot, je voyais Evan toujours entouré de fille toutes joliment parée et je ne pouvais rien dire, car officiellement je n’étais que la meilleure amie … Je le regardai, il était magnifique ce soir là comme à son habitude, avec cette prestance, ce pouvoir de séduction sans pareil, il était beau tout simplement beau. Il me prit par le bras sans un mot. Je souriais, quand j’aperçus un visage familier. Je fronçai les sourcils et la personne s’approcha.

    – Tu aurais pu mettre une cravate.

    J’eus presque envie de lui cracher au visage, je détestai cette homme et tout ce qu’il incarné. Je le haïssais pour ce qu’il était, ce qu’il faisait subir à Evan.

    – Oui, j'aurais pu.

    Je jetai un regard à Evan apparemment mal à l’aise. Je me serrai un peu plus contre lui, pour lui montrer que j’étais là. Près de lui.

    – Et qui est cette charmante demoiselle ? Miss Heathcliff, si je ne m'abuse ? Je connais bien vos parents... Et chez vous aussi. À plusieurs reprises, j'ai du m'y... déplacer. Il darda sur son neveu un regard glacial. Quoi qu'il en soit, j'espère que vous passerez une bonne soirée. J'ai été invité par Bartemius Croupton, un grand ami de la famille.. (Il s'éloigna légèrement avant de se retourner.). N'oublie pas, Evan; tu repars pour St James demain matin, aux aurores. Je ne t'ai pas accordé une soirée de plus pour que tu en profites plus que nécessaire, nous sommes bien d'accord ?

    Quand il prononça mon nom et osa déclarer qu’il connaissait bien mes parents, j’eu envie de hurler de rage. Comment osait’ il prétendre une telle chose ? Jamais, mes parents ne s’entendraient avec un personnage aussi imbu de lui-même et odieux. Malgré leurs affection pour les force du mal, la magie noir et le seigneur des ténèbres, pour ma famille le bien des enfants est le plus important. Je le regardai partir et voyais la rage et la honte dans les yeux d’Evan. Et j’eu envie de l’embrasser. Je ne pouvais pas, nous n’étions pas seuls et nous ne nous étions plus embrassé depuis... Nous n’en avions pas reparlé à vrai dire.

    « Sale rat … »

    Le sourire de Evan, était faux, je le savais, je le sentais. Je le connaissais par cœur. Il m’emmena sur la piste de danse et chacun notre tour nous menions la danse. Je virevoltai au rythme de la musique. Me sentant légère dans les bras de mon cavalier. J’étais heureuse ? Sans doute, alors c’était ce sentiment ? Il fallait avouer que c’était beau mais c’était presque douloureux comme sentiment. Tout en dansant je regardé Evan. Je glissai ma tête dans son coup lors d’une musique plus douce.

    « Tu n’as pas besoin de cravate pour être élégant, et même avec un caleçon à pois vert et un tee-shirt jaune, tu auras mille fois plus d’élégance que lui. Tu es parfait Evan …»

    Je souris, me blottissant un peu plus contre lui. J’entendais son cœur battre à travers sa poitrine même si je gardai une distance suffisante entre nous deux pour ne pas prêter à confusion. Mais je ne pouvais m’empêcher d’être proche de lui. Après tout, tout le monde savais que Evan et moi avions une relation fusionnel même si nous n’étions pas vraiment ensemble.

    « J’espère que ma compagnie ce soir te fera passer le plus beau Noël qu’il t’a été donné de passer Evan Rosier. »

    Je souris après avoir murmuré ses quelques mots à son oreille. Je voulais que pour lui ce soir, Noël soit parfait. Je me doutai bien qu’il n’avait jamais connu de Noël très heureux et je voulais que cette année celui-ci soit parfait. Evan importait bien plus pour moi que ce qu’il pouvait penser. Et j’espérais au plus profond de moi à vrai dire que tout cela été réciproque. Mais les mœurs, les pensées d’Evan étaient un mystère pour moi. Je tournai mes yeux sur la salle, elle était magnifique, d’une splendeur sans égal. Les lumières flottaient dans le ciel de la grande salle décoré de blanc, de doré et de bleu. La beauté d’Evan se mêlée parfaitement à cette ambiance merveilleuse.


Dernière édition par Crystal R. Heathcliff le Lun 27 Déc - 12:47, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité




MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Dim 26 Déc - 19:29

J'attendais patiemment qu'elle arrive et quand enfin elle arriva j'en restait bouche-bée. Elle était magnifique avec sa robe bleu. J'adorai cette couleur, j'étais tellement fier d'appartenir a la maison des serdaigle dont la couleur était bleu et argent.

Les yeux d'Élisabeth semblaient ressortir grâce à sa robe. Je lui sourit en lui prenant la main et l'embrassant sur la joue.

Tu es magnifique ma belle...

Cela faisais deux semaines que l'on sortait ensemble et j'en étais fier. J'espérais vraiment de tout mon cœur que cela continue.

Avec un sourire radieux, je lui pris la main et allai vers la salle doucement.

La salle est vraiment magnifique.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 14/11/2010
● MESSAGES : 25


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Lun 27 Déc - 14:15

C’était ridicule. Dans le dortoir, l’ambiance était électrique. Les garçons se préparaient rapidement, tous semblaient particulièrement nerveux. Seth était resté allongé sur son lit, vêtu d’un simple t-shirt et d’un pantalon de survêtement, et feignait de ne pas s’intéresser à ce qui se passait autour de lui. Il restait une heure avant le début du bal. Cela devrait être largement suffisant. Avec un léger sourire, il se traina jusqu’à la salle de bain, sans se presser, tentant de paraître suffisamment innocent pour que personne ne l’interroge. Raté.

« Seth ? Tu… vas au BAL ?
- Non j’avais juste l’intention de me laver avant que vous n’ayez consommé toute l’eau chaude. Ce
n’est pas vraiment plaisant de prendre une douche glacée en plein hiver, tu sais. »


Sa voix avait été parfaitement calme, teintée de cette légère nuance narquoise. Son camarade haussa un sourcil amusé, avant de se détourner en secouant la tête ; ce faisant il croisa son reflet dans le miroir et décida de s’occuper plutôt de ses cheveux. Seth se glissa donc l’air de rien dans la salle de bain. Lorsqu’il ressortit, toujours habillé négligemment, il constata que les autres adolescents avaient enfilé leurs robes de bal, ou alors des costumes admirablement bien taillés. Bien, au moins il ne dépareillerait pas.

Passant une main à travers ses cheveux, il constata avec un soupir que ceux-ci étaient totalement trempés. Il attrapa donc une serviette et les frotta d’une main distraite, observant ses condisciples en pleine conversation. Bientôt ils se dirigeraient vers la grande salle, et il pourrait se dépêcher de s’habiller avant de filer discrètement. Il ne voulait pas que quelqu’un, se croyant agréable, ne l’interroge à propos de ce qu’il comptait faire au bal. Et à propos de sa possible cavalière.
En effet, 20 minutes plus tard, alors que ses cheveux s’étaient décidé à sécher, vaguement ébouriffés, enfin, exactement comme il les voulait, le dortoir fut désert. Seth se leva donc de son lit sur lequel il s’était une fois de plus vautré, et se dirigea vers ses affaires. Lorsqu’il sortit de la salle commune, il portait un costume sombre, et une chemise d’un noir profond.

Les couloirs se vidaient peu à peu, et alors qu’il remontait les marches qui reliaient les cachots au monde réel, il crut entendre comme un fond de musique. Sa main quitta le mur humide, et il partit s’égarer dans les couloirs du rez-de-chaussée de poudlard. L’ambiance était bien celle des fêtes de fin d’année. Les couloirs étaient déserts mais, pour une fois, ne paraissaient pas vaguement menaçants. Il n’y avait pas à craindre que le concierge hurle parce que vous étiez dehors après le couvre-feu, rien de tout cela. Non. Il s’agissait simplement de suivre les retardataires ( qui ne l’étaient pas tellement ) et de s’engouffrer avec eux à travers les grandes portes pour rejoindre la foule. La musique. Et la gaité. Sa main passa à nouveau à travers ses mèches sombres, mais il choisit de rester un peu en arrière. Devait-il vraiment entrer là dedans ? Il se sentait dans la peau d’un pauvre ingrédient à potion que l’on allait lancer dans le chaudron bouillant. Seth détestait la foule. Il avait l’intention que l’on connaisse son nom, plus tard. Pourtant, cela n’impliquait pas à ses yeux d’être entourés par une masse informe de gens qui se presseraient autour de lui. Oui, Seth voulait que l’on reconnaisse son talent, plus tard. Mais il resterait isolé, ne s’entourant que de quelques rares personnes de confiance. Si seulement cela existait encore.

S’il devenait mangemort, comme sa maison pouvait l’y prédestiner, on connaitrait son nom. Son visage serait affiché sur les murs. Une photo qui serait censée représenter la folie grondant à l’intérieur de son âme. Mais il ne gagnerait que la crainte, jamais réellement le respect. Et c’était pourtant ce qu’il désirait. Il était brillant. S’il choisissait de travailler, son ambition devrait l’amener à un post haut placé. C’était peut-être plus intéressant que de rechercher la gloire en devenant un chien. Le chien d’un maître qui serait ambitieux pour lui. Glorieux pour lui. Mais pas sale pour lui. Tous devaient se salir les mains, les tremper dans le sang sans détourner les yeux. Seth ne savait pas encore s’il était prêt à tuer sans ciller. Il n’aimait pas ce monde. Il n’y appartenait même pas toujours. Souvent il se contentait de l’observer en le haïssant. De chercher un visage qui attiserait son intérêt. Puis il fermait les yeux, et les visages disparaissaient. Et il était seul de nouveau.
Est ce qu’il faut devenir un monstre pour que le monde s’adapte à vous ? Faut-il tracer une blessure sanglante sur un visage rieur pour que plus personne ne se moque de vous ? Dans un soupir, il s’adossa de nouveau à un mur et se rappela de la lettre qu’il avait reçue de sa mère, une femme un peu trop affectueuse pour qu’il soit toujours à l’aise en sa présence. Dedans, elle exprimait tout son bonheur à l’idée qu’il agisse enfin normalement ( même si elle ne l’avait pas dit d’une façon aussi … crue ) et elle disait à quel point il serait beau dans le costume qu’elle lui envoyait, comment il devait coiffer ses cheveux pour être parfait, comment il devait agir avec sa cavalière pour être galant… Oui, sa mère avait beau être intelligente, lorsqu’elle s’imaginait que son fils allait enfin peut-être avoir une vie sociale, elle perdait toute retenue. Parfois il se disait que si sa mère n’était pas allée à Beauxbatons, elle aurait fini à Poufsouffle. Ou à Gryffondor… Il y avait de tout dans sa famille. Elle était la descendante d’une femme de serpentard, et d’un doux poufsouffle. Et elle était en effet un parfait mélange entre ces deux maisons, bien qu’il soit difficile d’imaginer quelqu’un ayant hérité du caractère des blaireaux et des serpents. Si sa mère pouvait être très douce, elle savait être une véritable peste manipulatrice. Quant à son père… un serdaigle doué, fils d’un lion et d’un aigle. Seth était parfois presque honteux de constater qu’il y avait eu si peu de serpentards parmi ses aïeuls. Car il aimait sa maison, il devait bien l’avouer. Il appréciait même plus ou moins les garçons qu’il croisait sans cesse, échangeant quelques paroles avec eux, sans pour autant y être particulièrement attaché. Ces derniers temps, le seigneur des ténèbres hantaient les conversations. Au bal d’Halloween, une fille avait été tuée. Seth ne se rappelait pas son visage. De plus, il avait raté le petit discours de Dumbledore qui aurait pu lui permettre de se souvenir au moins de son prénom. C’était triste de penser qu’une vie pouvait être oubliée si facilement. Son père, d’ailleurs, avait rajouté quelques lignes griffonnées à la hate, à la suite du message de sa mère. Alors que la douce femme s’était montrée quelque peu futile, Dimitri Key Volfield lui avait simplement recommandé de se méfier des sbires du Lord Noir. Ils étaient partout. Et même si son père n’avait pas mal réagi en apprenant le résultat de la répartition de son fils, Seth était bien conscient que son père n’était pas à l’abri des préjugés habituels à propos de la maison des verts et argents.

Tous les sorciers qui ont mal tourné étaient à serpentard. C’était connu partout dans le monde magique. Et si les serpentards ne se tournaient pas vers les forces du mal, ils devenaient connus d’une autre façon. Manipulateurs, rusés et ambitieux, ils étaient souvent retrouvés à la tête des plus hautes institutions, à moins qu’ils ne se contentent de tirer quelques ficelles dans l’ombre. Peu importe ainsi qu’ils soient d’illustres sorciers ou des mages glauques et sanguinaires ; ils étaient craints et haïs. La seule différence était que ceux qui tournaient mal ne gagneraient même pas le respect de leurs pairs. Si Dimitri aimait son fils, il connaissait cependant son étrange caractère. Sans doute savait-il que Seth était prêt à être cruel pour parvenir à ses fins. Et peut-être, comme le serpentard lui-même, se demandait-il si le meurtre serait un moyen acceptable d’avancer sur le pénible chemin de la grandeur.

Oubliant la lettre de ses parents, qui ne lui montrait qu’un peu plus le contraste évident dans les préoccupations de ses géniteurs – et pourtant, n’était-ce pas sa mère l’auror, et non son père ? – Seth se décolla du mur et passa les portes de la grande salle, caressant machinalement le bois sombre de sa baguette, enfouie dans la poche de sa veste sombre. Il avait travaillé durant quelques jours sur un sort simple, décidé à faire apparaître une sorte de présent pour sa cavalière si elle relevait son défi et se présentait au bal, prête à danser avec lui pour cette soirée. Cela faisait quelques semaines déjà qu’il avait dévalé les marches de la volière en laissant Megan Godspell derrière lui. Depuis, il ne lui avait même pas adressé la parole. Il ne voulait pas gâcher l’amusement qu’il ressentait face à la situation. En effet, avant de partir en cours après avoir discuté pour la première fois avec la poufsouffle, Seth avait glissé entre les doigts de Megan un parchemin lui indiquant qu’il l’attendrait au bal. Et donc en quelque sorte, qu’il souhaitait bel et bien la revoir au moins une fois. Leur rencontre avait été étrange. Comme à son habitude il avait été sarcastique, ne se gênant pas pour la blesser. Mais un vague serrement quelque part dans son ventre lui avait appris à ne pas dépasser les limites, et s’il avait été perturbant et à la limite de la folie, comme souvent, il avait accepté d’offrir quelques informations sur sa petite personne. Oh, Seth ne s’était pas réellement ouvert. Il ne le ferait sans doute jamais. Mais il avait semé quelques éléments qui lui permettraient de conserver sa proie quelques temps. Jusqu’à ce qu’elle ne l’intéresse plus. Comme toujours c’était là sa limite. Ses soit-disants amis ne duraient que jusqu’à ce qu’il se lasse du jeu qu’il avait lui-même mis en place. Lorsque leurs caractères devenaient trop limpides, trop fades, à ses yeux, il se détournait. Ce monde n’était pas fait pour lui.

Les yeux du jeune serpentard se posèrent contre sa volonté sur le plafond magique. Il avait beau tenté de le nier avec véhémence chaque fois que quelqu’un abordait le sujet, c’était un fait ; ce plafond le fascinait. Il était comme un enfant lorsque son regard s’y perdait, et cette étincelle de rêve qui l’avait autrefois rendu humain ne manquait pas de pétiller quelque part dans les iris bleutés. En cette soirée, de la neige dégringolait du plafond, et il tendit plus ou moins la main dans l’espoir innocent d’en saisir un. Ses doigts tendus se replièrent alors même que son bras commençait à s’élever, et il laissa son poing fermé retomber. Il avait grandi désormais. L’émerveillement n’avait plus à se lire dans ses yeux. C’était hors de question.

Alors il tourna la tête, appréciant cependant la décoration hivernale de la salle. Le temps ne se figerait pas comme l’eau savait le faire par les températures les plus glaciales. Mais l’espace d’une soirée il aurait pu faire comme si la vie n’était pas un simple jeu cruel. Comme s’il était réellement capable de s’attarder sur des choses aussi futiles que la beauté d’une jeune fille, ou la bonté apparente de son cœur. Calmement, il chercha Megan du regard, espérant la trouver seule et guettant son arrivée. Un éclat cuivré, une peau pâle. Une silhouette fine. Non, il ne s’attardait pas sur ce genre de détails. Mais elle était belle, même lui ne le nierait jamais. Et sa fragilité parvenait encore à lui plaire. Il était assez étrange pour être séduit par un caractère au premier coup d’œil. Et une fois de plus, il se prit à espérer que pour une fois peut-être, il ne se lasserait pas trop vite. Les sentiments ne devaient pas saisir son cœur, mais peut-être pouvait-il enfin s’attacher à quelqu’un, rire avec elle sans devoir feindre l’amusement. Se montrer égoïste, agressif, ou même cynique, et pourtant avoir la certitude qu’elle ne s’en étonnerait plus. Car elle l’avait vu alors qu’il avait voulu être mauvais et guetter la moindre faille en elle. Megan savait, sans pour autant le comprendre, qu’il y avait des mots blessants qui roulaient dans sa bouche. Que Seth vivait pour rire du monde, et que son humour était semblable à une lame aiguisée. Il parlait comme il pensait : d’une façon tranchante, et s’il le voulait, honnête. Parfois, il mentait pour mieux jouer. Elle l’avait vu. Si elle venait malgré cela, alors peut-être qu’il pourrait un jour être son ami. Sans jamais trop éprouver pour autant.

Lorsqu’une gerbe d’étincelles bleutées s’envola vers le plafond, annonçant le commencement des danses, il tourna la tête vers le ministre de la magie et eut un soupir lassé. Ah oui, il avait oublié. A la vue des récents évènements, des aurors avaient été invités à venir se prélasser au milieu des adolescents maladroits. Encore heureux, il avait lutté avec ferveur contre sa mère pour que celle-ci ne soit pas présente. Le jeune serpentard allait faire demi-tour, déjà mal à l’aise rien qu’à la vue de la foule, lorsqu’il parvint enfin à la voir. Sans faire plus attention aux personnes qui l’entouraient, sans vérifier si l’ombre d’un cavalier attitré ne pesait déjà pas sur la poufsouffle de cinquième année qui répondait au prénom de Megan, Seth se fraya un chemin jusqu’à la jeune fille. Frêle. Elle était petite et délicate, là où lui était plutôt grand et vaguement solide. Sa main vint courir sur la nuque fragile alors qu’il arrivait dans son dos, et il laissa ses doigts glisser dans son cou lorsqu’il lui fit enfin face. Pourvu qu’aucun poufsouffle jaloux ne débarque pour essayer de le défigurer. Il allait faire comme si elle était bien venue pour lui. Et à cette pensée un sentiment étrange serra sa gorge. Un jeune homme à l’humour dangereux, qui se lassait si facilement, qui aimait se jouer des gens ou se montrer trop franc, un adolescent susceptible de devenir un monstre, ou en tout cas souhaitant un jour grappiller quelques miettes de pouvoir. C’est ce qu’il était, et sans doute l’avait elle déjà un peu deviné. Personne ne savait tout ça. Et personne ne savait ce qui cachait là dessous. Peut-être serait-elle la première. Ses doigts descendirent pour s’entrelacer à ceux de la demoiselle.

« Bonsoir, Meg… M’accorderas-tu cette danse ? »

Une offense et une proposition. Elle l’avait dit, ses amis l’appelaient Meg. Il n’était qu’un inconnu un peu effrayant. Sa voix avait donc été tout naturellement moqueuse. Peut-être accepterait-elle. Peut-être alors ferait-il apparaître une rose qu’il glisserait, comme il l’avait fait pour son invitation au bal quelques temps auparavant, négligemment entre les doigts de la belle adolescente. Après tout, la soirée ne faisait que commencer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 28/12/2010
● MESSAGES : 299


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Jeu 30 Déc - 1:41

    Ambiance de Noël, magie, joie, décors, famille… Ah… Famille.
    Depuis que Richard était à Poudlard, il ne passait plus Noël au sein de sa famille. Famille recomposée, certes. Mais tout de même, Noël était une fête qu’on saluait avec chaleur chez les Marj’banks. Ce qui consolait un peu Richard, c’est que depuis l’année précédente, sa sœur avait rejoint les bancs de l’école de sorcellerie à son tour. Sasha Marj’banks. Une demi-sœur qu’il aimait de tout son cœur, et qu’il protègerait envers et contre tout. Serait-elle au Bal, ce soir-là? Elle ne lui avait rien dit. Quand il l’avait interrogée sur un éventuel cavalier, la jeune fille l’avait regardé de ce drôle d’air auquel il n’était pas encore habitué « j’suis grande, mêle-toi de tes affaires ». Presque douloureux. D’ordinaire, elle lui racontait absolument tout. Dans les détails les plus infimes. Enfin… Comme lui avait fait remarqué Ludo, la « naine » comme il l’appelait n’avait pas besoin d’un grand frère constamment dans les pattes! Merci pour le conseil, l’artiste!
    En parlant du fantastique Poufsouffle, le voilà qui secouait comme un prunier le lit sur lequel était allongé Richard, plus pensif qu’endormi…


    « Bon Tristan (troisième prénom de Richard, utilisé par ses plus proches amis et sa famille), tu as l’intention de sortir du lit, ou on l’amène avec nous? »

    Richard ouvrit un œil. Le referma. S’étira puis ouvrit cette fois-ci les deux yeux. Ludovic Verpey (eh oui, c’est lui le fantastique) le regardait avec cet air fanfaron qu’il avait souvent. Pourquoi l’avait-il réveillé? Bon, ok, il ne pouvait se passer d’une présence aussi agréable que celle de son meilleur ami… Mais il y a des limites…
    Soudain, l’air impatient de son éternel compagnon fit tilt dans son esprit. Le bal de Noël, c’était ce soir. Donc ce matin… Ils devaient aller à Pré-au-Lard! Une fois le cerveau désembué, Richard sauta de son lit, enfila rapidement des vêtements propres sans toutefois faire très attention à sa dégaine, ce qui lui valut un commentaire presque adorable de son meilleur ami. Un conseil, les gens. Evitez de choisir pour ami le plus proche un type convaincu d’être le dragueur le plus séduisant de la planète… Ca peut avoir des effets redoutables sur votre mode de vie à l’origine si tranquille!

    Richard avait prévu de faire un passage par la case petit déjeuner. C’était sans compter sur ce cher Ludo. Lequel lui rappela qu’il avait suffisamment trainé au lit, que la neige ralentirait leur progression jusqu’au village de sorciers, qu’il devait récupérer le cadeau avant midi, et que si par la faute d’un rouquin paresseux, il ne parvenait pas à acheter ce qu’il voulait, sa vengeance serait terrible. Dit comme ça, c’était presque effrayant.
    Malgré son scepticisme, le jeune Lockwood préféra ne pas jouer avec les nerfs de son meilleur ami. Sait-on jamais… Les amoureux transis peuvent avoir des réactions insoupçonnables… Et quand il s’agissait de Ludovic Verpey, capitaine de l’équipe de Quidditch de sa maison, on pouvait s’attendre à pire encore.
    Voilà pourquoi le roux renonça à satisfaire son appétit (et c’est un gourmand, alors on parle d’un réel sacrifice, là) et accepta non sans ronchonner un peu de suivre son Jaune préféré jusqu’à Pré-au-Lard. Le trajet fut court, étant donné que monsieur Verpey était pressé… Le cadeau qu’il voulait offrir à sa dulcinée attendait bien sagement, aussi Richard se permit-il quelques boutades pour taquiner son copain. Ah l’amour… Ca les rend tous fous!

    L’après-midi avait filé encore plus vite. Plusieurs élèves de l’école s’étaient lancés dans une bataille de boules de neige, ce qui avait enhardi les deux camarades. Ils s’étaient aussitôt joints à cette bagarre qui faisait rage! Ils s’amusaient tous comme des fous, riant aux éclats, regrettant immédiatement d’avoir ri la bouche grande ouverte puisque mangeant désormais la neige, se vengeant par quelques coups bas et l’usage de la magie notamment pour orienter la trajectoire des boules… Un grand moment!
    Richard, 17 ans? Eh bien, on dira que les Poufsouffles savent garder une âme d’enfant! Pas qu’eux, d’ailleurs, puisqu’on avait pu observer un joli mélange de blasons pendant la lutte des neiges.
    Les jeunes gens s’amusaient tellement qu’ils ne se rendirent compte du temps qui avait passé que quand le soleil se coucha. On était en hiver, donc il devait être entre 17 et 18h.
    Les deux joyeux camarades rejoignirent la Salle Commune, richement décorée en cette période de fêtes, et savourèrent un chocolat chaud devant le feu de la cheminée. Délicieux moments… Richard en avait même oublié sa morosité du matin. Ils étaient une bande de potes à rigoler comme des bossus. Puis vint le moment de se « préparer ».

    Violette devait déjà être en train de se torturer l’esprit à savoir comment se mettre pour le dernier bal. Richard la connaissait presque par cœur. Il savait ce qui passait par la tête de la jeune femme depuis quelques jours. La fin. Ce bal était une dernière page d’un roman qu’ils allaient tourner. Mais surtout, et il savait que c’était douloureux, Orpheo. Elle lui avait confié que le jeune homme, ancien Poufsouffle, viendrait ce soir. Richard n’avait su trop comment réagir… Il était partagé. Devait-il encourager sa meilleure amie à foncer droit vers davantage de souffrance, ou lui conseiller de se retirer définitivement de cette histoire ce qui n’apporterait que de nouvelles souffrances… Richard n’avait pas tranché. N’avait pas orienté le choix de son amie. Il ne déciderait pas pour elle, il n’en avait pas le droit, ni même le pouvoir. Mais quoiqu’il advienne, il se devait d’être présent, à ses côtés. C’était maintenant la seule façon de la protéger, si tel était possible…
    Parce qu’il voulait la voir avant qu’elle ne se rende au bal, il commença à aller en direction du dortoir des filles. Ludovic l’appela à ce moment-là. Un regard hésitant vers la porte derrière laquelle se trouvait la belle blonde, puis il soupira et rejoint le fanfaron.

    Une fois dans le dortoir, il dut s’occuper un peu de lui-même. Ludovic chantonnait. Il chantonnait! Mais Betty l’avait ensorcelé… Philtre d’amour? Secret de grand-mère sorcière? C’était incroyable… Ces deux-là. Richard eut un petit sourire en voyant son meilleur pote danser tout seul dans le dortoir. Oui, vraiment. Il ne tournait plus très rond…
    Haussant les épaules, le Jaune se dirigea vers sa malle et en sortit un costume relativement sobre qu’il avait déjà utilisé l’année passée. Il passa le vêtement qui, il fallait l’avouer, avait tout de même une certaine classe. Ludovic fit un commentaire sur la longueur des manches. Eh oui, Richard bien que pas si grand avait tout de même poussé de quelques centimètres pendant l’année écoulée. Une touche de magie, et le problème fut réglé. Le « docteur de l’amour » lui conseilla de se coiffer. Ce à quoi il répondit avec un haussement de sourcils :


    « Me coiffer? Tu te moques de moi? Tu sais très bien que mes cheveux ne tiennent pas plus de deux minutes comme je le voudrais. Indiscipline. A croire que trop te côtoyer… »

    La réponse ne se fit pas attendre. Un oreiller bien envoyé! Dommage pour lui, le joueur de Quidditch avait un certain talent pour viser, et il se le prit en plein dans le visage. Mais quels gosses… Au bout de quelques minutes seulement, une nuée de plumes voletait dans l’air du dortoir. Et deux rires tonitruants emplissaient l’atmosphère.
    Le temps de se calmer, et les deux se remirent à se préparer. Enfin… Richard ne changea rien et attendit que son ami se soit refait une beauté. Il ne put s’empêcher de lui suggérer un fond de teint et du eyeliner. Ce à quoi Ludovic répondit de manière primaire…

    Vint le moment de se rendre dans la Salle de Bal. Ludovic partit devant. Eh oui, c’est que monsieur devait retrouver sa belle. Mieux valait qu’il ne soit pas accompagné d’un potentiel rival (bien que Betty soit follement éprise de lui, à n’en pas douter, et que Richard n’est aucune vue sur elle). Richard entra donc seul, puisqu’il n’avait pas cherché à avoir de cavalière. Ce n’était pas les occasions qui manquaient. Simplement, il était trop gentil pour en accepter une seule.
    Ca lui avait valu une réprimande de Violette. Mieux valait dire non à toutes que oui à chacune. Très bien Violette. Il dirait non à toutes. Mais pendant le bal, il serait seul, sans son appui féminin favori pour savoir comment gérer la situation. Et elle aurait bien assez de soucis en tête… D’ailleurs, il l’aperçut. Et son regard glissa immédiatement sur le garçon qui se tenait près d’elle. Orpheo Knight. Il était donc vraiment venu…
    Richard se mordilla la lèvre inférieure et alla dans un autre coin de la salle. Laquelle était magnifiquement décorée, d’ailleurs. Il ne remarqua pas de petite touche excentrique à la Dumbledore… Que leur réservait le directeur? Il haussa les épaules. Il le verrait bien assez tôt.

    Bon et maintenant, que comptait-il faire? Violette était bien gentille, mais du coup, comme il se retrouvait seul, il faisait partie des malchanceux à s’ennuyer tandis que les couples allaient peu à peu sur la piste de danse.
    Son regard balaya la Salle, à la recherche d’un secours éventuel. Il remarqua son meilleur ami en charmante compagnie. D’où il était, il devinait les attitudes que Ludo allait prendre quelques secondes avant que ce dernier ne les prenne. Mais il n’allait pas s’amuser à cela toute la soirée. Ses yeux tombèrent ensuite sur Violette et Orpheo. Il préféra ne pas les contempler. Il saurait bien assez tôt et en détails les événements de la soirée. En espérant que la jeune femme les lui apprenne avec le sourire. Puis il continua à observer les gens, cherchant sa petite sœur pour voir si un éventuel personnage masculin avait osé s’en approcher, et son regard croisa celui d’Opale Sullivan. Il fut surpris de la voir seule, et assise de surcroît.
    Soudain il réalisa qu’ils ne se connaissaient pas plus que cela. C’était étrange. Ils étaient arrivés à Poudlard en même temps, avaient atterri dans la même maison, partageaient les mêmes cours, se retrouvaient aux mêmes endroits… Et pourtant, ils n’avaient jamais été très loin dans leurs conversations. La jeune femme semblait ne pas s’amuser beaucoup. Il nota qu’elle s’était faite belle pour l’événement. Coiffure sophistiquée, robe de grande classe, maquillage… Peut-être qu’elle attendait quelqu’un qui n’arrivait pas. Après une brève hésitation, il se dirigea vers elle. Il ignorait pourquoi, mais il se sentait nerveux.
    Il faut avouer qu’il était d’un naturel anxieux, le canari. Mais peut-être là, parce qu’il avait peur de déranger… Mais une fois arrivé à la hauteur d’Opale, ce n’était pas forcément le meilleur plan que de se volatiliser.


    « Bonsoir. Tu attends quelqu’un? »

    Bien. Très bien. Ou comment faire dans la subtilité. Bravo Richard, on sort les panneaux « applause » et fais ton plus grand sourire. Non mais franchement.




Richard, Tristan. Lockwood. 7th.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 14/11/2010
● MESSAGES : 34


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Jeu 30 Déc - 1:49

    Des images filaient derrière l’écran sombre de ses paupières. Il était là, Lui. Lui qui la hantait depuis quelques nuits. Celui qui s’était accaparé de sa curiosité et auprès duquel elle avait sentit les grises barrières de son esprit chavirer. Sans doute était-ce parce qu’il avait eut l’air de si bien lire en elle qu’elle lui était obligée. Elle n’allait plus le lâcher, car elle aussi commençait doucement à saisir le puzzle que représentait les pensées du Serpentard avec lequel elle allait danser. Mais tout cela ne viendrait qu’après. En cet instant, elle sommeillait dans les bras de Morphée, son cœur battant lentement, profitant du calme qui allait se faire rare dans la journée à venir. Ses prunelles, en s’éveillant, ne perçurent pas de lumière mais la pénombre de son dortoir où le soleil ne touchait pas encore les carreaux poussiéreux des fenêtres. Elle s’enlaça un moment sous sa couette, profitant de son petit nid un moment, écoutant distraitement les respirations apaisées de ses camarades autour d’elle. Bientôt cette sérénité serait abrégée par le froissement des robes et le passage des brosses dans les chevelures. Rien n’allait tarder car les filles les plus soucieuses démarreraient leurs toilettes quelques heures avant l’ouverture du bal. Se faisant silencieuse, Megan repoussa finalement sa couette et ses pieds dénudés se posèrent sur le sol frais. C’était aujourd’hui qu’elle avait la possibilité de se faire un ami, ou celle de se faire délaisser, ce qui était deux choses très opposées, avouez.

    Le temps avait filé. Dans l’air, un parfum sucré se diffusait lentement. Poussant un soupir désabusé, Megan s’assit au bord de son lit. Il était venu le temps de l’agitation, et des chuchotements aussi bien que des cris excités se faisaient entendre à travers le dortoir. Sa propre robe, d’une blancheur immaculée et aux ornements dorés, était posée sur son lit. Doucement, elle la prit dans ses mains et la posa contre elle avant de s’observer dans un miroir. Voilà à quoi elle ressemblerait ce soir. Mais ce n’était pas ce qu’elle trouvait important. Megan n’avait jamais loupé un bal. Elle y avait toujours trouvé un intérêt, et elle y avait toujours été accompagnée. Mais cette année, pour ce Noël, elle se basait sur un piètre peut-être. Une supposition qui la trémoussait plus qu’elle ne l’aurait souhaité. Mais après tout, elle n’était pas du genre à catalyser facilement ses sentiments, qui débordaient souvent, animant êtres et objets autour d’elle par des manifestations magiques liées à ses émotions. Mais elle avait réussit à faire du tri dans ses pensées. À vrai dire, son soit disant cavalier lui en avait laissé largement le temps, puisqu’il n’avait pas souhaité la revoir depuis qu’il lui avait malicieusement glissé son invitation dans le creux de sa paume. Quelques mots soigneusement tracés sur un morceau de parchemin qu’elle avait ouvert en écarquillant les yeux. S’il était sincère ? Elle ne savait pas. S’il serait présent pour elle ce soir ? Elle le découvrirait rapidement. Et c’est exactement sur ce point qu’elle avait trié ses songes déambulants. S’il était là, s’il lui prendrait la main, alors elle pourrait tenter de croire en lui. Si elle le retrouvait dans les bras d’une autre cavalière, peu importe la couleur de sa maison, il lui suffirait de tracer un trait noir sur son nom, pourtant persistant dans sa tête. Alors elle ne croirait plus un seul de ses mots. Il n’y avait pas de place pour des malentendus dans un cœur fragile.

    Bien qu’il s’agisse d’un bal de Noël et en conséquence qu’il ait lieu en plein hiver, cela ne justifiait pas le fait qu’il y fasse réellement froid. Au contraire, il fallait s’attendre à ce que la chaleur des plats et des bougies ne soit pas vraiment discrète. Mais le pire serait la chaleur corporelle des danseurs qui, nombreux, se presseraient sur la piste de danse. C’était dans cette foule qu’elle devrait se mêler, qu’elle soit seule ou accompagnée. Bien qu’elle doute que les bras de Seth Voltfield, s’ils étaient présents, puisses la comprendre assez pour la protéger du monde autour d’elle. Néanmoins, revenons à cette notion de chaleur. Megan aimait l’hiver non seulement pour sa splendeur et sa neige, mais également pour la protection qu’il lui offrait. Laquelle ? Celle de recouvrir la maigreur de la taille et la finesse excessive des membres d’une personne inexorablement proie à l’anorexie. Elle se doutait que ceux qui s’en apercevez ne pouvez l’apprécier. Ou plutôt le croyait-elle. Qui pouvait comprendre le désespoir d’une personne malade lorsque la maladie en question n’est compréhensible seulement par la personne affectée ? La jeune Poufsouffle se mordit la lèvre. Sa robe était loin d’être un col roulé et descendait plutôt bas dans son dos. C’est pourquoi, si les bras de son cavalier seraient bel et bien présents, et s’ils se mettaient à encercler sa taille pour danser, elle craignait que cela suffise à conclure ce que ses yeux bleus verraient. Secouant la tête dans une mimique parfaite mais spontanée, elle jeta sa robe sur son lit et s’attaqua à ses boucles auburn. Mais passons les préparations. Il s’agit d’un bal. Et nous nous retrouvons donc dans la salle adéquate.

    Un sourire discret s’afficha sur les lèvres de la jeune adolescente lorsqu’elle aperçut les flocons qui tombaient avec lenteur du plafond de la grande salle. Ils disparaissaient miraculeusement au-dessus de la foule qui se trouvait déjà rassemblée autour des buffets. Miraculeusement ? Non, magiquement. Mais ce n’était pas simplement de la magie ce soir là. Plus que la magie courante, il y avait la magie des fêtes. Bien qu’elle était parfois difficile à comprendre, elle était présente et Megan la sentait. D’un revers de la main, elle repoussa une des quelques mèches qui se trouvaient encore sur sa nuque, puisqu’une broche discrète sous la forme d’une fleur retenait le plus gros de ses cheveux. Ses yeux, souligné d’un trait plus ou moins foncé, se hâtèrent de traverser la foule. Elle fut surprit de son avidité, mais elle brûlait de savoir s’Il était présent. Vraiment. Fermant péniblement les yeux un instant, et se moquant intérieurement d’elle-même, elle inspira et décida de se relaxer. Qu’il soit présent ou non, changerait-ce quelque chose ? Certes l’épisode vécu avec Seth dans la volière était mémorable, et de toute évidence ses émotions s’étaient méchamment chamboulés. Mais ça ne voulait rien dire. Absolument rien. Elle n’avait pas le droit de penser le contraire. De faire une erreur. Alors elle marcha solennellement à travers la foule, observant tout de même les visages autour d’elle, mais sans être trop pressée.

    C’est alors qu’elle vit les sourires, les pétillements ancrés dans les yeux. Et même si un regard anxieux ou mélancolique croisait parfois le sien, rien ne surpassait ce bonheur niais que se partageaient un bon nombre de personne. Et en les voyant ainsi, beaux dans leurs robes et costumes, il était difficile de discerner le mauvais. Pourtant il était là. Et rien que cette pensée avait le dont de ternir toute cette scène. Mais l’oubliant un moment, elle se laissa imaginer un monde parfait. Ou personne ne se plaisait à torturer des cœurs. Ou personne ne devait souffrir trop durement à cause du plaisir de quelqu’un d’autre. Et ce rêve qu’elle imaginait vaguement était de toute évidence bien beau. Mais tellement naïf lui aussi.

    Mais lentement tout s’assombrissait. La salle, bien qu’elle était de plus en plus remplie, semblait de plus en plus vide. C’était vraiment étrange et elle en était effrayée. Car tout cela, elle était la seule a le remarquer, et c’était sûrement car son esprit en était le seul et l’unique fautif. Freinant son allure en arrivant près d’un buffet, elle prit entre ses doigts fins un verre de champagne parmi tant d’autres à disposition, et entreprit de le faire tourner lentement entre ses doigts. Il était plus poli d’attendre son cavalier avant de se servir, mais en même temps, elle ne souhaitait pas se retrouver idiote en se privant de boire, attendant inlassablement un cavalier qui ne viendrait jamais, où qu’elle apercevrait plus tard sur la piste de danse, les bras occupés. Peut-être même s’approcherait-il d’elle dans le simple but de se moquer. Dans ce cas, il fallait espérer qu’elle ne lui balance pas le verre en même temps que le champagne. Il se briserait lui aussi. Les derniers élèves faisaient leurs apparitions. Mais à vrai dire il était difficile de voir tout le monde. Le verre plein à la main, elle entreprit de trouver un coin dégagé où elle pourrait voir autant qu’être vue par qui la chercherait.

    Non, elle ne venait pas au bal, tenant le bras d’un cavalier amoureux, pas comme pour d’autres filles. Oui, elle venait, consciente des tristes possibilités qui pouvaient se confronter à elle. Et alors ? Il y en avait des bonnes aussi.

    C’est pourquoi ses prunelles acajou continuèrent de passer de visage en visage. Elle fut même si concentrée dans sa tâche, qu’elle manqua de crier en sentant des doigts frais dans son cou. Les yeux grands ouverts, elle n’eut pas le temps de se retourner puisque la personne qui caressait toujours sa nuque se posta devant elle. Et elle le reconnut derechef. Inchangé. Le même. Lui. Il était là. Et un poids intense disparu de son cœur. Elle sembla plus légère, et elle ne put s’empêcher de le fixer, les yeux toujours écarquillés et le regard intense. Lorsque les doigts du Serpentard entrelaça les siens, ce fut comme un réveil et elle reprit le contrôle d’elle-même, bien que le sang était monté à ses joues, donnant à sa peau claire une teinte reconnaissable. Se mordant à nouveau la lèvre, elle tenta de le cacher en faisant mine d’observer le costume de son cavalier, bien qu’elle aurait voulu regarder son visage plus longtemps. Elle était heureuse : c’était indéniable. Heureuse comme une enfant dont l’espoir était fondé. Les options qu’elle avait préparées à l’avance venait de se diviser. La lumière de la salle n’était plus assombrie. L’espace autour d’elle ne semblait plus vide. Il était là. Et il l’invita à danser en l’appelant Meg. Mais cette fois elle ne lui en voulut pas. Elle tenait un espoir fermement entre ses mains enfantines. Et il était encore bien trop tôt pour croire qu’il s’agissait peut-être d’un faux. La présence de Seth, à force d’avoir douté des jours entiers, avait un impact catégorique.

    L’enfant était satisfait et tout à fait insoucieux.

    « Bonsoir, Seth. »

    Elle resserra ses doigts autours de ceux qui la tenaient déjà. Elle finit par relever les yeux et les ancra dans ceux profondément bleus de son cavalier avec la détermination d’une naufragée. Un mot s’envola d’entre ses lèvres, léger.

    « Volontiers. »

    Un sourire illumina son visage. Elle posa son verre de champagne sur une petite table qui se tenait heureusement toute proche. ( Vive le hasard. ) Elle posa ensuite gracieusement une main sur l’épaule de Seth, admirant au passage les traits parfaits de son visage. Ensembles, ils avancèrent sur la piste de danse, accompagnant les autres couples. La musique s’élevait déjà depuis un moment, et un rythme entraînant faisait danser les danseurs. Probablement contre l’attente de Seth, Megan s’approcha tout près de lui, jusqu’à ce que leurs corps se frôlent étroitement. Elle était plus petite que lui, plus que beaucoup des gens qui l’entouraient à vrai dire, mais les talons qu’elle portait lui permettait d’avoir le menton au dessus de l’épaule de Seth. Et c’est exactement à cet endroit qu’elle plaça sa tête.


I just can’t let it die
Cause her heart’s just like mine
And she holds her pain inside
So if you ask me why
She wouldn’t say goodbye
I know somewhere inside
There is a special light
Still shining bright
And even on the darkest night
She can’t deny
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 15/08/2010
● MESSAGES : 246


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Jeu 30 Déc - 19:30


Muzicons.com

- Bonsoir..

Il baissa les yeux. Devant lui, plus belle que jamais – mais moins que le premier soir où il l’avait embrassé quand même , Betty. Elle était radieuse dans sa robe blanche et noire, et il ne put s’empêcher de sourire béatement. Ce n’est qu’en voulant prendre sa main qu’il se rendit compte qu’il la tenait déjà . Cette si jolie petite main, toute pale, toute douce, si petite, que Ludo regardait toujours avec un air de gourmandise, comme quand on regarde une friandise, un beau gâteau ♥️

Elle se blottit contre lui et son cœur se mit à tambouriner doucement dans sa poitrine, comme des petits coups à une porte et en même temps, comme un oiseau qui s’envole vers le ciel, il avait envie de chanter, de rire, de faire danser son petit rayon de soleil, sa petite amie..

Il ne put s’empêcher de la retenir encore quelques instants lorsqu’elle se détacha doucement de lui, pour l’emmener comme un enfant à l’intérieur de la salle de bal.

Tout était sublime, mais ce dont se rappellerait Ludo serait uniquement Betty.


Sur une estrade, Maximus Cobb, ministre de la magie – rien que ça. Ludo n’écouta pas son discours. Il y avait bien plus intéressant à sa droite : Tristan – son meilleur 8D – dra.. Naaaaan ? Ce n’était pas possible ? Pas lui quand même ? Mais si ! Mais si ! Il draguait Opale ! AHAHAHAHAHA. Il faudrait lui poser.. Quelques questions le lendemain matin .. ( Si toutefois, il était au dortoir. 8D ) . Obsédé, Ludo ? Si peu.

Détournant la tête pour observer Betty, sa frimoussse, ses cheveux roux, ses.. Il se rendit compte que le discours était fini et que sa chère et tendre le tenait par les mains et le regardait avec .. Une tendresse inhabituelle. Suspect ( Non pas que Betty n’était pas tendre, loin de là, mais disons qu’à cet instant précis, ça faisait très louche. )

Il chercha dans ses yeux ce qui pourrait l’aider à comprendre ce que voulait la jaune. Ils resterent peut être 20 secondes ainsi. Ou deux heures, il ne savait pas, le temps n’était pas pareil dans les yeux de Betty.

Puis ce fut là, au fond de son iris qu’il comprit – ou du moins crût comprendre. Il sourit, sourit et éclata de rire :

- Ok, Ok, pas la peine de me regarder comme ça, avec tes grands yeux mouillés, on va la faire, ta danse !

Il voulut la prendre par le bras pour l’emmener se déchainer sur un rock endiablé mais .. Devant lui , un couple de première année. Le garçon s’inclinait et proposait à sa fiancée d’un soir un slow romantique, ce à quoi la fillette répondait par un sourire transi avant de se laisser guider par le jeune ingénu.

Se ravisant, il se retourna vers Betty, un air de malice indescriptible sur le visage, avant de se pencher vers elle et de lui sussurer à l’oreille :

- A moins que tu préfères un slow torride :héé : ..

Il s’écarta immédiatement et rit en se protégeant des éventuels coups que pourrait essayer de lui infliger Betty.

L’averse passée, il prit ses deux mains et avança à reculons vers la piste de danse , toujours figé dans son sourire. Une fois à peu près au centre, il s’inclina légerement et prenant son ton le plus pompeux chantonna :

- Aurais-je la grâce , très chère, d’être votre partenaire pour cette petite danse ?


Alors que Betty, trop naïve, prenait ses mains et qu’ils commençaient à danser selon les codes de la bonne société – à trois mètres l’un de l’autre quoi, il l’attira violemment contre lui et l’embrassa fougueusement tout en esquissant quelques pas.

Ils dansaient.

Ils dansaient.

& Le temps semblait s’être arrêté.

Jusqu’à ce que Ludo sorte, très fier de lui :

- Regarde, j’avais bien dit, à Tristan, que pour coucher avec une fille, il fallait d’abord l’inviter à danser. Regarde, Regarde, c’est ce qu’il fait ! 8D



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 06/10/2010
● MESSAGES : 115


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Jeu 30 Déc - 19:58

Assise sur sa chaise, pianotant du bout des doigts sur la nappe blanche, Opale observait les couples autour d'elle. Elle vit alors Violette, sa soeur de coeur, s'approcher d'Orpheo, son parrain. Vio' lui avait parlé de leur histoire et Opale avait cru comprendre qu'elle était finie... Les deux jaunes auraient une petite conversation après la soirée. Pour le moment, la demoiselle de septième année regardait, d'un air amusée, sa soeur et son parrain échanger quelques mots maladroits puis se diriger vers la piste de danse, se joignant aux couples qui volaient déjà, dessinant autour d'eux de parfaits cercles. Ah, la danse... Opale aimait la danse. Enormément, même. Elle en avait fait à l'orphelinat, les petites filles de bonne famille devant se soumettre à une éducation digne de leur rang, dans laquelle était compris l'apprentissage de la danse classique, comme de société; la couture: la cuisine et autres joyeusetés qui formaient de futures parfaites ménagères prêtes à être épousées. En sommes, l'orphelinat proposait le kit parfait de la ménagère accomplie qui savait cuisiner, laver le linge, coudre et bien sûr, procréer --'. Combien de fois les professeurs ne leur avaient-ils pas répété qu'elles devraient complète obéissance à leur futur époux ? Au moins 10 000 fois... Trop de fois. Mais Opale avait eu la chance d'être différente. La chance d'être une sorcière et d'avoir un père haut placé dans la hiérarchie du Ministère de la Magie. Elle avait surtout pu s'acheter un appartement à Londres et ainsi, acheter sa liberté, malgré l'ambiance bonne enfant qui régnait entre les pensionnaires de l'orphelinat.

Une voix près d'elle la tira de ses pensées. Elle tourna la tête vers l'inconnu, pas si inconnu que cela, d'ailleurs. Richard Lockwood, un poufsouffle de la même année qu'elle.

« Bonsoir. Tu attends quelqu’un? »

Opale lui sourit et répondit aussitôt.

- Bonsoir, Richard. Non, je n'attends personne.

Allait-il lui proposer d'aller danser ? Ce serait magnifique... Puis la jeune femme se rendit compte que leur situation était assez particulière. Ils se cotoyaient depuis maintenant plus de six années, étant entrés à Poudlard en même temps et jamais, ils n'avaient poussé loin dans une conversation. Elle ne connaissait pas plus sur lui que n'importe quel élève de Poudlard. Navrant, à vrai dire.

Faute d'engager la conversation, la demoiselle lui sourit, d'un sourire éclatant, de ceux qu'on ne fait pas à tout le monde. Elle admira d'ailleurs celui que lui-même lui fit. Il semblait cependant gêné. Saurait-il faire le premier pas et l'inviter sur la piste de danse ? Opale n'en avait aucune idée. Après tout, elle ne le connaissait presque pas. Mais cela allait bientôt changer, elle l'espérait.


Dernière édition par Opale M. Sullivan le Ven 31 Déc - 12:41, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 28/12/2010
● MESSAGES : 299


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Ven 31 Déc - 2:03

    Richard était encore en train de se fustiger pour son entrée en manière quelque peu abrupte et certainement pas recommandée pour s’accorder un peu de compagnie dans ce genre de soirées où les demoiselles parées des tenues les plus somptueuses ne rêvaient que de princes charmants, de danses savamment menées, de coupes de pétillant coloré, et de magie. De magie! Ça pouvait sembler faciliter la chose, pour un sorcier qui arrivait à la fin de son premier cycle. Et pourtant, c’était en réalité tellement plus compliqué… La magie dont toutes ces jeunes femmes qui s’inventaient princesses d’un soir n’était pas la magie des sortilèges, mais celle des contes. Elles n’avaient envie que d’une chose, c’était de se sentir, au moins pour l’espace d’une nuit dans leur vie, comme une héroïne de conte… Et c’était le rôle des garçons que de leur offrir cette sensation. Quelle satisfaction pour eux? Des étoiles dans les yeux des filles envoûtées par une magie romanesque et romantique…
    Donc oui, Richard était un piètre parleur.
    Pourtant, Opale lui répondit aussitôt. C’était comme si elle avait voulu parler trop vite. Peut-être qu’il n’avait pas été si maladroit finalement. Ou alors la pauvre Poufsouffle se sentait tellement désagréablement seule, qu’elle avait sauté sur une occasion de passer une soirée, sinon bonne, au moins en compagnie de quelqu’un.


    « Bonsoir Richard. Non, je n’attends personne. »

    Elle n’attendait personne. Oui, c’est ce qu’elle venait de dire – perspicace le Richard quand il s’y met. Bon, donc il ne la dérangeait pas vraiment. Du moins pas encore… Peut-être qu’après cinq minutes en sa compagnie, elle se dirait que finalement, être seule n’était pas une si mauvaise chose. Non, vraiment, le rouquin n’était pas un as pour ce genre de situations. On ne lui connaissait pas un air si timide. Au contraire même! Chaque année, il était l’un des premiers à venir accueillir les nouveaux arrivants au sein de leur maison – faut dire qu’avec un préfet pareil, mieux valait une ombre bienveillante pour rassurer les derniers débarqués.
    Mais alors pourquoi ne savait-il pas comment agir, comment lancer la conversation, comment se rendre un peu… intéressant quoi! En cet instant – et ce sera probablement la seule fois de sa vie où il regrettera une chose pareille – Richard regrettait de ne pas avoir prêté davantage attention aux conseils de son cher MEILLEUR en matière de relations avec la gente féminine. Que devait-il faire…
    Pendant qu’il se posait cette question, Violette passa dans son champ de vision, l’espace d’un infime instant. Etait-ce un signe?
    Richard pensa alors à tout ce que Violette attendait de cette soirée. Elle en attendait beaucoup. Mais pas seulement pour satisfaire un plaisir de fillette. Surtout parce que cette soirée était le dernier Bal de Noël qu’ils passeraient à Poudlard. Le dernier. En se disant cela, Richard réalisait un peu mieux ce qu’Opale pouvait bien attendre de l’événement. Beaucoup. Enormément. Certes, ce n’était pas très concret comme point, mais c’était déjà une avancée. Richard savait qu’il n’avait pas le droit à l’erreur. Il ne pouvait pas décevoir la Poufsouffle, car c’était le dernier moment qu’elle n’avait rien que pour elle. Cet instant où toute demoiselle se sent princesse, parce qu’elle danse au milieu de la piste, sous le feu des projecteurs, sous le regard des envieux, dans une robe tout à fait splendide, et au bras d’un charmant cavalier – même si le rouquin voulait bien reconnaître qu’on trouvait plus attrayant que lui pour mener une danse.
    Alors le seul héritier des puissants Lockwoods se promit qu’Opale aurait ce soir son moment de gloire. Son instant de princesse. Son conte de fées, en fait.

    Bon, Richard venait de faire quelques pas de plus vers une soirée supportable. Seulement, comment la mener jusqu’à la piste de danse? Il n’allait pas lui dire directement un « tu veux danser? » sans avoir même fait un peu plus connaissance avec elle. Il voulait qu’elle passe un bon moment – pas qu’elle ait l’impression de faire face à un goujat!
    Il faillit sourire quand il se demanda si Ludo avait parfois ce genre de considérations. Sans doute davantage depuis Betty. Grâce à leur petite merveille, le fanfaron s’était quelque peu assagi. Du moins était-ce l’apparence qu’il offrait.
    Bref, penser à son meilleur ami n’allait pas lui offrir l’illumination nécessaire pour commencer cette soirée… Que pouvait-il bien dire ou faire? D’abord, devait-il s’asseoir? S’il s’asseyait, Opale penserait probablement qu’il n’avait pas envie de danser avec elle, et serait forcément déçue. Donc, il ne fallait pas qu’il s’installe sur la chaise tout de suite. Ensuite, devait-il lui offrir le choix de danser ou de discuter? Mmh… Peut-être qu’elle n’avait aucune envie de choisir. Bien sûr, elle voulait danser. Mais elle ne voulait pas être celle qui dirait « on va danser ». Du moins, c’est ce qu’il s’imaginait. Il était difficile de prévoir les réactions et les envies de personnes dont on ignorait à peu près tout sauf le prénom.
    Richard finissait par s’empêtrer dans des réflexions de plus en plus lointaines et confuses. Son esprit s’embrumait tout seul. Si le temps qui s’écoulait ne s’évaluait qu’en secondes à cet instant, Opale allait quand même finir par se demander ce qu’il attendait pour : a) l’inviter à danser b) sinon s’asseoir c) au moins lui adresser la parole. Regrettait-elle déjà d’avoir dit n’attendre personne? En tout cas, le Poufsouffle était tellement embourbé dans ses multiples interrogations qu’il ne savait plus comment faire face. Et pourtant, des mots s’échappèrent de sa gorge, et sa voix grave, profonde et chaleureuse lança pour lui…


    « Je vais nous chercher des verres, et après, nous irons danser si tu veux! »

    Il tourna les talons en direction des tables recouvertes de nappes blanches. Ses yeux s’écarquillèrent. C’est lui qui avait dit ça? Il était en train de se prendre le melon pour trouver une issue de secours, et les mots étaient venus tout seul pendant que lui se triturait la cervelle?! Quel idiot il faisait… La prochaine fois, il ne réfléchirait pas. Il foncerait. De toute façon, c’était dans sa nature. Ancré au fond de lui. Il vivait sa vie pleinement. Et ce soir n’échapperait pas à la règle, simplement parce qu’il était nerveux.
    Sa main attrapa deux coupes où un liquide pétillant changeait de couleur. Une fantaisie de Dumbledore? Richard espérait seulement que ce soit buvable. Ses pas le guidèrent ensuite jusqu’à la table où Opale était assise. Elle le regardait revenir. Que pensait-elle en cet instant? Il déposa devant elle une de des flûtes. Il remarqua alors que le cristal avait été légèrement givré avant qu’on ne remplisse les verres, ce qui donnait un effet glacé tout à fait dans l’esprit de Noël!
    Il s’assit en suite en face d’elle, et tint la flûte d’un air tellement… distingué… Ca faisait partie de ses étranges attitudes. Dans ces rares instants, on sentait l’aristocratie qui imprégnait ses veines. Il ne voulait jamais se montrer arrogant, vaniteux, hautain. Et pourtant, certaines manières le révélaient aux yeux de tous comme un descendant noble. Et lui ne s’en rendait pas compte…


    « Je ne savais pas trop ce que tu aimais… Mais le changement de couleur m’a attiré! J’espère que Dumbledore n’a pas fait de folie que dans l’esthétique! »

    Et il sourit.
    Quel sourire… C’était un sourire tellement plein de douceur et de gentillesse… A fondre! Mais même ce sourire n’égalait pas la force avec laquelle son regard envoûtait les gens. Des yeux d’une telle clarté qu’on semblait pouvoir lire une âme de pureté. Saisissant!
    A tel point qu’il était préférable de ne pas le fixer trop longtemps… On risquait d’être pris dans une contemplation effrontée…



Richard, Tristan. Lockwood. 7th.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 06/10/2010
● MESSAGES : 115


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Ven 31 Déc - 12:34

Il ne semblait pas vraiment à l'aise, ce qui étonna la poufsouffle. Tout ce qu'elle savait de lui, c'est ce que Violette lui avait appris et elle ne se souvenait pas d'avoir entendu parler de timidité... Le jeune homme lui avait justement paru parfaitement à l'aise, à chaque fois qu'elle le croisait - tous les jours, à vrai dire -. Quelle honte, tout de même, que d'être dans la même maison depuis plus de six ans et de ne jamais avoir été capable de discuter. Ridicule... Oui, c'était bien le terme qui s'appliquait à merveille à leur situation. Mais ce soir leur donnait un excellent moyen d'y remédier.

Opale posa son regard turquoise sur le visage du jeune homme. Ses traits étaient doux mais ce qui l'attira le plus, fut son regard. Ses yeux semblaient comme des aimants, impossible de s'en défaire. La jaune s'étonna de rester aussi longtemps fixée sur son regard. Puis elle détourna quelque peu le regard, sachant que cela pouvait être mal interprété et devenait impolie. Le jeune homme, qui ne savait s'il devait s'asseoir se décida à aller leur chercher à boire. La brune demoiselle le suivit du regard, jusqu'à ce qu'il atteignent le buffet où se trouvaient d'étranges mixtures de toutes les couleurs. Opale tourna la tête vers la piste de danse, admirant les jeunes filles et jeunes hommes en costume d'apparat. Le faste était à son comble. Opale remarqua que quelques demoiselles, d'habitude peu féminines, avaient fini par sortir le grand jeu et attiraient les regard jaloux des cavaliers qu'elle avair refoulés. Détaillant les différentes couleurs des robes portées par ces dames, Opale remarqua que la plupart étaient vêtues de noir ou d'argenté. La jaune baissa le regard vers sa propre robe. Mauve... Avec sa chevelure brune et ses yeux turquoise, accompagné des boucles d'oreille en argent qu'elle portait, la demoiselle était le parfait miroir de sa personnalité : originale et multicolore !

La poufsouffle tourna de nouveau son regard vers Richard, qui semblait s'être enfin décidé à prendre deux flûte d'un liquide aux couleurs... plutôt particulières. Il revint vers elle et lui tendit l'une des coupes.

- Je te remercie, dit-elle en souriant. Joyeux Noël, déclara-t-elle joyeusement.

Elle approcha son verre du sien et trinqua, tenant son verre de deux doigts, l'auriculaire levé. Elle pouvait paraître pédante, mais remarqua que Richard avait également un port particulièrement noble. Tenir ainsi son verre, lui avait été appris à l'orphelinat, où savoir se tenir en société faisait partie des cours les plus importants.

« Je ne savais pas trop ce que tu aimais… Mais le changement de couleur m’a attiré! J’espère que Dumbledore n’a pas fait de folie que dans l’esthétique! »

Opale rit. En effet, la mixture qu'elle tenait dans son verre était... bizarre, pour tout dire. Mais justement, son étrangeté en faisait son originalité. Jouant le tout pour le tout, la demoiselle porta la coupe à ses lèvres et laissa couler l'étrange liquide dans sa bouche. Le goût la surpris agréablement. Il ressemblait au champagne français qu'elle avait déjà eu l'occasion de goûter, avec une pointe de fruits rouges. Un vrai délice !

- Tu as parfaitement bien choisi ! Cette boisson est un délice, dit-elle en riant.

Opale lança un regard à la scène, où se tenaient Dumbledore et le Ministre de la Magie, Maximus Cobb. L'homme semblait fatigué et blessé, son bras étant en écharpe. La jeune femme avait entendu parler de son enlèvement et de sa libération par les aurors, ces chasseurs de mages noirs. Peut-être son père était-il l'un d'entre eux ? Elle savait seulement qu'il travaillait au ministère, à un grade élevé. Mais lequel ? Elle n'en avait aucune idée. Et ce n'était certes pas le bon moment pour y réfléchir.

Tournant de nouveau la tête vers son désormais cavalier, Opale fut saisie par son sourire et ses yeux. De nouveau... Leur clareté et leur pureté lui rappelait ses propres yeux, bleu turquoise. Le regard du jeune homme assis à côté d'elle lui permettait d'en savoir long sur son caractère. En tout cas, la première impression de la jeune femme quant à Richard - et elle se trompait rarement - était celle d'un jeune homme particulièrement attachant et agréable.

Opale espérait en découvrir plus sur lui, à la faveur de cette soirée magique !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AUROR ϟ Super Papa
avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 02/09/2010
● MESSAGES : 57


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Ven 31 Déc - 13:14

Oxford Street

Le bal de Noël. Poudlard. La magie ! Tous ces mots résonnaient dans l'esprit de l'auror. Pour la première fois depuis sa sortie de Poudlard - et ça faisait un bon bout de temps - il avait l'occasion d'y retrourner ! De pouvoir arpenter de nouveau les couloirs de l'ancestrâle école, où il avait appris tout ce qu'il savait à présent. De plus, il y retrournait, acccompagné de la plus belle et la plus douce des créatures : Melody. Sa compagne et lui avaient fait tous les magasins de Londres pour trouver une robe et un costard. Clemens, qui avait un revenu modeste, avait failli faire une crise cardiaque en voyant les prix des costumes...

Debout dans le grand salon de sa maison d'Oxford Street, l'auror tentait de nouer correctement sa cravate. Les mains tremblantes d'exitation, il recommença une énième fois.

- Par le caleçon de Merlin ! Je vais la découper en rondelles, cette cravate ! s'écria-t-elle, énervé.

L'heure tournait et il devait passer prendre Melody avant de transplaner devant Poudlard. Il avait hâte de pouvoir admirer sa compagne. Elle avait justement choisi une robe qui mettaient en valeur ses formes de future maman, sans trop les mettre en avant. Juste parfait ! Du bruit dans l'escalier puis dans la cuisine fit se retourner l'auror. Un petit chapardeur ? Faisant le tour pour entrer dans la cuisine par l'autre porte, il se pencha et regarda par la serrure. Le spectacle qui l'attendait l'amusa. Son fils, sa nièce et son neveu avaient organisé une vériable expédition pour chaparder des gâteaux et monter les manger en cachette, dans leur chambre. Jadel faisait le gai à l'autre porte, tandis que Phil & Jane ouvraient les placards pour trouver ce qu'ils cherchaient. La voix de la baby sitter résonna à l'étage.

- Jane ! Jadel ! Phil ! Où êtes-vous passés ?

Clemens ne dit rien. Il riait silencieusement, agenouillé derrière la porte. Lorsque les enfants entendirent la jeune femme les appeler, ils sursautèrent et se dépêchèrent. Jadel attrapa un paquet de gâteaux, ce que firent également Phil et Jane. Puis, ils se dirigèrent vers la porte que gardait Clemens. Avant qu'ils puissent l'atteindre, il l'ouvrit et cria en ouvrant grand les bras :

- Vous êtes faits, petits chenapans !

Les trois enfants sursautèrent et, leur frayeur passée, éclatèrent de rire. Clemens les autorisa à monter les gâteaux dans leur chambre et leur demanda un baiser, avant de partir. Il les serra tous trois dans ses bras, une vague pensée pour son frère le traversa. Il allait le voir, ce soir. La première fois depuis sa libération. Sa chambre à Sainte-Mangouste était si bien gardée, que même lui, sa plus proche famille, n'y avait pas été accepté, alors que Croupton, cet imbécile qu'il détestait, y avait pénétré, devant ses yeux.

Clemens embrassa ses enfants puis, mettant sa cape, s'aperçut que sa cravate était toujours défaite, pendant lamentablement à son cou. Il l'arracha d'un geste vif et la laissa tomber sur la console dans l'entrée.

- Bonne soirée ! lancèrent les enfants et leur nourrice.

L'auror les remercia et transplana jusque dans une rue parallèle à chez Melody. Il allait enfin pouvoir voir ce que donnait la robe, n'ayant pas eu le droit de la voir portée...

Poudlard

Clemens et Melody transplanèrent devant l'enceinte du château. Un frisson parcourut l'auror. C'était la première fois, en quinze ans, qu'il remettait les pieds ici. Quel honneur ! Il savait très bien que l'invitation n'était que pour la sûreté du Ministre, officiellement invité par Dumbledore. L'auror admira les décorations de la grille d'entrée, puis lui et sa compagne se dirigèrent vers les carosses qui les attendaient. Ils avançaient toujours avec de la magie. Max lui avait un jour dis qu'il voyait les animaux les faisant avancer, mais il ignorait pourquoi Clem ne le pouvait pas.

Le trajet fut court et lorsque le couple descendit, l'auror fut saisit par la majesté de l'édifice. Le château de Poudlard s'élevait devant lui, dans toute sa splendeur et sa magnificence. Clem & Melody s'avancèrent dans le hall. Peu d'élèves étaient déjà présents. Traversant le hall de l'école, le jeune homme lança un regard sur les côtés. Une vague de souvenirs le submergea. De nombreux garçons disutaient, attendant leurs cavalières. Il se revit, élève de septième année, attendant Gabrielle au bas des marches, tandis que Max, à côté de lui, attendait Marie. Les deux jeunes femmes avaient surgi ensemble, apparitions angéliques. Leur beauté avaient laissé les deux frères Cobb sans voix... Tout comme Melody quelques minutes auparavant.

Clemens et la jeune femme entrèrent dans la salle de bal, identique à ses souvenirs. Ils allèrent se placer près de l'estrade où se tenaient déjà le directeur et le ministre. Il semblait guérit, mais son bras était toujours en écharpe. Les deux frères échangèrent un regard et un coup d'oeil complice. Leur fraternité refaisait enfin surface. Maximus avait compris beaucoup de choses, après cet enlèvement.

Son frère prit la parole lorsque les élèves furent tous rassemblés dans la salle et ouvrit le bal, d'un coup de baguette. Clemens prit la main de Melody et l'attira au centre de la piste de danse. Il posa doucement sa main sur la hanche de la jeune femme et esquissa quelques pas, lentement. Plongeant son regard dans les magnifiques yeux de Melody, il sourit. Cette soirée était comme Poudlard, MAGIQUE.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 27/12/2010
● MESSAGES : 41


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Ven 31 Déc - 13:22

- Rendez-vous en bas du grand escalier.

Pourquoi, POURQUOI, as-tu fait ça, Regulus ? Il y a tellement de points de rencontre possibles dans Poudlard... Pourquoi est-ce qu'il a fallu que tu choisisses celui que TOUT LE MONDE utilise ? Tu aurais pu éviter d'être là, stupidement accroché à la rambarde, au milieu d'une armée d'adolescents empingouinés dans leurs costumes à bas prix, qui fixent avec angoisse le haut des marches, dans l'affreuse attente de leur belle qui ne daignera peut-être pas se montrer...

Oh tu peux te moquer de leurs smokings, tu n'étais pas plus fier qu'eux chez le tailleur sur mesure où Wallburga t'avait traîné en août, en prévision de ce soir. Tu n'étais toujours pas rassuré il y a quelques minutes, quand tu es descendu dans ta salle commune en refaisant pour la dixième fois ton nœud de cravate. Heureusement tu as croisé Alexandra, encore plus éblouissante que d'habitude, qui a eu pitié de toi et a daigné t'éviter l'étranglement en nouant en trois secondes ces quelques centimètres de tissu rebelle. Elle t'a ensuite adressé un clin d'œil à faire fondre un iceberg, puis t'as dit que tu étais parfait comme ça et t'a souhaité une bonne soirée.

Je suis parfait. Je suis parfait comme ça. Je suis parfait...
Ah oui vraiment ? Mais si ELLE ne venait pas, hein ?
Et si je me retrouvais seul, devant tout le monde ?
Vraiment l'an prochain – s'il doit y avoir un ''l'an prochain'' , je la retrouverai n'importe où... sauf ici ! N'importe où !


À cet instant, Ivana apparut en haut des marches, mettant fin à son supplice.
Bien sûr, elle pouvait encore faire demi-tour en le voyant, et partir en courant.
Ou pire, flasher sur son voisin et décider de changer de cavalier au dernier moment.
Mais il fallait tout de même admettre que ces risques étaient minimes.
Pas parce que Regulus se pensait si beau que personne n'aurait pu rivaliser avec lui.
Encore moins parce que personne d'autre que Regulus n'aurait voulu d'Ivana – avec ses yeux couleur de Volga et ses cheveux dorés, elle aurait pu faire hésiter le plus fidèle des soupirants.
Mais tout simplement parce qu'elle était gentille. Incroyablement gentille, au point que Regulus lui même avait réussi en quelques mois à lui accorder sa confiance.

Après quelques secondes à le chercher du regard dans la foule – vraiment un bon plan Regulus, elle doit te maudire ! - Ivana l'aperçut enfin et lui adressa un grand sourire en se dirigeant vers lui.
Elle – est – trop – belle – pour – toi.
C'était ce qu'il pensait à peu près 80% du temps qu'il passait avec elle. Mais ce soir, c'était particulièrement flagrant. Le ''problème'' avec Ivana c'était qu'elle était belle sans le faire exprès. Il y avait beaucoup de belles sorcières au Château. Mais aucune ne l'était d'une façon si désinvolte, si désarmante. Même malade avec le nez qui coulait, même toute décoiffée après trois heures de vol en balais, même attaquée par des plantes étranges dans les serres... Elle était inamochable. Hum... Pas sûr qu'elle l'aurait pris pour un compliment. C'en était un pourtant. Sincère.
Enfin bref. Ce soir c'était ''pire'' que d'habitude, parce qu'elle AVAIT fait exprès.
Bon, essaie de garder un cerveau fonctionnel. Je veux dire essaie vraiment. Du genre dis quelque chose. MAINTENANT !

- Wow...


Non, non les onomatopées ne comptent pas pour des mots. Try again !


- Tu es encore plus magnifique que d'habitude. Et le mot est faible !


Ouais. Pas franchement original. On fera avec.


Heureusement, dans sa gaucherie, il conservait encore un avantage sur la plupart
des jeunes gens de son âge : son éducation. Les leçons de Wallburga avaient porté leurs fruits. Avec la subtile élégance du naturel, il déposa un baiser sur la main qu'elle lui tendait. Bien sûr c'était ringard. Mais il fallait admettre que ça ne manquait pas de classe. Puis il lui donna son bras et ils se dirigèrent vers la salle de bal.

- J'espère que tu aimes danser ?


La question avait de quoi étonner. D'habitude les FILLES traînaient leurs cavaliers vers la piste... Mais Regulus aussi affectionnait la danse. Pas se trémousser ridiculement sur les nouveaux airs à la mode. Il EXECRAIT cela plus que tout au
monde.
Alors que les danses de salon, c'était autre chose. Habitué depuis tout petit à virevolter en rythme sans donner le tournis à sa cavalière, il exécutait cet exercice avec une parfaite aisance. Alors que faire la conversation lui posait encore de grandes difficultés. Il se rendit ainsi compte qu'une question aussi abrupte pouvait blesser, et se reprit :
- Excuse moi, je veux dire... Ce n'est pas grave bien sûr si tu n'aimes pas.
Mais... est-ce que, par chance, tu voudrais bien m'accorder cette danse ?


Par chance, c'était le mot. L'orchestre venait de marquer une pause et
une nouvelle danse commençait. Une valse. Par chance, encore...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 28/12/2010
● MESSAGES : 299


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Ven 31 Déc - 16:09

    Quand il s’était assis, Opale lui avait lancé avec un joli sourire…

    « Je te remercie. Joyeux Noël! »

    Il lui répondit avec plaisir. Noël. Qu’il aimait cette fête! Malgré les changements depuis Poudlard. Il n’était pas avec sa famille – mais il était avec une famille quand même. Et une grande famille que Poufsouffle! Dont ils faisaient partie tous les deux.
    Ils trinquèrent. Le son mélodieux des flûtes en cristal qui tintent en se rencontrant. Même ce son semblait magique plus que réel. Richard n’aurait même pas été étonné si les flûtes s’étaient mises à chanter ou à jouer un petit morceau de musique en se frôlant. Mais non. Elles ne faisaient qu’un petit « bling-bling » doux à l’oreille. Même s’il n’y avait aucun sortilège derrière ce son, il semblait magique. Etait-ce parce que Noël donnait une nouvelle lumière à chaque chose?

    A la remarque qu’il avait faite sur le contenu des coupes, Opale avait rit. Joli rire, mélodieux. Bien davantage que le son des verres en cristal. Et Richard était content de la voir rire. Peut-être qu’elle n’était pas tellement affligée de son initiative?
    Le jeune homme observait le mélange dans sa flûte qui changeait peu à peu de couleur, prenant toujours des couleurs chaudes, du rouge au jaune en passant par tous les dégradés possibles… Le spectacle était étrangement envoûtant. Les centaines de petites bulles qui offraient à ce cocktail son pétillant étaient elles aussi colorées, et elles chantaient en montant à la surface. Son regard quitta ce spectacle bigarré et se porta sur Opale qui, courageusement, avait porté la boisson à ses lèvres.
    Il en fit autant. Le liquide, à peine l’avait-il en bouche, fut une explosion de saveur! Fraîcheur et chaleur se mélangeaient pour procurer une sensation de bien-être inégalable. Les parfums qui se mêlaient étaient simplement exquis. Une touche fruitée particulièrement agréable au palais! Et les bulles riaient sur la langue, ajoutant à la magie du cocktail. Délicieux!
    La Poufsouffle sembla n’en penser pas moins, puisqu’elle lui glissa…


    « Tu as parfaitement bien choisi ! Cette boisson est un délice. »

    Son rire s’ajouta à cette simple phrase qui avait suffi à le mettre un peu plus à l’aise. Pour le moment, il n’y avait pas de fausse note dans ses choix. Du moins ne laissait-elle rien paraître. Mais pour les rafraîchissements, il savait qu’elle pensait vraiment ce qu’elle disait. Qui aurait pu ne pas apprécier un tel miracle gustatif?
    Il acquiesça avec un sourire enjôleur. Avant de réaliser lui-même quel genre de sourire c’était. Lequel s’effaça aussitôt. Pourquoi avait-il la désagréable impression que Ludo était présent dans la moindre de ses actions – y compris dans ce sourire? Des fois, c’était vraiment insupportable. D’ailleurs, peut-être qu’en ce moment même, son meilleur ami était en train de l’observer. Oh, ce n’était pas certain, mais si le capitaine de Quidditch des Jaunes s’était rendu compte que son copain de rouquin était assis à la table d’une charmante demoiselle comme Opale, on pouvait être certain qu’il allait faire une ou deux remarques, et appuyer quelques regards dans leur direction de temps en temps…
    Richard allait dire quelque chose quand il remarqua qu’Opale regardait ailleurs. D’un côté, il fut soulagé qu’elle n’ait pas pu voir son sourire détestable. Mais de l’autre, il se dit qu’elle devait se languir pour être intéressée par quelque chose loin de leur table. Il suivit son regard, intrigué. Y avait-il quelque part le garçon qu’elle avait attendu avant que lui ne vienne faire voler en morceaux ses rêves de princesse?
    Bizarrement, il fut soulagé de voir que la personne qu’elle observait attentivement n’était autre que Maximus Cobb. Le Ministre de la magie. Le connaissait-elle personnellement? Ou se souvenait-elle seulement des gros titres de la Gazette ces derniers temps? Il était bien curieux. Ce qui pouvait se comprendre, étant donné qu’il ne connaissait rien d’elle.

    Elle reporta son regard sur lui. Richard lui sourit. Avec un sourire bien à lui cette fois, le sourire charmant du trop gentil rouquin des Jaunes.
    Il nota qu’elle était saisie par la couleur de ses yeux. Pas que la couleur, mais ce petit quelque chose. Il avait souvent remarqué que son regard frappait les gens. Pourquoi, il ne saurait le dire lui-même. Mais en tout cas, c’était un fait qu’il constatait souvent.
    Il jeta un nouveau coup d’œil vers le Ministre de la magie qui était dans un piteux état. Des Mangemorts… En tout cas, ils y avaient été fort. Et savoir que même cet homme était atteignable, cela n’avait rien de rassurant pour la population sorcière d’Angleterre. D’Angleterre et d’ailleurs, finalement.
    Puis il regarda Opale et demanda…


    « Il fait partie de ta famille, Cobb? »

    Peut-être que c’était de la curiosité mal placée. Mais quand on ne sait rien, on avance en aveugle, on tâtonne. Et notamment, Richard n’était pas au courant que la jolie demoiselle avec laquelle il venait de lancer une discussion était orpheline. Comment l’aurait-il su? Oh, probablement qu’il le saurait, s’il écoutait davantage les conversations des autres dans la Salle Commune. Sauf que ce n’était pas son genre. Les « on dit », il les ignorait et les oubliait aussitôt. Après tout, il était le meilleur ami de la plus grande colporteuse de ragots de cet établissement. Quand on côtoie Violette en permanence, on apprend à ne pas se fier à toutes les rumeurs qui circulent. Puisqu’on sait déjà qui les a lancées, et pourquoi.
    Donc si peut-être un mot sur la famille d’Opale lui était venu à l’oreille, il l’avait effacé de sa mémoire. La seule source qu’il pouvait écouter sur son histoire, ce devait être Opale. Pas un Poufsouffle trop bavard qui ne savait pas ce qu’il disait. Et bien que Violette soit sa meilleure amie, elle ne lui confiait pas les confidences que d’autres venaient lui dire à elle. Autant l’un que l’autre, ils étaient des personnes sur qui l’on pouvait compter. Malgré leur amitié, ils n’y sacrifiaient pas la confiance des autres gens auxquels ils tenaient. Un point d’honneur. La loyauté, ça ne se bafoue pas.




Richard, Tristan. Lockwood. 7th.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 10/10/2010
● MESSAGES : 30


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Ven 31 Déc - 19:23

    Quand le bal d’Halloween avait eu lieu, Ivana n’avait même pas envisagé d’y aller. C’eût été déplacé : il aurait fallu qu’elle en ait envie et se mêler à une foule estudiantine étrangère et survoltée ne l’avait pas véritablement enthousiasmée. D’autre part, il aurait fallu qu’un garçon l’invite –ou qu’elle-même en invite un, et pour cela, il aurait fallu qu’elle en fréquentât. Et à cette époque de l’année, elle ne fréquentait personne. Ou bien peu de monde. Oh, elle connaissait bien Regulus mais il commençait déjà à ne plus beaucoup s’intéresser à ce qu’elle racontait à propos de Durmstrang et Ivana ne l’aurait de toute façon pas vu comme un cavalier potentiel (dans la mesure où elle n’en cherchait pas, naturellement ).

    Si elle avait été surprise par son invitation ? Certainement. Elle ne pensait pas participer si tôt aux festivités de Poudlard, pour les raisons susnommées, et elle s’imaginait encore moins au bras d’un garçon comme lui : Regulus était à la fois réservé et terriblement arrogant. Rien de très original, en somme, bien qu’il se fût écarté de cet archétype du garçon solitaire pour lui demander de l’accompagner au bal. Cette invitation avait profondément touché Ivana qui la prenait comme un témoignage sincère de l’affection et de la confiance de Regulus. Il se montrait moins sur la défensive, plus ouvert et c’était pour le mieux. Pour le bal, il aurait pu inviter une fille avec laquelle il pouvait se murer derrière des manières impérieuses, une fille qui aurait accepté immédiatement et sans hésiter son invitation. Pourtant, c’est Ivana qu’il avait choisi comme cavalière. Oh, elle avait accepté immédiatement et elle n’avait pas hésité ; elle était très heureuse de partager cette soirée avec lui. Mais il était clair que ça n’était pas apparu comme une évidence à Regulus. Ivana s’en était rendu compte immédiatement : quand il lui avait demandé, son embarras s’était dévoilé parce qu’Ivana avait affiché cet air ahuri qu’elle prenait si bien.

    A ce moment-là, ce qui l’avait surprise, ce n’était pas l’audace de Regulus mais le replongeon soudain dans tout le bouillonnement hormonal de Poudlard. Ivana avait soudainement repris conscience de l’agitation inhabituelle de l’école, de tous ces gloussements surexcités qui retentissaient dans tous les couloirs depuis plus de deux semaines. Ses camarades de dortoir s’étaient rendu compte de ce changement de perspective chez Ivana. C’est pourquoi le soir même, elles lui avaient demandé si elle comptait se rendre au bal et avec qui.
    -J’y vais avec Regulus Black, c’est un Serpentard qui est en quatrième année, je ne sais pas si vous voyez qui il est.
    Puis, elle s’était retournée dans son lit et avait dormi. Mais c’est une autre histoire, revenons-en au présent.

    Ivana venait d’apparaître en haut des marches du grand escalier, donc. Elle regarda autour d’elle, non pas parce qu’elle cherchait Regulus du regard mais parce qu’elle trouvait curieux le nombre de jeunes donzelles amassées ici. L’effet hollywoodien de la descente du grand escalier était sans doute recherché et pouvait certainement être spectaculaire dans certaines occasions mais il semblait à Ivana qu’il était quelque peu amoindri par le nombre de jeunes filles qui descendaient en même temps. Plus amoindri encore par celles qui étaient encombrées par une longue traîne ou des talons trop hauts. Mais ça n’avait aucune importance. Ivana chercha du regard Regulus quelques secondes et le repéra finalement près du balustre. Elle lui adressa un sourire chaleureux et entama la descente des escaliers. Elle n’était pas si périlleuse que ça. Ivana portait de petits talons –Regulus était trop petit pour qu’elle ose plus haut, ahem…, et sa robe longue ne possédait pas de traîne. Là, il faut passer à la description de la tenue… Des bretelles droites et simples soutenaient son bustier en taffetas bleu nuit, perlé d’argent par endroits. Sa robe était cintrée par une bande de tissu, toujours bleu nuit. Le jupon était de la même couleur mais dans un tissu plus simple et tombait simplement sur ses hanches. Le bas du jupon était orné d’une dentelle argentée, qui tombait sur ses escarpins. Voilà pour la robe. Ivana avait habillé son poignet de quelques anneaux en argent et elle portait une bague qui portait un faux saphir. Elle avait sur ses épaules une simple étoffe de soie noire et transparente, qu’elle rangerait dans son sac en perles pour danser ou quand elle voudrait être libre de ses mouvements. Son maquillage était léger. Elle avait simplement dessiné un trait de khôl sur ses paupières et passé du brillant à lèvres.

    Quand elle arriva au bas des escaliers, elle sourit encore à Regulus et s’approcha de lui.

    -Merci, répondit-elle simplement au compliment qu'il lui faisait.

    Ivana négligea un peu le compliment, non pas parce qu'entre elle et lui, il était entendu qu'elle était à tomber mais parce qu'elle l'avait identifié comme un bon mot, une politesse que Regulus lui faisait. Si elle avait été plus attentive, elle aurait trouvé terriblement attendrissante la façon maladroite dont Regulus s'était exprimé. Mais il fallait la comprendre. Ivana n’était pas très douée avec les mots rabâches et les phrases d’usage –et ne voulait pas nécessairement le devenir. Elle savait en reconnaître et savait quand il fallait les employer mais ne le faisait pas. Ici, elle aurait du se montrer plus reconnaissante ou l’habitude aurait du lui faire dire « Tu es très élégant toi aussi ». Au lieu de quoi, elle était passée à autre chose. Elle le détailla rapidement de pied en cap et lui sourit encore. Aucune chance que ce sourire paraisse moqueur –c’était Ivana, voyons. Elle lui tendit la main, il la baisa. Elle prit son bras et ils marchèrent vers la salle de bal. Voilà qui était normal. J’espère que tu aimes danser, lui dit-il. Heu. Ivana aimait danser, oui, toute seule dans sa chambre sur les chansons de Celestina Moldubec, par exemple. Quant aux danses de salon... Ce n'était pas comparable. Elle était bonne danseuse. Elle avait appris le quadrille, à quatre ans... Mais la danse, à un bal, ressemblait davantage à un exercice protocolaire qu’à un véritable amusement ; en tout cas, aux bals auxquels elle avait participé. Un coup d’œil à la salle lui révéla que celui de Poudlard était moins guindé. Tant mieux, l'amusement était inversement proportionnel à la... euh... au... guindement.

    -Oh…, dit-elle cependant

    Regulus savait danser, lui ? C’était idiot de s’en étonner car tout révélait que Regulus était issu du même milieu qu’Ivana. Elle était curieuse de savoir s’il était bon à cet exercice. Toute l’adresse devait résider dans le danseur… Elle écouta d’un air neutre Regulus se reprendre, camouflant l’élan de tendresse qui la prenait devant tant de nervosité. Elle doutait qu'il apprécie, si elle lui révélait à quel point elle le trouvait adorable, fébrile comme il était. D'autant plus qu'il parvenait relativement bien à conserver un air neutre. L'élégance qui se manifestait chez ce jeune homme était frappante. Malgré son âge, il évoluait avec une aisance surprenante. Mais Ivana n'était pas dupe et sous le masque d'indolence qu'il prenait parfois, il était très attentif et prévoyant. Il venait d'en faire la démonstration à ses dépens.
    Elle se débarrassa de son sac -d'un sort ou en le jetant, j'en sais rien. Elle lui prit la main et l’entraîna sur la piste.

    -Allons-y !

    La piste n'était pas encore très occupée et Ivana n'eut pas à jouer des coudes ni à se garantir de la place pour qu'ils puissent danser. Tant mieux. L’orchestre venait de reprendre et la valse était une danse qui demandait de l'espace. Ivana n'avait pas lâché la main de Regulus. Elle la leva en hauteur et arrondit son bras. Elle plaça sa deuxième main sur l'épaule du Serpentard et fit mine d'y chasser quelque poussière.Elle dégagea ses propres épaules, redressa son maintien puis, elle lui adressa un sourire encourageant (Ivana était sponsorisée par Colgate, ce soir) et se tint prête à ce qu'il entame leur folle farandole.


Dernière édition par Ivana Ljubinka le Dim 2 Jan - 16:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité




MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Dim 2 Jan - 14:28

Orpheo avait pris Violette par la taille, sa seconde main tenant fermement celle de la jeune fille. Pour rien au monde il ne l'aurait lâchée. Il semblait même que leurs visages étaient un peu trop rapprochés pour une valse... Plus rien, autour d'eux, ne pouvait attirer l'attention du jeune homme. Cependant, il ne put s'empêcher de remarquer qu'il était le seul adulte à avoir invité une élève... Bon, elle n'avait qu'un an de moins, certes, et seules les premières années, qui d'ailleurs n'étaient que très peu nombreux à avoir réussi à passer la limite d'âge donnée par Dumbledore, ne l'avaient jamais vu durant ses sept années d'étude, mais il sentait tout de même que quelques uns de ses anciens camarades le regardaient avec insistance, notant sûrement avec quelle adoration il plongeait son regard dans celui de sa compagne aux longs cheveux blonds... C'était comme si tout autour de lui avait disparu, et en même temps était toujours là. Il percevait les choses, il n'était pas subitement devenu aveugle, mais c'était comme s'il avait jeté un sortilège sur une photographie pour que tout l'arrière plan devienne flou, rendant ainsi Violette seule élément net du tableau.

Il se rappela alors qu'elle lui avait posé une question. Cela devait bien faire un certain temps qu'elle lui avait demandé si Poudlard lui manquait, mais il était bien trop occupé à la faire tourner entre ses bras et à la dévorer des pupilles qu'il en avait oublié la réponse. Si l'école de sorcellerie lui manquait ? Il était vrai que ses cours étaient autrement plus passionnants que ceux que l'on enseignait à ses frères et sœurs qui, eux, n'avait pas la chance d'avoir le droit de posséder une baguette magique. Il était vrai également que le château dissimulait un nombre impressionnant de secrets, ses passages cachés derrière des tableaux ou des tapisseries, ses escaliers qui n'en faisaient qu'à leur tête, ses nombreuses salles plus extravagantes les unes que les autres... Oui, Poudlard avait de quoi plaire. Rien que Dumbledore y constituait un avantage plus que conséquent sur les autres établissements de Grande Bretagne, et même du monde entier. Mais la seule réponse qui venait à l'esprit d'Orpheo était la suivante :

    — La seule chose qui me manque ici, Violette, c'est toi...


À ce moment même, Orpheo bénissait ses origines africaines ; si Violette avait pu voir à quel point ses joues prenaient feu, elle se serait très certainement moquée de lui. Elle qui prenait un tel plaisir à dénoter chaque petit détail déplaisant chez les gens, quel qu'il soit... Loin de réfréner ses ardeurs, Oprheo se rappelait très bien que cette manie que la Poufsouffle avait cultivé l'avait attiré d'autant plus, à la manière d'un challenge... Et aujourd'hui, il était en train de la faire danser, tiraillé entre l'envie de l'embrasser et la raison qui lui soufflait que leur relation était devenue trop difficile à entretenir.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 19/07/2010
● MESSAGES : 125


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Dim 2 Jan - 15:04

    Tandis qu'elle observait avec tendresse son petit ami, elle remarqua que celui ci regardait ailleurs... Il regardait Tristan en fait. Suivant son regard, Betty vit avec stupéfaxion que son meilleur ami... DRAGUAIT ! Surprised
    En plus elle était trop mignonne quoi la fille ! Ca c'était trop chou. Betty se promit d'en parler avec lui le lendemain. Si il était en état. Oui parce que, contrairement à elle et ses bons conseils, Richard buvait de l'alcool, et c'était franchement mal. Mais en tout cas, il en buvait moins que Ludo qui lui... Ludo
    Betty reporta son regard tendre sur le Poufsouffle, qui la regarda à son tour. Pendant quelques temps. Beaucoup de temps. Qu'est-ce qu'il attendait ? Ils étaient figés là tous les deux, les couples dansaient autour d'eux, et Ludovic la regardait comme un abruti heureux - ce qui lui donnait cet air tout à fait adorable que Ludo avait souvent - puis il sourit comme un débile et éclata de rire. Une légère consternation prit place sur le visage de la jeune fille, mais elle l'éloigna vite quand son petit ami, d'un air ravis et très satisfait de lui même, lança :

    - Ok, Ok, pas la peine de me regarder comme ça, avec tes grands yeux mouillés, on va la faire, ta danse !

    Betty lui sourit tandis qu'il l'attrapait par le bras... Lorsqu'il eut une sorte de blocage, la lacha, réfléchis un moment, puis lui dit :

    - A moins que tu préfères un slow torride ..

    Il rit à nouveau tandis que Betty prenait un air offusqué et commençait à se brusquer. Mais Ludovic lui sourit, et son coeur se souleva dans sa poitrine. Il recula comme un prince charmant, et quand il fut au milieu de la piste, Betty eut l'impression que, comme dans les films, toutes les lumières étaient braquées sur son cavalier, et que les couples dansant la valse autour d'eux étaient tous flous.

    - Aurais-je la grâce , très chère, d’être votre partenaire pour cette petite danse ?

    Des papillons dansèrent dans le ventre et dans l'esprit de Betty, et elle s'avança vers Ludovic avec un sourire niais sur les lèvres. Elle se sentait comme une princesse, Ludovic était plus romantique que jamais. Il lui prit les mains, et ils commencèrent à danser.
    Tout tournait autour d'eux, seul Ludo restait net. Il était beau, et plus elle le regardait, plus Betty se sentait heureuse. Son coeur battait à toute allure, et quand il la serra contre lui et qu'il l'embrassa fougueusement, la jeune fille crut qu'il allait exploser.
    Elle sentait l'odeur de Ludovic, elle sentait ses mains dans son dos, dans ses cheveux, elle sentait son coeur contre le sien, elle sentait ses lèvres contre les siennes, elle se sentait amoureuse, elle se sentait heureuse, elle se sentait parfaite. Tout était tellement beau dans les bras de son petit ami. Elle se serra un peu plus fort contre lui, et souhaita qu'il ne la lache jamais.

    Jusqu'à ce que Ludo sorte, très fier de lui :

    - Regarde, j’avais bien dit, à Tristan, que pour coucher avec une fille, il fallait d’abord l’inviter à danser. Regarde, Regarde, c’est ce qu’il fait ! 8D

    Apparement, le destin avait décidé qu'il n'était pas bon pour elle qu'elle reste dans les bras de son petit ami soit disant si romantique.
    Elle s'écarta brusquement de lui, le poussant en arrière avec une force étonnante vu l'épaisseur de ses bras. Dans ses yeux, un feu de mauvais augure pour le Poufsouffle brulait plus fort que jamais.
    Danser pour coucher ? DANSER POUR COUCHER ? Non mais ! Non mais qu'est-ce qu'il croyait ? Et qu'est-ce qu'elle avait crut, elle ? Après tout Ludo était toujours le même... Rien qu'un espèce d'obsédé sans coeur, et elle aurait tôt fait de massacrer le peu d'organe vital qui lui restait. Elle l'écraserait, le ferait cuire à petit feu, le broirait, le pré-macherait, puis le donnerait à manger à des rats atteints de la peste.


    " Alors comme ça tu danses pour coucher ? Tu danses pour coucher hein ? "

    La jeune fille put lire dans les yeux de Ludovic qu'il avait compris ce qu'il venait de dire - SUR UN TON FIER EN PLUS ! - , et elle se rappela avec nostalgie des moments où ça ne paraissait pas étrange qu'elle le frappe de toutes ses forces. Parce que là il allait prendre. Désolée pour les gens qui ne la comprendraient pas, elle attrapa un verre en plastique - ne faisons pas de dégâts ! 8D - sur une table près d'elle, et le balança sur Ludovic.

    " ALORS COMME CA TU DANSES POUR COUCHER ? NON MAIS TU TE PRENDS POUR QUI ? POUR MON PETIT... TU TE PRENDS POUR QUI ? "

    Betty respirait fort tant sa colère était grande. Etait-ce normal de vouloir coucher avec sa copine quand on avait 16 ans et que les hormones jouaient des tours ? NON ! Bien sûr que non ! C'était tellement illogique !
    La Poufsouffle hésita entre hurler de rage ou jeter un vase sur la tête de son petit ami, mais elle n'arriva pas à se décider, alors elle saisit un vase et le lança sur Ludo en hurlant :


    " TU N'ES QU'UN RUSTRE, UN GOUJAT, JE TE DETESTE ! "

    Et toujours en en regardant avec haine la source de sa colère, elle se mit à pleurer de rage et en même temps de tristesse. Finit les petits papillons, finit le sentiment de sécurité, elle voulait juste qu'il disparaisse, parce que franchement, franchement, c'était un abruti et un... Connard ! Oui, un connard ! - Oh la la, j'ai pensé un gros mot Surprised - Il n'avait que ce qu'il méritait, et il ne méritait pas Betty ! A cette pensée, elle pleura de plus belle, et, jetant un verre sur Ludovic, elle s'assit sur une chaise qui se trouvait derrière elle, se tenant le visage dans les mains et se lamentant.

    " J'ai le pire petit ami du mooooooonde ! Il est affreuuuuuuuuuuuuux ! Il ne pense qu'à coucheeeeeeer ! J'en ai maaaaaaaaarre ! Je le déteeeeeeeste, pourquoi est-ce que je suis tombée amoureuse de lui ? Qu'est-ce qui peut bien me plaire chez lui ? Non mais franchement ? Hein Ludo, qu'est-ce qui me plait chez toi ? "

    Bien qu'elle ait fait du bruit et des dégats, seules les personnes entourant le couple s'étaient retournées pour observer une Betty hystérique vider toutes les larmes de son coeur devant un Ludovic déstabilisé. Quand elle s'en rendit compte, le rouge monta aux joues de la Poufsouffles, mais elle était tellement en colère qu'elle prit un verre dans sa main, en but la moitié, et jeta le reste sur Ludovic qui se retrouva tout mouillé. Oh mais ça brulait la gorge Qu'avait-elle donc but ? Elle devint un peu plus rouge, et la boisson eut effet immédiatement. Elle se leva avec la tête lui tournant un peu, puis regarda Ludo avec un air mauvais.

    " Qu'est-ce que tu veux de moi ? Pourquoi tu sors avec moi ? Tu veux te tapper la fille la plus innacessible de Poudlard c'est ça ? Tu m'aime pas j'en suis sûre ! "

    Elle s'approcha de lui et, à quelques centimètres, trébucha et lui tomba dans les bras. Tout était flou, même Ludo cette fois ci, et elle ne savait pas trop ce qu'elle disait.

    " Mais moi je t'aime tu sais ! C'est pas juste ! Je veux pas t'aimer si tu m'aime pas ! "

    Elle se remit à pleurer en donnant de faibles coups sur le torse de Ludovic. Mais qu'est-ce qu'elle faisait ? La Betty de tous les jours n'aurait jamais osé dire ça. Et Ludo ne l'aimerait plus, et il la quitterait, et ce serait bien fait pour elle. Elle ne pourrait plus trainer avec Violette et Tristan parce qu'ils étaient les meilleurs amis de Ludo et qu'il préfèreraient rester avec quelqu'un de cool plutôt qu'avec une fille nulle comme elle, et sa vie serait finie. Ce serait plus simple si elle s'enfuyait maintenant ! Elle n'aurait pas à les entendre lui dire qu'ils n'étaient plus amis, ou à les voir s'éloigner et la regarder avec mépris. Et puis après tout...
    Elle regarda Ludo dans les yeux. La colère était partie, et maintenant elle était triste, démoralisée.
    Les gens ne les regardaient plus, ils croyaient que l'orage était passé, et à part une ou deux personnes, ils étaient déjà oubliés dans l'esprit des élèves.
    Betty ferma les yeux et tomba dans une espèce de somnolance.

    ( Quand on a jamais bu d'alcool, mieux vaut éviter de boire cul sec un verre de whisky pur feu, surtout quand on est en colère, parce que du coup on bad 8D )




« Le temps file, il n’attend personne. Le temps guérit toutes les blessures.
Tous autant que nous sommes nous voulons plus de temps. Du temps pour
se relever, du temps pour grandir, du temps pour lâcher prise. Du temps.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 05/12/2010
● MESSAGES : 259


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Dim 2 Jan - 15:32

    Il était si près...elle sentait son souffle, elle pouvait en voir tant dans ses yeux, ses si beaux yeux, elle avait sa main dans la sienne, elle se sentait rassurée ; à cet instant, rien n'aurait pu lui arriver, car il était là, oui, et même s'ils n'étaient plus ensemble, aucun danger n'aurait pu l'approcher. Tout autour d'eux avait disparu, plus rien n'avait d'importance, elle entendait la musique, elle ne contrôlait plus rien, c'était lui qui, en la faisant danser, la contrôlait. Elle était tellement vulnérable à ce moment, elle n'avait plus qu'une seule pensée qui occupait son esprit, qui l'envoutait, qui la faisait se sentir vivante, importante ; lui. Il était là et elle ne le laisserait plus partir. Elle ne voulait pas avoir à le regarder partir, à la fin de la soirée, le regarder partir sans rien faire, le voir quitter Poudlard sans elle, rongée par le remord. Elle ne supporterait pas de n'avoir rien tenté pour le récupérer, de n'avoir eu aucun courage face à celui qu'elle aimait tant, de s'être laissé ainsi rabaissé par la peur, la peur ! Non, elle devait agir, lui faire comprendre que seul lui comptait. Seul lui pouvait la combler.

    — La seule chose qui me manque ici, Violette, c'est toi...


    La jaune sentit son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine, elle tenta de ne pas perdre le contrôle, mais c'était peine perdu. Déstabilisée, elle trébucha et se rattrapa in extrémis au jeune homme. Génial, bravo Violette ! Elle rougit, et, presque honteuse, elle se recula assez violemment et tourna le dos à Orpheo. Maladroite ? Et comment ! Elle chercha une solution, ferma les yeux, tenta de se ressaisir, de garder son calme, mais elle ne put se retourner vers celui qu'elle aimait, elle...elle avait trop honte. Elle murmura un « Je...je vais chercher à boire ! » et se dirigea vers le buffet presque en courant, à la limite de pleurer. Elle servit deux verres - quand même, Orpheo devait avoir soif ! - et resta là, fixant la nappe blanche, sans rien faire, en proie à un grand désespoir. Ah non mais quelle andouille ! Ce n'était pas ainsi qu'elle allait pouvoir le récupérer.
    C'est alors, que, non loin du buffet, elle remarqua son MEILLEUR ami, Tristan. En compagnie d'Opale. Tiens, pourquoi avec Opale ? Elle lui demanderait plus tard, ce n'était pas le moment ! La jeune fille s'approcha de lui et le prit par le bras, le regardant désespérément.


    « Tristan ! Je suis nulle, je suis nulle ! Aides moiiiii...je...non, en fait non ! C'est à moi de le faire ! Je...j'y retourne ! Bonne soirée, joyeux noël, coucou Opale, je...à plus ! »

    Déboussolée, elle ne savait plus quoi faire. Qu'allait donc penser Orpheo ? Elle l'avait laissé seul...à présent, elle devait rassembler tout le courage qu'elle avait - c'est à dire, pas beaucoup, en tout cas pour ce genre de situation - et retrouver le garçon. Elle devait paraitre calme, ne pas rougir, ne rien laisser paraitre...dur, très dur. Elle prit donc les verres et, sans oser regarder Orpheo dans les yeux, elle lui donna, laissant un silence s'installer entre eux deux. Elle gardait la tête baissée, mais qu'allait-il penser ! Pourquoi ne mettait-elle pas tout en œuvre pour lui faire comprendre qu'elle ne l'avait pas oublié, qu'elle regrettait tant leur relation, leur amour ? Pourquoi ne lui répondait-elle pas qu'il lui manquait terriblement ? Qu'elle aurait tout donné pour le retrouver ? Parce qu'elle n'y parvenait pas, elle ne pouvait plus parler, elle tremblait, rougissait, elle avait si peur...mais elle se souvint de leurs années ensemble, au château, elle les vit ensemble, main dans la main, dans le parc, riant ; elle vit le regard que le jeune homme avait quand il la regardait, le même regard que ce soir là ? Peut-être...elle reprit alors espoir, elle se persuada qu'elle avait encore une chance, une chance ! Elle leva alors lentement les yeux vers lui et lui dit d'une voix moins assurée, mais que l'on pouvait entendre :

    « Poudlard n'est plus pareil sans toi... »

    Tu me manques...dis le tout fort Violette, dis le tout fort...tu me manques, tu me manques, tu me manques...

    « Tu m'as manqué... »


Dernière édition par Violette M. Howard le Ven 7 Jan - 22:23, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
DARK&SECRETϟ Vivre, ça doit être une belle aventure
avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 05/08/2010
● MESSAGES : 634


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Dim 2 Jan - 17:33


Elle se sentait... Bien. Oui, bien. Seulement. Ariana n’arrivait pas à savoir ce qui n’allait pas. Il y avait une gêne, une chose en elle qui la bloquait. Ce n’était pas Isaac, ni Fraise, ni personne... C’était elle, une impression désagréable, comme si... Comme si elle ne devait pas être là. Comme si une autre fille aurait dû tenir le bras de Jake. Elle aurait dû être là-bas, au bar, souriant à son meilleur ami qui lui tenait la taille d’une autre pimbêche qu’il quitterait le soir suivant... Avaient-ils tant changés ? Comment savoir ?... Elle voulait savoir. Ne pas espérer, ne pas souffrir, ne pas le perdre pour de simples futilités. L’amour était futile. Il l’avait toujours été pour elle. Alors pourquoi changer... Pourquoi lui.
La jeune fille se laissa entraîner sur la piste, n’écoutant pas un traitre mot du discours de Cobb, se contentant de calmer sa respiration avant que Jake ou n’importe qui d’autre ne se rende compte de son problème. Il la prit par la taille, l’obligeant à se rapprocher de lui, puis leurs mains se rejoignirent, pour commencer une danse. En temps normal, elle aurait fait une vanne. Elle l’aurait charié, se serait gentiment moqué. Il savait danser, et bien même. Et pourtant, aucun son ne sortit de sa bouche. Cela restait coincé, par peur de tout gâcher, ou juste par peur. Elle se rapprocha un peu plus de Jake, et enfouit son visage dans son cou, lui cachant l’expression tourmentée collée sur ses traits. Elle réfléchissait peut-être trop. Il lui fallait un -voir cinq- verre.


« J’ai besoin de... Je reviens. »


Plantant Jake en plein milieu de la piste, Ariana se dirigea vers le bar. Mauvaise idée... Mauvaise idée... Mauvaise idée... Bonne idée ! Attrapant un verre posé sur la table, elle le but cul-sec, esquissant une petite grimace. Voilà, c’était mieux... Sa respiration redevenait à peu près normale, alors que son coeur s’emballait. Elle venait peut-être de sauver sa soirée... Ça méritait un autre verre. Alors que l’alcool faisait effet, elle se retourna vivement, regardant d’un oeil mi-excité, mi-blazé, la salle de bal. Certains dansaient vraiment comme des pieds... Genre Richard. Il fallait qu’elle le lui dise ! Sinon jamais il ne pourrait vivre une histoire d’amour so fabuleuse... C’était tellement triste. Mais elle ne pouvait pas, non non. Ca aussi c’était triste.
Attrapant un autre verre, elle rejoignit Jake, but une gorgée et lui passa la boisson.


WE CAN TRY.. MAKE ME SMILE ★❝I'm not a perfect person, there's many things I wish I didn't do. And so I have to say before I go that I just want you to know : I've found a reason for me to change who I used to be. A reason to start over new, and the reason is you. I’m sorry that I hurt you, it's something I must live with everyday, and all the pain I put you through. I wish that I could take it all away, and be the one who catches all your tears : and the reason is you.❞ A&S

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 24/08/2010
● MESSAGES : 52


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Dim 2 Jan - 18:29

    C'était...c'était incroyable ! Melody n'en revenait pas, elle allait retourner à Poudlard ! Ce soir ! Elle était tellement excitée à l'idée de repasser les portes de ce château, de revoir la grande salle de bal magnifiquement décorée, comme autrefois, voire mieux ! Bien sur, les raisons de cette venue n'étaient pas vraiment...enfin, c'était pour la sécurité qu'ils venaient, pas pour s'amuser, pas QUE pour s'amuser. C'était en réalité une mission, mais après tout, tant que tout se passait bien, tant que rien d'anormal ne se produisait, ils avaient le droit de passer du bon temps, autant que ces élèves ! Elle était donc comblée, pas sans craintes, non, mais comblée malgré tout. Et puis, elle serait accompagnée de Clemens. C'était merveilleux. Elle redevenait, l'espace d'une soirée, l'élève qu'elle avait été, ou presque...elle était bien moins extravertie, ignorante, immature et tout le tralala, mais elle redevenait une adolescente qui allait danser avec le parfait cavalier, le prince charmant de ses rêves.
    Et ce qui la rendait encore plus heureuse, c'était le retour du ministre, de son ami Maximus. Il était de retour, il était sain et sauf. Ils avaient réussis à le sauver, ils étaient arrivé à temps, c'était une énorme satisfaction et un très grand bonheur. Du soulagement. Mais aussi de la peur, une peur qui ne cessait de grandir dans le cœur de tout le monde, les ténèbres montaient en puissance, et les élèves étaient leur arme la plus grande. La plus redoutable. Ils étaient les plus influençables. C'était pour ça que ce soir là, les aurors seraient là, pour assurer leur sécurité, pour leur alléger l'esprit, pour qu'ils passent un joyeux noël.
    Elle pensait également de plus en plus au bébé. Cette petite fille naitrait bientôt, très bientôt, elle approchait au terme. Ce serait une nouvelle source de soucis et de peur, mais qu'est-ce que la peur à côté du bonheur extrême de devenir parent ? Clemens ne serait pas juste comme son père, il serait son père. C'est lui qui l'élèverait, avec Melody. Ils formeraient une famille, une famille ! Tout ce dont elle avait toujours rêvé depuis que..Stefan l'avait abandonné.

    La jeune femme attendait donc son cavalier, elle était devant la porte, regardant le ciel et les étoiles qui le peuplait, tournant en rond et souriant. Il arriva enfin. Elle l'embrassa tendrement et tout deux transplanèrent jusqu'à Poudlard. Melody sentit son cœur battre, c'était tellement magnifique d'être ici, à cet instant ! La magie régnait, la belle magie...ils s'installèrent dans les calèches, où la jeune femme pouvait voir des animaux...des sombrals ? Mais oui ! Elle n'en avait jamais vu auparavant...elle avait vu la mort de ses propres yeux, étant devenue auror, c'était inévitable...c'était incroyable. Melody serra fort la main de son compagnon et posa sa tête sur son épaule, se laissant bercer. Ils arrivèrent alors. Ils traversèrent une partie du château. Tout semblait différent, et pourtant...des souvenirs montaient, de beaux souvenirs, des souvenirs avec Juliet, sa meilleure amie, leur rencontre, les amours d'adolescents, les bêtises, les heures de colles, les cours ! Elle souriait, redessinant toute sa scolarité merveilleuse, dans ce lieu merveilleux.
    La salle de balle s'ouvrit. Elle ressentit la même chose que plusieurs années auparavant, quand elle entrait dans cette salle. La beauté du lieu la frappa, c'était encore plus beau qu'avant ! La magie de noël régnait en tout point, la mine joyeuse des élèves la rendit profondément heureuse et quelque peu nostalgique. Maximus fit un discours, Melody lui sourit et se laissa entrainer par Clemens au milieu de la piste. Ils dansèrent. C'était vraiment...magique.


    « Joyeux noël... »

    Melody déposa un baiser sur les lèvres du jeune homme et ils continuèrent à danser, bercés par la douce mélodie...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 25/08/2010
● MESSAGES : 83


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Dim 2 Jan - 21:57

Noël. La fête préférée de Naël. Etant plus jeune, il se glissait dans la foule, à la période de Noël pour admirer les illuminations dans les rues de Londres. Il aimait les couleurs de Noël, principalement le vert bien sur. Il évitait en décorant sa maison de mettre trop de rouge. Son père lui avait appris à faire tomber de la neige quand il voulait. Une formule toute simple mais qui le faisait beaucoup rire quand il déclenchait de petites avalanches. Que de bons souvenirs il lui restait des dernières fêtes de Noël. Et surtout, que de cadeaux avait-il eu. Ses parents lui offraient tout ce qu’il souhaitait.

En parlant de cadeaux, Naël avait reçu ce matin par hibou les cadeaux de sa famille. Une magnifique tenue de soirée haute couture, trois sachets de Patacitrouille, un pot de gel, un parfum, une paire de chaussures noir bien cirées et pleins d’autres choses : un nouveau chaudron car Naël avait explosé le sien au cours de potin (Il avait mal lu la recette), un Rappel-Tout ; ça, il ne l’avait pas demandé mais ses parents devaient bien le connaitre car il oubliait souvent des choses importantes. Avec tous ses cadeaux, était jointe une carte 100% noir qui venait de son frère mangemort. Naël prit le temps de la lire. Mais ce qu’il y lit, il ne vous le dira pas.

L’après midi se terminait.Le soleil se couchait au loin et l’heure du fameux bal approchait. Naël entra dans la salle de bain des Serpentard. Il y revêtit sa tenue de soirée, se coiffa les cheveux avec une bonne dose de gel, mit ses chaussures et ajouta à ses manches des boutons en or. Une fois près, il se regarda dans la glace pour admirer le travail terminé. Pas mal ! Naël voulait plaire à sa cavalière de ce soir. Et oui, il avait invité une fille qui lui plaisait : Crystal Shadow. Il avait rendez-vous avec elle à 20h heure dans la salle de bal.

Le bal avait commencé 20 minutes auparavant. Naël descendit les marches et arriva enfin à destination. La salle grouillait déjà de monde. Les décorations étaient magnifiques, de la neige tombait du plafond mais bizarrement elle n’atteignait jamais les élèves. Magique n’est ce pas ?! Le professeur Dumbeldore avait fini son discours, laissant place à celui du ministre de la magie. Naël n’écoutait que d’une oreille. Les discours qui duraient longtemps n’étaient pas sa tasse de thé. Il regardait autour de lui, cherchant des amis avec lesquels il pourrait discuter en attendant Crystal. Mais personne à l’horizon. Le jeune serpentard s’appuya contre un mur les mains dans les poches et attendit seul, impatient de la voir. Il aperçu au loin Alix avec, si ses renseignement étaient juste, Liam. Ce serpentard, Naël ne le connaissait pas trop mais ils n’allaient surement pas s’entendre. Enfin, une horloge sonna vingt heures. Naël scruta alors la foule, une boule dans le ventre. Et parmi toutes les têtes, il la vit enfin s’approcher, la plus belle de toutes :

-Ouaaaahhh !!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 27/12/2010
● MESSAGES : 41


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Lun 3 Jan - 20:19

Spoiler:
 

Les commérages de leurs maisons respectives devaient aller bon train.

Un grand nombre de Serpentards les regardaient avec des yeux ronds et se demandaient qui était cette fille sortie de nulle part... et surtout ce qu'elle faisait avec lui.
Bien sûr Regulus était un bon parti.. Mais elle était quand même beaucoup trop âgée et trop belle pour lui. À moins qu'elle ne fut pas de sang pur, auquel cas ELLE n'aurait réellement pas mérité de danser avec lui. L'amitié était visiblement un concept trop étranger aux serpents pour que cette explication ne leur vienne à l'esprit.

Alors que côté jaune et noir, on se demandait plutôt quelle mouche avait piqué Ivana pour qu'elle accepte l'invitation de ce gosse de riche imbuvable, qui n'avait jamais témoigné le moindre respect aux membres de leur maison. Les blaireaux ne croyaient donc pas aux secondes chances ?
-Allons-y !


Avec sa gaieté et son entrain habituels, Ivana réussit à dissiper quelque peu l'agitation de Regulus, lui permettant enfin de profiter du moment présent. Alors
qu'elle posait sa main sur son épaule, il oublia qu'ils étaient à Poudlard, que c'était le bal de Noël, et qu'un bon quart de la salle les fixait avec un air interrogateur.

Comme s'ils étaient commandés par la musique, et plus par lui même, ses pieds se mirent tout seuls à glisser pour tracer au sol un carré. Ils valsaient. Un, deux, trois.
Un, deux, trois. Un, deux, trois. Au bout de quelques secondes il ne comptait plus, ne faisait même plus attention à leur marche mécanique. Il était concentré sur sa partenaire, qui le suivait avec grâce. Elle suivait si bien qu'il décida de ne pas prolonger le temps d'adaptation plus longtemps, et cessant de ''tourner en carré'', commença à décrire tours et demi-tours, faisant virevolter sa cavalière, tout en maintenant une certaine pression sur son épaule pour qu'ils restent unis dans un mouvement fluide. L'effet était rendu encore plus réussi par la robe d'Ivana, dont le
jupon flottait autour d'elle comme si elle n'était plus qu'une plume portée par la brise. Et ses anneaux d'argent venaient tinter en cœur avec la mélodie, comme des clochettes ou des grelots.

Au milieu des pauvres cavaliers désemparés qui comptaient à voix haute, des danseuses mal guidées qui se télescopaient parfois, ou des couples d'infortunés qui se
marchaient allègrement sur les pieds, ils avaient fière allure.

Malheureusement Regulus n'avait pas eu l'idée de lui demander à l'avance de quelle couleur elle s'habillerait, alors son costume noir et sa cravate vert foncé s'harmonisaient peu avec les tons bleu foncé et argent de la robe d'Ivana. Wallburga aurait crié au scandale ! Mais à part les puristes que ce détail chromatique aurait choqué, un œil extérieur n'aurait pu que se réjouir du spectacle de ces deux adolescents dansant ensemble à merveille, et qui surtout prenaient un plaisir évidant à le faire.

Au début Regulus avait une position très académique, légèrement décalée, pour pouvoir commodément regarder par dessus l'épaule de sa cavalière – et non pas dans
ses yeux, c'était d'un gênant ! Mais tour après tour il risquait de plus en plus souvent un regard vers elle, et lorsqu'il rencontrait le sien, souriait en rougissant légèrement.

Lorsque le dernier accord de musique s'évanouit, Regulus fit tourbillonner une dernière fois sa cavalière, puis, à regret; la fit s'éloigner. Il s'inclina profondément devant elle, reconnaissant pour le moment quasi hors du temps qu'il venait de vivre.

Bien danser à deux ne s'improvisait pas. Il était rare de trouver une personne avec qui l'alchimie était bonne, et même dans ce cas, il fallait de longues heures de pratique
pour aboutir au geste sur, parfait, et à la vraie grâce. Pourtant, il avait le sentiment qu'ils venaient de prouver que des exceptions étaient possibles.

Mais il n'eut pas le temps d'exprimer sa félicité, qui fut de courte durée, car alors qu'il se redressait, il aperçut un visage dans la foule des invités qui le glaça, et son sourire disparut aussitôt, alors qu'il lâchait vivement la main d'Ivana, comme si ce contact l'avait brûlé.

Au bord de la piste de danse, au milieu des adolescents survoltés et des professeurs attendris, se tenait un homme droit qui le fixait intensément. Son père...

Surpris, saisi d'une peur panique, sans plus penser à celle qui se tenait à ses côtés, le jeune Serpentard se dirigea vers la sortie de la salle avec un air de bête traquée. Réalisant après quelques pas qu'il était ridicule de fuir alors que son père devait les fixer depuis un moment, il fit demi-tour et reprit la main d'Ivana qui devait vraiment le prendre pour le plus grand goujat de l'univers.

Il bredouilla :
- Euh je suis désolé. C'est.. inattendu et compliqué. Je dois te présenter quelqu'un.


Et il l'emmena en direction de son père, sans lui donner plus de précisions.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 06/10/2010
● MESSAGES : 115


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Lun 3 Jan - 23:08

« Il fait partie de ta famille, Cobb? »

Opale se tourna vers lui, amusée. Elle éclata de rire, puis se reprit aussitôt. Son éclat de rire était des plus déplacé et pouvait passer pour de l'arrogance ou du simple foutage de gueule, alors que ce n'en était en rien.

- Excuse-moi, dit-elle en souriant. Non, Cobb ne fait pas partie de ma famille. En fait, je t'avoue n'en avoir aucune idée ! Je suis orpheline, à vraie dire. Lorsque mes parents se sont rencontrés, ils étaient très jeunes et l'arrivée d'un enfant les a fait paniquer. Mon père a abandonné ma mère, qui m'a donné naissance à l'orphelinat Saint-James et s'est enfui en France, pays dont elle était originaire. Elle était fille d'un célèbre joailler et c'est de là que provient mon prénom. Mon père est toujours en vie et travaille au ministère de la magie. C'est en tout cas ce que la directrice de l'orphelinat a bien voulu me révéler. Je n'ai pour seule famille qu'Orphéo Knight, que tu vois actuellement danser avec Violette. Il est mon parrain.

Opale lança un regard à son parrain, en compagnie de sa soeur de coeur. Les deux jeunes gens ne semblaient pas à l'aise. Soudain, Violette le laissa en plan pour s'approcher de leur table. Elle s'adressa à Richard et Opale eut l'impression désagréable de passer complètement au second plan.

« Tristan ! Je suis nulle, je suis nulle ! Aides moiiiii...je...non, en fait non ! C'est à moi de le faire ! Je...j'y retourne ! Bonne soirée, joyeux noël, coucou Opale, je...à plus ! »

Tirstan ? Opale leva un sourcil. Elle était persuadée que le jeune homme assis en face d'elle se nommait Richard. Un mystère de plus à éclaircir ! Lorsque Violette lui adressa la parole, juste avant de partir rejoindre Orphéo, Opale leva rapidement sa main pour lui faire un petit signe. Elle ne semblait vraiment pas bien... Elles allaient devoir discuter, le lendemain du bal.

Le prénom prononcé par son amie étonnait toujours la jaune. Sa curiosité prenant le dessus, elle se tourna de nouveau vers Richard - ou Tristan - et demanda, consciente de son impolitesse.

- Excuse-moi, mais pourquoi Vio' t-a-t'elle appelé Tristan ? J'aurai juré que tu te nommais Richard !

Opale se sentait particulièrement mal à l'aise, à cet instant. Elle savait sa question d'une parfaite maladresse, mais n'avait pu s'en empêcher. Prenant son verre à deux doigts, elle laissa couler un peu du liquide aux couleurs changeantes dans sa gorge. Le goût agréable traversa bouche, une nouvelle fois.

La première question plus personnelle venait d'être posée. Le premier pas vers une relation un peu plus sérieuse que le copinage qu'ils appliquaient pourtant depuis bientôt sept années !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


● ARRIVÉE SUR LE FOW' : 05/08/2010
● MESSAGES : 84


MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ. Lun 3 Jan - 23:51

Noël une fête que Liam détester par dessus tout. Les derniers souvenirs qu'il avait de cette fête remonter avant la mort de sa mère et depuis plus rien la seule choses au quelle il n'arrivais pas a faire abstraction c'était son père complètement saoule allonger sur le tapis. Voila comment lui avait l'habitude de passer noël. Mais cette année serait différente en fait tout était différent depuis qu'il avait rencontré Alix elle lui avait redonné la ou beaucoup avait échouer joie de vivre. C'est pourquoi il l'avait invité, car il savait que même pour elle tout cela serait bon. Bref malgré c'est réticence il avait acheter pour l'occasion une Robe de cérémonie dans une petite boutique de Pré-Au-Lard une toute simple lui avait dit la vendeuse, mais il savait tout de même qu'elle ferait son effet. C'est donc sans grande joie qu'il se dirigeas vers la salle de bain pour s'habiller et mettre un peut d'ordre dans ses cheveux choses qui d'habitude ne le dérangeais pas du tout son apparence était le moindre de ses soucis. Une fois paré pour l'occasion Liam prit la petite boite poser sur son lit et prit la direction de la salle de bal. D'un pas lent et mal assuré il pénétra doucement dans la salle. La stupeur le frappas en voyant les décorations. Tout était magnifique sans chichi. Il se mit a chercher des yeux celle pour qui sont cœur battait. Quand il l'aperçut le sourire aux lèvres Liam ne put s'empêcher de se dire qu'il avait de la chance d'avoir une fille aussi magnifique a son bras. Plus rassurait cette fois il s 'avanças directement vers elle.

-Tu ai vraiment magnifique, si j'avais sut je serait arrivé plus tôt.

Un petite pointe de jalousie se devinait maintenant dans son regard.

-Au faite j'ai faillit oublier.

Il lui tendit une petit boite.

-A ne pas ouvrir avant minuit d'accord. Mademoiselle m'accorderiez vous cette danse ?

Déposant un baisser sur ces lèvres Liam entrainas Alix vers la piste de danse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: ••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ.

Revenir en haut Aller en bas

••• ”& LE BAL EST OUVERT !„ » Tous. { TERMINÉ.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 2 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A WINDOW TO THE PAST  :: 
LE CHÂTEAU
 :: 
REZ DE CHAUSSÉE
 :: SALLE DE BAL :: Bal de Noël
-